lundi 31 mai 2010

SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden
◊ L’héritage (Roman) High Fantasy
Bragelonne Milady-Grand Format, 2/2010 — 352 p., 19,50 € — Ser. : La légende de Drizzt 7 — Forgotten Realms. The legacy, Wizard of the Coast, 2004 — Tr. : Eric Betsch — Couv. : Todd Lockwood
Précédente publication : Fleuve Noir-Les Royaume Oubliés 18, 1996, sous le tire Les revenants du fond du gouffre — Ser. : Trilogie du retour aux sources 1 — Forgotten Realms. The legacy, TSR, 9/1992
→ Drizzt Do’Urden, l’un des Drows, ces terribles elfes noirs dotés de pouvoirs magiques, a renié les siens et quitté leur cruelle cité souterraine de Menzoberranzan afin de gagner la surface où il s’est fait de véritables amis. Jouissant d’un bonheur qu’il n’a jamais connu il se sent enfin chez lui à Castelmithral où tout le monde se prépare à fêter le mariage de Cattie-Brie et du barbare Wulfgar. Cependant son passé ne tarde pas à le rattraper. En effet sa sœur Vierna, qui a été recueilli par la famille Baenre après la destruction de la famille Do’Urden, espère reconquérir les grâces de la déesse Loth en capturant Drizzt. Pour cela elle fait appel à Bregan D’Aerthe, la plus puissante organisation de mercenaires de Menzoberranzan, que dirige son frère Jarlaxle. Mais, en plus de cette menace, l’exilé de Menzoberranzan doit faire face à un péril plus insidieux en la personne de halfelin Artemis Entreri, l’un de ses ennemis les plus acharnés, qui dissimule habilement son identité sous l’ancien maque magique de Drizzt, qui, bien que l’ayant déjà utilisé, ne connaissait pas la réelle étendue de ses pouvoirs. Forcé de le garder en vie pour obéir aux ordres de Vierna, Enteri livre l’elfe noir renégat à ses anciens compagnons. Toutefois, il réussit à obtenir de cette dernière l’autorisation d’affronter Drizzt dans un duel que les deux protagonistes rêvent de conduire à sont terme depuis toujours. Tandis que le fantastique affrontement commence, les amis de Drizzt, Buenor, Cattie-Brie et Wulfgar, ont réussi à retrouver sa trace. Tous les protagonistes du drame étant ainsi en place, le reste du roman ne sera qu’une suite de combats et de poursuites acharnées avec, pour fil conducteur, l’antagonisme viscéral qui oppose le halfelin à l’elfe banni de, ainsi que l’acharnement de Jarlaxle et Vierna envers leur propre frère, cette dernière n’hésitant pas à faire appel à une Yolchol, un serviteur démoniaque de Lolth, pour vaincre Buenor et les siens lancés sur ses traces. Un retour mouvementé dans l’univers de l’elfe noir le plus célèbre des Royaumes Oubliés qui, depuis les aventures souterraines narrés dans les trois premiers tomes de la série lui étant consacré, s’est taillé une place de choix dans la liste des héros les plus appréciés de la Fantasy contemporaine.
Les autres titres de la série :
1.Terre natale
2.Terre d’exil
3.Terre promise
4.L’éclat de cristal
5.Les torrents d’argent
6.Le joyau du halfelin
7.Les revenants du fond du gouffre ou L’Héritage
8.La nuit éteinte ou Nuit sans étoiles
9.Les compagnons du renouveau
CHESTER Deborah (Usa)
Pseudo = Jay D. Blakeney, Sean Dalton
Née aux Usa en 1957, Deborah Chester a poursuivi ses études à l’université de l’Oklahoma où elle a obtenu deux diplômes consécutifs. Depuis 1978, elle se consacre entièrement à l’écriture, abordant sous divers pseudonymes des genres aussi divers que les romans d’amours, les récits historiques, la science-fiction, et … la Fantasy avec, en particulier le cycle du « Trône du rubis » publié par Milady
◊ La guerre des ombres (Roman) Romantic Fantasy
Bragelonne Milady-Grand Format, 2/2010 — 377 p., 20 € — Ser. : Le trône de rubis 2 — Shadow war, Ace Books, 1/1997 — Tr. : Maxime Le Dain — Couv. : Benjamin Carré
→ L’Empereur Kostimon occupe depuis neuf siècles le trône de rubis, et ce grâce au pacte d’immortalité qu’il a passé avec Beloth, le sombre seigneur de l’ombre. Mais il sait que le temps de rembourser sa dette est venu. Et, pour échapper à son destin, il compte sur le couronnement de la future, Elandra Albain, qui, bien qu’épargné par la souillure de l’ombre, sent venir sa présence. Et, tandis que les ténèbres s’amoncellent inexorablement autour d’elle, celle-ci pressent que son destin est désormais étroitement lié à celui de Caelan. Grâce à ses pouvoirs de guérisseur et à ses talents de guerriers ce dernier est devenu le champion des gladiateurs et a ainsi acquis sa liberté. Mais, lui aussi a vent du complot qui se trame entre les murs de la forteresse impériale. Dés lors, quand Beloth et ses séides viennent assiéger le château il se retrouve partagé entre sa soif de liberté et sa loyauté. Un choix sur lequel repose la vie de Elandra, mais aussi la survie de l’Empire. La suite d’une série d’heroic fantasy s’inscrivant dans la tradition des fresques barbares portées par un héros charismatique expert dans le maniement des armes où magie et forces ténébreuses évoluent dans un background marqué par le tumulte des arènes et la présence de gladiateurs semblant tout droit sortis de l’antiquité romaine, tandis que les bottes des phalanges, plus proches des grecs et de la Macédoine, soulèvent la poussière d’immenses champs de batailles.
