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jeudi 22 janvier 2009

SIMON Alan (Fr)
Musicien, écrivain, réalisateur Né à Nantes en 1964, Alan Simon fait preuve d’une vocation artistique largement inspirée par ses origines et dont on retrouve la trace au niveau de l’écriture dans la série « Excalibur » publiée par les éditions Pascal Petiot. A noter que « Excalibur, la légende des celtes » est également le premier volet d’un expérience musicale qui a imposé Alan Simon comme auteur-compositeur-réalisateur de renommée internationale
◊ Le cercle du dragon (Roman) Légendes celtiques
Editions Pascal Petiot, 3/2008 — 319 p., 18 € — Ser. : Excalibur 1 — Couv. : Giorgio Cesare Tagliafico — ill. : Elizaveta Vdyanova
Critiques :
www.actusf.com (Quynh Lan)
→ Avec ce livre l’auteur, également musicien, nous propose de remonter aux sources de la légende arthurienne, plus précisément sur la jeunesse de Merlin et, plus particulièrement dans l’intimité des dieux. L’action de se premier tome se focalise donc sur le palais de Crystal, demeure divine où les enfants de Dagda et de la belle Dana se morfondent dans un immortel ennui. Dés lors Lugh, Nuada, Aëngus, Ogma et Epona, décident d’enfreindre la troisième règle édictée par leur père afin de se rendre dans le Royaume d’Anwynn, chez les mortels. Une décision qu’ils ne regrettent pas car, sitôt parvenus dans le monde d’En-Bas peuvent s’adonner à des menus plaisirs, dont celui de se créer une descendance. Un passe-temps auquel leur propre père descendu pour les chercher s’adonne volontiers, ce qu’i n’est guère du goût de sa divine épouse. Bien entendu cette intrusion céleste ne manque pas de bouleverser l’équilibre d’Anwynn et de précipiter le monde au sein de terribles bouleversements. Une ère tourmentée d’où émerge la silhouette de Merlin, issu de l’Arbre sacré et amant de Viviane, la reine des fées. Des temps troublés dont l’auteur nous raconte l’histoire en profitant pour nous expliquer d’où provient le peuple féerique, pourquoi et quand fut forgée l’épée Excalibur destinée à aider les hommes à lutter contres les êtres démoniaques envahissant la Terre, d’où viennent les treize divinités celtiques et surtout comment se déchaîna le Mal qui déclencha la plus grande des guerres entre les immondes Formeriis et les hommes. Le premier opus d’un volet littéraire qu’Alan Simon a étroitement lié à son trajet musical, des strophes de chansons se glissant même entre les chapitres de ce livre illustré en noir et blanc dont on notera la couverture couleur, astucieux photomontage glissé dans un œil de dragon.

lundi 12 janvier 2009

BOUCHARD Nicolas (Fr)
Petit fils de l’écrivain Marc Michon, Nicolas Bouchard est né en 1962 dans le département de l’Indre. Juriste et écrivain, il a déjà de nombreux livres à son actif, dont, dans le domaine de la Fantasy, le remarquable cycle de « L’Empire de poussières » basé sur les mythologies germaniques et scandinaves qui le passionnent depuis toujours.
◊ Les enfants de Dana (Roman) Légendes celtiques
Mnémos Icares-Fantasy, 2/2008 — 274 p., 20 € — Couv. : Marc Simonetti
Critiques :
www.actusf.com (Laurent Lavadou) : www.lelitteraire.com (Serge Perraud)
→ Les amateurs de Fantasy et les habitués des éditions Mnémos connaissent bien Nicolas Bouchard dont ils ont pu apprécier le sens inné de l’intrigue et la grande inventivité dans le cycle de L’Empire des poussières, également paru chez Mnémos, où il utilisait des thèmes issus des mythologies germaniques et scandinaves. Cette fois c’est au légendaire celtique qu’il s’attaque à travers le personnage de Dana, la déesse primordiale des Tuatha dé Danann, les dieux celtes de la protohistoire. Tout commence par l’étrange décision d’une femme qui, au bord du désespoir et hantée par des rêves où apparaissent des héros mythologiques familiers, décide, le jour du solstice d’hiver, de tout abandonner, amis, famille, travail, appartement. Poussée par une forcé surnaturelle en direction de Magduired, le légendaire pays circulaire tapi derrière un mur que personne ne tente de franchir, à part le Gardien, elle finit par en découvrir l’accès aux abords du village de Magdoërec situé prés de Guingamp. Là bas, elle s’intègre sans aucun mal à la petite communauté formée d’énigmatiques vieillards qu’elle découvre. Cependant, c’est sa rencontre avec quatre adolescents, Yrsa, Skadi, Sividu et Alwin qui la poussera à inscrire son destin dans la continuation de l’histoire guerrière des Tuatha dé Danann en perpétuelle lutte contre les ennemis magiques de l’Irlande, les monstrueux Formoires. Un récit à la première personne, qui rend admirablement les différents état d’âme de la jeune femme soumise à une sorte de parcours initiatique que l’on retrouve à travers la typographie travaillée du livre traduisant les sentiments successifs de l’héroïne. Un hommage appuyée à la femme universelle, véritable muse de l’imaginaire des hommes, toute imprégnée d’une mythologie celte qui doit plus au savoir encyclopédique de l’auteur qu’aux succédanés bien trop souvent offerts en pâture à des lecteurs toujours en manque de récits épiques et exposés aux aléas de romances mal ficelées.

