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vendredi 15 mars 2019




Cavalier dragon
(Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
AUTEUR : Cornelia FUNKE (Allemagne)
EDITEUR : GALLIMARD-Hors Collection, 10/2018 — 512 p., 16.90 €
SERIE : Cavalier dragon 1
TO : Drachenreiter, Celilia Dressler, Verlag, Hambourg, 1997
TRADUCTION : Marie-Claude Auger
COUVERTURE : Laura Ellen Anderson
ILLUSTRATIONS : Cornelia Funke
CARTE : Alexis Snell
Préédentes publications : sous le titre Le cavalier dragon
Hachette Jeunesse-Hors Collection, 9/2005 — 528 p., 15 €/Couverture de Arnaud Cremet
Le Livre de Poche Jeunesse 1295, 6/2007 — 572 p., 6.50 €/Couverture de Arnaud Cremet
→ Avec Cœur d'Encre, ce splendide roman sur le pouvoir des mots et des livres qui allait être suivi de Sang d'Encre et Mort d'Encre, l'écrivaine allemande Cornelia Funke avait su conquérir une renommée internationale qu'elle allait asseoir avec la parution de Cavalier dragon qui s'inscrit dans la lignée des histoires d'amitié unissant de jeunes héros aventureux auxquels le lecteur adolescent peut facilement s'identifier à un animal fabuleux dont le symbole le plus frappant reste le dragon. Lorsque, en 2005, Le cavalier dragon paraissait en France chez Hachette Jeunesse avec, en couverture, un splendide dragon montée par un jeune garçon (et une petite kobolde) comme  dans L'Histoire sans fin le film de Wolgang Petersen (1984) tiré du livre de Michael Ende, la Fantasy n'avait pas encore atteint en France son rythme de croisière et Krokmou et Harold de la série Dragons de Cressida Cowell n'avaient pas encore envahi les salles de cinéma. Quand aujourd'hui les éditions Gallimard décident de reprendre le titre et de publier en même temps la suite tant attendue La plume du griffon, le genre a largement conquis son public et tient désormais une place prépondérante dans le domaine des littératures de l'imaginaire reléguant parfois le fantastique et la science-fiction à la portion congrue des rayonnages des libraires. Et en se replongeant dans le roman de Cornelia Funke aujourd'hui ont comprend vite comment il a pu motiver un réel engouement lors de sa parution. L'intrigue est simple et facile à suivre. Dans une vallée écossaise reculée vivent des créatures mythiques, dont les derniers dragons. Les hommes, qui ignorent tout de leur existence, et qui n'ont pas leur pareil pour saccager la nature dont ils son pourtant tributaires, ont décidé d'inonder leur vallée. Face à ce péril ressurgit une ancienne légende parlant de la Lisière du monde, un sanctuaire pour les dragons situé au cœur de l'Himalaya et invisible aux humains. Malgré le scepticisme de la plupart de ses congénères, Long, un jeune dragon plein de fougue, décide de partir à sa recherche. Accompagné de Fleur de Souffre, une petite kobolde au caractère bien trempé, il se rend dans la ville la plus proche afin de rencontre le rat Gilbert Grizzqueue détenteur d'une carte qui leur permettra d'atteindre leur but. Là, ils se lieront d'amitié avec Ben, jeune garçon orphelin qui désormais les accompagnera dans leur quête. Une aventure pleine de périls car, outre la rencontre avec des monstres marins et autres créatures fantastiques, ils devront se mesurer à Ortimore, un maléfique dragon doré  créé par un alchimiste perfide et gourmand qui l'a façonné afin de chasser les dragons à sa place et qui, lui aussi, recherche l'emplacement de la Lisière du Monde afin d'engloutir tous les dragons qui s'y trouvent. Aidés par le professeur Barnabas Wiesengrund, conscient de la présence de créatures mythiques à travers la planète, ce petit groupe d'aventuriers devra déjouer les multiples obstacles qui se dresseront sur leur route et rencontrera toutes sortes d'êtres singuliers tels que des gobelins de la forêt, des nains de pierre et Fil de Fer, l'homoncule, également façonné par le démoniaque alchimiste, dont Ortimore a dévoré les onze autres frères. Une quête qui trouve son écho parmi les dragons de la Lisière du Monde, un lieu sur lequel plane l'ombre de la mythique Sangri-La de la tradition Bouddhiste,  chez qui une prophétie parle d'une cavalier dragon qui viendra un jour les libérer de la menace du dragon doré mettant en danger leur petit monde, ainsi que chez les moines tibétains occupant le monastère pour lesquels l'arrivée de Long est synonyme de bonheur, comme cela est le cas dans les croyances populaires de nombreuses cultures orientales, contrairement au monde occidental où le christianisme a fait des dragons des engeances diaboliques confinées dans des rôles perfides et destructeurs. A noter que les créatures mythiques craignent les humains vus comme des êtres irrespectueux envers la nature, intolérants et peu enclins au pacifisme qui les transformeraient en spécimens de zoos, de musées, ou en objets de chasses, s'ils avaient connaissance de leur existence. Des préoccupations écologiques et touchant au vivre ensemble et à l'intolérance qui trouvent un lugubre écho dans le déroulement de notre quotidien et dans le cadre où évoluent nos société contemporaines. Une raison de plus pour découvrir ou redécouvrir ce livre qui bénéficient en outre de nombreuses illustrations intérieures en noir et blanc réalisées par Cornelia Funke.
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mardi 12 mars 2019

