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dimanche 30 décembre 2018




Les peaux épaisses
(Roman) Space Fantasy
AUTEUR : Laurent GENEFORT (France)
EDITEUR : GALLIMARD-Folio SF 616, 9/2018 — 272 p., 7.80 €
COUVERTURE : Denis Bajram
Précédentes publications :
● Fleuve Noir-Anticipation 1884, 9/1992 — 190 p./Couverture de Jean-Jacques Chaubin
● Mnémos-Science-Fiction 29, 3/1998 — 240 p./Couverture de Pierre-Alain Cartier & J. France
● Editions Critic-Science-Fiction, 10/2012 — 15 €
La réédition du 4ème roman de Genefort, publié au Fleuve Noir en 1992. Elle est ici considérablement remaniée et s'insère dans la trame de  sa Panstructure, ce véritable livre-univers dont chaque roman représente des infimes fragments qu’il sème comme des cailloux sur une piste. Les peaux-épaisses y occupent une place de choix. Ce sont des humains altérés génétiquement afin de pouvoir travailler dans le vide de l’espace. Lark, l’un d’entre eux, souhaite mettre un terme à sa brillante carrière de mercenaire. Mais voilà, Roko, l’un de ses anciens élèves est engagé par la firme Colexo pour exterminer les Nomarals, le clan de Peaux-épaisses auquel justement Lark appartient. Dés lors s’engage une formidable course-poursuite à travers le cosmos. Un space-opera débridé qui permet à Laurent Genefort de faire étalage de tout son talent dans la structure de l’intrigue basée sur des recherches précises (biotechnologie, informatique, nanotechnologie, etc...). L’occasion également de confronter des personnages hors du commun à la toute puissance des multinationales qui dominent cette version d’un futur quadrillé par les Portes de Vangk, artefacts extraterrestres qui assurent le transport des vaisseaux et les communications dans toute la galaxie On retrouve dans ce roman la même problématique de  survie que celle des Mutants de Blade Runner ou des Sans Ventre de la série Space 2063, le tout donnant au livre un aspect profondément humain qui ne peut que s’épanouir au contact des mondes visités que Genefort, comme à son habitude, excelle à peupler d’une manière inventive et parfaitement élaborée. Une réédition qui ne peut donc que séduire et donner envie de lire les autres ouvrages d’un auteur phare de la science-fiction francophone.
Autres couvertures :

lundi 19 août 2013



La romance de Ténébreuse – Intégrale 3
(Recueil) Space Fantasy
AUTEUR : Marion Zimmer BRADLEY (Usa)
EDITEUR : Pocket-Science-Fiction 7136 — 1160 p., 13,90 €
SERIE : La romance de Ténébreuse
TRADUCTION : Simone Hilling & Annette Vincent
COUVERTURE : Miguel Coimbra
SOMMAIRE :
La chaîne brisée (The shattered chain) Tr. : Simone Hilling & Annette Vincent
La maison des Amazones (Thendara House) Tr. : Simone Hilling
La cité mirage (City of sorcery) Tr. : Simone Hilling
Sur Ténébreuse, seules les femmes peuvent utiliser les sciences secrètes qui préservent leur monde de l'emprise des Terriens. Même si elles sont avant tout des esclaves, enchaînées dans certaines régions barbares... C'est auprès des mystérieuses Amazones Libres, bandes de femmes dégagées des contraintes et des tabous de l'étrange culture de la Planète aux vents de folie, que pour la première fois les Terriens vont trouver des alliées sans préjugés. La révolte des femmes sur Ténébreuse a sonné. Elle commence avec La chaîne brisée qui voit un petit groupe de femmes arriver dans Shaina, la Ville Sèche où règne Jalak le tyran. Dans cet univers machiste où la coutume veut que les femmes portent des chaînes aux poignets en guise de soumission, l'arrivée de ce groupe d'Amazones Libres aux cheveux courts et aux habits d'hommes est plus que remarquée. Toutefois, jouant le rôle de commerçantes, ces intrépides guerrières vont s'efforcer de réussir là où les puissants Comyns ont échoué : libérer Melora, la cousine de Rohana Ardais, et sa jeune fille Jaelle, issue de Jalak, et enlevée douze ans plus tôt par le tyran. C'est justement douze ans plus tard que nous retrouvons Jaelle, parfaitement insérée au sein des Amazones, qui va découvrir Magdalen Lorne, une terrienne déguisée en Amazone, envoyée sur Ténébreuse afin de délivrer un agent prisonnier des Hellers. Au court de ce roman le lecteur a appris à se familiariser avec la caste des Amazones Libres porteuses sur Ténébreuse des revendications féministes. Le titre suivant, La maison des Amazones, lui permettra de mieux appréhender la structure interne des institutions de cette légendaire confrérie. On y retrouve Magdalen Lorne, éminente spécialiste de l'Empire sur la question ténébrane, qui s'apprête à entrer comme novice dans la Maison de la Guilde des Renonçantes afin d'honorer le serment qu'elle a fait à Jaelle N'ha Mélora et à la communauté des Amazones Libres. Ce faisant, elle entend aussi s'imposer en tant que première tête de pont entre les deux cultures. A ses côtés, Jaelle a également accepté un contrat avec les terriens et dés lors les deux sœurs de serments vont s'immerger dans leurs cultures réciproques afin de déterminer quelles seront les Amazones capables d'apprendre les techniques médicales humaines tout en supportant un dangereux choc culturel. Un choc qui n'épargnera pas Jaelle forcé d'affronter la froide inhumanité de la zone humaine, tandis que Magdalen choisira de de ne pas révéler ses origines terriennes durant ses six mois de réclusion en tant que novice afin de mieux s'intégrer. Enfin, La cité mirage continue de nous immerger parmi cette caste fascinante, nous entraînant dans la Maison de la Guilde des Amazones, au sein de la cité de Thendara, aux côtés de Magdalen Lorne, de Jaelle N'ha Mélora, de Camilla l'emmasca, et de bien d'autres femmes dont nous sommes invités à partager l'existence quotidienne avec tout son lot de tracas, de papotages et d'enseignements. Jusqu'à ce que Cholayna Ares, chef des services de renseignements terriens sur Ténébreuse, demande à Magda Lorne d'utiliser les talents psy qu'elle a acquis dans la Tour Interdite afin d'aider Lexie Anders, jeune terrienne travaillant au service de cartographie retrouvé en état de choc aux portes de l''astroport terrien de Thendara alors que son appareils s'était écrasé dans les déserts glacés situés au-delà des Monts Hellers, après avoir signalé la découverte d'une mystérieuse cité. Ayant retrouvé une partie de sa mémoire grâce à Jaelle, Lexie organisera avec Rafaella (dite Rafi) Amazone et guide de montagne réputée, une expédition secrète pour tenter de découvrir cette ville mythique aussi appelée Cité de la Sagesse. Une fort distrayante plongée au sein de l'univers de Ténébreuse partagée entre la magie, l'aventure et de complexes relations émotionnelles souvent axées sur l'homosexualité féminine. Marion Zimmer Bradley a influencé bon nombre d'écrivains. Elle a connu un succès mondial avec le Cycle de Ténébreuse, comptant plus d'une vingtaine de livres. Elle est également l'auteur de la saga arthurienne Les Dames du Lac, des cycles de Trillium et d'Unité ainsi que de nombreux autres ouvrages fantastiques ou légendaires.

