lundi 15 mars 2010

LECOMTE Stéphanie & GRAS Gilles (Fr)
L’une, diplômée de littérature, est aussi fan de romans historiques que de polars, l’autre travaille dans une librairie où il cultive son goût pour la Fantasy et la science-fiction. Tous les deux vivent en Provence
◊ L’épée de chair (Roman) Univers parallèles
Editions Elzévir, 400 p., 20 € — Tr. : Jean-Pierre Pugi — Couv. : Anonyme
→ Jean, Daniel, Marc et Alain partagent une même passion pour la spéléologie. Cependant, ils ne se doutent pas que cette dernière va les entraîner dans une formidable aventure les conduisant d’une grotte de la Méditerranée à un monde inconnu où brillent deux lunes qui s’apprête à plonger dans les affres de la guerre. Là ils feront la connaissance d’êtres d’exception tels que le chevalier capitaine Fenris envoyé en mission de recrutement par son Empereur, ou Lokan, le colosse, vétéran de la guerre d’Oros désormais lassé des champs de batailles, retiré dans une cabane isolé avec son chien fidèle, Dur Au Mal, ainsi que Suyana, la jeune apprenti magicienne de la cité d’Eternia engagée dans la quête d’un médaillon capable à la fois de contenir toute magie et de réveiller les morts. Outre cette quête primordiale, Suyana doit également prévenir l’Empereur de Dam Ran que les molosses d’Oros guidés par un Très Haut félon féru en magie démoniaque attendent impatiemment que ses forces s’en prennent aux Villes du Sud pour fondre sur l’Empire dés lors sans défenses. Un enchaînement de péripéties auquel seront très vite mêlés les jeunes terriens apprennant qu’ils ont été précédés dans ce monde par un autre transfuge de la Terre en la personne de Lokan, le géant écossais. Cependant ils devront rivaliser d’audace et de courage pour lutter contre le terrible magicien noir qui a enlevé Suyana, la soumettant à d’odieuses tortures auxquelles seuls deux enfants aux étranges pouvoirs pourront la soustraire ajoutez à l’intrigue Kaya et Ashie, deux guerrières émérites envoyées par l’Empereur à la poursuite de l’insaisissable Razor, sorte de Robin des Bois de cet autre monde, et la haut prestance de Tharrick, le valeureux Maître de Guerre qui, au fil de ses innombrables combats a appris qu’un corps bien entraîné pouvait devenir la plus efficace des armes… une véritable épée de chair. Un premier roman écrit à quatre mains par une diplômée de littérature aussi fan de Shakespeare que de polars et par un grand amateur de romans de fantasy et de science-fiction, tous deux originaires du sud de la France.

dimanche 14 mars 2010

ROBILLARD Anne (Québec)
www.anne-robillard.com
Née au Québec le 9 février 1955, Anne Robillard a été élevé dans le milieu artistique où évoluaient ses parents, le professeur de ballet Pierrette Gagnée et le comédien Jean-Claude Rebillard. Très tôt passionnée par les univers du merveilleux et l’œuvre de Tolkien en particulier, elle a créé le monde des « Chevaliers d’Emeraude » qui est devenue l’une des sagas de fantasy les plus célèbres du Québec avant d’envahir la France par l’intermédiaire des éditions Michel Lafon
◊ L’enlèvement (Roman) High Fantasy
France Loisirs, 12/2009 — 425 p., 12.90 € — Ser. : Les chevaliers d’Emeraude 7 — Couv. : Patrice Garcia
Précédentes publications :
● Mortagne, 11/2005 — 496 p., 24.95 $ canadiens — Couv. : Anonyme
● Michel Lafon, 1/2009 — 425 p., 15 € — Couv. : Patrice Garcia
● Mortagne-Compact, 8/2009 — 490 p., 14,95 $ canadiens — Couv. : Différent 1er édition Mortagne
→ Pour ce septième opus de la série des Chevaliers d’Emeraude Anne Robillard nous entraîne quatre années plus tard dans l’histoire de cette prestigieuse saga. L’occasion de retrouver des héros qui, pour la plupart, ont fondé une famille et s’occupent désormais de l’éducation d’un écuyer. Mais ils auraient tors de se laisser bercer par les espoirs d’une paix durable, car Amecareth, l’empereur noir, est bien décidé à ne leur laisser aucun instant de répit. Toutefois, au château d’Emeraude, la mort d’Elund, le magicien d’Emeraude, déclenche un série d’événements tragiques. Hawke prend sa place auprès du roi Farell, qui partage désormais son corps avec le renégat Onyx. C’est ce que découvre Whelan, alors qu’il vient juste de recevoir en héritage un étrange bijou magique. Cependant l’attaque des hommes-insectes conduits par le démoniaque sorcier Asbeth ne lui laisse guère le temps d’épiloguer sur la question. Ils sont repoussés, mais Kevin a été enlevé. Emmené à Irianeth, le continent noir, il est destiné à y subir de terribles supplices. Pour le délivrer Whelan et Onyx décident de se rendre sur le ténébreux contient, mettant ainsi au point la plus dangereuse opération que les prestigieux chevaliers aient jamais tentés. La suite d’une série qui a valu une renommée internationale à la romancière québécoise Anne Robillard. Publiée d’abord au Québec chez les éditions Mortagne, cette saga est désormais reprise par les éditions Michel Lafon, des habitués des récits venus du Québec (cf. L’Amos Daragon de Bryan Perro) et en cours de publication chez France Loisirs.