La plume de griffon
(Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
AUTEUR : Cornelia FUNKE (Allemagne)
EDITEUR : GALLIMARD-Hors Collection, 10/2018 — 426 p., 15.90 €
SERIE : Cavalier dragon 2
TO : Drachenreiter.Die Feder eines greifs, Celilia Dressler, Verlag, Hambourg, 2016
TRADUCTION : Marie-Claude Auger
COUVERTURE : Laura Ellen Anderson
ILLUSTRATIONS : Cornelia Funke
CARTE : Alexis Snell 
→ Il aura fallu attendre des années pour que Cornelia Funke donne une suite à sa série pour adolescents Cavalier dragon et qu'enfin elle soit publiée en France, les éditions Gallimard profitant de l'occasion pour rééditer le tome 1 sous une nouvelle présentation. Dans ce livre largement illustré par les dessins en noir et blanc de l'auteure nous retrouvons le jeune Ben Dupré et son dragon Long assistant aux derniers jours de Barbe d'Ardoise, un vieux dragon qui a trouvé refuge dans les cavernes de Mimameidr creusée dans un recoin de Norvège afin d'accueillir toutes sortes d'êtres fabuleux tels que les dragons qui n'avaient pas pu partir pour la lisière du monde, leur sanctuaire himalayen, mais aussi des trolls, des lutins ou des sirènes. Avec sa sœur Guenièvre, Fleur de Souffre, la kobolde quelque peu jalouse du lien le rattachant à Long, et de Fil de Fer, l'homoncule créé par un alchimiste dont le dragon Ortimore avait dévoré les onze frères, il apprend que Syneffo, la jument du dernier couple de Pégases, ces chevaux ailés porte-bonheur,  existant dans le monde a été mordue par un serpent. Pour la sauver, il faut la ramener à Mimameidr avec Anemos, son étalon et leurs trois œufs fraichement pondus qu'il faudrait soumettre à une plume de griffon dont les tuyaux contiennent une substance qui assure la croissance même du métal et de la pierre si l'on veut espérer qu'ils donnent naissance à de nouveaux pégases, les derniers de leur espèce. Or les griffons sont des êtres fabuleux fiers de leur cruauté et leur aptitude à tuer. Embarqué dans la machine volante du troll Hothbrod et de sa copilote la rate Lola Grizzqueue Ben se lance donc dans une nouvelle et périlleuse aventure : dénicher une plume de griffon, farouches créatures que l'on dit particulièrement attirées par l'or. Voyageant de Norvège, en Inde puis dans les îles indonésiennes Ben et ses compagnons finiront par se confronter au redoutable Kraa, un roi parmi les griffons qui ne rêve que d'une chose : défier en combat singulier leur ennemi héréditaire, un dragon, et, en l'occurrence, il s'agira de Long. Non contente d'illustrer cette suite tant attendue Cornelia Funke nous fournie à travers le chapitre Qui est qui en fin de volume une liste de toutes les créatures fabuleuses présentent dans ce livre et s'adresse à travers ses notes aux jeunes lecteurs français en leur expliquant pourquoi elle avait mis tant de temps à poursuivre les aventures de Ben et de Long. Une merveilleuse occasion de retrouver la famille Dupré si attaché à  la protection des créatures magiques en danger et de se plonger dans un récit fertile et émotions et rebondissements

mercredi 17 octobre 2018


Terres de glace
(Roman) Jeunesse / Aventure Fantasy
AUTEUR : Cassandra O'DONNELL (France)
EDITEUR : FLAMMARION JEUNESSE-Hors Collection, 6/2018 — 224 p., 10 €
SERIE : Malenfer Les Terres de magie 5
COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Jérémy Fleury
Autres titres du cycle : 1.La forêt des ténèbres – 2.La source magique – 3.Les héritiers – 4.Les sorcières des marais
→  Grâce aux pouvoirs de Diseuse de Zoé son frère Gabriel, le jeune maître dragon et ses amis ont pu sortir vainqueur de la bataille des marais de Houquelande qui les opposaient aux Souriciens et aux sorcières félonnes. Mais si Zoé s'était révélé alors comme l'une des créatures magiques les plus puissantes de ce monde, elle   n'était pas encore capable de contrôler l'étendue de ses pouvoirs, ce qui la rendait aussi dangereuse pour ses ennemis que pour ses alliés. Dés lors Batavius, le sorcier-lune de Gazmoria, mentor de Gabriel, l'héritier qui s'est dressé face à toute puissance des Souriciens, décide de l'envoyer chez Haya l'ancienne, une vieille magicienne habitant dans une grotte de l'autre côté des Terres Magiques qui devra lui apprendre à maîtriser son don. Malgré ses réticences, Zoé accepte de monter sur le dos d'Elzemath, le dragon de ténèbres lié à Gabriel, qui la conduira vers Haya. Pendant ce temps l'Héritier et ses compagnons, M. Plexus le nain, Mme Cranechauve le troll, Mme Laurence la sorcière, Ysallandrill l'elfe de glace, Mme Elfie l'elfe et M. Lycantropus le loup-garou, partent en direction du pays des lacs où ils ont localisé la présence de Linus, l'un des trois chefs souriciens qui ont juré la perte des Héritiers. En chemin, ils rencontrent une sorcière mourante qui leur annonce qu'un traître se cache dans leur rang, puis ils font étape dans la cité marchande de Mitrill dirigée par les Erzath, des gnomes aux pouvoirs terrifiants. Pendant ce temps Zoé conduite par Elzemath arrive dans son village de Wallagar et constate que celui-ci a été détruit et que sa famille a disparu. Cependant leurs amis Thomas, Ezéchiel et Morgane sont encore en vie, mais prisonniers des ombrachs. Gabriel devra les délivrer avant de s'enfoncer dans les Terres de Glace jusqu'au palais des sanguinaires loups-garous où M. Lycantropus, en réalité le prince Eliazad, banni de son royaume par son propre frère, le maléfique Linus, devra se battre pour récupérer sa couronne, tandis que se profile l'ombre menaçante d'un terrible cavalier noir. Le second tome de la nouvelle trilogie, Malenfer Terres de magie, série de Fantasy  imaginant un univers où le monde a été séparé entre les terres magiques et celles de humains dont le premier tome La forêt des ténèbres a été adapté en BD, qui confirme tout le talent de Cassandra O'Donnell, auteur jeunesse à qui l'on doit également le succès du cycle du Monde Sombreterre. Une nouvelle fois elle entraîne ses lecteurs dans une passionnante aventure pleine de magie et de dragons portée par des personnages dont on partage avec tout autant d'intérêt les multiples péripéties auxquelles ils sont confrontés que les émotions qui les animent.