Les autres titres de la série :
1.Le règne des ombres
2.La guerre des ombres

dimanche 30 mai 2010

ANTHONY Piers (Usa)
Pseudo de Piers Anthony Dillingham Jacobs
Né à Oxford en 1934, Piers Anthony s’est installé aux Etats-Unis en 1940 avec sa famille, devant citoyen américain en 1958. Après un cursus universitaires, il a exercé divers métiers avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Dans le domaine de la Fantasy on lui doit des cycles majeurs, tels que celui de « L’adepte bleu » et surtout des « Livres magiques de Xanth » véritable bijou du sous-genre baptisé light fantasy
◊ Dragon sur piédestal (Roman) Light Fantasy / Dragons
Bragelonne Milady-Poche, 2/2010 — 510 p., 8 € — Ser. : Xanth 7 — Xanth 7.Dragon on pedestal, Del Rey, 1983 — Tr. : Dominique Haas — Couv. : Julien Delval
Précédentes publications : Pocket-Science-Fiction 5528, 4/1994 — 418 p., 7,80 € — Ser. : Les livres magiques de Xanth 7 — Couv. : Siudmak
→ Le sort d’oubli, qui protège Xanth, le monde magique, des vulgaires, c'est-à-dire les humains, est en train de s’estomper et la menace du dragon de l’abîme se précise. Pour trouver les solutions à ces problèmes Irene, qui règne sur Xanth avec son époux Dor, est parti demander conseil au bon magicien Humphrey. Sa fille Ivette, qui a la faculté d’accentuer les talents de ceux qu’elle rencontre, l’accompagne. Mais, arrivées sur place, elles sont attaquées par le dragon, et Ivette disparaît. C’est à ce moment que l’intervention d’Hugo, le fils d’Humphrey et de la Gorgone provoque le renvoie en enfance du bon magicien et du méchant dragon. De son côté Irene, rejointe par Kandira le golem, Chem le centaure et Zora la zombie, est partie à la recherche de sa fille. Cette dernière s’est toutefois liée d’amitié avec le bébé du dragon de l’abîme. Mais, en cherchant à retrouver Irene, ils tombent entre les mains de Xanthippe la sorcière qui, n’accepte de les libérer que si la souveraine de Xanth lui ramène trois graines magiques qu’elle convoite depuis fort longtemps. Aidée de Xav et Xap, les hippogriffes, Irene devra se rendre sur le mont Parnasse où le sage Simorgh lui donnera les fameuses graines. Cependant, l’histoire est loin d’être terminée. Car, sans attendre le retour de sa mère, Ivette a réussi à s’échapper. S’enfonçant dans la forêt avec le bébé dragon, elle a rencontré Hugo dont elle a amplifié les pouvoirs. Tous trois se trouvent bientôt impliqués dans une féroce guerre entre Harpis et Gobelins, tandis que les Trouillots, les pires bestioles de Xanth, reviennent sur le devant de la scène. Et il faudra que toutes les créatures de Xanth cessent pour un temps leurs querelles afin de se liguer contre ces dangereux envahisseurs qui rêvent de se rendre maître de leur monde. La suite de l’une des plus célèbres séries de light fantasy continuant de déverser sur le lecteur son avalanche de calembours à travers une intrigue menée tambour battant où se rejoignent anciens et nouveaux personnages entraînés dans une suite d’aventures toujours aussi débridées.