Les autres titres de la série :
1.Le feu du ciel
2.Les dragons de l’Empereur Noir
3.Piège au royaume des ombres
4.La princesse rebelle
5.L’île des lézards
6.Le journal d’Onyx
7.L’enlèvement
8.Les dieux déchus
9.L’héritage de Danalieth
10.Représailles
11.La justice céleste
12.Irianeth
POURRAT Henri (Fr)
Né en Auvergne en 1887, Henri Pourrat est mort en 1989. Il laisse derrière lui une important œuvre poétique consacrée pour l’essentiel à chanter les louanges de son pays (« Gaspard des montagnes » en 4 tomes, et « Vent de mars » prix Goncourt 1941). Mais son œuvre majeure, celle à qui il consacra les 10 dernières années de sa vie, est constituée par sa récolte de mille contes populaires publiée sous le titre « Le Trésor des contes » de 1958 à 1963
◊ Le trésor des contes T. 1 (Recueil) Merveilleux
France Loisirs, 1/2010 —1314 p., 22.50 € avec le tome 2 — Couv. : Claude Lieber
Précédentes publications :
● Gallimard en 13 volumes, de 1948 à 1962
● Presses de la Cité-Omnibus, 2/2009 — 1313 p., 25,90 € — Couverture différente
Critiques : L’Humanité du 7/03/20009 (Christophe Mercier-Henri Pourrat : notre Grimm ?)
→ Rééditée en 2009 dans la collection Omnibus des Presses de la Cité cette compilation de contes reprise aujourd’hui en coffret par France Loisirs fit l’effet d’un véritable évènement littéraire dans le domaine des folkloristes français car elle reprenait des ouvrages publiés par les éditions Gallimard de 1948 à 1962, et non réédités depuis lors. Paru afin de commémorer le cinquantenaire de la mort de l’auteur, cette œuvre bénéficie ici d’une passionnante préface de Michel Zink, professeur au Collège de France et d’une non moins enrichissante introduction de Bernadette Bricout, professeur à l’université Paris Diderot où nous sont restitués les principales données biographiques concernant Henri Pourrat ainsi que sa manière particulière de recueillir les contes, en écoutant sans rien noter, tout d’abord, puis en retranscrivant sur le papier plus tard tout ce qu’il a retenu, transfigurant ainsi à l’aune de son talent de conteur les récits qu’il a récolté. Ce premier tome reprend les volumes 1 à 6 de l’édition originale et bénéficie, dans la publication France Loisir d’une présentation reliée sous jaquette incluse dans un coffret renfermant les deux tomes. Une véritable invitation au voyage à travers l’espace et le temps sur les traces de celui que certains considèrent comme le Grimm des lettres françaises.
◊ Le trésor des contes T. 2 (Recueil) Merveilleux
France Loisirs, 1/2010 — 1583 p., 22.50 € avec le tome 2 — Couv. : Claude Lieber
Précédentes publications :
● Gallimard en 13 volumes, de 1948 à 1962
● Presses de la Cité-Omnibus, 2/2009 — 1583 p., 25,90 € — Couverture différente
Critiques : L’Humanité du 7/03/20009 (Christophe Mercier-Henri Pourrat : notre Grimm ?)
→ Le second volume de la réédition de l’œuvre majeure de Henri Pourrat, contenant les Livres VII à XIII de l’édition originale. Des récits recueillis par Henri Pourrat qui s’est efforcé, à travers son écriture, de leur rendre leur fraîcheur d’origine avec une exigence première, le retour à la nature, sans omettre cependant les multiples résurgences liées à la grande imagination populaire, telles que les chansons et les proverbes. Pour compléter la lecture de ces deux volumes on pourra se reporter avec intérêt à la conférence que Michel Zink a donné le 25 novembre 2009 au Collège de France intitulée : « Pourrat et la vérité des contes » ainsi qu’à l’émission « Henri Pourrat le trésor des contes » proposée par Hélène Renard le 4 octobre 2009 sur le site www.academie.com , et enregistrable à cette même adresse.