mercredi 10 octobre 2018


L'épée de l'hiver
(Roman) Aventures Fantasy
AUTEUR : Martha RANDALL (Usa)
EDITEUR : GALLIMARD-Folio SF 604, 4/2018 — 374 p., 7.40 €
TO : The sword of winter, 1983
TRADUCTION : Nathalie Serval
COUVERTURE : Alain Brion
Précédentes publications :
● Opta-Club du Livre d'Anticipation 121, 9/1986 — 400 p. — Couverture & illustrations de Florence Magnin
● Les Moutons Electriques, 5/2016 — 240 p., 19.90 € — Couverture de Melchior Ascaride
→ Rien ne prédestinait la farouche cavalière Leyth à croiser le chemin de l'orphelin Emris. Et pourtant,  en dépit des réticences de la jeune femme, leurs destins vont se trouver étroitement mêlés dans un monde menacé par le chaos déclenché par la lente agonie du tout puissant seigneur Gambin, qui a régné en tyran pendant de nombreuses années sur la glaciale province de Jentesi. Or, non content de prolonger plus que de raison son séjour sur terre, le perfide despote retarde la désignation de son successeur, ce qui, immanquablement provoque un affolement général parmi ceux qui espèrent coiffer la couronne à sa place. Une progéniture d'où émerge l'inquiétante présence de Culdyn, dangereux prince héritier dont notre héroïne se méfie au plus haut point et qu'elle n'entends surtout pas servir comme elle a été obligée de le faire en tant que femme-lige du diabolique Gambin. Ouvrant son premier chapitre dans la chaude atmosphère d'une taverne villageoise, enchaînant sur une suite de paysages enneigés et se terminant dans un huis-clos au sein du château de Jentesi, une citadelle minée par toutes sortes de complots et de trahisons, ce livre alterne avec bonheur les changements de décors tout en permettant aux lecteurs de s'appuyer sur une galerie de personnages finement ciselés  poussant secrètement leurs pions au seins de sanglantes intrigues qui permettent de maintenir l'attention à chaque détours de page. Tandis que les relations entre Leyth et Emris, farouchement résolu à découvrir le mystère d'une origine dont il est bien loin de deviner toutes les implications, le récit s'enfonce langoureusement dans la volontaire ambivalence provoquée par l'immersion dans ce décor semi-moyenâgeux. Un univers rongé par les transformations où dagues et épées, baronnies et guildes, dont celle des cavaliers transportant les messages à travers tout le royaume, et machine divinatoire cohabitent avec la modernité naissante d'un télégraphe balbutiant et d'une première ligne de chemin de fer, tandis des prémices d'armes à feux permettent de lutter contre les incursions préoccupantes  des Piégeurs. Porté par un personnage féminin qui affirme son emprise sur son entourage, ce qui, somme toute, représentait une thématique assez rare dans un roman écrit en 1983, ce livre, publié la première fois en France en 1986 dans la prestigieuse collection du Club du Livre d'Anticipation des éditions Opta avec les riches illustrations de Florence Magnin,  puis repris aux Moutons Electriques en 2016, méritait amplement cette réédition poche servie par une remarquable couverture d'Alain Brion qui nous transporte tout de suite dans l'ambiance aventureuse des premières pages du récit.
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mercredi 12 septembre 2018


L'Anneau des serpents de feu
(Livre jeux) Aventures Fantasy
AUTEUR : Ian LIVINGSTONE (Grande-Bretagne)
EDITEUR : GALLIMARD JEUNESSE-Folio-Un livre dont vous êtes le héros, 4/2018 — 346 p., 13 €
SERIE : Défis Fantastiques 25
TO : The port of peril, Scholastic, LD, 2017
TRADUCTION : Sophie Brun
COUVERTURE : Robert Ball
ILLUSTRATIONS : Vlado Krizan
Carte d'Allansia : Leo Hartas
→ Vous êtes un brillant bretteur qui, entre deux aventures, est venu prendre un moment de repos dans l'Auberge de la Grenouille Dodue au sein de la cité fluviale de Calice. Là vous rentrez par hasard en possession d'une carte chiffonnée montrant le chemin d'un fabuleux trésor dissimulé dans une grotte du Pic du Crâne. Vous allez vous décider à tenter l'aventure, mais, ce faisant vous allez être confronté à la réincarnation de Zanbar Bone, le redoutable Prince-Démon, ancien élève du grand enchanteur de Yore. Perverti par la magie noire, mais laissé à l'état de squelette vivant après son combat contre Yaztromo et Nicomède, deux mages au service du bien, il est parvenu à fonder un domaine non loin du Port de Sable Noir, la cité la plus malfamée du monde de Titan. De là, il compte bien envoyer ses hordes de squelettes ressurgis de la tombe afin de décimer les vivants. Pour se débarrasser de ces créatures des ténèbres il vous faudra trouver l'Anneau des Serpents de Feu, dont les pouvoirs magiques vous assureront la victoire contre le nouveau Prince de la Nuit, Zanbar Bone. Mais, pour y parvenir, il vous faudra affronter vos pires cauchemars parmi lesquels prennent place des créatures comme les Gronks, des créatures extrêmement venimeuses qui se terrent près de petits rochers, des Hippochères aux corps replets montés sur quatre courtes pattes à la gueule garnie de défenses acérées, des Norguls, humanoïdes assez petits, redoutables combattants animés d'une sauvagerie bestiale qui cuisinent leurs victimes dans les repaires souterrains où ils se cachent, ainsi que des Diablotins bleues, à la tête disproportionnée affublée d'une paire d'yeux verts reptiliens et d'une grande bouche ornée d'une multitude de dents pointues. C'est seulement après avoir triomphé de ces embûches que vous parviendrez à vos fins et que vous pourrez consulter les Archives de l'Allansia placée à la fin de ce volume inédit de la série Défis Fantastiques publié en grand format avec un design de Robert Ball et des illustrations de Vlado Krizan.