Les autres titres de la série :
1.Lunes pour caméléon
2.La source de magie
3.Château-Roogna
4.L'(a)ile du centaure
5.Amours, délice set ogres
6.Cavale dans la nuit
7.Dragon sur piédestal
8.La tapisserie des gobelins

samedi 29 mai 2010

BROOKS Terry (Usa)Pseudo de Terence Dean BrooksAuteur américain né en 1944. Après avoir rencontré le succès avec la publication de sn premier roman, « L’épée de Shannara » en 1997, Terry Brokks s’est imposé comme l’un des héritiers de Tolkien, tout en revendiquant son intention d’écrire à la manière d’Alexandre Dumas
◊ Princesse de Landover (Roman) Light Fantasy / Univers parallèles
Bragelonne-Fantasy, 2/2010 — 384 p., 20 € — Ser. : Royaume magique de Landover 6 — Magic kingom of Landover 6.A princess of Landover, Del Rey, 2009 — Tr. : Isabelle Pernot — Couv. : Steve Stone
→ Pour ce sixième volet de l’une de ses séries fétiches, Terry Brooks nous invite à laisser pour un temps de côté Ben Holiday, le jeune avocat de Chicago devenu roi du pays enchanté de Landover, afin de nous convier à explorer les affres de l’adolescence de sa fille Mistaya, qu’il a eu avec Salica, la ravissante sylfide. Du côté maternel, Mistaya a hérité de dons particuliers, que son père ne veut surtout pas cultiver. Lui qui a combattu des barons rebelles, affronté des monstres crachant le feu, et qui s’est mesuré à des sorcières diaboliques, désire avant tout qu’elle vive une existence semblable à celle des jeunes filles de son âge. Mais la princesse en herbe ne l’entend pas de cette manière. Très vite les murs du pensionnat de Carrington où elle a été reléguée dans le monde normal, avec interdiction formelle d’utiliser ses talents magiques, lui semblent trop exigus. Dés lors, le jour où elle est renvoyée, elle n’a qu’une hâte : retourner à Landover pour faire ce qui lui plait, c'est-à-dire apprendre la magie auprès de l’enchanteur royal. Ben cependant est loin de partager son point de vue. Désireux de la remettre sur le droit chemin, il l’assigne à résidence dans la bibliothèque royale à l’abandon qu’il la charge de rénover. Mortifiée par l’idée de perdre ses jeunes années auprès de ces vieux livres décrépies, et paniquée face à la demande en mariage d’un fort repoussant personnage, Mistaya n’a qu’une solution : s’enfuir. C’est ainsi que débute pour elle une folle aventure où elle rencontrera, un formidable dragon, des gnomes peu commodes, un chat magique, une sinistre sorcière et d’autres personnages et créatures fantastiques qui, de péripéties en péripéties, finiront par la conduire là où elle ne voulait surtout pas aller, tout en mettant son courage à l’épreuve et en lui apportant le royaume sur un plateau. Le sixième tome d’une série pleine d’humour et de magie où l’auteur retourne non sans un réel plaisir après une longue absence puisque le cinquième opus du cycle, Le brouet des sorcières, date de… 1995. L’occasion pour lui de revenir sur des personnages phares de l’histoire, qu’il a remodelée sans cesse tout le long de la série, et de mettre au premier plan du récit la figure d’une adolescente rebelle que ses désirs d’indépendance vont propulser dans en enchaînement d’événements plutôt mouvementé.
