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lundi 4 avril 2011

LAZZARINI Nicole (Fr)
Docteur ès lettres après une thèse sur Michel Tournier, Nicole Lazzarini est chargée de mission à la Direction régionale du tourisme de Lorraine, puis à la Direction de la culture et du tourisme de la Région Lorraine. Passionnée par l'univers des contes et des légendes elle a déjà publié de nombreux recueils de récits puisés au tréfons de l'imaginaire, notamment chez les éditions Ouest-France
Contes et légendes des châteaux de la Loire
(Recueil) Fantasy légendaire
OUEST-FRANCE-Contes et Légendes — 280 p., 15 €
Les châteaux de la Loire ont vu défiler un cortège de saints (saint Aignan qui défendit Orléans ou saint Lophard qui débarrassa la Loire d’un méchant dragon), des personnages intrigants (comme à Montsoreau) dont quelques fantômes hantent encore les lieux (telle Charlotte de Brézé au château de Brissac). Ces palais somptueux possèdent des merveilles d’œuvres artistiques comme à Cheverny (plafond peint), Chaumont et Blois (jardins)...Ce sont toutes ces petites histoires qui ont fait la Grande histoire, dans le cadre unique des Châteaux de la Loire. Nicole Lazzarini, auteur d’une thèse de littérature sur les contes et  légendes dans l’œuvre de Michel Tournier, se plaît à évoquer l’univers étrange et fascinant de ces histoires puisées au tréfonds de l’imaginaire populaire qui révèlent la mémoire d’une mythologie particulièrement attachante. Elle a déjà publié aux Editions Ouest-France : Contes et légendes de Lorraine et Contes et Légendes de Provence.. Un livre préfacé par Minnie de Beauveau-Craon, que l'on peut rapprocher de Légendes et contes des châteaux de la Loire, du même auteur publié chez le même éditeur, mais destiné aux adolescents.

samedi 2 avril 2011

GUDULE
Pseudo de Anne Duguël 
Née en 1945 à Bruxelles, Anne Duguël, alias Gudule pour son nom de plume jeunesse, a publié son premier roman (Prince charmant, poil aux dents) en 1987, après avoir exercé divers petits boulots et voyagé à travers le monde. Auteur désormais de très nombreux ouvrages, en particulier dans le domaine de la jeunesse, elle se consacre entièrement à l’écriture qui est devenue son métier
Les amoureux légendaires
(Recueil) Jeunesse / Fantasy Mythologique
NATHAN JEUNESSE-Contes et Légendes, 1/2011 — 147 p., 7,50 €
COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Jacques Guillet
Treize récits de passions éternelles qui embrasent tour à tour homme et femme, dieu et mortel, humain et fée. Roméo et Juliette, Tristan et Isolde, Orphée et Eurydice, Adam et Eve... Ces couples légendaires de la mythologie et de la littérature revivent pour nous leurs amours simples ou contrariées et nous montrent que "sous toutes les latitudes, l'amour suscite toujours les mêmes bouleversements "