La forêt de la malédiction
(Livre jeux) Aventures Fantasy
AUTEUR : Ian LIVINGSTONE (Grande-Bretagne)
EDITEUR : GALLIMARD JEUNESSE-Folio-Un livre dont vous êtes le héros — 254 p., 12 €
SERIE : Défis Fantastiques
TO : The forest of doom, Scholastic, LD, 2017
TRADUCTION : Camille Fabien
COUVERTURE : Robert Ball
ILLUSTRATIONS : Vlado Krizan
Carte d'Allansia : Leo Hartas
→ Alors que condottière infatigable, vous vagabondez dans les confins du nord  de l'Allansia, une contrée du monde de Titan, vous tombez sur Gromollet, un nain agonisant qui, dans un dernier souffle, vous demande de récupérer le manche et la tête du légendaire Marteau de Pont-de-Pierre, qui seul protègera le paisible village de Pont-de-Pierre des malédictions qui le menacent. Pour cela, après avoir choisi entre les trois personnages que sont Caldra Jordhun, l'antiquaire, Tibur Boitonneau, le vaillant nain de Fangtane, et Harlak Erilsson, l'aventurier des froides contrées de Frostholm, vous devrez pénétrer dans la dangereuse Forêt des Ténèbres peuplée de toutes sortes de créatures démoniaques. Afin de conserver une chance de s'en sortir vivant, vous devrez au préalable vous rendre chez Yaztromo, le grand mage, qui seul pourra vous vendre les recettes magiques qui vous protègeront des êtres sanguinaires qui hantent cette mystérieuse forêt. C'est seulement munis de ces précieux talismans que vous serez en mesure de vous frotter aux Clones, petits humanoïdes créés à partir d'un champignon géant et le plus souvent contrôlés par un démon, aux hommes-chats, dont les membres sont terminées par des pattes griffues et qui seraient les victimes d'une malédiction lancée sur les chats par un sorcier maléfique, aux Géants des Forêts, humanoïdes de très grande taille dont seul le manque d'intelligence les empêchent de s'organiser en une puissante armée capable de dévaster des cités entières, ou aux Changeurs de Formes, des êtres à l'apparence reptilienne capables de se camoufler en créatures bien moins menaçantes, telles que des lutins, des elfes, ou même des humains, pour mieux vous berner et vous attaquer par surprise. C'est en bravant tous ses périls que vous arriverez au terme de cette nouvelle aventure de la série Défis Fantastiques qui bénéficie, pour cette réédition grand format, du design de Robert Ball, des illustrations de Vlado Krizan et d'un appendice en fin de volume, Les archives de l'Allansia.

La citadelle du chaos
(Livre jeux) Aventures Fantasy
AUTEUR : Steve JACKSON Grande-Bretagne)
EDITEUR : GALLIMARD JEUNESSE-Folio-Un livre dont vous êtes le héros — 256 p., 12 €
SERIE : Défis Fantastiques
TO : The citadl of chaos, Scholastic, LD, 2017
TRADUCTION : Marie Saint-Dizier & Raymond Farré
COUVERTURE : Robert Ball
ILLUSTRATIONS : Vlado Krizan
Carte d'Allansia : Leo Hartas
→ Après nous avoir proposé la réédition en grand format du célèbre Sorcier de la Montagne de Feu, les éditions Gallimard Jeunesse enchaînent avec le second tome de la série Défis Fantastiques, La citadelle du chaos; Vous y ferez la connaissance de l'effroyable sorcier Balthus, dernier descendant de la lignée des Terribles après Gandor et Tyran qui, de son repaire de la Citadelle du chaos, lance ses armées maudites sur l'Allansia, l'un des continents du monde de Titan, et plus précisément sur la paisible ville de Salamonis dans la Vallée des Saules. Afin de sauver son royaume, le sage roi Salomon demande de l'aide  au grand enchanteur de Yore, trop âgé pour participer à cette bataille, mai qui délègue l'un de ses disciples afin de mener les combats auxquels vous participerez sous les traits, soit de Barlun Fauchand, fils d'un modeste cultivateur, de Fingwilas, le demi-elfe, ou de Adhrinaël d'Ulinort, un jeune garçon batailleur. Votre mission consiste à pénétrer dans la Tour noire, le repaire de Balthus le Terrible, afin de l'arrêter avant que son armée de monstres recrutés dans les grottes du Pic de la Roche soit prête à déferler sur le monde. Afin d'y parvenir, vous devrez affronter une foule de créatures démoniaques, tels que les Garks, croisement contre nature de gobelins et de géants, les Calacorn, impressionnants monstres bicéphales apparentés aux hommes lézards, ou les Ganjees, des êtres terrifiants qui existent à la fois dans le monde des Esprits, dont ils sont originaires, et sur Titan, ce qui les rend quasi invulnérables. Dés lors, armé de votre gomme et de votre crayon, vous n'avez plus qu'à vous lancer dans cette périlleuse et passionnante aventure qui bénéficie, comme les prochains volumes de la série, du nouveau design de Robert Ball.

