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vendredi 6 septembre 2013


Le secret des glaces
(Roman) Thriller Fantastique
AUTEUR : Philip CARTER (Usa)
EDITEUR : Robert Laffont-Best-Sellers, 6/2013 — 526 p., 22 €
TO : Altar of Bones, 2011
TRADUCTION : Dominique Haas
COUVERTURE : David Pairé
Cette histoire étrange débute en février 1937 en Sibérie dans le camp de prisonnier de Norilsk. Là, la jeune infirmière Lena Ordova réussit à s'enfuir en portant son bébé dans le ventre. Afin de sauver le père de son enfant, le zek Nikolaï Popov, blessé lors de leur évasion, Lena va se résoudre à le conduire vers une grotte mystérieuse dont elle est la seule à connaître l'existence, trahissant ainsi un fabuleux secret. Puis l'intrigue se téléporte dans le San franciso actuel, pour se focaliser sur Zoé Dmitroff, dont la mère est l’un des chefs de la mafia russe. Une Zoé qui découvre avec stupeur que la grand-mère qu’elle croyait morte depuis très longtemps vient d’être assassinée. Elle va bientôt s'apercevoir que cette dernière lui laissé de mystérieuses instructions relatives à son rôle de « gardienne » pour un non moins mystérieux « autel d’ossements». Très vite ces révélations vont aller de pair avec la mise à sac de son appartement et une tentative de meurtre sur sa personne. Pendant ce temps le jeune Ry O’Malley, un agent surentraîné, vient de perdre son père qui, avant de mourir s’est confessé à Michael, son autre fils ordonné comme prêtre. Ce faisant, il a causé sa perte, car le fabuleux secret qu’il lui a confié entraîne des tueurs sans pitié sur la trace de l’éclésiastique devenu dés lors leur vitime. Michael, parvient de son côté à échapper aux assassins et sa route va croiser celle de Zoé accaparée comme lui à fuir pour survivre. Liant désormais leurs destins ils vont se lancer sur les traces du fabuleux autel suivant les indices que l’aïeule de Zoé a semé aux quatre coins du monde, traqués par des hommes déterminés à les tuer coûte que coûte car le secret que détenait le père de Ry touche à l’une des rêves les plus fous de l’Humanité, celui de l’immortalité. Un livre qui se lit d’une seule traite au fil d’une action qui rebondit à tous les instants et qui semble tout à fait convenir à une éventuelle adaptation cinématographique mélangeant habilement thriller et fantastique.

jeudi 2 décembre 2010

CONEY Michael G. (Gb)
Pseudo de Michael Greatrex Coney
Ecrivain de science-fiction britannique né en 1932 à Brimingham et décédé en 2005 au Canada. Ayant fait des études en comptabilité, il dirigea un hôtel dans le Devon avant de s’établir en Colombie Britannique, au Canada, où, en dehors de son travail pour le service financier du British Columbia Forest Service, il put se consacrer à sa passion pour l’écriture. C’est ainsi qu’il publia le cycle du « Chant de la Terre » un formidable livre-univers où SF & Fantasy cohabitent en toute harmonie
Le gnome
(Roman) Univers parallèles
ROBERT LAFFONT-Ailleurs & Demain, 3/2010 — 406 p., 23 €
SERIE : Le chant de la Terre 4
TO : Song of Earth 4.Fang, the gnome, NAL, 2/1988
TRADUCTION : Hélène Collon
COUVERTURE : non illustrée
Précédente publication :
● Robert Laffont-Ailleurs & Demain, 3/1990 — 324 p., 130 FF — Couv. : non illustrée
● Le Livre de poche-Science-Fiction 7204, 2/1998 — 448 p., 40 FF — Couv. : Jackie Paternoster
→ Ce livre fut publié dans la collection Ailleurs et Demain de Robert Laffont (1990)et s’inscrit dans le cade de l’ambitieux Chant de la Terre, supposé extrait d’un chant épique qui relaterait l’histoire de l’humanité et de quelques autres situées dans un Multivers digne de celui inventé par Michael Moorcock. En gros il raconte la mésaventure d’un presque Dieu, Starquin le Cinq-En-Un, qui se trouve piégé dans l’espace par les champs de mines d’une guerre interstellaire future. Pour le libérer, les aléapistes, véritables embranchements de l’univers, doivent réécrire l’Histoire. Dans les premiers volumes de la série, La grande course de chars à voiles, La locomotive à vapeur céleste et Les Dieux du Grand Loin, le décor servant de cadre aux romans était purement inspiré de la science-fiction , mettant en scène des humains attaqués par les habitants de la Planète Rouge qui, pour se protéger, dicéminèrent dans l’espace de redoutable Bombes de Haine assurant leur survie mais, en même temp, les isolant de leurs colonies stellaires et entraînant peu à peu leur civilisation sur la voie du déclin. Dans ce nouveau développement de sa pentalogie Michael Coney y ajoute la Fantasy et réussit le tour de force de faire coexister dans une même oeuvre ces deux genres littéraires fort différents. Nous voici donc invités à suivre les aventures du gnome Fang, qui va tenir un grand rôle dans la libération ou la destruction du presque Dieu prisonnier d’une histoire cosmique qu’il ne peut pas manipuler à son gré, et qui doit sans cesse intervenir dans les affaires des hommes pour espérer un jour retrouver la liberté. Le quatrième volet d’un fascinante série qui nous entraîne dans une trame des pluri-dimensions où ont existé gnomes, licornes, chevaliers de la Table Ronde et autres dragons. Une aléapiste qui, ne serait-ce qu’un bref instant, à un jour croisé la notre, devenant ainsi le point d’origine de certains de nos mythes. La suite d’un cycle qui transgresse allègrement les frontières entre les genres se hissant sans conteste au niveau des meilleurs livres-univers engendrés à al fois par la SF et par la Fantasy. A noter que la réédition du Livre de poche s’ouvre sur une longue préface inédite de Gérard Klein où il règle une fois pour toutes ses comptes avec les tenants de l’héroic-fantasy.
Les autres titres de la série :
1.La grande course de chars à voiles
2.La locomotive à vapeur céleste
3.Les dieux du Grand Loin
4.Le gnome
5.Le roi de l’île au sceptre