dimanche 26 mai 2013



La romance de Ténébreuse. Intégrale 2
(Recueil) Space Fantasy
AUTEUR : Marion Zimmer BRADLEY & Mercedes LACKEY (Usa)
EDITEUR : Pocket-Science-Fiction 7133, 3/2013 — 919 p., 13,90 €
TRADUCTION : Simone Hilling
COUVERTURE : Miguel Coimbra
SOMMAIRE :
Le loup des Kilghard (Two to conquer, 1980)
Les héritiers d'Hammefell (The heirs of Hammerfell, 1989)
Redécouverte (Rediscovery, 1993) avec Mercedes Lackey
Les édtions Pocket ont eu la bonne idée depuis quelques mois de reprendre en intégrale la série de la Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley. Pour les rares lecteurs épris de SF qui n'auraient lu aucun romans de ce cycle, faut impardonnable à mon sens, un petit historique... Cottman IV, alias Ténébreuse, est une planète pourvue d'une atmosphère respirable et d'un écosystème plus ou moins terrestre sur laquelle s'est écrasé un astronef humain ayant dévié de sa trajectoire. Confronté à un climat rigoureux et à de dures conditions de vie, l'équipage et les colons que le navire transportait, parviennent à survivre en oubliant peu à peu leurs origines terrestres et en fondant une civilisation rurale assez semblable au monde médiéval qui se mêla au quelques races intelligence autochtones. L'originalité de cette civilisation réside dans les Comyn, le dirigeants de grands domaines proches des montagnes qui, grâce à des pierres bleues nommées les matrices et par la pratique de l'eugénisme, avaient développé de pouvoirs pouvoirs psychiques basés sur l'utilisation du laran donnant ainsi naissance à une société où la puissance de l'esprit avait pris le pas sur la technologie. C'est dans cet univers exaltant que nous plonge le second tome de cette intégrale qui débute par Le loup des Kilghard. Le récit nous plonge au temps des Cent Royaumes dans le domaine du roi Ardrin d'Asturias. Forcé de s'assurer la neutralité des belliqueux royaumes voisins, le roi a promit sa fille Carlina à son neveu et fils adoptif, Bard Di Asturien. Cependant le jeune homme est doté d'un caractère plutôt volcanique qui lui attire vite l'inimitié de son entourage. Machiste, dévoré d'ambition et doté de redoutables capacités de guerrier, il finit par se faire exiler de la cour d'Asturias. Devenu mercenaire dans les royaumes voisins, il ne pense qu'à prendre sa revanche en revenant combattre le roi Ardrin tout en récupérant Carlina, sa promise. Un roman qui, pour une fois, contrairement aux autres titres, ne met pas en scène un homosexuel comme personnage principal et qui revient sur le fameux Pacte des Hastur, interdisant les armes autre que le contact dans tous les domaines de Ténébreuse. Le sonde titre sur recueil, Les héritiers d'Hammerfell continue de nous exiler au temps des Cents Royaumes, pour un voyage dans les Hellers, territoire situé à la frontière du domaine des Aldarans, où va se dérouler une terrible vendetta entre le clan des Hammerfell et celui des Storn. En effet, le duc d'Hammerfell, vient juste d'avoir deux jumeaux, Alaistair et Conn, de sa jeune femme Erminie, lorsque les troupes des Storn lancent contre son clan une attaque décisive. Dans sa fuite, Erminie perdu Conn, confié au vieux Markos, mais parvient à trouver refuge avec Alaistair, désormais héritier en titre du domaine d'Hammerfell, chez les seigneurs d'Hastur et de la Tour de Thendara. Cependant, dans les Hellers, Conn grandit et, quinze ans plus tard, il se lance dans une guérilla sauvage contre les Storn afin de récupérer sa couronne. Enfin Redécouverte, le troisième roman de ce recueil, co-écrit avec Mercedes Lackey, narre l'histoire de la reprise de contact de l'Empire Terrans avec les peuples de Ténébreuse. Tout commence avec la jeune et ambitieuse Leonid Hastur qui, alors qu'elle s'apprête à entrer en réclusion dans la Tour de Dalereuth pour devenir leronis, utilise son laran pour dégager les nuages qui l'empêche d'assister à une conjonction des quatre lunes de Ténébreuse. Une manipulation qui s'affiche sur les moniteur météorologiques installé sur l'un des satelites de Cottman IV par l'équipage du Minnessota, un vaisseau d'exploration de l'empire terrien. Frappé par disparition soudaine de cette tempête, les jeunes terriens David Lorne, Elizabeth Mackintosh et Ysaye, une informaticienne musicologue, empruntent une navette pour se livrer à une première exploration de la surface de Ténébreuse. Cependant, le vaisseau s'écrase dans les montagnes enneiges de la planète. Tandis que Léonie, découvre la première la présence des naufragés grâce à son laran, c'est Kermiac d'Aldaran, un grand seigneur des Hellers plutôt indépendant, qui vient à leur secours, alors que David, Elizabeth et Ysaye sont les premiers à pouvoir communiquer avec les ténébrans par l'intermédiaire de leurs pouvoirs psy latents. Un récit qui met en scène plusieurs personnages qui s'illustreront plus tard dans de nombreux autres romans du cycle.

