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vendredi 3 décembre 2010

COLLECTIF
Des textest et des illustrations regroupés dans un livre pour les enfants épris de merveilleux
21 histoires de princesses, de fées et de lutins
(Livre illustré) Jeunesse / Merveilleux
LITO, 3/2010 — 100 p., 10 €
→ Une collection pour découvrir le plaisir de lire, de raconter, d'écouter ! La potion ratée, La fée Soleilette, Daphné doigt dans le nez, Dragonville, Princesse louve... 21 histoires pour les princesses et les chevaliers, juste avant d'aller au lit. L’ensemble du livre est illustré en couleur avec des images qui permettent aux jeunes enfants de mieux entrer dans la magie des contes à travers des textes d’une lecture facile où le monde du merveilleux est convoqué à chaque détour de pages. Un fascinant voyage au pays des fées, des trolls et des dragons, un lieu fertile en étranges rencontres et favorisant les plus folles aventures. Un ingénieux système de pictos permet de faciliter le choix de l histoire pour les enfants et les parents : 5 minutes, 10 minutes ou 15 minutes : un réveil mentionne combien de temps dure l histoire.

mercredi 17 novembre 2010

COLLECTIF
Un recueil issu d'un atelier d'écriture
De la chair à l’acier
(Recueil)
ICARE-Plumes en herbe, 3/2010 — 240 p., 17,50 €
COUVERTURE : Ramton
ILLUSTRATIONS : Akae, Gawain, Isochrone & Natalia Aparicio Vuile
Critiques :
www.yozone.fr (Emmanuelle Mounier)
→ Le recueil De la chair à l’acier est une publication des éditions Icare, dans le cadre de leur collection Plumes en herbe, qui propose 10 nouvelles s’inscrivant dans le domaine de la science-fiction et du fantastique, mais dont certaines effleurent celui de la Fantasy. Au sein du premier registre nous rangerons : Allegro ma non troppo de Hans Delrue, Cortex connection de Christophe Nicolier, La barrière d’Arkhan de Luani, Les lumineux de Jan Baret, Sourire cobalt de Nicolas Eustache et Premières lignes de Nicolas Soffray. Dans le second, nous noterons deux récits inspirés par la thématique des mondes perdus, l’Atlantide en l’occurrence, avec Au large d’Ideïade de Sébastien Ruche peignant une cité futuriste où chaque nuit les habitants partent à la recherche d’ovoïdes charnels rejetés par la mer et Byblos de Natalia Aparicio Vuille, qui propose une nouvelle version de l’incendie de la grande bibliothèque d’Alexandrie vu à travers le prisme du scribe Isidoros. Ainsi que deux autres textes plus directement liés au mélange de la chair et de l’acier tenant lieu de ligne directive à cet atelier d’écriture dont sont issues ces œuvres, à savoir : L’ours et l’ombre, une fantasy celtique de Kenelm Bechon-Pearson, revisitant des jeux du cirque à l’aune de la technologie, et Une liberté au goût d’acier où Jean-Luc Saikaly met en scène Ombre, un héros assassin dont on a enchaîné l’esprit à ses armes. Un ouvrage qui propose d’intéressantes découvertes accompagnés de nombreuses illustrations que nous devons à quatre dessinateurs : Akae, Gawain, Isochrone & Natalia Aparicio Vuile.

jeudi 13 mai 2010

COLLECTIF
◊ Flammagories ou Hommages à Nicholas Lens (Recueil)
Editions Argémmios, 2/2010 — 242 p., 18 € — Couv. : Alain Valet — Sommaire :
Flamma Flamma ou Le requiem de feu, préface de Bruno Peeters
Introduction : Luc Toussaint

Hic lacet !, de Jean-Michel Calvez
Hic lacet 2 !, de Jess Kaan
Sumus Vicinae, de Xavier Dollo
Tegie specula, de Lionel Davoust
Complorate Filiae, de Julien Fouret
Vale Frater, de Nathalie Dau
Anice Mi, de Olivier Gecheter
Corpus inimici, de Vincent Corlaix
Deliciae Meae, de Lucie Chenu
Flamma falmma, de Nico Bailly
Ave Ignis, de Delphine Imbert
In corpore, de Lydie Métayer
Agnus purus, de Jean Millemann
Adreat Ignis, de K’Van
Petit guide Flamma Flamma
→ Flammagories est un ouvrage collectif. Quatorze auteurs transportés par une musique ensorcelante, quatorze auteurs créant de concert afin de rendre hommage à l'une des plus belles compositions de Nicholas Lens. Au gré de leurs récits, vous croiserez des dragons, des héraults, des monstres et des I.A. sans âme, des chimères et légendes.. Ce recueil s’inspire de Flamma Flamma, le requiem de feu, premier volets des Chroniques d’Accacha, une œuvre vocale composée en latin en 1994 par le compositeur flamand Nicholas Lens. L’histoire prend pour base la descente des dieux sur Terre afin d’observer le comportement des hommes. Vincent Corlaix et Oliviers Gechter, passionnés par cette œuvre, ont décidé de réunir autour d’eux une brochette d’auteurs conviés à partager l’aventure commune de l’écriture de cet ouvrage. A chacun d’entre eux fut remis l’un des quatorze pales de cet opéra avec pour seule obligation, le titre imposé relatif à celui de la plage, et l’obligation de citer un passage de cette dernière (en latin bien sûr) au cœur de leur récit. C’est donc à travers le prisme de chacun des écrivains présents à ce sommaire que nous découvrons l’interprétation de cette fascinante composition, nous dévoilant des histoires au fantastique parfois surprenant qui prolongent toutes d’une manière singulière cette composition contemporaine d’une surprenant beauté.