mardi 25 août 2009

BANKS Iain M(enzies) (Gb)
Né en 1954 à Dunfermline, en Ecosse, Iain M. Banks a chosi de publier ses romans grand public sous le nom de Iain Banks et ses romans de SF sous celui de Iain M. Banks. Comme son ami Ken MacLeod, également écrivain écossais de SF, il professe des convictions politiques appuyées inclinant largement à gauche, et milite pour l’indépendance de l’Ecosse. Son œuvre, dans le domaine de la SF, est centrée sur le cycle de la Culture, complexe civilisation galactique au sein de laquelle évoluent les intrigues de la plupart de ses romans
◊ Trames (Roman) Space Fantasy
Robert Laffont-Ailleurs & Demain, , 1//2009 — 595 p., 23 € — Ser. : Cycle de la Culture 8 — Matter, Orbit 2008 — Tr. : Patrick Dusoulier
Critiques : www.actusf.com (Arkady Night) ; www.cafardcosmique.com (Mr. C) ; Libération du 22/01/09 (Frédérique Roussel-La galaxie d’Iain Banks) ; www.noosfere.com (Patrick Imbert)
→ Trames, de Iain M. Banks, est le huitième et nouvel opus du Cycle de la Culture, attendu depuis quelques années, et à paraître en deux volumes. Le Cycle de la Culture, devenu légendaire dans les pays anglo-saxons, a renouvelé le space opera en dressant le tableau d une société galactique anarchiste, hédoniste, riche et secrètement dominée par des Intelligences Artificielles qui organisent son abondance et savent faire valoir leurs valeurs éminemment tolérantes et humanistes. Iain M. Banks y montre un génie particulier pour décrire des êtres, des sociétés et des paysages ou objets cosmiques d une extraordinaire originalité et variété, parfois extravagants mais qu’il parvient à rendre vraisemblables. Trames ne fait pas exception : l’action débute à l’intérieur d une immense planète artificielle, Sursamen, créée il y a des milliards d’années par une espèce disparue. Composé de coques enchâssées les unes dans les autres, comme des poupées russes, ce monde se décompose en divers niveaux éclairés par des soleils thermonucléaires miniatures. Parmi les diverses espèces qui composent son habitant, allant du gazeux au liquide, l’action se focalise sur les Sarles et les Deldeyn qui occupent les 8èmet neuvième niveau. Pourvu d’une civilisation oscillant entre la Renaissance et la Révolution Industrielle britannique, ils se livrent une lutte acharnée pour la conquête de leur espace vital toujours en manque d’expansion. Alors que les Sarles sont sur le point de l’emporter au cours d’une bataille cruciale leur roi, le vaillant Hausk, est assassiné par tyl Loesp, son plus fidèle auxiliaire. Deux orphelins résultent de ce drame. Le premier, le prince Ferbin, témoin du meurtre, préfère s’enfuit pour ne pas finir comme son père. Quant à son frère, Oramen, il se retrouve sur le trône avec le traître tyl à ses côtés, qui compte bien sur un fâcheux accident pour accéder à la couronne qu’il convoite. Ferbin, accompagné de son fidèle valet Holse, est cependant bien décidé à chercher de l’aide. Pour cela il va passer de vaisseaux en vaisseaux à travers un fabuleux périple galactique riches en espèces divers que n’aurait pas renié un Jack Vance au sommet de son talent où un Silverberg en visite sur Majipoor. Tout cela pour rejoindre sa sœur Djan Serly, vendue à la Culture pour une dette d’honneur et devenue agent de Circonstances Spéciales. Son but, remonter jusqu’à la surface de Sursament afin de demander justice aux Nariscene, la race insectoïde qui veille sur ce fascinant écosystème astral. Un volumineux roman dont l’intrigue s’imprègne d’accents shakespearien et d’envolée vengeresses, où Banks décrit pour la première fois la Culture dans son contexte galactique. Malgré son étendue et sa puissance, elle est entourée par d’autres civilisations aussi avancées avec lesquelles elle doit composer. Plus surprenant encore, elle a été devancée dans le temps par des civilisations incroyablement puissantes qui ont disparu, ou qui ont quitté cet univers en atteignant un statut quasi divin. C est l’une de ces civilisations qui a fabriqué Sursamen et des dizaines d’autres mondes semblables. Et c’est l’existence même de Sursamen qui est menacée par l’éveil provoqué d’une entité qui reposait dans un sarcophage. Un livre fleuve qui submerge le lecteur page après page et dont les premiers chapitres résonnent des fracas des épées chers à la Fantasy avant de s’envoler dans les espaces intersidéraux pour la croisière d’un prince surveillés de prêt par des entités elles-mêmes épiées par d’autres espèces au sein d’une galaxie qui, comme Sursamen, est composée de sphères d’influences étroitement imbriquées où chaque civilisation complote pour son propre compte et afin d’agrandir ses vastes prérogatives.