dimanche 24 juillet 2011

L'option Excalibur
(Roman) Space Fantasy
AUTEUR : David WERBER (Usa)
EDITEUR : L'Atalante-La Dentelle du Signe, 2/2011 — 384 p., 20 €
TO : The Excalibur alternartive, Baen, 2002
TRADUCTION : Frank Reichert
COUVERTURE : Genkis
Nous sommes au XIV° siècle, durant la Guerre de Cent Ans, juste avant la bataille de Crécy. Afin de renforcer les troupes anglaises débarquées en France, le roi Edouard III a chargé l'un de ses meilleurs sujets, le baron Sir George Wincaster de conduire une troupe d'invasion forte d'un millier de chevaliers, soldats et marins des rivages du Lancastre à ceux de la Normandie. Mais, au milieu de la Manche, les navires anglais sont pris dans une violente tempête qui les aurait tous envoyés par le fond sans l'intervention opportune d'un gigantesque vaisseau extraterrestre. Opportune et intéressé, car la race non-humaine qui les a enlevé travaille pour un guilde galactique en quête de mercenaires afin de combattre des peuples primitifs sur diverses planètes. Forcés de se plier à cet esclavage spatial, Sir George et ses hommes vont faire peu à peu l'apprentissage d'une technologie extraterrestre largement en avance sur les connaissances humaines, notamment dans le domaine médical, et découvrir les joies de l'informatique et des ordinateurs, tout en conservant leurs anciennes techniques de combat afin de convaincre des peuples aussi primitifs qu'eux de rejoindre la guilde sans coup férir. Un apprentissage que les anglais tenteront de mettre à profit pour trouver un moyen de se libérer du joug de leurs nouveaux maîtres. Un roman isolé dans l'œuvreavid Weber, qui combine ses deux passions pour l'Histoire et la science-fiction et que l'on pourrait ranger dans la catégorie space-fantasy, dans la même catégorie du fameux Les croisés du cosmos de Poul Anderson ou un autre sujet de Sa Majesté Edouard III, Messire de Tourneville, se voyait projeté avec ses hommes en plein coeurcœur gigangigantesquelit galactique où il tirait remarquablement son épingle du jeu, comme, plus tard Les grognards d'Eridan de Pierre Barbet, sur d'autres champs de bailles, pour ne pas oublier que les soldats français peuvent être aussi demandés sur le marché des mercenaires de l'espace.

vendredi 21 janvier 2011

TAFFIN Bénédicte (Fr)
Site : http://benedictetaffin.blogspot.com
Normande de coeur et parisienne d'adoption, Bénédicte Taffin a travaillé durant 10 ans dans le domaine de l'informatique avant de voir ses efforts d'écriture récompensés par la parution en 2010 de son premier roman, « Les yeux d'Opale » chez Gallimard Jeunesse
Les yeux d’Opale
(Roman) Jeunesse / Space Fantasy
GALLIMARD JEUNESSE-Hors Collection, 9/2010 — 704 p., 19,50 €
COUVERTURE : Sylvain Demierre
Critiques : www.actusf.com (Lara) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Sur Opale, dans le royaume médiéval de Kindar, le roi Léonic Kindaroon n'entretient pas de bonnes relations avec l'ordre religieux de Zahulam, très influent auprès de la noblesse et des courtisans. D'abord, il y a ces fouilles archéologiques qu'il s'obstine à vouloir poursuivre en dépit de leur désaccord, et puis il y a son attachement à sa fille, la princesse Héléa, une chimar, c'est à dire un de ces êtres dotés d'étranges pouvoirs qu'il est de bon ton de tuer à la naissance du fait de leur différence. Or c'est justement en combattant un chimar qui ravage les villages environnants que le roi meurt brutalement. Son fils, Sylfin, le demi-frère de Héléa, devrait lui succéder, mais il disparaît mystérieusement. C'est donc la jeune chimar qui accède au trône. De quoi en mécontenter plus d'un et provoquer un schisme dans le royaume entre ses partisans et ceux qui veulent l'éliminer. Pour combattre ces derniers, Héléa aurait bien besoin de l'appui de l'armée du baron Barel Padaan, mais celui-ci, outre son caractère violent et cruel, exige leur union en échange de son aide et dissimule un secret très lourd à porter. La bataille devient inévitable, lorsque un vaisseau spatial fait un atterrissage forcé sur Opale. Il vient d'Onyx, une cité-planète dirigée par une Intelligence Artificielle où les hommes sont sous surveillance constante des machines. Un groupe d'entre eux dirigés par le fougueux Angus de Gangue et son père adoptif, Vince de Gangue, est parvenu à détourner un vaisseau de colonisation et s'était mis à la recherche d'une planète vierge de toute contamination des machines intelligentes. Cependant, au cours du voyage des dissensions sont venues fragiliser le groupe des trois mille rebelles. Tandis qu'un climat de suspicion réciproque s'installe parmi eux, certains parlent de plus en plus ouvertement de retour sur Onyx. C'est à ce moment que le vaisseau s'est écrasé sur Opale. Désormais ces deux peuples, les kindariens et les exilés d'Onyx, devront apprendre à se connaître. Mais comment appréhender sans crainte cet autre venu d'ailleurs, quand déjà ont doit faire face à des querelles intestines. Dés lors le déroulement du récit, qui se situait, dans un premier temps, alternativement sur les deux mondes, nous propulse au cœur des intrigues, des complots, des trahisons et des alliances qui découlent dorénavant de cette cohabitation forcée, tandis que l'ombre omniprésente des chimars vient compliquer un peu plus l'équilibre des forces en présence. Ainsi, à la fois victimes et instigateurs, de la série d'évènements qui agitent ce monde en ébullitionpaux personnages de l'histoire, tel Héléa, la princesse tiraillée entre son héritage royal et son origine chimar, où Angus, attiré par Héléa, mais prisonnier de son rôle de commandant, seront pris dans la toile de leurs propres contradictions, et forcés de réagir face aux tensions extrêmes provoquées par les poussées de fièvres des contextes humains, politiques, sociaux et économiques. Un premier roman d'un rare inventivité, qui conjugueavec bonheur l'archaïsme médiéval à la modernité technologique, s'inscrivant dans un genre que l'on peu codifier par le terme de space-fantasy, et que son auteur a pourvu d'une carte et d'un glossaire en fin de volume pour permettre au lecteur de circuler plus librement à travers le vocabulaire précis qu'elle a inventé afin de mieux imprégner son histoire de la précieuse patte des « univers makers ».

