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mercredi 1 septembre 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog : http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Le trésor du Rhin (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 3/2010 341 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’Anneau 3 — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.fantastinet.com (Yoann Berjaud) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-Le trésor du Rhin : Quelque chose de pourri au royaume des Burgondes)
→ Pour ceux qui ont senti peser sur leurs épaules le poids d’une solennité envahissante, parfois même dévoreuse de l’intrigue, en suivant les quatre épisodes de la tétralogie de Wagner, la trilogie d’Edouard Brasey fera l’effet d’une fontaine rafraîchissante à laquelle ce conteur hors pair, coutumier arpenteur des terres de légendes, nous invite à étancher notre soif de merveilleux. Cette fois, après la walkyrie Brunehilde dans le premier tome et le dragon Fafnir dans le second, c’est l’Anneau lui-même qui prend la parole pour raconter sa propre histoire. Et, après tout, quoi de plus logique, car il est au cœur même de cette fabuleuse trilogie. Reprenant sa lyre de scalde Edouard Brasey nous entraîne dans une suite de péripéties épiques entremêlant les destins des hommes et des dieux et les précipitant dans le sillage du pathos tragique annoncé par les funeste Nornes. Victorieux de Hundling, le chef de la Horde Noire, Siegfried a fait un retour triomphant dans le royaume de Frankenland. Cependant, au sein de cette cour riche en complots, jalousies et trahisons, il va devoir affronter un ennemi tout aussi dangereux que les monstres qu’il a déjà vaincu en la personne de Kriemhilde, la passionnée princesse burgonde. Celle-ci, par ruse, lui fera absorber un philtre d’amour et d’oubli qui chassera de son cœur l’attachement qu’il croyait pourtant indestructible le liant à la belle Brunehilde. La violation du serment de fidélité qui l’unissait à la walkyrie déclenchera dés lors une suite d’événements funestes qui conduiront au saccage du royaume des Burgondes par les Huns d’Attila et à la fin d’Asgard, la demeure des dieux, symbolisée par le terrible Ragnarock, tandis que l’Anneau maléfique tant convoité et laissant derrière lui un sillage de malheurs pourra enfin retrouver son berceau originel, les eaux sombres du Rhin. Le dernier volet d’une trilogie qui, à l’origine, devait compter quatre volumes et qui sera bientôt reprise en intégrale par les éditions Belfond. Edouard Brasey, en conteur expérimenté, a su dépoussiérer ce mythe nordique ayant servi d’inspiration tout à la fois à la tétralogie Wagnérienne qu’au Seigneur des Anneaux de Tolkien. Ne négligeant pas sa texture épique et s’efforçant de rester fidèle à ses principaux développements, il a su cependant le parer d’une dimension amoureuse qui secoue souvent avec bonheur les aspects quelque peu rigides de la légende germanique. Laissant augurer la transition entre l’époque des mythes et l’expansion du christianisme à travers le parallèle entre Balder, le dernier dieu ressuscité, et la figure du Christ, il replonge le lecteur dans les racines communes de notre substrat occidental en s’efforçant de rendre accessible au plus grand nombre les pages de cette saga venue du fond des temps qui nous rappelle que le légendaire nordique peut se montrer aussi riche que ses congénères celtiques ou gréco-romain dans lesquels les auteurs viennent plus facilement puiser aussi bien dans le domaine littéraire qu’à travers les adaptations cinématographiques. A noter qu’un site internet, www.lamaledictiondelanneau.com , est entièrement dédié à la trilogie, offrant ainsi aux lecteurs enthousiastes l’occasion d’en savoir encore plus sur cette brillante production de la Fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin

mercredi 23 décembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
◊ Le sommeil du dragon (Roman) Mythologie Nordique / Mythologie celtique / Dragons
Belfond, 6/2009 — 343 p ., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 2 — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.mythologica.net (Deuskin) ; www.noosfere.com (Yoann Berjaud) ; www.phenix-web.net (Véronique de Laet)