samedi 13 mars 2010

CLEMENS James (Usa)
Pseudo de Jim Czakjowski
Cet auteur américain né à Chicago en 1961 a grandi dans le Midwest et les grandes étendues canadiennes. Désormais il vit en Californie où il partage sa vie entre l’écriture et son activité de vétérinaire
◊ Les foudres de la sor’cière (Roman) Aventures Fantasy
France Loisirs-Fantasy, 1/2010 — 730 p., 12.50 € — Ser. : Les bannis et les proscrits 2 — The banned and the bannished 2.Wit’ch storm, Del rey 1998 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Anne-Claire Payet
Précédentes publications :
● Bragelonne-Fantasy, 1/2007 — 502 p., 22 € — Couv. : Anne-Claire Payet
● Bragelonne-Milady, 4/2009 — 633 p., 8 € — Couv. : Anne-Claire Payet
Critiques :
www.actusf.com (Myriam de Loddere) ; www.kimaira-magazine.com (Christophe Van de Ponseele)
→ Alors que les légions noires du démoniaque Gul’gotha déferlaient sur le monde d’Alasea, trois mages, dans une ultime acte de résistance, firent un terrible sacrifice afin que le Chi, l’essence même du Bien, qui avait mystérieusement abandonné les combattants luttant contre les démons ailés du Seigneur Noir, puisse être préservé à travers le Grimoire, réceptacle de la magie sauvage que, quelques cinq cents ans plus tard, une sorcière devait régénérer. Dans le premier tome de cette série nous avions appris que la jeune Elena était l’élue de la prophétie. Entre temps, la pratique de la magie a été oubliée par le commun des mortels et les guerriers des légions noires sont devenus de simples soldats chassant les hérétiques qui menacent de corrompre le royaume. Poursuivie par les monstres ailés de Gul’gotha Elena, après l’assassinat de sa famille, a trouvé refuge auprès d’un groupe de parias et de hors-la-loi composée du gardien du fameux Grimoire et de trois représentants des éléments que sont le feu, la terre et le vent. Pour se protéger des espions du Seigneur Noir ils devront d’abord quitter le pays d’Alasea, puis se déguiser en troupe de saltimbanques afin d’échapper aux sinistres créatures chargés de les arrêter à touts prix dans leur quête de la cité perdu où est caché le fameux Grimoire, l’ouvrage mystique qui détient la clé de la défaite de Gul’gotha. Parallèlement à la fuite d’Elena, James Clemens agrémente ce second tome de deux autres intrigues. Celle tout d’abord qui nous relie à Joach, le frère d’Elena. Capturé par les séides de Gul’gotha juste après le massacre de sa famille, ce dernier est sous l’emprise du maléfice du moine Greshym qui l’oblige a accomplir des actes contraires à sa propre volonté. Mais, par un heureux hasard, il parvient à s’en libérer. Il décide alors de feindre cette diabolique dépendance afin d’espionner le Seigneur Noir et d’ainsi pouvoir secourir sa sœur lorsque le moment sera venu. Conjointement l’auteur nous conduit vers un autre personnage, Sy’wen, la petite sirène, une me’rai dont le peuple vit au fond des océans depuis une éternité. Cependant, cette dernière ne rêve que du monde des bannis : celui des êtres qui marchent sur terre et, lors d’une aventureuse promenade en surface pour observer les hommes, elle est capturée par des pêcheurs avec Cerite, le dragon de sa mère. L’entrelacement de ces trois intrigues permet de donner encore plus de richesse à l’histoire, tandis qu’au fil du récit chaque protagoniste acquiert plus d’épaisseur à travers les différents rencontres qui lui seront proposées ainsi que les diverses épreuves qu’il aura à affronter. C’est ainsi que l’ensemble de l’œuvre prend de l’ampleur, agrémenté par un luxe de détail et un profond souci de réalisme, tandis que nous suivons les efforts pathétiques d’Elena aux prises avec sa magie naissante qu’elle a de plus en plus de mal à contrôler, tout en sachant que de sa manière de l’appréhender pourra dépendre la suite de son destin et sa transformation en sor’cière blanche ou sor’cière noire. La suite d’une série originale qui allie avec un rare bonheur le fantastique et la fantasy, le tout baignant dans une atmosphère de passions exacerbées où l’émotion est toujours au rendez-vous et où le ferment de l’aventure rythme le défilement des pages.
Les autres titres de la série :
1.Le feu de la sor’cière
2.Les foudres de la sor’cière
3.La guerre de la sor’cière
4.Le portail de la sor’cière
5.L’étoile de la sor’cière
CLEMENS James (Usa)
Pseudo de Jim Czakjowski
Cet auteur américain né à Chicago en 1961 a grandi dans le Midwest et les grandes étendues canadiennes. Désormais il vit en Californie où il partage sa vie entre l’écriture et son activité de vétérinaire
◊ Le feu de la sorcière (Roman) Aventures Fantasy
France Loisirs-Fantasy, 1/2010 — 532 p., 12,50 € — Ser. : Les bannis et les proscrits 1 — Banned and the Bannished 1. Wit’ch fire, Ballantine-Del Rey, 8/1998 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Anne-Claire Payet
Précédentes publications :
● Bragelonne-Fantasy, 4/2006 — 421 p., 22 € — Couv. : Anne-Claire Payet (différente)
● Bragelonne-Milady poche, 11/2008 — 544 p., 8 € — Couv. : Anne-Claire Payet
Critiques :
www.phenixweb.net (Channe)