mardi 28 décembre 2010

BAILLY Samantha (Fr)
Née en 1998, Samantha Bailly poursuit de brillantes études en master de Lettres Miodernes à l'université de Caen. Parallèlement, elle assouvie sa passion de l'écriture en publiant aux éditions Mille Saisons son dyptique de Fantasy « Au-delà de l'Oraison » ◊ La chute des étoiles
◊ La chute des étoiles
(Roman) Space fantasy
MILLE SAISONS, 3/2010 — 478 p., 23 €
SERIE : Au-delà de l’Oraison 2
COUVERTURE : Miya
Critiques : www.actusf.com (Noémie) ; www.elbakin.net (Dwalan)
→ Soyez prêts à tout en terre tarnaise : ici le royaume de Rouge-Terre est sur le point d’être envahi. L’armée d’Hélderion est en marche, implacable, avec une seule directive : tout raser sur son passage. Noony, impuissante, ne peut que constater la démesure de son dirigeant, prêt au sacrifice de ses soldats pour exterminer les « impies ». Aileen a, elle aussi, pu entrevoir la folie de cet homme. Elle décide alors de se battre aux côtés des résistants et de participer à l’opération chute des étoiles. L’engagement est pris, elle fera tout pour les aider à gagner leur liberté. A des milliers de kilomètres l’une de l’autre, les deux sœurs continuent leur combat désespéré pour un monde plus tolérant et plus juste. Pourtant, l’annonce du nom de la promise du futur Astracan pourrait bien tout changer. Dans le second volet de ce dyptique nous continuons de suivre les aventures de deux soeurs, Noony et Aileen, qui, bien que issues de la famille Manérian, l'une des plus influente d'Heldérion, car elle contrôle la toute puissante Compagnie des Marchands des Etoiles, tout en cherchant à élucider l'assasinat de leur troisième soeur, continuent de lutter contre les forces déchaînées qui menacent l'équilibre de leur monde.
Les autres titres de la série :
1.La langue du silence
2.La chute des étoiles

mardi 31 août 2010

VAUCHE Lisa (Fr)
Jeune romancière de 16 ans passionnée par les récits de Fantasy tels que « Le seigneur des anneaux » ou « Les chroniques de Narnia ». Ce sont les éditions Bénévent qui ont publié son premier livre, « Les cinq héritiers », premier tome d’une série intitulée Les 7 mondes
◊ Les cinq héritiers (Roman) Jeunesse / Space Fantasy
Editions Bénévent-Jeunesse, 3/2010 — 384 p., 16 € — Ser. : Les 7 mondes 1
Critiques :
www.youtube.com (Anonyme-Entretien avec Lisa Vauche)
→ La situation des Sept Mondes, sept planètes de notre univers peuplées d'humanoïdes, se dégrade de jour en jour. La Déesse des Ombres, souveraine-démon de la planète du Mal, envahit la Terre sous le nez des humains et lance ses troupes contre les autres mondes magiques, au cours d'attaques répétées. Miridielle Anderson a 16 ans. Elle est la princesse des Amazones, détentrice du pouvoir du feu et héritière du trône d'Oborann, le deuxième Monde. Le jour de la mort de ses parents, la jeune guerrière, désespérée, va tenter d'accomplir la Prophétie : réunir les Héritiers des autres planètes et tenter ensemble de tenir tête à la Déesse des Ombres. C'est ainsi que, pourchassée par des démons, Miridielle va quitter son monde Pour en sauver sept. Un roman écrit par une jeune fille de 16 ans largement influencée par Le Seigneur des Anneaux et Les Chroniques de Narnia, également passionnée par le dessin au point de réaliser elle-même une Bd de ce premier tome d’une série qui devrait conter 7 volumes.