Les autres titres de la série :
1.Royaume magique à vendre
2.La licorne noire
3.Le sceptre et le sort
4.La boîte à malice
5.Le brouet des sorcières
6.Princesse de Landover

jeudi 27 mai 2010

McMASTER BUJOLD Lois (Usa)
Auteur américain née dans l’Ohio en 1949. Technicienne de pharmacie dans un hôpital durant quelques années, elle rencontra la célébrité avec ses premiers romans de la saga « Miles Vorkosigan » publiés par Baen Books en 1985. Elle enchaîna ensuite avec le cycle de « Chalion » dans le domaine de la Fantasy et peut s’enorgueillir durant sa carrière littéraire d’avoir remporté de nombreux prix, dont quatre fois le Hugo du meilleur roman, exploit seulement réalisé par le vénérable Robert Heinlein
◊ Horizon (Roman) Aventures Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2010 — 412 p., 20 € — Ser. : Le couteau du partage 4 — The sharing knife 4.Horizon, Eos, 2009 — Tr. : Benoït Domis — Couv. : Laura Csajagi
Critiques :
www.phenix-web.com (Chris de Savoie)
→ En construisant l’univers de la série du Couteau du partage Lois McMaster Bujold voulait avant tout faire d’une histoire d’amour l’intrigue centrale d’un roman de Fantasy. C‘est pourquoi, dans ce quatrième tome, nous continuons de suivre les aventures de Faon la jeune Fermière et Dag , le patrouilleur. Tous deux évoluent dans un monde basé sur la dualité entre les Marcheurs du lac, seul groupe capable de venir à bout des résurgences d’une magie ancienne et malfaisante. Au cours du dernier volume de cette tétralogie Dag le Patrouilleur a décidé de poursuivre ses recherches sur le travail d’essence afin de venir en aide aux Fermiers. Mais, il s’aperçoit très vite que seul il ne peut pas embrasser une telle étendue de connaissance, et tente alors de se rapprocher d’un Guérisseur afin devenir son apprenti. Une initiative que la présence de Faon, son épouse Fermière, rend difficile car il lui faut, pour cela intégrer un camp de Marcheurs qui, bien que protégeant les Fermiers cultivent envers eux une politique du secret et de l’isolement. De son côté, Faon apprécie toujours autant la présence de Dag à ses côtés, mais elle voudrait également bâtir un véritable foyer et se sentir moins seule car leurs anciens compagnons se sont éparpillés : Baie et Brin sont partis vers le nord avec Bo, Hob, et Aubépine, tandis que Rémo et Bar ont rejoint un camp de Marcheurs avec l’ambition de devenir Patrouilleurs. Cependant, dans ce monde en perpétuel changement les chemins de l’aventure sont encore semés d’embûches et le jeune couple n’en a pas finit avec la malédiction qui pèse sur eux et les spectres qu’elle véhicule. Un second diptyque, qui avait été inauguré par le troisième tome Passage, une sorte de voyage fluvial, qui déploie son intrigue le longe d’une expédition terrestre au sein d’un univers dont les paysages et les populations ont été clairement extrapolés à partir du Nouveau Monde, et non façonnés à partir du creuset d’un pseudo Moyen Age européen. La conclusion d’un cycle d’aventures et de romance dont les principaux personnages sont chargés d’une profonde humanité et font preuve d’une intense charge émotionnelle, sans pour cela négliger l’indispensable part de magie qui baigne l’intégralité de la série.
Les autres titres de la série :
1.Ensorcellement
2.Héritage
3.Passage
4.Horizon

mardi 25 mai 2010

DRAKE David (Usa)
Pseudo de David Allen Drake

Auteur américain né en 1945 en Iowa. Ancien combattant du Vietnam, il s’est servi de son expérience de l’époque pour écrire des romans de science-fiction fortement imprégnés de tendances militaires, comme sa série « Hammer’s Slammers ». Outre ce travail et de nombreuses collaborations avec des écrivains tels que Karl Edouard Wagner, Janet Morris, etc… il est également à l’origine d’un grand cycle de Fantasy qui lui a valu une réputation internationale, « Le Seigneur des Isles », traduit en France chez Bragelonne
◊ La servante du dragon (Roman) High Fantasy
Bragelonne Milady-Grand Format, 2/2010 — 572 p., 25 € — Ser. : Le seigneur des Isles 3 — Lord of the Isles 3.Servant of the dragon, Tor, 8/1999 — Tr. : Mathilde Roger — Couv. : Sarry Long
→ Dans ce second opus du cycle du Seigneur des Isles de David Drake nous continuons de suive les trajectoires hors du commun des quatre jeunes habitants du hameau de Barca, à savoir Garric, sa sœur Sharina, Ilna, la jeune paysanne illettrée se son frère Cashel le colosse, devenu le meilleur ami de Garric. Lorsque ce dernier avait sauvé la magicienne Tenoctris de la noyade, il ne savait pas encore que celle-ci allait le conduire à devenir le prince des Isle, successeurs imprévus du roi Carus dont le fantôme hantait désormais son esprit lui prodiguant ses conseils non sans un certain humour. Installé à Valles, principale cité de l’île d’Ornifal avec Sharina à ses côtés occupant l’illustre poste de Haute-Dame, et Ilna, absorbée