samedi 20 janvier 2018


Le fil du destin
(Roman) Aventures Fantasy /Mythologie japonaise
AUTEUR : Lian HEARN (Angleterre)
EDITEUR : GALLIMARD-Pôle Fiction 114, 11/2017 — 689 p., 9.80 €
SERIE : Le clan des Otori 5
TO : Tales of the Otori 5.Heaven’s net is wide, Hachette Australia, Sydney 2007
TRADUCTION : Philippe Giraudon
COUVERTURE : Yuko Shimizu
Précédente publication :
● Gallimard-Hors Collection, 1/2008 — 600 p., 23 € — Couverture de Christian Broutin
● Gallimard-Folio 4932, 6/2009 — 704 p ., 9.49 €
Autres titres de la série : 1.Le silence du rossignol – 2.Les neiges de l’exil – 3.La clarté de la lune – 4.Le vol du héron
→ Venu clôturer magistralement une série dépaysante sur le Japon féodal, ce cinquième tome du Clan des Otori s’inscrit en fait en prélude au premier opus de la série, Le silence du rossignol. En quelques 600 pages il va nous raconter la vie du jeune Shigeru avant sa rencontre avec Tomasu. Ainsi le lecteur peut mieux appréhender la suite des événements qui constitueront la série proprement dite. Formé à l’art de la guerre et de la dissimulation, Shigeru dont normalement succéder à son père. Mais ce dernier meurt lors de la bataille de Yaegahara l’opposant au clan rival de Lida. Shegeru est mis à l’écart et ses oncles règnent à sa place. Feignant la soumission, le jeune homme prépare cependant sa vengeance dans l’ombre, comme son enseignement lui a appris. Vivant en reclus, et bien que surveillé en permanence, il parvient toutefois à nouer des liens avec les mystérieux Invisibles, et fait la connaissance de Dame Maruyama, dont il tombe amoureux. Mais c’est en apprenant qu’un jeune garçon vivant dans les montagnes parmi les Invisibles ressemble étrangement aux Otori, qu’il comprendra que le temps est venu d’obtenir réparation. Il partira donc à sa recherche et baptisera Takeo celui qu’il considère comme le sel capable de détruire la puissance de Lida. La fin d’un conte fantastique à la Shogun venant éclairer toute l’histoire du clan et fournir de précieuses informations sur cette splendide épopée qui devait être une trilogie au départ. A noter que les éditions Gallimard proposent également les titres de la série en CD audio.
Lian Hearn est le pseudo de Gillian Rubinstein, née en Angleterre en 1942, qui a passé son enfance entre le Royaume Uni et le Nigeria avant de s’installer en Australie en 1973. Diplômée de l’Université d’Oxford elle est passionnée de culture japonaise, ce qui l’a conduit à écrire le cycle du « Clan des Otori » publié sous le pseudonyme de Lian Hearn, Lian en rappel de la son prénom Gillian, et Hearn en hommage au grand Lafacadio Hearn auquel elle voue une grande admiration.
Autres couvertures :
Le vol du héron
(Roman) Aventures Fantasy /Mythologie japonaise
AUTEUR : Lian HEARN (Angleterre)
EDITEUR : GALLIMARD-Pôle Fiction 113, 11/2017 — 744 p., 10.40 €
SERIE : Le clan des Otori 4
TO : Tales of the Otori 4The hash cry of the heron, Hachette Australia, Sydney 2007
TRADUCTION : Philippe Giraudon
COUVERTURE : Yuko Shimizu
Précédente publication :
● Gallimard-Hors Collection, 2/2007 — 621 p., 24 € — Couverture de Christian Broutin
● Gallimard-Folio 4724, 6/2009 — 752 p ., 10.50 €
Autres titres de la série : 1.Le silence du rossignol – 2.Les neiges de l’exil – 3.La clarté de la lune – 5.Le fil du destin
→ On sait que ce cycle était d’abord construit sur la base d’une trilogie. Mais Lian Hearn confessa que les personnages s’étaient tellement imbriqués dans son imaginaire qu’elle se sentit obligée, longtemps après la parution du tome 3, d’écrire à nouveau sur eux. Seize ans se sont donc écoulés lorsque nous retrouvons Takeo et Kaede qui règnent en paix sur le clan des Otori. Mais cette période de calme et de sérénité n’est pas faite pour durer. Alors que le couple élève tendrement ses jumelles, Miki et Maya, aux dons particuliers qui ont besoin d’être perfectionnés, et leur fille aînée, la belle Shigeko, destinée à leur succéder, la conjoncture de sinistres événements va se refermer sur eux. Car des ombres sinistres planent sur les maîtres des Trois Pays. D’abord la Tribu qui, bien que réfugiée dans des villages isolés, n’a pas oublié les guerres du passé et entends bien exercer sa vengeance. Dans ce but elle abrite en son sein Hisao, le fils caché de Takeo, que son père adoptif Akio a élevé dans la haine de son véritable géniteur dont la prophétie annonce qu’il deviendra le meurtrier. Et ce sont justement deux jeunes membres de la Tribu qui briseront la quiétude ambiante en tentant d’assassiner Takeo. Ces événements ne font qu’attiser les dissensions internes du clan qui voit d’un mauvais œil les talents particuliers des jumelles et l’absence d’héritier mâle. Désormais Takeo doit également se méfier de sa propre famille, et en particulier de Hana, la sœur de Kaede et de son beau-frère Zenko. Sans oublier l’Empereur des Huit-Iles qui convoite toujours les Trois Royaumes et qui, par l’intermédiaire de son messager Kono, lui a demandé d’abdiquer en faveur de Sada, son nouveau général de guerre. Tandis que des étrangers faisant le commerce de redoutables armes à feu et prônant une nouvelle religion s’introduisent peu à peu dans le pays, Takeo décide alors d’aller lui-même  plaider sa cause devant le monarque. Au préalable il prend soin cependant de séparer les jumelles afin d’assurer leur sécurité. Durant son absence, Kaede perd un fils qui vient de naître. Folle de douleur et bouleversé en apprenant l’existence de Hisao, elle cède les Trois Pays à Zenko qui n’attendait que ce moment. Le temps des batailles est donc revenu pour Takeo blessé dans ses sentiments les plus profonds, qui devra asseoir l’avenir de Shigeko, son aînée, tandis que les jumelles suivront leur propre destin fertile en rebondissements. L’avant dernier tome d’une série qui pérennise le penchant de l’auteur pour la culture japonaise imprégnant profondément le récit, mettant l’accent sur les intrigues politiques et sur les rapports entre hommes et femmes dans un monde où le sexe dominant se taillait déjà la part du lion.
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lundi 14 août 2017