jeudi 12 août 2010

ALCIDE Dario (Fr)
Né en 1967 en région parisienne, Dario Alcide a d’abord été attiré par l’univers des mangas, avant d’obliquer vers celui du Fanzinat. C’est alors qu’il a commencé à écrire de petits scénarii pour des BD amateurs, puis des nouvelles, et enfin des romans avec la trilogie de « Farence » publiée aux éditions Farence Corp
◊ Farence : la légende (Roman) Space Fantasy
Farence Corp Editions, 2/2010 — 300 p., 13 € — Ser. : Farence 1 — Couv. : Thibaut Colon de Franciosi
→ Et si votre destin était de sauver une planète ? Une planète dont vous ne savez rien, située dans un coin de l univers où jamais vous n auriez pensé mettre les pieds. Un monde ravagé par la guerre depuis vingt ans et dont vous êtes originaire. Une jolie Elfide vient vous trouver un matin et, avec un sourire charmeur, vous fait comprendre que vous êtes son seul espoir. La seule chance de tout un peuple. Que feriez-vous ? Kamais et Yatsun ont décidé de répondre oui... « Il y a bien longtemps, un immense nuage noir apparut dans le ciel de Nimir et recouvrit plus des trois quarts de la planète. Toutes les communications avec l extérieur furent interrompues et il fut impossible de quitter la planète. Quelques jours après, un étranger nommé Cerk s autoproclama roi de la planète. Une armée gigantesque envahit la planète et les villages furent mis à feu et à sang. Le prince Farence, souverain unique et puissant guerrier se lança à la tête de son armée dans une guerre sauvage et sans merci contre l envahisseur. La légende dit que le prince Farence réussit à affronter Cerk mais celui-ci utilisa la sorcellerie contre la puissance du souverain. Après l avoir envoûté, il sépara l âme du prince en deux et la fusionna dans le corps de deux nouveaux nés qu il fit disparaître dans un vortex. Près de vingt ans plus tard Syriel apprend la légende selon laquelle les enfants pourraient être en vie quelque part sur une planète lointaine et qu ils garderaient en eux la puissance de Farence. Dès lors, la jeune Elfide n a plus qu'un but : retrouver les enfants et les ramener sur Nimir afin d éliminer Cerk...
Les autres titres de la série :
1.Farence: La légende
2.Farence : Le choix de Mira

dimanche 11 juillet 2010

WOLFE Gene Rodman (Usa)
Né en 1931 à New York, Gene Wolfe a commencé à écrire en 1965, sans pour cela abandonner son métier d’ingénieur. Considéré comme l’un des meilleurs stylistes du genre, il est connu pour son écriture riche en images d’une grande profondeur, ainsi que pour l’influence de sa foi catholique sur une partie de son œuvre. Auteur de nombreuses nouvelles et romans il a écrit dans le domaine de la fantasy des cycles remarquables comme celui du « Long soleil de Teur » et du « Chevalier-Mage »
◊ Côté nuit (Roman) Space Fantasy
Le Livre de Poche-SF 31691, 2/2010 — 316 p., 6,95 € — Ser. : Le Livre du Long Soleil 1 — The book of the Long Sun 1.Nightside the Long Sun, Tor, 4/1993 — Tr. : Nathalie Serval — Couv. : Jacky Paternoster
Précédentes publications : J’Ai Lu-SF 3708, 5/1994 — 320 p., 34 Frs — Couv. : Hubert de Lartigue
Critiques :
www.cafardcosmique (Arkady Night); Chimères 25 (Josiane Kiefer)
→ Ce premier tome du cycle du Livre du Long Soleil présente une intrigue se déroulant dans le même univers, mais à une époque antérieure, que les événements narrés dans Le Livre du second soleil de Teur. L’action s’y focalise sur Pater Organsin, un jeune prêtre gérant du Mantéion, un pensionnat religieux menacé de profanation. En effet, ses finances en faillite, le pieux bâtiment a été racheté par Sangre, un riche truand vivant dans le côte sombre de la ville. Pour convaincre ce dernier de lui céder ce bien Organsin devra être prêt à mettre en sommeil certains de ses principes moraux en commençant à pénétrer dans la villa du malfrat en question. Une affaire plutôt mal engagée qui lui donnera l’occasion d’éviter le robot géant gardien de la demeure, de combattre un démon femelle et un oiseau monstrueux. Débutent dés lors pour lui deux journées trépidantes qui se termineront par l’exorcisme d’une maison close et où Oransin devra faire face à toutes sortes de dangers et à toutes sortes de tentations. Beau comme un dieu, mais revêche aux approches des dames, le jeune prête à l’écoute des dieux, qui lui apparaissent parfois pour guider ses actions. Une aide qui ne sera pas de trop dans cet univers étrange constitué par un vaisseau-monde cylindrique, biosphère tumultueuse peuplée de robots chimios et de descendants d’humains recrutés de force plusieurs siècles auparavant qui ont oublié l’usage des diverses machines qui encombrent leur quotidien, tandis que le dense réseau d’ordinateur tapissant cette planète semble jouir d’une totale indépendance. Un space opera teinté d’une note de fantasy, avec des dieux aux apparitions épisodiques, qui nous démontrent une fois de plus l’immense talent d’écrivain d’une Gene Wolfe n’ayant pas son pareil pour accoucher d’une prose à l’ample richesse imaginative servie par des personnages toujours en questionnement envers eux-mêmes et une intrigue jouant sans cesse sur les mystères et le sens du non-dit.
Les autres titres de la série :
1.Côté nuit
2.Côté lac
3.Caldé, côté cité
4.L’exode