→ Au cours d’une nuit particulièrement sanglante, trois mages sacrifient leur vie dans une ultime acte de résistance afin de sauver le pays d’Alasea de l’invasion des terribles Carnassires du démoniaque Gul’gotha . Ainsi le Grimoire fut créé dans le sang à partir de visions, de prophéties et de magie sauvage afin de demeurer l’instrument qui, un jour, pourrait soustraire Alasea au joug des puissances des ténèbres sous lequel le pays entier était tombé. Cinq cent ans plus tard, à l’anniversaire de cette nuit sinistre, la jeune Elena découvre l’intensité du pouvoir magique qui l’habite. Mais avant même qu’elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir a lancé derrière elle ses créatures maudites désireux de s’approprier la magie des pouvoirs embryonnaires qu’elle détient, pouvoirs destinés à devenir extraordinaires car, jusque là, aucune femme n’avait pu manipuler la magie. Dismarum, son âme damnée, nom d’emprunt de Greshym, l’un des trois mages ayant jadis officié dans l’acte de création du Grimoire, est chargé de retrouver la jeune fille qui s’est enfuie avec son frère Joach après le meurtre de leurs parents par les mol’grati, d’énormes vers carnivores dont le soldat Rockingham, outil de chair démembré et reconstitué par le Seigneur Noir afin d’accomplir ses plus infâmes desseins, était le réceptacle. Traquées par un skal’tum, une monstrueuses créature ailée, les deux enfants trouvent refuge dans le village le plus proche où ils sont secourus par un surprenant mais efficace trio composé Er’ril de Strandi le Chevalier Errant, le frère immortel du mage Shorkan, mort lors de la nuit de la création du Grimoire, de Nee’lahn la nayade du peuple des nymphes et de Kral a’Davrun le colossal montagnard. Le skal’tum terrassé, Rockingham entre leurs mains, ils ne peuvent cependant pas empêcher Dismarum de disparaître en emmenant Joach avec lui. Désormais en grand danger ils rejoignent la demeure de Boln, l’oncle d’Elena. Celui-ci est en vérité un sorcier qui leur fait des révélation sur le départ du Chi, un esprit bienveillant qui s’était allié à la magie élémentale dont la terre est imprégnée, mais qui disparut mystérieusement lors de l’intrusion des armées et des monstres de Gul’gotha le Cœur Noir. Il leur parla également de la Fraternité, un ordre d’initié manipulant la magie Blanche, qui créa et protégea le Grimoire avant de devenir la Fraternité Brisé après que le Seigneur Noir ait étendu son emprise sur Alasea. Mais il fit également mention de la Sonorité, une société secrète formée par Sisa’kofa, la sorcière de l’esprit et de la pierre, basée sur le potentiel particulier des femmes à discerner chaque fibre tenus de la trame qui constitue l’essence même de la magie. Une Sisa’kofa dont Elena était la descendant directe. Enfin ils apprennent qu’ils incarnent les puissances élémentaires devant se liguer pour libérer Alasea : Kral pour la magie minérale, Nee’lahn pour la sylvestre et Er’ril pour une dernière encore plus mystérieuse. Ensemble ils constitueront une bande de parias et de hors-la-loi appelée les Bannis et les proscrit auxquels viendront s’adjoindre plus tard les métamorphes Mogweed et Fardale, si’lura chargés d’une mission vitale chez les humains dont ils savent parfaitement revêtir l’aspect et Tol’chuk le demi og’re et descendant du Parjure, qui doit aller au delà de la Porte des Esprits afin de libérer ces derniers et tuer le Fléau afin de restaurer l’honneur de sa famille. Leur première mission sera de chercher dans les ruines de l’ancienne Académie de la Fraternité, prés de la demeure de Boln, la clé permettant d’accéder à la cité de Val’Loa où jadis Er’ril cacha le Grimoire aussi appelé le Journal Sanglant. Une quête semée de multiples embûches où Dismarum aura son mot à dire en utilisant Joach, le frère d’Elenea, afin de forcer celle-ci à venir rejoindre le Cœur Noir. Le 1er tome d’une fascinante série de Fantasy, le premier des bets seller d’un auteur maintenant reconnu dans le domaine de la Fantasy, qui fut traduit en une douzaine de langues et qui tient à a fois des quête à la Tolkien et de la noirceur familière aux pénombres de la dark fantasy. A noter le préambule présentant l’ouvrage en lui-même comme un livre interdit et martelant cette phrase de mise en garde : L’auteur est un menteur. A prendre aussi en compte que James Clemens est le pseudo de Jim Czaijkowsky, un auteur américain né à Chicago en 1961.
Les autres titres de la série :
1.Le feu de la sor’cière
2.Les foudres de la sor’cière
3.La guerre de la sor’cière
4.Le portail de la sor’cière
5.L’étoile de la sor’cière

mercredi 10 mars 2010

JORDAN Robert (Usa)
Pseudo de James Oliver Rigney Jr.
Pseudo = Reagan O’Neal, Jackson O’Reilly

Né en 1948 à Charleston, en Caroline du Sud, , cet auteur américain fit de brillantes études dans le collège militaire de The Citadel où il est diplômé en physique. Après avoir travaillée pour la Navy en tant qu’ingénieur nucléaire, il part pour le Vietnam, où il reçoit de nombreuses médailles. En 1977 il commence à écrire, publiant des romans historiques sous le pseudo de Reagan O’Neal, et des westerns, sous celui de Jackson O’Reilly. Mais c’est dans Fantasy, sous la signature de Robert Jordan, qu’il connaît son plus grand succès avec le cycle de « La roue du temps ». Atteint d’une maladie orpheline rare il décède à l’âge de 58 ans le 17 septembre 2007
◊ Secrets (Roman) High Fantasy
Fleuve Noir-Rendez-Vous Ailleurs — 372 p., 20 € — Ser. : La roue du temps 20 — Wheel of time 10.Crossroad of twilight, Tor, 1/2003 — Tr. : Simone Hiling — Couv. : Etienne Le Roux
