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jeudi 13 mai 2010

COLLECTIF
◊ Flammagories ou Hommages à Nicholas Lens (Recueil)
Editions Argémmios, 2/2010 — 242 p., 18 € — Couv. : Alain Valet — Sommaire :
Flamma Flamma ou Le requiem de feu, préface de Bruno Peeters
Introduction : Luc Toussaint

Hic lacet !, de Jean-Michel Calvez
Hic lacet 2 !, de Jess Kaan
Sumus Vicinae, de Xavier Dollo
Tegie specula, de Lionel Davoust
Complorate Filiae, de Julien Fouret
Vale Frater, de Nathalie Dau
Anice Mi, de Olivier Gecheter
Corpus inimici, de Vincent Corlaix
Deliciae Meae, de Lucie Chenu
Flamma falmma, de Nico Bailly
Ave Ignis, de Delphine Imbert
In corpore, de Lydie Métayer
Agnus purus, de Jean Millemann
Adreat Ignis, de K’Van
Petit guide Flamma Flamma
→ Flammagories est un ouvrage collectif. Quatorze auteurs transportés par une musique ensorcelante, quatorze auteurs créant de concert afin de rendre hommage à l'une des plus belles compositions de Nicholas Lens. Au gré de leurs récits, vous croiserez des dragons, des héraults, des monstres et des I.A. sans âme, des chimères et légendes.. Ce recueil s’inspire de Flamma Flamma, le requiem de feu, premier volets des Chroniques d’Accacha, une œuvre vocale composée en latin en 1994 par le compositeur flamand Nicholas Lens. L’histoire prend pour base la descente des dieux sur Terre afin d’observer le comportement des hommes. Vincent Corlaix et Oliviers Gechter, passionnés par cette œuvre, ont décidé de réunir autour d’eux une brochette d’auteurs conviés à partager l’aventure commune de l’écriture de cet ouvrage. A chacun d’entre eux fut remis l’un des quatorze pales de cet opéra avec pour seule obligation, le titre imposé relatif à celui de la plage, et l’obligation de citer un passage de cette dernière (en latin bien sûr) au cœur de leur récit. C’est donc à travers le prisme de chacun des écrivains présents à ce sommaire que nous découvrons l’interprétation de cette fascinante composition, nous dévoilant des histoires au fantastique parfois surprenant qui prolongent toutes d’une manière singulière cette composition contemporaine d’une surprenant beauté.

jeudi 19 juin 2008

DAU Nathalie (Fr)
Née en 1966 et déjà reconnue dans l’univers de la Fantasy avec des textes comme « Le violon de la fée » (prix Merlin 2006) et son recueil « Contes Myalgiques » paru aux éditions Griffe d’Encre en 2007, Nathalie Dau exprime tout son talent de conteuse à travers des textes emprunt d’une profonde poésie qui puisent l’essentiel de leur inspiration dans sa passion pour les mythes celtiques
Les débris du chaudron (Roman) Légendes celtiques
Argemmios éditions, 5/2008 — 207 p., 13,50 € — Couv. & ill. : Magali Villeneuve — Crit. : www.khimaira-magazine.com (Sophie Dabat)
→ Préfacé par Lucie Chenu, ce roman est la version entièrement réécrite de la novella paru dans l’anthologie Rroyaumes publiée par les éditions Nestiveqnen. Le récit prend sa source au plus profond de la mythologie celtique, galloise plus précisément. Tressant d’habiles passerelles au-dessus de l’abîme des siècles, Nathalie Dau nous entraîne tout d’abord dans les brouillard d’un temps situé hors du temps afin de suivre l’arrivée de Kerridwen, la reine-sorcière aux trois couronnes, et de son époux, le dieu-cerf Kernunnos, dans le pays de Gwynned, l’ancien nom du Pays de Galles. Au fil d’une écriture de conteuse nous découvrons comment Kerridwen dut imposer sa présence dans le village des Addans, affrontant l’hostilité de la vieille matrone Zwerca du Lac Etrange. La haine de cette dernière poursuit la reine-sorcière à travers les siècles et finit par s’incarner dans Affang, le fils que Kerridwen a engendré avec un roi venu du nord avide de conquête afin d’éviter à son peuple de tomber sous l’emprise des redoutables envahisseurs nordiques. Initié par le sorcier Addans Marc’h Dû, Affang ne rêve que de se venger de ses parents qui l’ont délaissé au profit de leurs premiers nés, Morvran le grand guerrier et Creirwy à la voix céleste. Pour l’empêcher d’hériter de la couronne noire, Kerridwen brise son chaudron magique, éparpillant ses fragments à travers le monde. Puis, trahie par son peuple, elle disparaît de la surface de la terre. Cependant, la malédiction d’Affang, le terrible démon des eaux, s’acharne sur sa descendance. Catapulté à notre époque grâce au talent de Nathalie Dau, nous allons suivre les trajectoires mouvementées d’Augusa Quinn et d’Alwyn Archtaft destinés à réparer le chaudron de Kerridwen afin de permettre le retour de la déesse. Aidés par la matérialisation, sous divers avatars, du dieu-cerf Kernunnos, ils auront cependant bien du mal à échapper aux puissances démoniaques acharnées à leur perte. Une remarquable roman revisitant les arcanes du légendaire avec, au fil des pages, les saisissantes illustrations en noir et blanc de Magali Villeneuve, que l’on peut découvrir sur le site de l’éditeur, http://www.argemios.com/.