dans la confection pour les temples de Valles d’une tapisserie fascinante montrant comment la ville fut sauvée de la Bête par le sacrifice de quelques, Garric s’efforce d’instaurer une ère de paix et de justice dans un royaume gangrené par la corruption et les intrigues. Un projet qui se heurte vite aux volontés d’indépendance de certaines îles voisines comme Sandrakkan et Blaise, tandis qu’au sein même du conseil de puissants personnages tels que Attaper et Waldron se disputent le commandement de l’armée. Afin d’étouffer dans l’œuf la sédition latente des îles voisines, Garric décide d’avoir recours aux talents de négociateurs du Seigneur Tadai, son ex-futur trésorier pour rétablir des liens solides avec Sandrakkan. Pour l’ambassade de Blaise, il a choisi sa propre sœur Sharina, mais celle-ci se fait enlever par un oiseau gigantesque qui l’entraîne à travers les tourbillons du temps. Un événement funeste qu’il faut rapprocher de l’apparition d’un pont fantomatique ressurgit des profondeurs marines qui inquiète grandement les habitants de Valles. Une menace issue du passé dont Tenoctris, la vieille magicienne, a réussi à remonter la trace. Celle-ci là mène à Klestis, le palais du puissant mage Ansalem, où ce dernier avait jadis enseigné une partie de ses formidables connaissances à ses acolytes, sept magiciens, dont le plus puissant se nommait Purlio de Mnar, bien vite corrompus par l’étendue des forces en présence. Dorénavant, afin de vaincre les morts qui menacent les royaumes des Isles, Garric et ses fidèles compagnons, Ilna et Cashel doivent reprendre les chemins d’une aventure qui les transportera sur terre, sur mer, et dans de multiples dimensions pour y vivre la suite d’une histoire épique où l’amour tiendra une place prépondérante. Le troisième volet d’une série dont trois autres titres sont parus aux Usa, et qui prend pour base de son intrigue des éléments de la religion sumérienne et des emprunts aux technologies médiévales.
Les autres titres de la série :
1.Le seigneur des Isles
2.La reine des démons
3.La servante du dragon

jeudi 20 mai 2010

CAREY Mike (Gb)
Mike Carey est né en 1959 à Liverpool, en Angleterre. Après des études à l’université de Saint-Pierre, à Oxford, il exerça pendant 15 ans le métier d’enseignant avant de passer à l’écriture de bandes dessinées. On lui doit notamment des scénarios de la série Hellblazer, et collabora à des titres aussi prestigieux que The Sandman ou les X-Men, avant de se tourner vers l’écriture proprement dite et l’urban fantasy en particulier avec la série « Félix Castor : Exorciste et détective privé »
◊ Cercle vicieux (Roman) Fantasy Détective / Fantasy Urbaine
Bragelonne-L’Ombre, 2/2010 — 406 p., 20 € — Ser. : Felix Castor : Exorciste et détective privé 1 — Vicious circle, Orbit, 2006 — Tr. : Christophe Cuq — Couv. : Lapao
→ Londres en proie aux apparitions fantastiques et plongée dans un univers où le réel s’imbrique étroitement au surnaturel, voilà qui semble devenir une habitude aussi courante que les détectives à la Sherlock Holmes évoluant dans des ruelles malfamées où la sinistre silhouette de Jack l’Eventreur arpentant les rivages de la Tamise. Le personnage de Felix Castor inventé par Mike Carey n’est donc pas une vraie originalité et vient s’inscrire dans un lignée d’ouvrages telles que les Chroniques du Nightside de Simon R. Green, des Dossiers Dresden de Jim Butcher, si l’on change le lieu de l’action ou de La trilogie de Bartimeus de Jonathan Stroud, en revenant vers la capitale britannique et les récits pour la jeunesse. Très proche du Harry Dresden de Butcher, Félix Castor est un détective de l’étrange qui a du mal à payer son loyer. Si le Harry en question était accompagné d’un esprit enfermé dans un crâne, Félix cultive dans son entourage une associée succube, préalablement descendue sur Terre pour l’éliminer, Rafi, son meilleur ami possédé par Asmodée, un démon particulièrement puissant, et Nick un indic zombie. Le Londres ici décrit n’est pas un endroit très fréquentable. En effet, depuis quelques temps, les morts ont tendance à s’y trouver si bien, qu’ils négligent de regagner le territoire qui leur est dévolu. Conséquences, des fantômes rôdent un peu partout, s’incrustant dans leurs corps en décomposition avancée ou possédant ceux de toutes espèces d’animaux. Or, ni la science ni la religion sont capables d’endiguer cette vague d’infernales manifestations. De quoi déboussoler les autorités tellement dépassées par la tournure des événements que les politiciens anglais envisagent de faire passer une loi sur la présomption d’existence… A vrai dire, ce dont ils auraient besoin, c’est d’un exorciste et, justement, Félix Castor appartient à cette congrégation de pratiquants du surnaturels et il loue ses services à ceux qui le lui demandent, police ou particulier. D’une part parce qu’il