→ Dans ce 20ème volume de la série (selon le rythme des traductions françaises) qui débute au chapitre 15 du tome 10 américain, nous abandonnons quelques temps le sillage de Perrin et de Mat englués dans leurs propres aventures, pour nos concentrer sur d’autres protagonistes de cette fabuleuse saga. Elayne, tout d’abord, un Aes Sedai, c'est-à-dire une femme capable de puiser dans la vrai source du Pouvoir Unique en canalisant, très proche de Rand al’Thor et en lutte pour la succession du trône d’Andor dont elles est la légitime héritière. Un héritage que lui contestent d’autres prétendantes, dont Arymilla, Haut Siège de la Maison Marne, et la non moins redoutable Elenia. Pendant ce temps à Tar Valon, le lieu de résidence des Aes Sedai de la Tour Blanche, l’heure est une fois de plus à l’union contre le Ténébreux qui menace à nouveau le monde. Une alliance qui fera table rase des antagonismes passés en accueillant dans son sein d’anciennes ennemis, y compris les rebelles menées par Egwene al’Vere, l’ancienne apprentie de Nynaeve, la guérisseuse du Champ d’Emond, le village natal de Rand al’Thor, qui était également son fiancée. Car charger les Asha’man, la contrepartie masculine des Aes Sedai, de lutter seuls contre le Ténébreux équivaudrait à leur conférer un pouvoir absolu dont il pourrait faire mauvais usage. Le Dragon Réincarné, quant à lui, après être parvenu à purifier de la Tache du Ténébreux le saidin, la partie masculine du Pouvoir Unique (le saidar étant la partie féminine) cet équivalent de la magie utilisé par les hommes et les femmes sachant canaliser, se cache dans une petite ville avec l’aide de Cadsuane, la plus vieille des Aes Sedai encore en vie. Travaillé par ses propres démons, qui l’empêchent de distinguer qui sont ses alliés ou ses ennemis, il doit cependant mettre sur pied une coalition capable de faire basculer le sort du monde et, en proie à ses doutes, il ne sait pas encore s’il pourra mener à bien cette tache primordiale. La suite d’un cycle majeur dans l’univers de la Fantasy contemporaine, au même titre que L’Arcane des épées de Tad Williams ou du Trône de fer de George R. R. Martin nous entraînant dans un univers fascinant où le conflit éternel entre la Lumière et les Ténèbres se pare d’une intense dimension émotionnelle symbolisée par les héros écorchés vifs qui tissent la trame de cette intrigue fertile en rebondissements. A noter pour les fans de la série, et de la collection Rendez-Vous Ailleurs des éditions Fleuve Noir qui la développe actuellement, que cette dernière a désormais sa place sur l’incontournable Face Book à l’adresse suivante : http://www.facebook.com/#/pages/Rendez-vous-Ailleurs
Les autres titres de la série :
1.La roue du temps
2.L'oeil du monde
3.Le cor de Valere
4.La bannière du dragon
5.Le dragon réincarné
6.Le jeu des ténèbres
7.La montée des orages
8.Tourmentes
9.Etincelles
10.Les feux du ciel
11.Le seigneur du Chaos
12.L'illusion fatale
13.Une couronne d'épées
14.Les lances de feu
15.Le sentier des dagues
16.Alliances
17.Le cœur de l’hiver
18.Perfidie
19.Le carrefour des ombres
20.Secrets
JORDAN Robert (Usa)
Pseudo de James Oliver Rigney Jr.
Pseudo = Reagan O’Neal, Jackson O’Reilly
Né en 1948 à Charleston, en Caroline du Sud, , cet auteur américain fit de brillantes études dans le collège militaire de The Citadel où il est diplômé en physique. Après avoir travaillée pour la Navy en tant qu’ingénieur nucléaire, il part pour le Vietnam, où il reçoit de nombreuses médailles. En 1977 il commence à écrire, publiant des romans historiques sous le pseudo de Reagan O’Neal, et des westerns, sous celui de Jackson O’Reilly. Mais c’est dans Fantasy, sous la signature de Robert Jordan, qu’il connaît son plus grand succès avec le cycle de « La roue du temps ». Atteint d’une maladie orpheline rare il décède à l’âge de 58 ans le 17 septembre 2007
◊ Le carrefour des ombres (Roman) High Fantasy
Fleuve Noir-Rendez-Vous Ailleurs — 408 p., 20 € — Ser. : La roue du temps 19 — Wheel of time 10.Crossroad of twilight, Tor, 1/2003 — Tr. : Simone Hilling — Couv. : Etienne Le Roux
→ C’est toujours avec un grand plaisir que les fans de Robert Jordan retrouvent les principaux protagonistes de cette prestigieuses saga de La roue du temps devenue un best seller mondial qui a inspiré des jeux de rôles et des jeux vidéo avant d’intéresser à présent le cinéma, puisque les studios Universal viennent d’en acquérir les droits. Depuis les premiers volumes du cycle (scindés en deux dans la traduction française) et paru dans la défunte collection Fantasy des éditions Rivages, nous suivons le destin mouvementé de Rand al’Thor, un jeune paysan devenu le Dragon Réincarné, c'est-à-dire le champion de la Lumière dans la lutte impitoyable que celle-ci mène contre les Ténèbres. Au fil des volumes se sont regroupés autour de lui des héros et des héroïnes dont les trajectoires se croisent et s’entrecroisent à travers les aventures épiques vécues dans ce royaume mythique aux prises à un combat séculaire entre deux forces d’égale puissance qui s’affrontent depuis la nuit des temps. A l’amorce de 19ème tome Robert Jordan nous propose de suivre les traces de l’infortuné Perrin, un compagnon de la première heure de Rand al’Thor, parti sur les traces des Shaidos qui ont enlevé sa femme Faile. Rongé par l’inquiétude, il est prêt à tout pour la libérer, même à s’allier avec Seanchans, les féroces guerriers d’un Empire en mal de conquête dont la force est fondé sur l’enchaînement des dramanes, des femmes capables de canaliser le Pouvoir Unique. Mais cela implique qu’il est prêt à trahir le Dragon Réincarné, le premier à s’être opposé à ses redoutables envahisseurs (cf. La bannière du Dragon et Le cor de Valere) et à se renier lui-même. Mat, quant à lui, s’efforce d’échapper aux même Seanchans et, pour se faire, il n’a pas trouvé mieux que de kidnapper et courtiser Tuon, la Fille des Neufs Lunes, l’impératrice qui règne sur le Trône de Cristal et qui a entre ses mains la destinée de l’Empire. Une femme qui, selon la prophétie, devrait devenir son épouse. Cependant, dans le monde de Rand al’Thor, les prophéties n’annoncent bien souvent que ruines et sang. La suite d’une série désormais poursuivie par l’écrivain Brandon Sanderson, qui prolonge l’histoire en se servant des notes laissées par Robert Jordan, mort des suites d’une maladie orpheline rare et grave, l’amylose, en 2007. Un titre à ne pas confondre avec le thriller à l’atmosphère mystérieuse de Bernard Simonay publié chez Alphée en mai 2009.