mercredi 13 janvier 2010

COLLECTIF
◊ Ilya Mouromets : et autres héros de la Russie ancienne (Recueil) Merveilleux
Anarcharsis-Famagouste, 12/2009 — 170 p. 18 € — Tr. : Viktoriya et Patrice Lajoye
→ Des textes issus de bylines, ces chants épiques russes peuplés de héros surhumains qui plongent leurs racines au centre de la Russie, se nourrissant des traditions orales des populations disparates répandues dans ces immenses plaines des confins russes. Parmi ce dense héritage qui occupe dans la Russie mythique la même place que le légendaire arthurien en Occident, l’ouvrage a choisi de se focaliser sur le personnage central d’Ilya Mouromets, un fils de paysan devenu un héros grâce à la magie et le champion des bogatyrs. Après avoir affronté toutes sortes de brigands, dont Soloveï le Rossignol au chant destructeur, et à lui seul combattu une armée entière, il entre au service de Vladimir, l’illustre prince de Kiev. Mais il se fâche avec ce dernier et entre également en conflit avec sa fille, une arrogante Amazone, avant de s’enfoncer dans une ténébreuse grotte. La suite de ses pérégrinations nous permettra de faire la connaissance d’autres personnages phares des Bylines, tel Volkh, le prince sorcier doté du don de métamorphose prenant tour à tour l’apparence d’un oiseau, d’un loup, d’un auroch, ou d’une zibeline pour mieux tromper ses ennemis. Des récits jusque là introuvables en France qui nous invitent à poser le regard sur cette fascinante poésie slave dont Pouchkine s’inspirera plus tard dans ses écrits.

mercredi 23 décembre 2009

COLLECTIF
◊ Le conte, les savoirs (Revue) Féerie
Ellug-Féeries 6, 7/2009 — 284 p, 19 €
→ Dans le domaine universitaire, comme pour l’ensemble du domaine littéraire, la Fantasy a exercé depuis ces dernières années ses profitables ravages au cœur même de nos campus. Professeurs, élèves, et chercheurs en tous genres se sont penchés sur le berceau du merveilleux avec la bienveillante attention des trois marraines fées de La Belle au bois dormant. Et c’est ainsi qu’on a vu émerger des spécialistes éclairés, tels que Vincent Ferré, le défricheur du monde tolkiennien, ou Anne Besson, l’arpenteuse de mythes, pour ne citer qu’eux. Parmi les productions qui touchent à ce cadre particulier, je m’attarderai sur la sixième livraison de la revue Féeries, une publication des éditions Ellug, maison d’édition de l’Université Stendhal de Grenoble, qui a déjà bien souvent arpenté notre domaine de prédilection, notamment à travers ses ouvrages consacrés aux Territoires de l’Imaginaire. Intitulé « Le conte, les savoirs », ce recueil nous présente une suite d’interventions qui s’efforcent de décortiquer les multiples représentations du conte à travers les époques et les œuvres. Pour ceux qui n’ont pas peur de se creuser un instant les méninges en explorant quelques racines du merveilleux, je vous en livre ici le sommaire : « Que peuvent les savoirs pour le conte, et le conte pour le savoir ? » (Aurélia Gaillard) – « La science illuministe du merveilleux : entre roman véritable et roman de magie » (Yves Citton) – « Le jeu de l’anecdote et du conte dans les Mémoires du duc de Saint-Simon » (Marc Hersant) – « La réfraction des sciences dans le conte de fées (Anne Defrance) » – « Fées cartésiennes et fées newtoniennes : science et merveilleux dans les contes de deux librettistes de Rameau » (Françoise Gevrey) – « Charles Tiphaigne et la génération dans Amilec, ou la graine d’homme » (Philippe Vincent) – « Une leçon de magie économique : féerie, économie et politique dans l’Histoire du Prince Titi de Saint-Hyacynthe » (Aurélia Gaillard) – « L’économiste (Jean-François Melon) et le conteur (Thémuseul de Saint-Hyacinthe) analyse comparée » (Magali Fourgnaud) – « Le savoir d’un conte moins conte que les autres : le Sans Parangon de Préchac et les limites de l’absolutisme (Hall Bjornstad)" – « Tapis volants des Mille et une nuits » (Jean-Paul Sermain) – « Du conte oriental comme encyclopédie narrative : dépôts de savoir et matière de fiction dans les contes de Gueullette » (Jean-François Perrin). Dernière information, on peut se procurer ce numéro, les précédents, et le suivant (Le conte et la fable) à l’adresse suivante : Ellug – Université Stendhal, B.P. 25, 38040 Grenoble Cedex 9 (prix public 19 €).