a toujours du mal à boucler ses fins de moi, d’autre part parce que, sous son abord bourru, il aime bien rendre service aux gens. C’est pourquoi lorsqu’un couple lui demande de retrouver le fantôme de leur enfant mort qui a disparu, il accepte de mener l’enquête, d’autant plus qu’un médium au passé douteux serait responsable de l’enlèvement. Fort de l’expérience des ses facultés spirituelles, Félix se met au travail, se confrontant ainsi de nouveaux aux êtres issus de l’Enfer, du Paradis et des autres domaines interlopes qui les jouxtent. Une enquête au demeurant plus orientée polar que fantastique, bien qu’elle finisse par le conduire sur la piste d’un cimetière hanté par quelque chose qui dépasse largement le stade du revenant lambda qu’il rencontre habituellement. Narré à la première personne, comme la série des Dossiers Dresden de Jim Butcher, ce premier tome est en fait le second de la série originale, l’opus précédent, The devil you know, ayant été pour l’instant laissé de côté par les éditions Bragelonne. Il nous permet de faire la connaissance d’un chasseur de fantômes, auxiliaire de Scotland Yard à l’occasion, qui nous entraîne dans une histoire pleine de zombies, de fantômes, de démons et même de loups-garous où les grands méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit et où l’intrigue proprement dite prend plus de place que le background londonien, contrairement à d’autres titres de fantasy urbaine, tel que le Neverwhere de Neil Gaiman, par exemple repris aux éditions Au Diable Vauvert. L’occasion en tous cas pour les fans de comics de retrouver avec Mike Carey l’un des scénaristes de la série culte Hellblazer, qui a travaillé également sur l’univers de Sandman et des X-Men.
WEBER David Mark (Usa)
Auteur américain né à Cleveland, dans l’Ohio, en 1952. Basant ses histoires sur une technologie expliquée de manière cohérente, il insère dans le même cadre de lois raisonnables les principes de la magie. Grâce à la série « Honor Harrington » il est reconnu à travers le monde comme l’un des meilleurs spécialistes de la SF militaire à laquelle il a apporté sa touche d’originalité en préférant conférer à des héroïnes les rôles de personnages principaux d’ordinaire endossés par les hommes dans ce genre d’ouvrages
◊ Cap sur l’Armageddon (Roman) Science Fantasy
Bragelonne-SF, 2/2010 — 667 p., 25 € — Ser. : Sanctuaire 1 — Safehold 1.Off Armageddon reef, Tor, 1/2007 — Tr. : Mikael Cabon — Couv. : Gary Jamroz — Carte : Justine Tellier, d’après les cartes originales d’Ellisa Mitchell
Critiques :
http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr/ (Tom Clegg-Sanctuaire : Weber montre le cap)
→ David Weber est bien connu des fans de SF français grâce à la traduction à l’Atalante de sa série Honor Harrington l’imposant comme l’un des chefs de file de la SF militaire après des illustres aînés tels que Robert Heinlein et son Starship Troopers. Le voilà maintenant qui s’attaque à un genre que l’on pourrait qualifier de space fantasy ou science fantasy dans la mesure où il mélange un univers sciencefictif avec un monde moyenâgeux. Le postulat de base est pourtant purement SF. En effet Werber imagine que les Gbabas, une puissante civilisation extraterrestre à la tête d’un vaste empire interstellaire, sont en train de tailler des croupières aux humains, au point de menacer désormais d’invasion leur planète mère, la Terre. Convaincue que la défaite est inluctable, la Fédération terrienne, qui a gardé ses références bibliques, met sur pied l'opération Arche, qui consiste à assurer la survie de l’Humanité sur une planète terraformée, Sanctuaire, située hors de la zone d’influence des Gbabas. Mais, pour que ceux-ci ne parviennent jamais à la détecter (le syndrome Battlestar Galactica est passé par là) les autorités décident que cette colonie doit abandonner toute trace de technologie. Ne se fiant pas trop à la volonté des colons d'obéir sans faillir à cette directive, les pontes de la Fédération mettent en place un conditionnement mental qui efface tout souvenir de la Terre de leur mémoire et créent à la place une fausse religion qui aura pour credo d’interdire toute idée même de progrès et d’innovation. Au fil des générations les Vicaires de l’Eglise qui ont ainsi pris en main la destinée de la planète appliquent avec zèle ces préceptes, d’autant plus qu’ils leur assurent une domination complète sur un peuple soumis à une inquisition impitoyable. Cependant, il existe des foyers de résistance tels que le petit royaume de Charis, éloigné des centres de direction, et gouverné par un monarque éclairé, le roi Haarkld Ahrmahk, dont la flotte de galères est en train de devenir l’une des principales puissances maritimes de Sanctuaire. De quoi bien entendu attirer les foudres de l’Eglise qui complote pour renverser le souverain. Or ce dernier va recevoir l’aide