Port d’âmes
(Roman) Aventures Fantasy
AUTEUR : Lionel DAVOUST (France)
EDITEUR : GALLIMARD-Folio SF 577, 5/2017 — 688 p., 9.30 €
COUVERTURE : Alain Brion
Précédente publication : Scrinéo, 8/2015 — 544 p., 23 € — Couverture de François Baranger
Après s’être fait une place dans le monde de la SF (Nouvelle-Crobuzon de China Miéville, la thématique des univers-ville s’est également imposée dans celui de la Fantasy. Les lecteurs du genre ont eu ainsi le plaisir de parcourir les ruelles au parfum de magie de la Mother London de Michael Moorcock, de la Lankhmar de Fritz Leiber, la Neverwhere de Neil Gaiman, pour n’en citer que quelques unes parmi beaucoup d’autres. Ils découvriront dont avec un tout intense émerveillement les trésfonds d’Aniagrad où le jeune Rhuys, héros charismatique ayant traversés les tribulations de la déchéance et du revival, devra se frayer un chemin semer d’embûches et de mille e tune perversions. Dans ces précédents livres, le roman la volonté du dragon (Critic,) et le recueil La route de la conquête, Lionel Davoust nous avait présenté l’univers d’Evanégyre, un monde créé de toute pièce dans lequel il nous invitait à entrer semant sur notre route une multitude de détails autant géographiques, qu’historiques ou sociologiques. Situé chronologiquement dans le futur de cet univers le récit se déroule à un moment d’extinction des Ages Sombres, cette période qui a suivi le déclin du Saint Empire d’Asrethia, voyant se perdre dans le bourbier de l’oubli les avancées technologiques aussi bien que sociales qui faisaient sa splendeur. On y suit la trajectoire de Rhuys ap Kaledan, jeune noble déchu, forcé de travailleur pendant 8 ans au galère pour rembourser les dettes contractées par l’un de ses oncles dévoré par le démon du jeu. Désormais libre, Rhuys arrive à Aniagrad afin de redorer le blason de sa famille qui a été acculée à la ruine par des financiers peu scrupuleux passés maître dans l’art de profiter des faiblesses de leurs débiteurs. D’abord guidé par, qui l’initiera notamment aux transferts, ces rituels magiques qui permettent à un acheteur potentiel de partager pour un temps les émotions liées à un moment clé de la vie d’un vendeur, Rhuys, dans sa quête de réhabilitation va justement tomber entre les mailles du filet que les Administrateurs, pontent intouchables du règne de la Finance, tissent sur Aniagrad, monde clos à cheval entre Renaissance et Moyen Age devenue une redoutable cité du mensonge dont les habitants ne sont que des pions au service d’un but qui les dépasse et dont ils ne sont véritablement que les misérables victimes. Rhuys, tout au long des    page de cet ouvrage devra apprendre à évoluer entre les murs de cette cité franche où tout semble permis, sauf ce que les lois des Administrateurs interdisent, et alors malheur à ceux qui ont l’imprudence de les transgresser. Un grand moment de fantasy mis en valeur par une couverture dans un style très « orientaliste » d’Alain Brion.
Autre couverture :

dimanche 12 février 2017

Thya
(Roman) Aventures Fantasy
AUTEUR : Estelle FAYE (France)
EDITEUR : GALLIMARD-Folio SF 564, 12/2016 — 368 p., 8,20 €
SERIE : La voie des Oracles 1
COUVERTURE : Pierre Droal
Précédente publication : Scrinéo, 10/2014 sous le titre La voie des oracles — 352 p., 16.90 € — Couverture de Aurélien Police
Les autres titres de la série : 2.Enoch – 3.Aylus
Dans la Gaule du V° siècle après Jésus-Christ, bien qu’il soit devenu chrétien, l’Empire romain continue néanmoins d’abriter au sein des territoires régis par la pax Romania des créatures issues de l’ancienne magie, tel le Faune qui assiste sans le vouloir à la tentative d’assassinat perpétrée sur le général romain Gnaeus Sertor, le célèbre héros vainqueur de Othon le Vandale. Tentative, puisque ce dernier n’est que grièvement blessé, au grand désappointement de son fils, l’ambitieux et sans scrupule Aedon, qui complote pour prendre sa place. Afin de le sauver sa fille, la jeune Thya, décide de s’enfuir de sa villa d’Aquitania afin de gagner la cité-forteresse de Brog, bâtie non loin du lieu où Gnaeus vainquit naguère les barbares,  et d’utiliser les pouvoirs que son père lui a imposé de toujours cacher. Car Thya est la dernière Oracle capable de prédire l’avenir et représente un atout important dans la manche des Anciens Dieux qui n’ont pas tous disparus, comme le rusé Sylvanius. Traquée par des mercenaires à la solde de son frère, Thya va bientôt lier son destin à celui d’Enoch, deuxième personnage central de ce roman, un Maquilleur professionnel, fils d’une prêtresse barbare dont il a hérité une partie des pouvoirs de dissimulation lui permettant de gagner sa vie en indiquant aux jeunes femmes les meilleurs moyens de mettre en valeur leur beauté. Etant parvenu à rejoindre Paulus Metius, un ancien centurion ayant jadis servi sous les ordres de son père, elle échappe grâce à lui aux maraudeurs qui tentent de la tuer. Cependant, elle finit par tomber dans les griffes du père abbé Théodose en guerre contre tout ce qui se rapproche des païens, des magiciens, des augures et de tous le suppôts des faux dieux qui n’attendent qu’une occasion pour briser l’élan d‘un christianisme montant en puissance dan la Gaule et l’Empire Romain tout entier. Ce dernier la conduit à Andemantunnum, la plus grande cité de Gaule, afin de lui offrir un procès en sorcellerie des plus expéditifs. Une ville où Aedon s’est trouvé un nouvel allié en la personne de Flavius Namitius, le fils bedonnant et oisif du proconsul Flavius Salone. Cependant, les deux prisonniers réussissent à s’échapper et son amenés à Gnaeus Aylus, le Diseur des Monts, chef de la révolte des barbares contre l’autorité romaine et frère de Gnaeus Sertor qui lui doit sa propre gloire. Tourmenté par les visions qu’elles ne parvient pas à contrôler, irrésistiblement attirée par la personnalité trouble d’Enoch, confrontée aux révélations sur la passé trouble de son propre père, la jeune Oracle doit continuer à se soustraire aux recherches de son frère, tout en ne connaissant pas encore le rôle primordial qu’elle doit jouer dans une partition compliqué où les Frontières entre l’En-Dessous et la surface sont devenues poreuses depuis que la nouvelle religion a affaibli les gardiens des Enfers, et que certains Anciens voudraient utiliser ses pouvoirs pour leur propre compte. Le premier tome d’une trilogie qui nous plonge à merveille dans l’ambiance de cette Gaule gallo-romaine grignotée par les avancées du christianisme ou survie une mythologie antérieures arborant encore de beaux reste, le tout décrit avec un soin méticuleux apporté au moindre détail, géographie, flore, faune, décors, urbains, tenus des personnages, avec leurs us et leurs coutumes. Une époque où Estelle Faye arrive à marier à merveille l’aspect historique très bien documenté avec des apparitions fantastiques plongeant leurs racines dans le merveilleux, un peu comme l’avait fait Henri Loevenbruck dans son cycle de la Gallica dans un livre dont l’intrigue se déroule au fil des pages tels les anneaux d’un serpent dont le lecteur est invité à suivre les palpitantes reptations.
Autre couverture :