Les autres titres de cette série :
1.La roue du temps
2.L'oeil du monde
3.Le cor de Valere
4.La bannière du dragon
5.Le dragon réincarné
6.Le jeu des ténèbres
7.La montée des orages
8.Tourmentes
9.Etincelles
10.Les feux du ciel
11.Le seigneur du Chaos
12.L'illusion fatale
13.Une couronne d'épées
14.Les lances de feu
15.Le sentier des dagues
16.Alliances
17.Le cœur de l’hiver
18.Perfidie
19.Le carrefour des ombres
20.Secrets

mardi 9 mars 2010

CANAVAN Trudi (Australie)
Née à Melbourne le 23 ooctobre 1969 Trudi Canavane st essentiellement connue pour sa Trilogie du Magicien Noir qui a fait également l’objet d’une préquelle. Ayant remporté le prix Aurealis de la meilleur nouvelle de Fantasy dés sa première publication elle conjugue à la passion de l’écriture celle d’illustratrice et de designer free-lance
◊ La prêtresse blanche (Roman) High Fntasy
Bragelonne-Fantasy (broché) — 551 p., 19,90 € — Ser. : L’Age des Cinq 1 — Age of the five 1.Priestess of the White, HarperCollins Australia, 10/2005 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Stéphane Collignon
Précédentes publications : Bragelonne-Fantasy (Relié), 6/2009 — 551 p., 28 € — Couv. : Stéphane Collignon
→ Comme d’habitude les éditions Bragelonne nous proposent la reprise en version broché d’un livre publié quelques mois auparavant dans une plus luxueuse édition reliée réservé à quelques perles de leur riche catalogue. On y suit la destinée de la jeune Auraya Teinturier, qui mène une existence paisible dans un petit village auprès de sa mère malade et de Leiard, un Tisse-rêve, membre d’une secte hérétique de sorciers guérisseurs condamnés par la religion régnante, qui s’occupe de son éducation. Ayant, grâce à son ingéniosité, secouru les villageois en fâcheuse posture, elle se fait remarquer par la Blanche Maïrae, une élue des dieux, qui lui propose d’intégrer le clergé dominant de ce monde divisé par différentes religions. Et voilà qu’en seulement dix ans elle passe du rang de simple prêtresse à celui de l’un des cinq Blancs, les plus puissants serviteurs des dieux. Toutefois, elle n’a guère le temps de profiter de son nouveau statut et des pouvoirs exceptionnels que les divinités lui ont offerts. En effet, de mystérieux sorciers noirs parcourent le continent en laissant derrière eux un sillage de mort et de carnage. Parallèlement, la rumeur se répand qu’une puissante armée venue du Sud s’apprête à fondre sur le monde de la prêtresse Blanche. Afin de conjurer ce danger, Auraya et ses compagnons font de leur mieux pour celer de nouvelles alliances. Cependant, la jeune femme aura besoin de parvenir à la totale maîtrise de ses nouveaux pouvoirs pour espérer venir en aide à son peuple. Le premier volet de la nouvelle série de Trudi Canavan, auteur australien qui a rencontré un énorme succès avec la publication de son précédent triptyque, la trilogie du Magicien Noir. On y retrouve tous les ingrédient qui ont fait le succès de son œuvre, à savoir un harmonieux mélange entre magie, religion, et héroïne intrépide, le tout pimenté par quelques pincées d’amour interdit. Un roman reposant sur la figure de proue d’une figure féminine forte qui parvient à gérer l’ambivalence de sa vie de prêtresse et de femme, tout en faisant preuve d’un grand déterminisme qui l’a fait souvent sortir des sentiers battus toujours dans le but de se vouer à une noble cause et non dans le seul dessin de satisfaire de mesquines ambitions personnelles, le tout inséré dans l’écrin d’un affrontement manichéen opposant les fameux cinq dieux Blancs aux sinistres magiciens sombres venus du sud. Les premiers pas d’une nouvelle série qui nous permettra de patienter en attendant que Trudi Canavan finisse d’écrire The Magician’s apprentice, la préquelle un seul tome de la trilogie du Magicien Noir.