mardi 14 décembre 2010

BIZOUERNE Gilles (Fr)
Conteur professionnel depuis 1998, Gilles Bizouerne s’efforce de servir de courroie de transmission entre les récits qu’il colporte et les divers auditoires à qui il les proposes ; Abordant des genres aussi divers que la conte traditionnel, la nouvelle, l’histoire contemporaine et l’épopée, l’absurde, l’héroïque ou le merveilleux, il explore différentes formes de récits. Formé à l’art de la parole, il est également curieux de toutes sortes d’arts vivants et expérimente d’autres disciplines tels que le clown, le chant, afin de créer des passerelles avec sa pratique narrative q’uil déploie à travers la France et les pays francophones accompagnés parfois de musiciens. Du côté de la littérature on le découvre dans divers catalogues, comme Le Seuil, Syros ou Thierry Magnier
Soslan le lumineux
(Roman) Fantasy Légendaire
THIERRY MAGNIER, 3/2010 — 68 p., 14 € 1457 — Couv. & ill. : Hugues Micol
→ Soslan, sa vie, ses exploits, tel est le motif de ce livre que nous devons aux talents réunis de Gilles Bizouerne, le conteur, et de Hugues Micol, le dessinateur. Soslan le Lumineux, un héros mi-humain et mi-divin qui nous entraîne dans des aventures épiques aux confins des plaines du Caucase, là où vivaient jadis les Nartes, un peuple illustre et mythique, une tribu âgée de 6000 ans, ancêtres fabuleux des peuples du Caucase tels que les Ingouches, les Tchétchènes, les Abkhaz ou les Ossètes. Toujours à la recherche d’une gloire éternelle, Soslan combattit sans relâche celui qui, dés sa naissance, avait juré sa mort, son demi-frère Syrdon, enfanté par le diable. Trempé dans le lait de la louve par Kurdalaegon, le forgeron céleste, Soslan possédait un corps dur comme du bronze au-dessus des genoux devenus, comme pour Achille et son fameux talon, l’un des points vulnérables de son anatomie que la roue de Balsaeg, dentée et munie de rayons d’acier, pouvait couper et ainsi provoquer sa perte. Conduits par la plume de Gilles Bizouerne et guidés par les illustrations en bichromie, souvent pleine page, de Hugues Micol, nous le suivons dans ses diverses aventures. Comme, par exemple, son voyage à travers le monde à la recherche d’un être plus fort que lui, qui l’amène à affronter le Géant des Géants. Mais aussi à travers son incursion chez Mukara et Bylits, les sanguinaires fils de Tar, le pays où l’avait envoyé le perfide Syrdon afin de sauver les troupeaux des Nartes condamnés à mourir à cause d’un hiver particulièrement rigoureux. Puis nous assistons à sa rencontre avec Atsyrus, la fille du soleil, qu’il avait poursuivie jusque dans son palais alors qu’elle était métamorphosée en cerf et qu’il l’avait prise en chasse. Désireux de l’épouser, il ne pourra s’unir à elle qu’après avoir rapporté à ses sept frères quatre feuilles de l’arbre d’Aza, qui pousse au Pays des Morts. Un épreuve qu’il réussit, mais en payant un prix élevé : celui d’avoir révéla à Syrdon le secret de sa vulnérabilité. Bien entendu, ce dernier en profitera pour le tuer. Mais, revenu d’entre les morts, Soslan, fidèle à sa légende, finira par terrasser son ennemi mortel. Une histoire qui n’est pas sans rappeler les récits de la mythologie russes et qui tranche par rapport aux habituelles productions centrées sur les légendaires celtiques et nordiques, nous permettant ainsi de découvrir sous une remarquable présentation cette épopée venue d’Ossétie du Nord qui fera le bonheur des amateurs d’héroic fantasy.