inattendue de Nimue Alban, survivante d’un groupe de dissidents qui s’étaient toujours opposés à l’abandon de la technologie, rêvant de revenir dans l’espace pour se venger des Gbabas. Pour parvenir à leurs fins ils ont échafaudé un plan audacieux qui a consisté à insérer les souvenirs, les rêves et l’esprit de Nimue dans le corps d’un androïde doté d’une extraordinaire force physique. Puis ils ont plongé cette dernière dans un profond sommeil au sein d’une base secrète spécialement créée pour elle qui renfermer le nec plus ultra de la technologie de l’époque en matière d’armement, de moyens de télécommunications et de bases de données. A son réveil Nimue, empruntant l’identité de Merlin Atrawes (un clin d’œil au légendaire arthurien), réussit à se glisser dans l’entourage de Cayleb, le prince héritier charisien, et vient en aide au royaume d’Haarkld Ahrmahk en lui suggérant des améliorations techniques fondamentales sur les navires chargés de livrer bataille à la coalition que l’Eglise à traîtreusement mis en place. Les fans du film Master et Commander ou des livres de C.S Forester et de son héros Horatio Hornblower ne pourront qu’être enchantés par la lecture du premier opus déjà suivi de trois autres tomes dans sa version originale, tandis qu’un quatrième devrait sortir incessamment. Les passionnés de conflits maritimes y trouveront des similitudes historiques avec certaines grandes batailles de l’Histoire comme celle de Lépante, ou avec le naufrage de la Grande Armada. Des aventures rendues encore plus crédibles par le travail sur la terminologie marine fournit par Werber et remarquablement traduit par Mikael Cabon. Enfin, si l’atmosphère antique baignant le royaume de Charis peut rattacher ce livre au domaine de la Fantasy, il est incontestable qu’il pense plus vers la SF (c’est d’ailleurs dans cette collection que Bragelonne le publie) par la présence de Nimue avec sa panoplie d’arme sophistiquées. On notera cependant que, en dépit de place prépondérante prise par le contexte économico-technologico-commercial, le facteur humain reste essentiel dans les principales décisions à prendre et détermine en grande part l’orientation générale du récit.

mercredi 19 mai 2010

KNIGHT E. E. (Usa)
E.E. Knight est né en 1965 à La Crosse, dans le Wisconsin, aux Etats-Unis. Enseignant comment écrire de la fiction à l’Oak College, dans l’Illinois, il s’est illustré dans le domaine de la Fantasy par des séries telles que « L’Age de feu » et dans la SF avec « Terre vampire »
◊ L’attaque du dragon (Roman) Aventures Fantasy / Dragons
Bragelonne Milady-Poche, 2/2010 — 500 p., 8 € — Ser. : L’Age de feu 4 — The age of fire 4.Dragon strike, Roc Books, 2008 — Tr. : Jean-Baptiste Bernet — Couv. : Paul Youll
→ Après les multiples épreuves qu’ils ont du subir pour parvenir à l’âge adulte les trois jeunes dragons séparés dans leur plus jeune âge par les nains qui ont envahi leur caverne et qui doivent leur salut au sacrifice de leur mère, sont enfin réunis. Il y a AuRon, le spécimen rare de dragons gris dépourvu d’écailles qui, grâce à un instinct de survie sans limites, a réussi à se tailleur un chemin dans le redoutable monde d’En Haut peuplé de nains âpres au gain, d’elfes mercenaires et d’humains impitoyables (cf. le premier tome de la série, Dragon). Puis Wistala, la dragonelle chasseuse, la vengeresse verte et silencieuse fendant les cieux, qui déploya toute l’ampleur de sa colère sur ceux qui voulaient les exterminer (cf. le second titre du cycle, La vengeance du dragon) Et enfin le Cuivré, le dragonnet privé de nom et estropié après avoir perdu le combat contre son frère pour devenir le champion de la nichée et qui sauva sa propre vie en trahissant les siens avant de prendre le chemin de la rédemption qui le conduit vers la retraite secrète des derniers dragons de ce monde (cf. le troisième volume, Dragon banni). Ils sont parmi les derniers d’une espèce à l’agonie, peut-être même son ultime espoir. Pourtant les liens familiaux qui devraient les unir ne suffisent pas à rendre joyeuses leurs retrouvailles. En effet la guerre des hommes est sur le point d’investir l’ensemble du monde d’En Haut et les trois dragons ne l’appréhendent pas sous le même angle. Si Auron estime qu’ils ne doivent pas se mêler aux affaires des humains dont il a appris à connaître les plus néfastes facettes, Wistala pour sa part cultive désormais un profond désir de paix. Quant au Cuivré, meurtri dans sa chair comme dans son âme dés sa plus tendre enfance, il nourrit pour ce monde des projets biens à part qui pourraient surprendre les autres membres de sa fratrie. La suite d’une série centrée sur l’une des créatures phares de la Fantasy, les dragons, que nous devons à un auteur s’illustrant également dans la Dark Fantasy par l’intermédiaire de son autre série, Terre vampire, publiée également chez Milady.