dimanche 5 février 2017

La quête du prince boiteux
(Roman) Aventures Fantasy
AUTEUR : Paul CARTA (France)
EDITEUR : GALLIMARD-Folio SF 562, 4/2016 — 512 p., 8.80 €
SERIE : Chroniques d’au-delà du seuil 2
COUVERTURE : Camille Alquier
Précédentes publications : L’Archipel-Fantasy, 1/2015 — 374 p., 19.95 €
→ Dans le domaine de la Fantasy (car il écrit également de la SF, L’artefact sicilien, Sur l’échiquier des étoiles, après-demain les chiens, etc…) j’ai connu Paul carta à travers Le Petit Dieu ouvrage publié aux éditions mélis en 2004, qui racontait l’éveil d’une divinité dans un temple enseveli au sein d’une cité maudite. Je le retrouve ici avec le premier volet d’une ambitieuse trilogie paru en grand format aux éditions Archipel que réédite aujourd’hui les éditions Folio. Ce récit nous plonge au sein d’un monde divisé en quatre Dominions, dont le continent Mitellia, qui révère les dieux de l’Alphée, et les trois autres territoires inféodés au culte du Dieu secret et à son représentant sur terre, le Pourvoyeur. Khimaï, jeune prince d’Ethernia, était justement destiné à occuper cette fonction suprême jusqu’à ce que sont père, l’ancien Pourvoyeur, soit assassiné, et qu’il soit chassé par une diabolique machination de la fabuleuse cité de Cœur-du-Monde. Handicapé par une blessure qui l’a rendu boîteux depuis sa jeunesse, il s’enfuit dans les montagnes sous un déguisement de charbonnier. Laissant derrière lui un peuple abusé, ne voyant pas que dernière le masque rituel du Pourvoyeur, se cache un usurpateur. Alors qu’il a trouvé refuge dans un auberge pour s’abriter du froid rigoureux des cimes enneigées des dents du Dragon, Khimaï reconnaît dans une rixe Borhön, son ancien maître d’arme. Désormais manchot, ce dernier a été congédié lors de la disparition du jeune prince, mais, fidèle entre les fidèles, il n’hésite pas une seconde à liguer son sort au sien. Cependant, pour l’aider à reconquérir son trône, il doit l’’aider à retrouver Lathân, la jeune érudite élevée au Temple et destinée à servir le Dieu Secret, son amie d’enfance, qui seul pourra prouver sa véritable identité. Mais pour cela il leur faudra se rendre sur des terres hostiles au Dieu Secret, de l’autre côté du Seuil, dans les terres de Kalenia placé sous la domination de la Déesse du Froid et braver de multiples dangers, les uns plus imprévisibles que les autres. Auprès de Borhön Khimaï retrouve tout son apprentissage de jeune combattant qui lui permet d’anticiper les actions de ses ennemis et d’échapper aux clans hostiles lancés sur ses traces. Au fur et à mesure que l’intrigue se développe, rythmé par la progression des deux compagnons parmi les étendues négeuses on en apprend un plus sur ce monde et sur la vie mouvementée du jeune prince grâce à la narration alternée, toujours appréhendée de son unique point de vue, mais avec de nombreux retour sur son passé qui, à petite dose, nous éclaire sur sa personnalité et sur l’univers qui l’entoure, et notamment le système religieux très particulier que représente le culte du Dieu Secret gardant encore tous ses mystères dans le premier volet de cette trilogie faisant preuve d’une originalité certaine à porter au crédit d’une Fantasy francophone décidément fort en verve par les temps qui courent.
Autre couverture :