mercredi 5 novembre 2008

GAGNON Cécile (Québec)
Née le 7 janvier 1936 à Québec, Cécile Gagnon parle et écrit couramment le français, l’anglais et l’italien. Auteur d’une centaine de romans, documentaires, contes, elle s’est attachée en particulier à exhumer les contes traditionnels du Québec afin de faire connaître ce patrimoine oral très méconnu des enfants. Elle a ainsi publié dans de nombreuses maisons d’édition au Québec, mais aussi aux Usa, en Belgique, en France et en Suisse.
◊ Mille ans de contes Québec (Recueil) Jeunesse Fantasy Légendaire
Milan-Mille ans de contes, 1/2008 — 381 p., 21 € — ill. : Christian Guibbaud, Marie Lafrance, Luc Mélanson
Précédente publication :
●Milan-Mile ans de contes Québec T.1, de Cécile Gagnon, Milan-Mille ans de contes, 1996 — 462 p., 20 € — ill. : Anne Michaud
●Milan-Mile ans de contes Québec T.2, de Cécile Gagnon, Milan-Mille ans de contes, 2001 — 462 p., 20 € — ill. : Amélie Jackowski
→ Un épais volume regroupant les Tomes 1 & 2 parus dans la même collection en 1996 & 2001. Rassemblés par Cécile Gagnon, ces récits nous permettent de plonger dans le riche imaginaire québécois. On y retrouve des contes merveilleux, des histoires d’animaux, des contes de Noël, des contes des origines, des histoires de diables, des contes de débrouillardise, des histoires de fantômes et de revenants, des récits sur les grandes figures du Québec, ainsi que des contes sur la nature et l’hiver. Sont réunies ici des histoires peu connues appartenant à la tradition orale, mais aussi des textes écrits par des auteurs québécois contemporains tels que Gilles Vigneau, Félix Leclerc, Yves Thériault, Rémy Simard, Cécile Gagnon, Henriette Major, etc…Tous les classiques du patrimoine québécois y sont présents, de La chasse-galerie d’Honoré Beaugrand au Loup-garou de Pamphile Lemay. Chaque texte est précédé d’une courte introduction qui situer l’origine de l’histoire ainsi que de symboles stipulant l’âge auquel le récit s’adresse. Regroupés par thèmes ces contes peuvent aussi se situer grâce à une carte géographique du Québec fournie avec le livre. Ils sont accompagnés d’une annexe pédagogique présentant les spécificités du conte québécois, et d’un atelier créatif jouant avec les particularités de la langue. Enfin, de nombreux index en fin de volume permettent de choisis un titre en fonction de divers critères (personnages, durée de lecture, âge du lecteur.

dimanche 14 septembre 2008

LECOUTEUX Claude (Fr)
Né en février 1943, après de brillantes études universitaires, Claude Lecouteux, docteur en études germaniques et docteurs ès lettres, devint un brillant médiéviste, tout en occupant des chaires à l’Université de Caen et à la Sorbonne. En parallèle, il mène une carrière d’essayiste avec, à son actif, une trentaine d’ouvrages parlant des êtres fantastiques et des croyances du Moyen Age
Elle courait le garou (Essai) Fantasy légendaire
José Corti-Merveilleux 36, 3/2008 — 239 p., 18 € — Couv. : La queue du tigre (Anonyme)
→ Sous-titré Lycanthropes, hommes-ours, hommes-tigres. Une anthologie, cet ouvrage propose une succession de textes réunis, présentés et annotés par Claude Lecouteux, déjà auteur d’une trentaine de livres sur les êtres fantastiques et les croyances du Moyen Age chez divers éditeurs. On y retrouve les témoignages les plus importants et les plus surprenants retraçant cette transformation de l’animal qui a toujours engendré la peur chez l’homme en une créature encore plus redoutable : le loup-garou. Après une introduction qui revient sur le cinéma et la littérature, le folklore, les noms du loup-garou, la tradition, les explications, les croyances et les procès, l’auteur entre dans le vif du sujet à travers 5 grands chapitres : I.Devenir loup-garou – II.Pactes diaboliques, magie et maléfices – III.Histoires d’habits, de peaux et de ceintures – IV.Révélations – V.Doubles et loups-garous. Chacun d’eux se subdivisent en de nombreux paragraphes qui nous décrivent les diverses transformations, pourquoi celles-ci surviennent, comment échapper au monstre et comment ne pas le devenir. Des textes empruntés à d’autres cultures nous parlent également des croyances en hommes-ours et hommes-tigres, démontrant que le loup n’est qu’une des formes des hommes-bêtes. En appendice, les actes des procès du XVI° et XVII° siècle prouve que le loup-garou était autrefois une réalité que l’on ne mettait pas en doute.