dimanche 23 novembre 2008

De VAILLY Corinne (Fr)
Née en 1959 à Saint-Quentin, dans l’Aisne, en France, a été d’abord journaliste avant de devenir auteur à temps plein. Son premier livre pour la jeunesse, « Miss catastrophe » a été publié aux éditions du Raton Laveur en 1993. Depuis elle est à l’origine de la série de fantasy celtique « Celtina » aux éditions des Intouchables, ainsi que celle de « Phoenix, détective du temps » en collaboration avec sa sœur Sylvie-Catherine De Vailly, aux éditions québécoises du Trécarré
◊ La chaussée des géants (Roman) Jeunesse / Légendes celtiques
Editions des Intouchables-Jeunesse, 1/2008 — 238 p., 8.95 € — Ser. : Celtina 7 — Couv. : Boris Stoilov
→ Celtina a été transformée en statue de pierre par le pourvoir monstrueux de la cockatrice. Dépossédée du chaudron de Dagda, elle perdu l’essentiel de ses pouvoirs de déesse. Pendant ce temps Fierdad, un jeune guerrier celtique, continue sa formation afin d’intégrer les Fianna, un ordre de guerriers nomades indépendants du pouvoir royal qui conserve les objets magiques confiés par les Tribus de Dana. Sa principale mission : retrouver Diarmaid, le fils de Mac Orc et de Caer, afin de le convaincre de rallier la troupe de Finn, le chef de l’Ordre des chevaliers des Quatre Royaumes. Au cours de cette recherche il se retrouve prés d’un rocher à l’apparence humaine d’où se dégage une étrange chaleur, qui n’est autre que Celtina pétrifiée. A la suite de manipulations maladroites, il propulse la jeune femme dans son propre passé où elle rencontre Fin en pleine jeunesse qui doit lutter contre le terrible monstre Midna qui menace la cité sacrée de Tara. Il lui faudra aider le chef des Fianna à triompher de cette créature pour qu’il puisse devenir le chef incontesté de sa troupe de chasseurs guerriers. La suite d’une série inspirée des légendes celtiques qui raconte les aventures d’une jeune apprentie prêtresse qui doit fuir la conquête romaine de la Celtie et qui sera bientôt confrontée à toutes sortes de dieux, parfois bienveillants, mais aussi maléfiques.
Les autres titres de la série :
1.La terre des promesses
2.Les treize trésors de Celtie
3.L'épée de Nuada
4.La lance de Lug
5.Les fils de Mile
6.Le chaudron de Dagda
7.La chaussée des géants
8.La magie des Oghams