mercredi 7 décembre 2016

Vent rouge
(Roman) Aventures Fantasy
AUTEUR : Jean-Luc BIZIEN (France)
EDITEUR : GALLIMARD-Folio SF 561, 10/2016 — 293 p., 16.90 €
SERIE : Katana 1
COUVERTURE : Camille Alquier
Précédente publication : Le Pré-aux-Clersc-Pandore, 5/2013 — 336 p., 16 € — Couverture de Xavier Ribeiro
Critiques : www.actusf.com (Bastien Roche)
→ Le seigneur Thoshiro avait vu juste en essayant de protéger sa femme, Dame Kachiko du regard concupiscant du daimyo, le roi dragon. Mais, il avait été obligé de répondre à l’invitation donnée par ce dernier et, dés qu’il l’avait vu, le daymo l’avait voulue. Dés lors le roi dragon avait capturé, puis décapité Tashiro, non sans le laisser assister à la destruction de son château par le terrible et maléfique vent rouge déchaîné par le daymo. Cependant l’oppresseur n’avait pas obtenu ce qu’il désirait, car Dame Kachiko avait réussi à échapper aux ninjas venus pour la capturer. En fuite avec le vieux guerrier Hatanaka, elle mourut d’épuisement après avoir donné la vie à un garçon, Ichirô. Celui-ci est élevé dans la tradition des moines guerriers par Hatanaka, qui finit par lui apprendre à son adolescence qui il est réellement. Dés lors Ichirô ne pense plus qu’à se venger du démon à l’origine de son statut d’orphelin. Pour cela, alors qu’il a recueilli Buta, jeune paysan doté d’une force de colosse, mais banni de son village à cause de sa couardise, il décide de s’inscrire au concours de recrutement de samouraïs organisé par le daymo afin de s’approcher du démoniaque personnage. Mais, alors que les épreuves doivent se dérouler à l’aide du Bokken, un sabre à en bois destiné à épargner les combattants, Ôno, le jeune samouraï recruteur, le remplace par le Katana, dont les coups sont synonymes de mort. Et il défie Ichirô. Pas assez expérimenté pour ce genre de combat, ce dernier subit de nombreuses blessures avant de perdre conscience. Il se réveille pourtant encore en vie, car, bizarrement, Ôno l’a épargné et il a été déposé sur un charnier d’où Hatanaka s’empresse de l’extirper. Fou de rage le daymo est désormais sur les traces de Ôno, qui s’est raillé au groupe de fuyards, et il a envoyé un ninja redoutable pour s’occuper du jeune recruteur.  Rejoint bientôt par Jotarô, le voleur, et Aiko, le  ninja, le petit groupe va rebondir de péripéties en péripéties dans la plus pure tradition des récits de combats japonais alternant affrontement d’arts martiaux et cascades spectaculaires. Maîtrisant parfaitement son sujet grâce à une parfaite connaissance de la civilisation nippone de la période des samouraïs, Jean-Luc Bizien, auteur reconnu dans le domaine de la jeunesse, mais aussi dans celui des romans de fantasy, des thrillers et des romans historiques, nous offre un diptyque plutôt destiné à un public avide de récits d’aventures où les héros ne s’embarrassent guère de réflexions philosophiques, tout en n’excluant pas une introspection minutieuses des caractères des différents personnages. Empruntant divers éléments fantastiques, il les distille dans une sorte de japon médiéval (geisha, samouraïs, etc…) cependant nullement marqué par la localisation géographique et étend habilement un voile de mystère sur le lien qui unit le jeune orphelin aux quatre compagnons de route qui désormais partagent sa tumultueuse destinée. Une réédition chez Pocket accompagné du deuxième volume du cycle, Dragon noir, les deux sous d’accrocheuse couverture de Camille Alquier.
Autre couverture :

lundi 6 juin 2016


Les sept serpents
(Livre Jeux) Aventures Fantasy
AUTEUR :  Steve JACKSON (Angleterre)
EDITEUR : GALLIMARD JEUNESSE-Figthing Fantasy, 5/2016 — 316 p., 14.50 €
SERIE : Sorcellerie 3
TO : The seventh serpents, Fighting Fantasy Gamebooks, 1982
COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : John Blanche
Précédentes publications :
● Gallimard Jeunesse/Folio Junior-Un livre dont vous êtes le héros 295, 9/1985 — 287 p., 8.80 €  — Couverture & illustrations de Jon Blanche (avec le logo Sorcellerie)
● Gallimard Jeunesse/Folio Junior-Un livre dont vous êtes le héros 295, 9/2004 — 287 p., 8.80 €  — Couverture & illustrations de Jon Blanche (avec le logo Fighting Fantasy)
● Gallimard Jeunesse/Folio Junior-Un livre dont vous êtes le héros 295, 4/2005 — 287 p., 8.80 €  — Couverture & illustrations de Jon Blanche (avec le logo Fighting Fantasy)
Les autres titres de la série : 1.Les collines maléfiques – 2.La cité des pièges – 4.La couronne des rois
→ Voici le troisième volume de la série Sorcellerie, l'une des séries phares de la collection Un livre dont vous êtes les héros de Gallimard Jeunesse, Il bénéficie ici d'une nouvelle présentation et d'un format plus grand 14 x 21 qui favorise la lecture, Un livre qui peut se lire indépendamment des autres titres du cycle et pour lequel les règles de combats sont celles appliquées dans le prototype des romans de cette série : Le sorcier de la Montagne de Feu. Pour cette aventure vous allez incarner un héros chargé de retrouver la fabuleuse Couronne des Rois, un artefact découvert par Chalanna le Réformateur et assurant à tous les monarques qui la possédaient tour à tour de faire régner la prospérité et la paix sur leurs royaumes respectifs. Malheureusement, lors de la nuit de la Lune Noire, alors que la Couronne se trouvait sur les terres d'Analand, elle fut dérobée et emportée dans la ville de Mampang située au  Kalkhabad une contrée balayées par la plus totale anarchie et surnommée Le Repaire de la Vermine du Bout du Monde. Votre mission consistera à ramener cette couronne en Analand afin d'éviter que le pays ne sombre dans le chaos. Pour cela vous devrez traverser les collines de Shamutanti, déjouer les traquenards qui vous seront tendus dans Kharé, la Cité des Pièges, puis vous frayer un passage dans les Terres des Fins Fonds avant d'atteindre la forteresse de Mampang ou vous attendra le terrible Archimage qui complote pour réduire en esclavage tous les royaumes voisins. Mais, attention, outre les multiples périls rencontrés sur votre chemin vous devrez également compter avec sept serpents monstrueux qui filent à vive allure vers Mampang afin d'avertir l'Archimage de votre venue. Pour cette aventure, si vous êtres un joueur débutant, vous pourrez choisir l'optique du jeu simple, c'est à dire sans magie et endosser les attributs d’un simple guerrier ou, si vous êtes un joueur expérimenté qui s'est déjà exprimé dans d'autres livres de la série, vous choisirez d'être un sorcier qui pourra entreprendre l'apprentissage de Formules Magiques qui vous procureront des armes bien plus puissantes que celles des communs des mortels. Dans tous les cas, sachez que, tout au long de ce périple, Libra, la déesse de la justice, veillera sur vous et sera prête à vous venir en aide, mais seulement une fois pour chacune de vos quêtes. Dés lors munis de deux dés, d’un crayon et d'une gomme, vous pourrez sans tarder vous lancer dans cette quête fantastique qui vous réservera bien des surprises et des heures de passionnante lecture.
Autre couverture :