jeudi 20 mai 2010

WEBER David Mark (Usa)
Auteur américain né à Cleveland, dans l’Ohio, en 1952. Basant ses histoires sur une technologie expliquée de manière cohérente, il insère dans le même cadre de lois raisonnables les principes de la magie. Grâce à la série « Honor Harrington » il est reconnu à travers le monde comme l’un des meilleurs spécialistes de la SF militaire à laquelle il a apporté sa touche d’originalité en préférant conférer à des héroïnes les rôles de personnages principaux d’ordinaire endossés par les hommes dans ce genre d’ouvrages
◊ Cap sur l’Armageddon (Roman) Science Fantasy
Bragelonne-SF, 2/2010 — 667 p., 25 € — Ser. : Sanctuaire 1 — Safehold 1.Off Armageddon reef, Tor, 1/2007 — Tr. : Mikael Cabon — Couv. : Gary Jamroz — Carte : Justine Tellier, d’après les cartes originales d’Ellisa Mitchell
Critiques :
http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr/ (Tom Clegg-Sanctuaire : Weber montre le cap)
→ David Weber est bien connu des fans de SF français grâce à la traduction à l’Atalante de sa série Honor Harrington l’imposant comme l’un des chefs de file de la SF militaire après des illustres aînés tels que Robert Heinlein et son Starship Troopers. Le voilà maintenant qui s’attaque à un genre que l’on pourrait qualifier de space fantasy ou science fantasy dans la mesure où il mélange un univers sciencefictif avec un monde moyenâgeux. Le postulat de base est pourtant purement SF. En effet Werber imagine que les Gbabas, une puissante civilisation extraterrestre à la tête d’un vaste empire interstellaire, sont en train de tailler des croupières aux humains, au point de menacer désormais d’invasion leur planète mère, la Terre. Convaincue que la défaite est inluctable, la Fédération terrienne, qui a gardé ses références bibliques, met sur pied l'opération Arche, qui consiste à assurer la survie de l’Humanité sur une planète terraformée, Sanctuaire, située hors de la zone d’influence des Gbabas. Mais, pour que ceux-ci ne parviennent jamais à la détecter (le syndrome Battlestar Galactica est passé par là) les autorités décident que cette colonie doit abandonner toute trace de technologie. Ne se fiant pas trop à la volonté des colons d'obéir sans faillir à cette directive, les pontes de la Fédération mettent en place un conditionnement mental qui efface tout souvenir de la Terre de leur mémoire et créent à la place une fausse religion qui aura pour credo d’interdire toute idée même de progrès et d’innovation. Au fil des générations les Vicaires de l’Eglise qui ont ainsi pris en main la destinée de la planète appliquent avec zèle ces préceptes, d’autant plus qu’ils leur assurent une domination complète sur un peuple soumis à une inquisition impitoyable. Cependant, il existe des foyers de résistance tels que le petit royaume de Charis, éloigné des centres de direction, et gouverné par un monarque éclairé, le roi Haarkld Ahrmahk, dont la flotte de galères est en train de devenir l’une des principales puissances maritimes de Sanctuaire. De quoi bien entendu attirer les foudres de l’Eglise qui complote pour renverser le souverain. Or ce dernier va recevoir l’aide inattendue de Nimue Alban, survivante d’un groupe de dissidents qui s’étaient toujours opposés à l’abandon de la technologie, rêvant de revenir dans l’espace pour se venger des Gbabas. Pour parvenir à leurs fins ils ont échafaudé un plan audacieux qui a consisté à insérer les souvenirs, les rêves et l’esprit de Nimue dans le corps d’un androïde doté d’une extraordinaire force physique. Puis ils ont plongé cette dernière dans un profond sommeil au sein d’une base secrète spécialement créée pour elle qui renfermer le nec plus ultra de la technologie de l’époque en matière d’armement, de moyens de télécommunications et de bases de données. A son réveil Nimue, empruntant l’identité de Merlin Atrawes (un clin d’œil au légendaire arthurien), réussit à se glisser dans l’entourage de Cayleb, le prince héritier charisien, et vient en aide au royaume d’Haarkld Ahrmahk en lui suggérant des améliorations techniques fondamentales sur les navires chargés de livrer bataille à la coalition que l’Eglise à traîtreusement mis en place. Les fans du film Master et Commander ou des livres de C.S Forester et de son héros Horatio Hornblower ne pourront qu’être enchantés par la lecture du premier opus déjà suivi de trois autres tomes dans sa version originale, tandis qu’un quatrième devrait sortir incessamment. Les passionnés de conflits maritimes y trouveront des similitudes historiques avec certaines grandes batailles de l’Histoire comme celle de Lépante, ou avec le naufrage de la Grande Armada. Des aventures rendues encore plus crédibles par le travail sur la terminologie marine fournit par Werber et remarquablement traduit par Mikael Cabon. Enfin, si l’atmosphère antique baignant le royaume de Charis peut rattacher ce livre au domaine de la Fantasy, il est incontestable qu’il pense plus vers la SF (c’est d’ailleurs dans cette collection que Bragelonne le publie) par la présence de Nimue avec sa panoplie d’arme sophistiquées. On notera cependant que, en dépit de place prépondérante prise par le contexte économico-technologico-commercial, le facteur humain reste essentiel dans les principales décisions à prendre et détermine en grande part l’orientation générale du récit.