dimanche 18 mai 2008

LOEVENBRUCK, Henri (Fr)
Né à Paris en 1972, Henri Loevenbruck fut journaliste, dédacteur de revue, anthologiste avant de se consacrer à l’écriture après le succés de la trilogie de « La Moira ». Avouant son penchant pour le thriller investigatif, il continue d’explorer avec brio les rivages de la Fantasy, tout en rédigeant des cénarios pour la télévision et le cinéma.
Gallica. L’intégrale (Recueil de romans) Fantasy légendaire : Uchronie
Bragelonne-Fantasy, 1/2008 — 947 p., 25 € — Ser. : Gallica — Couv. : Stéphane Collignon — Sommaire :
Le louvetier (Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 1/2004 ; France Loisirs-Fantasy, 7/2005 ; J’Ai Lu-Fantasy 8542, 1/2008
La voix des brumes (Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 5/2004 ; France Loisirs-Fantasy, 7/2005 ; J’Ai Lu-Fantasy, 5/2008
Les enfants de la veuve (Précédente publication : Bragelonne-Fantasy, 4/2005 ; France Loisirs-Fantasy, 7/2005
→ Après le cycle de La Moira les éditions Bragelonne nous propose la reprise en omnibus des 3 volumes de la série Gallica. Nous y retrouvons avec plaisir l’univers de la Moira en suivant la piste de certains personnages qui ont fait le voyage de Gaelia jusqu’en Gallica. De même nous apprenons quelles conséquences ont provoqué les destructions du Saïman et de l’Arihman, tandis que les communautés de druides et des bohémiens qui soutenaient le fil de l’histoire sont désormais rejointes par celles des Cathares, des compagnons du Devoir et des Templiers. C’est donc à une véritable exploration du la France du XII° siècle placée sous le signe des Plantagenets, de Louis VII et d’Alienor d’Aquitaine, que nous convie Henri Loevenbruck. Dans Le louvetier, premier volume de la série, voulant se démarquer du socle mythologique celtique et scandinave utilisé habituellement par les auteurs de fantasy, et qu’il a lui-même emprunté pour son cycle précédent de La Moïra, il a choisi de revisiter le folklore français. Jouant dès lors avec l’Histoire, il a changé les noms des villes et des personnages historiques, tout en conservant l’étymologie. Largement influencé dans ses lectures par l’écrivain Chrétien de Troyes, il le projette dans ce livre à travers un personnage qu’il fait évoluer dans le décor de ce royaume de Gallica, véritable France de légende, en l’an 1150. L’action se focalise tout d’abord dans le comté de Tolsanne où le lecteur fait la connaissance de Bohem, le fils du louvetier, qui déclenche l’hostilité de tout son village un soir de la Saint-Jean en sauvant un loup du bûcher. Mais cet acte provoque d’autres fatales conséquences qui lui valent d’être poursuivi par les hommes du roi de Gallica, par la Milice du Christ, et par le Sauvage, un être mystérieux qui semble tout connaître de lui. Dans sa fuite sur les routes du royaume il rencontre les Compagnons du Devoir, et apprend la fraternité auprès de personnages hauts en couleur comme Trinité, Gauthier et La Rochelle. Il fait également la connaissance de la Belle Vivienne, qui rêve de devenir troubadour dans un univers où les hommes occupent toujours le devant de la scène. Mais il découvre surtout ses affinités avec les Brumes, ces êtres tous droit sortis des légendes regroupant Chimères, Licornes, loups…, que les hommes exterminent en brandissant l’étendard d’une religion despotique. Et tandis qu’il tente de se frayer un chemin parmi les multiples dangers planant sur ses épaules, les Aïshans, de mystérieux Berserkers, s’efforcent eux aussi de le retrouver, ajoutant leur emprise dans la trame d’un destin ballotté entre les enjeux politiques et la magie d’un imaginaire médiéval servi par une écriture où transparaît tout le talent de conteur de cette voix forte dans le nouveau concert de la fantasy d’expression française. Dans le second titre du cycle, La voix des brumes, Henri Loevenbruck continue de nous conter l’histoire du jeune Bohern qui, en sauvant un loup du bûcher à l’âge de onze ans, a gravement manqué à son devoir de Louvetier, c'est-à-dire un tueur de Brumes, ces animaux légendaires et démoniaques