Les autres titres de la série :
1.La prêtresse blanche
2.La sorcière indomptée
VERLANGER Julia (Fr)
Pseudo de Héliane Taïeb/Pseudo = Gilles Thomas
Née en 1926, près avoir publié une vingtaine de nouvelles dans diverses revues consacrées à la SF et au Fantastique, Julia Verlanger fit une entrée remarquée dans la collection Anticipation du Fleuve Noir dont elle contribua largement à rehausser le niveau. Abordant tous les genres, romans planétaires, récits postcataclysmiques, space opera, et Fantasy, elle occupe une place à part dans l’univers de la SF francophone féminine au point que depuis 1986 un prix portant son nom récompense les œuvres de SF et de Fantasy. Elle est décédée en 1982
◊ Les portes de la magie (Recueil) Aventures Fantasy
Bragelonne-Les Trésors de la SF — 665 p., 25 € — Ser. : Intégrale 4 — Couv. : Benjamin Carré — Sommaire :
ROMANS
- La flûte de verre froid, signé Julia Verlanger
Précédentes publications :
● Librairie des Champs Elysées-Le Masque Fantastique 1er série n°9, 4ème trim. 1976 — 256 p., 5,50 € — Couv. : Jean-Jacques Vincent
● Fleuve Noir-Anticipation 1934, 12/1993 — 192 p. 5 € — Couv. : Florence Magnin
- La porte des serpents, signé Gilles Thomas
Précédente publication : Fleuve Noir Anticipation 1013, 2ème trim. 1980 — 224 p., 5,34 € — Couv. : Young Artists
● Fleuve Noir-Anticipation 1887, 10/1992 — Couv. : Florence Magnin
- Les cages de Beltem, signé Gilles Thomas
Précédentes publications :
● Fleuve Noir-Anticipation 1191, 12/1982 — 192 p., 5,34 € — Couv. : Tim White
Réédition : Fleuve Noir-Anticipation Legend 1968, 9/1995 sous le titre Les cages de Beltem Tome 1.Acherra — 314 p., 49 Frs — Couv. : Florence Magnin
● Fleuve Noir-Anticipation Legend 1969, 9/1995 sous le titre Les cages de Beltem Tome 2.Offren — 320 p., 49 Frs Couv. : Florence Magnin
NOUVELLES
- La fille de l’eau
Précédentes publications :
● In Fiction 47, 10/1057, signée Julia Verlanger
● In Les oiseaux de cuir, recueil Fleuve Noir-Anticipation 1999, 12/1996, signée Gilles Thomas
- Reflet dans un miroir
Précédente publication :
● In Fiction 63, 2/1959, signée Julia Verlanger
● In Les oiseaux de cuir, recueil Fleuve Noir-Anticipation 1999, 12/1996, signée Gilles Thomas
ANNEXES : Textes et entretiens
● Entretien avec Julia Verlanger (paru in Lunatique 20, 1966)
● Tribune de Julia Verlanger (paru in A la poursuite des SFans 5, 11/1977, signé Gilles Thomas)
● Entretien avec Jean-Pierre Taïeb, époux de Julia Verlanger (par M.H. in Chimères 10, 6/1990)
→ Héliane Taïeb est plus connue en France sous ses pseudonymes de Gilles Thomas et Julia Verlanger. C’est de ce nom d’ailleurs qu’elle signa les trois romans d’héroic fantasy regroupés dans ce tome 4 de son intégrale, Julia Verlanger pour les deux premiers, et Gilles Thomas pour le dernier. Déjà, dans certains de ses récits de science-fiction, elle aimait transporter l’intrigue sur des mondes revenus au stade médiéval, comme dans D’un lieu lointain nommé Soltrois qui a fait l’objet d’une adaptation en bande dessinée aux Humanoïdes Associés en 2006. Cette 4ème intégrale est consacrée à ses récits de Fantasy. On y retrouve trois romans et deux nouvelles. Le premier d’entre eux, La flûte de verre froid, nous parle d’un temps où la Terre s’appelait Géha. Un temps de monstres et de démons, de sortilèges et de maléfices, de sorciers et de rois, de déesses et de héros, de prouesses et de héros, un temps où les légendes étaient devenues réalité. C’est là, à l’Ere de la Fin des Rêves située juste après le Quatrième Déluge, que nous suivrons le destin de Jax, un jeune guerrier d’Arten condamné au supplice du pal à la cour de Nizzar et sauvé par la sorcière Janarella. En échange cette dernière lui demande de se rendre dans le pays de Kaitaizan pour aller chercher une mystérieuse flûte de verre froid enfermée dans la Tour Indigo située dans la Vallée de la Désespérance. Accompagné de Jirri, le valeureux chat de Gormon, aussi intelligent qu’un homme, et plus courageux que bon nombre d’entre eux, il devra affronter de nombreux dangers et, en particulier, le sorcier Eutaaten, serviteur du prince démon Sabtris, qui convoite le même précieux objet. Le second roman, La porte des serpents, est un récit à la première personne narré par Jérôme, un jeune homme qui, ayant accepté de servir de cobaye pour une machine de téléportation (précédent le célèbre Blade de Jeffrey Lord) se retrouve dans le monde moyenâgeux de Lada peuplé de toutes sortes de créatures mythiques, tels de puissants Centaure dans le village desquels il est recueilli. Et pour regagner sa Terre natale il n’a désormais qu’un seul moyen : trouver la mystérieuse Porte des Serpents. Un périple qui l’entraînera sur la piste de Rr’jhill, un beau serpent femelle, enquêtrice d’une race hyper évoluée qui guidera ses choix futurs. Le troisième titre, Les cages de Beltem, nous présente deux héros d’un autre temps, Geller Galt et Mauran Querre. Des êtres qui font partis des vaincus du camp d’Acherra battus par les troupes du despote Eller Prove et surtout par ses Scienceur, des prêtes qui ont réussi à chasser de son temple la douce déesse Alémi pour imposer le culte de leur dieu sanguinaire Beltem. Condamnés à périr par le feu les hérétiques sont chassés sans pitié. Pourtant Dame Urraque, dépossédée de son pouvoir, espère encore que sa ville retrouvera sa liberté d’antan. Et cela grâce à une poignée d’hommes téméraires et rusés comme Gellert Galt et Mauran Querre. Un roman qui fut l’objet d’une suite intitulée Offren publiée en 1995 en tant que n°1969 de la collection Anticipation-Legend des éditions Fleuve Noir. A noter également, pour l’anecdote, que ce roman signé Gilles Thomas, reçut le Prix Julia Verlanger 1996 en raison du manque de qualité des ouvrages publiés cette année là aboutissant à ce qu’un prix dédié à un nom de plume récompense un autre nom de plume, les deux pseudonymes se rapportant à la même personne, Heliane Taïeb. Deux nouvelles naguère parues dans la revue Fiction, puis reprises dans le recueil Les oiseaux de Pierres Sourdes, Fleuve Noir-Anticipation 1999 en 1996, sous la signature de Gilles Thomas complètent cet avant-dernier volume de l’intégrale Julia Verlanger dont la postface est une compilation d’entretiens et de textes de l’auteur et de son mari, Pierre Taïeb, publiés dans différents fanzines de 1966 à 1990.