mercredi 9 décembre 2009

VERLANGER Julia (Fr)
Pseudo de Héliane Taïeb/Pseudo = Gilles Thomas
Née en 1926, près avoir publié une vingtaine de nouvelles dans diverses revues consacrées à la SF et au Fantastique, Julia Verlanger fit une entrée remarquée dans la collection Anticipation du Fleuve Noir dont elle contribua largement à rehausser le niveau. Abordant tous les genres, romans planétaires, récits postcataclysmiques, space opera, et Fantasy, elle occupe une place à part dans l’univers de la SF francophone féminine au point que depuis 1986 un prix portant son nom récompense les œuvres de SF et de Fantasy. Elle est décédée en 1982
◊ Dans les mondes barbares (Recueil de Romans) Space Fantasy
Bragelonne-Les trésors de la SF 6, 5/2009 — 565 p., 25 € — Ser. : Julia Verlanger Intégrale 3 — Couv. : Benjammin Carré — Sommaire :
La croix des décastés (cf. Gilles Thomas)
Les voies d’Almagiel
L’ange aux ailes de lumière (cf. Gilles Thomas)
D’un lieu lointain nommé Soltrois (cf. Gilles Thomas)
● Postface : De bons divertissements sans prétentions ?, de Roland C. Wagner
Critiques :
www.yozone.fr (Jérôme Charlet)
→ De son vrai nom Héliane Taïeb, Julia Verlanger fut l’un des auteurs phares de la collection Anticpation des édititions Fleuve Noir. Ses récits, habilement conçus, relatent des aventures distrayantes fertiles en rebondissements se déroulant souvent sur de lointaines planètes ou sur des mondes retournés à la barbarie avec une précision dans le détail qui fait parfois penser au planet opera de Jack Vance. Quatre de ses livres signés Gilles Thomas et publiés au Fleuve de 1978 à 1979 sont repris ici, accompagnés d’une postface de Roland C. Wagner, qui retrace le parcours de cet auteur dans cette collection dont il profite pour nous offrir un rapide historique. Bien que ces quatre romans ne soient pas directement assimilables au label Fantasy, certains s’y intègrent par le biais des univers dans lequel évolue le héros de l’histoire, sortes de colonies plus ou moins perdues revenues à des types de vie moyenâgeux. Tel est le cas de La croix des décastés qui met en scène Jalen, un jeune homme injustement abusé d’avoir abusé de la Grande Prêtresse. Condamné à mort, il survit grâce aux pouvoirs magiques d’un compagnon. Mais désormais il devra mener une vie d’errance et de rejet à cause de la croix des décastés qui marque sa chair. Une existence emplie de périls et de rencontres qui lui permettra de découvrir les trafics illégaux organisés sur sa planète par des représentants terriens sans scrupules. Le titre suivant, Les voies d’Almagiel, est trop connoté SF traditionnelle pour qu’on en parle dans cette chronique. Par contre L’ange aux ailes de lumière s’apparente à la science fantasy avec l’aventure vécue sur Malvie, un monde de la Fédération terrienne retournée au stade médiéval, par Jason Carren, un jeune attaché d’ambassade qui, en sauvant une jeune fille enceinte condamnée à mort, va devenir la cible des dangereux Prêcheurs. Entraîné dans un tourbillon d’aventures il quittera la capitale où il était en poste afin d’aier la jeune femme à retrouver le père de l’enfant. Et, tout en affronte de redoutables dangers tels que les terribles fleurs-gueules, il s’efforcera de percer le voile d’obscurantisme qui enveloppe cette planète et, en chemin, s’apercevra que la réalité sur d’autres mondes n’est aussi tranquille et raffinée que sa douillette éducation l’avait amenée à imaginer. Enfin, nous trouvons D’un lieu lointain nommé Soltrois qui nous parle de Jellal, fils du seigneur de Rauluis, un Vert, et d’une Serv, une blanche. Pourtant, en dépit de sa condition de bâtard, il est l’héritier pressenti du domaine de son père rongé par la maladie. Une position qui lui attire bien des ennemis, d’autant plus qu’il a eu la mauvaise idée de tomber amoureux d’une femme plante appartenant à la race autochtone qui dominait la plan ète bien avant l’arrivée des Terriens. De quoi faire un rude apprentissage de la différence et des problèmes posés par la couleur de la peau en particulier, sur fond de révolte des Serv en devenir. On le voit, les univers de Julia Verlanger sont foisonnant d’inventivité, comme l’atteste les deux précédentes intégrales publiées chez Bragelonne et l’on retrouve en particulier dans ces trois romans le filon exploité plus tard jusqu’à la corde par Jean-Pierre Garen et son Service de Surveillance des Planètes Primitives basé sur l’intrusion de héros porteur de modernité dans un monde revenu ou encore à l’état médiéval.