tels que les loups, les fées, les dragons, etc.., derniers héritiers d’un monde où la magie était encore omniprésente. Désormais, sa vocation est toute tracée : il devra sauver les Brûmes mourantes et pourchassées en les conduisant aux Portes du Sid, le passage vers un autre monde, comme il l’a promis lors de sa rencontre avec la Licorne. Mais des ennemis acharnés ont juré sa perte. D’abord l’Eglise, qui le recherche en tant qu’hérétique, mais surtout Lailoken, le Sauvage, Merlin de la légende, qui veut récupérer la bague de Bohem qui ferait de lui le nouveau Samildanach, empêchant ainsi la fin du Saîman, la magie de l’ancien temps. Autour de lui il a regroupé les terribles guerriers Aishans, alliés aux Magistes et aux druides conduits par le Grand-Duide Henon. Mais ils ont perdu la bataille de Roazhon et Bohem et ses amis ont réussi à se réfugier à la cour des Ducs de Quienne. Là, aidé par Chrétien de Troyes, le jeune louvetier s’efforce de trouver le chemin des portes mystérieuses qui devront s’ouvrir la nuit de la Toussaint. Dans ce but il quitte la cour d’Hélène de Quienne accompagné par ses plus fidèles amis, Vivienne la jeune trouvère dont il est profondément épris, Mjolln le nain venu de Gaelia, Trinité La Rochelle, Compagnon du Devoir, et Bastian le Louvetier. Mais le royaume de Gallica est à feu et à sang. Le roi Livain VII s’est engagé dans une terrible guerre contre la Brittia et son roi, Emmer Capigesne l’époux d’Hélène de Quienne, depuis que ce dernier a accueilli Bohem. De plus les moines guerriers de la Milice du Christ traquent et exterminent sur son ordre les Bons Hommes, une congrégation dont la foi est en contradiction absolue avec la violence, le fondement de la seigneurie gallicienne. Bernard Laroche, l’un des leurs, miraculeusement épargné dans le massacre qui a vu périr son fils et sa femme, a décidé de demander de l’aide à Bohem, qu’il pense être le seul à comprendre l’aspiration de paix prônée par les Bons Hommes. Mais le jeune louvetier a bien d’autres sollicitations, notamment celle d’une bataille finale où il devra affronter Lailoken dans le monde du Djar, cet univers de l’esprit ouvert par la magie, afin de délivrer Vivienne, prisonnière de l’Armensul, le hêtre primordial. Pour cela il sait qu’il peut disposer de l’aide des Louvetiers, réunis autour de Bastian, ainsi que de celle des Compagnons du Devoir auprès desquels il a été initié dans la ville de Chartres. Cependant le roi de France et ses ennemis disposent aussi d’une arme secrète : Catriona, sa sœur, laissée pour morte, qui a juré de se venger de lui. Lorsque début Les enfants de la veuves, le troisième et dernier volume de la trilogie de Gallica, l’hiver terrible de l’an 1154 s’est abattu sur les hommes. Après les Brumes, ce sont eux qui meurent par milliers, emportés par une épidémie dont nul ne connaît le nom. Pour conjurer ce mal un nom émerge du chaos ambiant : Bohem, celui que les Compagnons du Devoir nomment Liberté Outremer. Enfant de la veuve et passeur de mondes, il est l’héritier de la parole perdue, celui qui pourra mettre fin à l’hiver pour guider les hommes et les loups vers un nouveau printemps. Mais, tout autour de lui, le monde continue de s’entredéchirer, tandis que les rois et les soldats du Christ s’affrontent dans un ultime combat. Parti à la recherche de celle qu’il aime sur les routes de Gallica, Bohem doit à la fois réconcilier les peuples qui se déchirent et ramener Lailoken le Sauvage à la raison. Après seulement, il lui incombera de trouver la fameuse troisième voie, celle d’une nouvelle chance pour l’humanité. Cependant, suivi par le regard des derniers loups du monde, il ignore encore le visage de son véritable ennemi dont il devra pourtant triompher s’il ne veut pas que Gallica s’efface de la mémoire du monde. La fin magistrale d’une trilogie qui a su réconcilier la magie des légendes traditionnelles avec l’érudition de références historiques qui, après le cycle de La Moïra, confirme la place prépondérante que Henri Loevenbruck occupe désormais au sein de la fantasy francophone.