Les autres titres de la série :
1.La Terre sauvage
2.Récits de la Grande Explosion
3.Dans les mondes barbares
4.Les portes de la magie
5.Les parias de l’impossible
SAPKOWSKI Andrzej (Pologne)
Ecrivain polonais né le 21 juin 1948 à Lodz. Après avoir étudié l’économie, il a commencé à écrire des histires fantastiques et de fantasy et a rencontré le sucés grâce aux récits retraçant l’histoire de Geralt de Riv, le Sorceleur.
◊ Le baptême du feu, (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy — 372 p., 20 € — Ser. : La saga du sorceleur 3 — Chrzest ognia, 19996 — Tr. : Caroline Raszka-Dewez — Couv. : Etienne Le Roux
→ Dans ce troisième volume de la Saga du Sorceleur nous continuons de suivre les aventures de Geralt de Riv, le chasseur de monstres, qui a pris sous sa protection la jeune Ciri, la petite fille de Calanthe, souveraine du royaume de Cinthraz qui s’est suicidé après l’invasion de son pays par l’armée de l’empire Nilfgaard. Ayant détecté que dans les veines de cet enfant coule la magie du sang elfe, Geralt la conduit à Kaer Morhen, l’antre des derniers Sorceleurs où, aidé de son amie, la magicienne Merigold, il découvre sa véritable nature et l’ampleur de ses pouvoirs. Des capacités qui font d’elle l’être le plus recherché de ce monde en ébullition, notamment par les troupes de Emhyr var Emreis, l’empereur des Nilfgaard, mais aussi par un mystérieux sorcier qui n’hésite pas à s’en prendre aux autres Sorceleurs afin de parvenir à la retrouver. Désormais objet de toutes les convoitises, l’ombre de la jeune Ciri plane sur l’assemblée générale des magiciens qui se déroule sur l’île de Thaned. Mais la réunion tourne vite à l’émeute quand se dévoilent au grand jour les intrigues minant les rangs des sorciers qui compte pas mal de traîtres parmi eux. Dans l’affolement, Geralt est blessé, et il ne doit son salut qu’aux soins attentionnés des dryades qui l’ont recueilli. Cependant, il ne tarde pas à apprendre que Ciri a été enlevée par les hommes de l’empereur et que, dorénavant, elle se trouve à Nilfgaard où elle est destinée à devenir l’épouse d’Emhyr var Emreis, qui espère à travers elle accroître encore plus ses immenses pouvoirs. Résolu à empêcher cette union contre nature, le Sorceleur reprend une nouvelle fois la route, accompagné de Jaskier, son fidèle ami barde, et d’autres compagnons de fortune qui se joindront à lui. Ensemble ils seront entraînés dans un périple semé d’embûches, tandis que la guerre fait rage de tous les côtés et que les magiciens rescapés tentent désespérément de sauver l’avenir de la magie. La suite d’une série d’heroic fantasy polonaise devenue un best seller mondial traduit en neuf langues et ayant donné lieue à une adaptation en jeu vidéo sous le titre de The Watcher. Doté d’une apparence physique quasi humaine, à l’exception de ses longs cheveux blancs (semblables à ceux de l’Elric albinos de Michael Moorcock), seuls vestiges de la mutation qu’il a subi, Geralt de Riv est en fait un véritable super héros doté de pouvoirs surnaturels grâce aux mutations opérées par les élixirs, la magie, et un entraînement forcené aux armes blanches qu’il a pratiqué dans sa jeunesse. Avec des yeux qui lui permettent de voir dans l’obscurité, une force physique exceptionnelle et une parfaite maîtrise de toutes sortes d’arts martiaux, il est néanmoins envahi par des marées d’émotions comme l’amour envers Yennifer, la fascinante magicienne, et l’attachement quasi paternel qui le rapproche de Ciri. Des sentiments qui revêtent son personnage hors nature d’un indéniable habillage d’humanité facilitant l’identification du lecteur. Parfois cynique et compliqué dans ses choix quand la situation l’exige, le Sorceleur s’affirme en tant que prototype même du anti-héros confronté à une situation qui met en péril la survie même du monde où il déambule, tandis qu’il loue son épée et sa bravoure au service du plus offrant toujours porté par le même idéal à la Van Helsing : débarrasser la terre des créatures démoniaques qui l’habitent. En cela même il représente un personnage attachant de la fantasy contemporaine, l’exotisme en plus, puisque il n’est pas issu de l’hégémonique terroir anglo-saxon.
Les autres titres de la série :
1.Le dernier vœu
2.L’épée de la providence
3.Le sang des elfes (La saga du Sorceleur 1)
4.Le temps du mépris (La saga du Sorceleur 2)
5.Le baptême du feu (La saga du Sorceleur 3)