mardi 25 août 2009

BANKS Iain M(enzies) (Gb)
Né en 1954 à Dunfermline, en Ecosse, Iain M. Banks a chosi de publier ses romans grand public sous le nom de Iain Banks et ses romans de SF sous celui de Iain M. Banks. Comme son ami Ken MacLeod, également écrivain écossais de SF, il professe des convictions politiques appuyées inclinant largement à gauche, et milite pour l’indépendance de l’Ecosse. Son œuvre, dans le domaine de la SF, est centrée sur le cycle de la Culture, complexe civilisation galactique au sein de laquelle évoluent les intrigues de la plupart de ses romans
◊ Trames (Roman) Space Fantasy
Robert Laffont-Ailleurs & Demain, , 1//2009 — 595 p., 23 € — Ser. : Cycle de la Culture 8 — Matter, Orbit 2008 — Tr. : Patrick Dusoulier
Critiques : www.actusf.com (Arkady Night) ; www.cafardcosmique.com (Mr. C) ; Libération du 22/01/09 (Frédérique Roussel-La galaxie d’Iain Banks) ; www.noosfere.com (Patrick Imbert)
→ Trames, de Iain M. Banks, est le huitième et nouvel opus du Cycle de la Culture, attendu depuis quelques années, et à paraître en deux volumes. Le Cycle de la Culture, devenu légendaire dans les pays anglo-saxons, a renouvelé le space opera en dressant le tableau d une société galactique anarchiste, hédoniste, riche et secrètement dominée par des Intelligences Artificielles qui organisent son abondance et savent faire valoir leurs valeurs éminemment tolérantes et humanistes. Iain M. Banks y montre un génie particulier pour décrire des êtres, des sociétés et des paysages ou objets cosmiques d une extraordinaire originalité et variété, parfois extravagants mais qu’il parvient à rendre vraisemblables. Trames ne fait pas exception : l’action débute à l’intérieur d une immense planète artificielle, Sursamen, créée il y a des milliards d’années par une espèce disparue. Composé de coques enchâssées les unes dans les autres, comme des poupées russes, ce monde se décompose en divers niveaux éclairés par des soleils thermonucléaires miniatures. Parmi les diverses espèces qui composent son habitant, allant du gazeux au liquide, l’action se focalise sur les Sarles et les Deldeyn qui occupent les 8èmet neuvième niveau. Pourvu d’une civilisation oscillant entre la Renaissance et la Révolution Industrielle britannique, ils se livrent une lutte acharnée pour la conquête de leur espace vital toujours en manque d’expansion. Alors que les Sarles sont sur le point de l’emporter au cours d’une bataille cruciale leur roi, le vaillant Hausk, est assassiné par tyl Loesp, son plus fidèle auxiliaire. Deux orphelins résultent de ce drame. Le premier, le prince Ferbin, témoin du meurtre, préfère s’enfuit pour ne pas finir comme son père. Quant à son frère, Oramen, il se retrouve sur le trône avec le traître tyl à ses côtés, qui compte bien sur un fâcheux accident pour accéder à la couronne qu’il convoite. Ferbin, accompagné de son fidèle valet Holse, est cependant bien décidé à chercher de l’aide. Pour cela il va passer de vaisseaux en vaisseaux à travers un fabuleux périple galactique riches en espèces divers que n’aurait pas renié un Jack Vance au sommet de son talent où un Silverberg en visite sur Majipoor. Tout cela pour rejoindre sa sœur Djan Serly, vendue à la Culture pour une dette d’honneur et devenue agent de Circonstances Spéciales. Son but, remonter jusqu’à la surface de Sursament afin de demander justice aux Nariscene, la race insectoïde qui veille sur ce fascinant écosystème astral. Un volumineux roman dont l’intrigue s’imprègne d’accents shakespearien et d’envolée vengeresses, où Banks décrit pour la première fois la Culture dans son contexte galactique. Malgré son étendue et sa puissance, elle est entourée par d’autres civilisations aussi avancées avec lesquelles elle doit composer. Plus surprenant encore, elle a été devancée dans le temps par des civilisations incroyablement puissantes qui ont disparu, ou qui ont quitté cet univers en atteignant un statut quasi divin. C est l’une de ces civilisations qui a fabriqué Sursamen et des dizaines d’autres mondes semblables. Et c’est l’existence même de Sursamen qui est menacée par l’éveil provoqué d’une entité qui reposait dans un sarcophage. Un livre fleuve qui submerge le lecteur page après page et dont les premiers chapitres résonnent des fracas des épées chers à la Fantasy avant de s’envoler dans les espaces intersidéraux pour la croisière d’un prince surveillés de prêt par des entités elles-mêmes épiées par d’autres espèces au sein d’une galaxie qui, comme Sursamen, est composée de sphères d’influences étroitement imbriquées où chaque civilisation complote pour son propre compte et afin d’agrandir ses vastes prérogatives.

lundi 1 juin 2009

2.bp.blogspot.com/_Y691BA3gq6Y/SiPAT7P9WXI/AAAAAAAABGA/KrlInjdd2iI/s1600-h/LL’HOMME Erik (Fr)
Né à Grenoble en décembre 1967. Très tôt passionné par tout ce qui touche à la nature, il partira à la découverte u monde après avoir passé une maîtrise d’Histoire. De retour en France il publie ses premiers livres, qui sont inspirés de ses voyages, puis, après sa rencontre avec Jean-Philippe Arrou-Vignod, directeur littéraire chez Gallimard, il se lance dans l’écriture pour la jeunesse avec la publication en 2001 du premier livre du cycle du « Livre des étoiles » qui sera suivi de nombreux autres succès
Seigneurs de guerre (Roman) Jeunesse / Space Fantasy
Gallimard Jeunesse-Hors-piste, 3/2009 — 288 p., 10 € — Ser. : Les maîtres des brisants 3 — Couv. : Benjamin Carré
Critiques : www.actusf.com (Pierre Demetz);
www.phenixweb.net (Véronique De Laet) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Après la terrible guerre qui a opposé les planètes de Nifhell et de Muspell, la paix règne désormais dans l’univers de Drasill. Mais une paix précaire vite rompue par l’invasion d’une armada de cubes gigantesques qui détruisent tout sur leur passage. Pour contrer ce péril Vrânken de Xaintrailles, surnommé le Chien-de-la-Lune, le capitaine du Rongeur d’Os, fonce vers Muspell en quête d’une improbable alliance avec Atli Blodox, le féroce Khan qui la dirige, et qui retient prisonnière Alys, alias la Pieuvre, son grand amour. D’abord réticent, le Khan comprend vite que seule cette union s’avère indispensable pour contrer l’envahisseur. Cependant, il exige d’en devenir le chef. Vrânken, présageant que les généraux de Nifhell ne l’accepteront jamais Dés lors, à contre cœur, il s’engage dans l’armée du Khan afin de cingler vers Nifhell et de soumettre la planète de force en causant le moins de dégâts possibles. Ainsi les otchigins du Tengri venus de Muspell pourront œuvrer de concert avec Mörgane, la devineresse de la source, et Xavier le stratège de Nifhell pour contrer les démoniaques cubes. La suite d’un bouillant space opera mêlé d’éléments mystiques où se croisent les influences de Dune, de Star Wars mais aussi de Star Trek, avec les fameux cubes faisant penser à ceux de Borgs de la fameuse série, sans oublier l’incontournable référence à Albator.
Les autres titres de la série :
1.Chien-de-la Lune
2.Le secret des abîmes
3.Seigneurs de guerre