Les autres titres de la série :
1.Dragon
2.La vengeance du dragon
3.Le dragon banni
4.L’attaque du dragon
BUTCHER Jim (Usa)
Jim Butcher est un auteur américain né en 1971 à Independence, dans le Missouri. Dompteur de chevaux, cascadeur, escrimeur de talent, il n’a pas quitté son Missouri natal où il continue d’écrire les romans des séries qui lui ont assuré un succès international, « Les dossiers Dresden » et « Le codex Alera » publiés en Franche chez Bragelonne
◊ Les furies de Calderon (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2010 — 478 p., 22 € — Ser. : Codex d’Aléra 1 — Codex Alera 1.Furies of Calderon, Ace Books, 2004 — Tr. : Caroline Nicolas — Couv. : Lee Gibbons
→ Depuis mille ans les habitants d’Aléra s’efforcent de repousser les peuplades sanguinaires qui tentent de les envahir en utilisant leurs relations particulières avec les Furies, c'est-à-dire les forces élémentaires de la terre, de l’air, de l’eau et du feu qui leur procurent des pouvoirs extraordinaires quand cela s’avère nécessaire. Cependant, natif de la lointaine vallée de Calderon, Tavi se morfond dans l’attente d’un signe qui lui permettra d’acquérir la maîtrise de l’un de ces éléments, tel que la furie du vent pour l’aider à voler ou celle du feu pour lui permettre d’allumer ses lampes. Dés lors, quand les féroces Marats déferlent sur la vallée, il semble bien incapable d’en assurer la défense aux côtés des autres habitants. Pourtant c’est son ingéniosité et son courage qui, plus que n’importe quel lien avec les fameuses Furies, vont décider du sort de cette guerre. C’est ainsi que Jim Butcher, après nous avoir conté les aventures de Harry, un magicien intermittent, dans la série des Dossiers Dresden, également paru chez Bragelonne, nous invite sur les traces d’un magicien sans magie considéré comme un handicapé par son proche entourage, qui commence par perdre les moutons confiés à sa garde. Une infortune prélude à une plus grande, l’invasion des Marats, qui lui donnera l’occasion, par son astuce, plus qu’en ayant recours à un hypothétique pouvoir, de sauver les siens de la mort. Entrant ainsi de plein pied au cœur d’une destinée dont il ignore les tenants et les aboutissements, il finira par croiser la route d’Amara, la jeune Curseur, chargée d’apporter à la Couronne les preuves irréfutables d’une rébellion en gestation pour permettre au Premier Duc, dont les Curseurs sont les messagers privilégiés, de mâter dans l’œuf les aspirations déloyales de certains Hauts Ducs du royaume. Mais, entre l’invasion des Marats et le ferment de traîtrise qui gangrène Aléra, les deux jeunes gens auront fort à faire pour tirer leur épingle du jeu. Le premier tome d’une série de Fantasy plongée par certains côtés dans une ambiance romaine à travers certains patronymes et la région d’Aquitaine, mais aussi moyenâgeuse, et dont le personnage principal correspond à la fois à la thématique du héros sans pouvoir chère à la Fantasy, tel que le jeune Bink de Lunes pour Cameleon du cycle de Xanth de Piers Anthony) et ballotté par un destin qui le dépasse comme le Garion de La Belgariade de David Eddings.