jeudi 14 août 2008

DAVIDTS Jean-Pierre (Québec)
Jean-Pierre Davidts est un conteur et romancier québécois qui est né à Liège, en Belgique, en 1950, et qui émigra au Québec en 1961. Ayant exercé pendant longtemps le métier de traducteur dans la fonction publique canadienne, il se tourna vers lécriture e tpublia un premier livre en 1995. Depuis, il a souvent récidivé, avec pas mal d’incursions dans le domaine de la jeunesse et celui de l’imaginaire
Nays (Roman) Légendes celtiques / /Univers parallèles
Michel Brûlé, 3/2008 — 448 p., 24,95$ canadiens — Ser. : Les sept larmes d’Obéron 1
→ Jadis Obéron, le plus grand magicien régnant sur le peuple féerique, sentit son royaume menacé de destruction. Pour le sauver il créa un miroir de pierre noire à travers lequel il fit passer ses sujets vers une autre dimension. Puis il brisa le miroir, faisant ainsi disparaître la magie de la Terre. Capturé par les forces du mal, son corps fut dépecé, puis brûlé et ses cendres dispersés au-delà des mers. Mais la légende prétend qu’avant de mourir il aurait versé sept larmes qui se cristallisèrent en autant de métaux différents, des larmes aux vertus magiques qui permettraient de voyager entre les dimensions. De nos jours ce mythe avait été oublié, jusqu’au jour où Judith et Brent, deux adolescents, ne se rendent sans le savoir sur l’îlot où était caché le cœur d’Obéron. Propulsés séparément au pays de Nyar et désormais dotés de pouvoirs magiques, ils tentent de se retrouver. Un dangereux périple qui leur permet de rencontrer d’étranges créatures, mais qui aussi les désignent comme exutoires aux noirs desseins qu’ourdissent le perfide Aloysius et monseigneur Da Hora. Le premier tome d’une série d’héroic fantasy québécoise mêlant la légende d’Obéron et la thématique des univers parallèles.

jeudi 19 juin 2008

DAU Nathalie (Fr)
Née en 1966 et déjà reconnue dans l’univers de la Fantasy avec des textes comme « Le violon de la fée » (prix Merlin 2006) et son recueil « Contes Myalgiques » paru aux éditions Griffe d’Encre en 2007, Nathalie Dau exprime tout son talent de conteuse à travers des textes emprunt d’une profonde poésie qui puisent l’essentiel de leur inspiration dans sa passion pour les mythes celtiques
Les débris du chaudron (Roman) Légendes celtiques
Argemmios éditions, 5/2008 — 207 p., 13,50 € — Couv. & ill. : Magali Villeneuve — Crit. : www.khimaira-magazine.com (Sophie Dabat)
→ Préfacé par Lucie Chenu, ce roman est la version entièrement réécrite de la novella paru dans l’anthologie Rroyaumes publiée par les éditions Nestiveqnen. Le récit prend sa source au plus profond de la mythologie celtique, galloise plus précisément. Tressant d’habiles passerelles au-dessus de l’abîme des siècles, Nathalie Dau nous entraîne tout d’abord dans les brouillard d’un temps situé hors du temps afin de suivre l’arrivée de Kerridwen, la reine-sorcière aux trois couronnes, et de son époux, le dieu-cerf Kernunnos, dans le pays de Gwynned, l’ancien nom du Pays de Galles. Au fil d’une écriture de conteuse nous découvrons comment Kerridwen dut imposer sa présence dans le village des Addans, affrontant l’hostilité de la vieille matrone Zwerca du Lac Etrange. La haine de cette dernière poursuit la reine-sorcière à travers les siècles et finit par s’incarner dans Affang, le fils que Kerridwen a engendré avec un roi venu du nord avide de conquête afin d’éviter à son peuple de tomber sous l’emprise des redoutables envahisseurs nordiques. Initié par le sorcier Addans Marc’h Dû, Affang ne rêve que de se venger de ses parents qui l’ont délaissé au profit de leurs premiers nés, Morvran le grand guerrier et Creirwy à la voix céleste. Pour l’empêcher d’hériter de la couronne noire, Kerridwen brise son chaudron magique, éparpillant ses fragments à travers le monde. Puis, trahie par son peuple, elle disparaît de la surface de la terre. Cependant, la malédiction d’Affang, le terrible démon des eaux, s’acharne sur sa descendance. Catapulté à notre époque grâce au talent de Nathalie Dau, nous allons suivre les trajectoires mouvementées d’Augusa Quinn et d’Alwyn Archtaft destinés à réparer le chaudron de Kerridwen afin de permettre le retour de la déesse. Aidés par la matérialisation, sous divers avatars, du dieu-cerf Kernunnos, ils auront cependant bien du mal à échapper aux puissances démoniaques acharnées à leur perte. Une remarquable roman revisitant les arcanes du légendaire avec, au fil des pages, les saisissantes illustrations en noir et blanc de Magali Villeneuve, que l’on peut découvrir sur le site de l’éditeur, http://www.argemios.com/.