→ Dans ce second tome de sa splendide série inspirée des légendes nordiques et celtiques, Edouard Brasey nous propose de suivre l’histoire sous le regard du géant Fafnir qui, aveuglé par l’anneau maléfique que le rusé Loki lui offrit en cadeau tua son propre père, qui avait lui-même perdu la raison, et aveuglé par l’éclat maléfique de l’anneau se transforma en gigantesque dragon. Désormais tapis au sommet des montagnes de Gnitaheid, le dragon gardien du trésor et de l’anneau des Nibelung rêve de puis des siècles de Celui-qui-vient et qui doit le tuer. Lui ne connaît pas encore son nom, mais le lecteur ne tardera pas à l’apprendre en suivant la jeunesse de Siegfried, le descendant d’Odin, le dieu suprême. Après la mort de ses parents, les jumeaux Siegmund et Sieglinde, tués par Hunding, l’homme-chien, il sera élevé par le géant Regin dans une sombre forêt, à l’écart des hommes. Auprès de cet être rustre et peureux pour qui il n’a guère d’estime Siegfried s’initie à la puissance de la nature, apprennant à faire corps avec elle dans la plus pure tradition animique à base de communion avec les racines de la terre, de fusion avec les éléments de l’univers, d’apprentissage de la métamorphose et de découverte de langages obscurs ainsi que d’animaux de pouvoir. Ce n’est qu’après avoir quitté Regin qu’il rencontrera les hommes et lui, que ne connaît ni le bien ni le mal, se laissera facilement séduire par le goût des armes et des batailles, car son coeur est animé d’un puissant désir de vengeance envers Hunding, qui a fait de lui un orphelin. Dés lors, s’inscrivant dans les prédictions des Nornes, Urn, Verlandi et Skuld, qui lui annoncent un avenir de héros, il se lance dans une fascinante aventure qui le conduira à affronter le terrible Fafnir. Porteur dans son être à la fois de l’héritage céleste d’Odin et des influences telluriques de Loki, le géni du feu, il se trouvera sans cesse écartelé entre ces deux appartenances. Pourtant, depuis que l’Asgard est condamné, en dépit des pathétiques efforts d’Odin, c’est sur lui et sur sa descendance que repose l’espoir de bâtir en Midgard, la terre des hommes, un royaume où survivrait une parcelle de l’étincelle divine des dieux Asgardiens. Ainsi se dressera devant lui un parcours digne des plus grands héros de la Fantasy, avec cape d’invisibilité, destrier magique, anneau maudit, trésors fabuleux et ennemis surnaturels. Un périple où il devra garder son cœur pur d’homme libre pour espérer un jour retrouver celle qui l’attend, la walkyrie Brunehilde endormie sur son rocher entouré de flammes. Mais ceux qui connaissent la tétralogie de Wagner savent que le destin est implacable avec un héros de cette trempe soumis à son tour à la fameuse malédiction de l’anneau et que son séjour dans ce monde n’est qu’un écho de la tragédie qui déchire les dieux parmi lesquels Odin tente désespérément d’échapper aux arrêts du Destin, alors que Loki continue d’ourdir ses plans machiavéliques qui doivent conduire au Ragnarok, le fameux Crépuscule des Dieux, l’une des originalité majeure de la mythologie nordique par rapport aux autres croyances qui ensemencent la Terre depuis l’aube des temps. Un deuxième tome parcouru d’un souffle épique qui, tout en nous permettrant d’entrer dans l’intimité des dieux et des passions qui les dévorent, nous invite à partager un condensé de celles des humains qui, parfois, rejoignent les émotions divines et où transparaît désir, peur, violence, trahison, fureur et amour, nous aidant ainsi petit à petit à mieux comprendre les rouages de ce récit légendaire, plein d’aventure et de fureur, mais aussi de poésie et d’enchantement. Le second tome d’une série prévue à l’origine en quatre volumes, qui devrait cependant se terminer avec le troisième titre (Le trésor du Rhin) afin de mieux condenser l’action et de ne pas encombre la lecture par des personnages morts depuis longtemps lorsque se déroulerait l’histoire de la fin des dieux lors du très attendu Ragnarök venant boucler le cycle, ce quatrième tome devait s’intituler Le brasier des dieux dont le projet de couverture figure sur le signet offert par les éditions Belfond en promotion avec ce second tome, donc un signet à réserver aux collectionneurs. Néanmoins, en trois ou quatre volumes, cette série s’affirme comme l’une des grandes réussites de la Fantasy francophone méritant de figurer auprès des meilleurs créateurs d’univers du domaine anglo-saxon.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin

jeudi 11 décembre 2008

BRASEY Edouard (Fr)
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Les chants de la Walkyrie (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 10/2008 — 390 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 1 — Couv. : Arthur Rackham — Crit. :
www.horizon-etudiant.com (Mourad Haddak)
→ Odin, l’être suprême qui règne sur l’Asgard, le royaume des dieux, n’est plus le même depuis que le perfide Loki a réussi à lui faire passer au doigt l’anneau maudit d’’Andvari, le roi des Nibelungen. Il ne l’a gardé qu’un instant, mais cela a suffit a lui faire perdre l’insouciance du dieu créateur qu’il était jusque là. Depuis, il est rongé par une perpétuelle inquiétude, celle semée dans son esprit par l’annonce du Ragnarök, le crépuscule des dieux prophétisé par La Völa, la redoutable voyante. Afin de contourner cette échéance fatale, Odin voudrait bien perpétuer sa descendance parmi les hommes. Mais cela n’est pas du goût de Frigg son épouse, la déesse des Serments et des Liens du mariage, lassée de ses perpétuelles escapades et humiliée par sa dernière union avec… une mortelle du monde de Midgard, le domaine des hommes. Dés lors, dans le but de contrer les desseins de son mari volage Frigg frappe de stérilité la reine du royaume du Frankenland sur lequel régnait Rerir, le descendant d’un enfant adultère d’Odin. Ce dernier, ne voulant pas que sa lignée s’éteigne, sur les conseils de Loki, fait voler par ses corbeaux deux pommes d’éternelle jeunesse poussant dans le verger entretenu par Freya, la déesse Vane chargée de veiller sur le jardin des dieux, et charge Brunehilde, sa fille préférée de la porter à la souveraine. Devenue une simple mortelle sous l’apparence d’une chanteuse de saga, des récits retraçants la aventures des héros et des dieux, la walkyrie s’acquitte de sa mission, entraînant ainsi une suite d’événements tragiques durant lesquels par amour, elle deviendra tour à tour, reine, épouse et mère, abandonnant de la sorte son statut divin. Spécialiste réputé des contes et légendes celtiques et nordiques, ainsi que des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, comme le prouvent ses divers ouvrages parus aux éditions du Pré aux Clercs, mais également chez Pygmalion et Filipacchi, Edouard Brasey nous raconte dans un style digne des grands récits épiques, le premier volet d’une fabuleuse histoire marquée par l’empreinte sournoise de Loki, le dieu de la perfidie et du mensonge, mais aussi par le sort tragique des descendants humains d’Odin, le roi Rerir, son fils Wälsung, et Siegmund, l’un des douze enfants de ce dernier. Mais il nous parle également de la destinée tragique de Brunehilde, la walkyrie reniée par son père, et des méfaits de Huring, l’homme-chien, le fils de la terrifiante Vieille. Le premier volet d’une série où l’on reconnaît à travers les lignes des sources d’inspirations de nos contes et légendes les plus célèbres, comme l’apparition d’une ogresse, la fécondation d’une reine par un dieu usurpant l’identité de son époux que l’on retrouve dans le mythe d’Uther Pendragon, et même la légende de la Belle au Bois Dormant à la fin de ce premier opus. Bien entendu, la thématique de l’Anneau nous ramènera immanquablement à Tolkien et à son Seigneur des Anneaux, mais aussi à la célèbre tétralogie de Wagner avec son cortège d’épée magique, de dragons, de géants et de nains, de héros animés de passions ardentes, de violence, de sang, de bataille, d’amour et d’inceste. Cherchant, par cet entreprise romanesque novatrice en la matière a redonner vie et souffle aux légendes qui ont inspiré la tétralogie wagnérienne, tout en leur apportant une liberté d’imagination ne contredisant pas la trame de base, Edouard Brasey réussit un sans faute en réalisant l’une des œuvres marquantes de la fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
4.Le brasier des dieux