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dimanche 24 mars 2013

L'Empire de poussière 1
(Roman) Heroic Fantasy / Mytologie Nordique & Germanique
AUTEUR : Nicolas BOUCHARD (Fr)
EDITEUR: Mnémos-Hélios, 3/2013 — 448 p., 11,90 €
COUVERTURE : Marc Simonetti
Précédente publication : Mnémos-Icares, 10/2002 — 308 p., 21,50 € — Couv.: Julien Delval
Critiques : www.actusf.com (Xavier Vernet) ; Asphodale 2 (Pascal Patoz) ; Bifrost 29 (Bruno Para)
Nul ne connaît les dimensions exactes de l'Empire de poussière. Tout au plus peut-on affirmer que le grand gouffre descend sur des milliers de lieues jusqu'au Niflheimr, le monde des Enfers. Aucun navigateur, même parmi les plus audacieux, n'a tenté le voyage jusqu'en bas. Depuis la disparition de Freyja, la grande déesse, inexorablement les cités de l’Empire de Poussière continuent leur descente vers le Niflheirm, le monde des enfers. Or les volväs, les disciples de Freyja, ont décidé d’interrompre ce fatal processus. Cependant, un traître dans leurs rangs complote avec leurs ennemi jurés les nécromants dökkalfars. Dés lors le Parfait, une sorte d’exception magique qui pourrait enrayer la chute des Poussières, est en danger. Avant de mourir l’archi-volvä Volker charge deux de ses meilleurs éléments, le couple Anke et Meinhart, de se rendre en Utgardr, une région situé tout prés du Niflheirm où toute une faune Käfers, des mutants créés par les nécromanciens, avaient fondé un véritable fouillis de cité-pirates, afin de protéger un jeune enfant à naître. Un voyage qu’ils devront mener à l’insu des troupes délites de l’Heptarcie, la réunion des sept cités sacrées soutenues dans leur chute par la sorcellerie des volväs et la puissance des dökkalfars, mais aussi du Syndic Wiclif, créateur de l’Union des banques du Mithgardr, le pays du Milieu constitué de petites cités indépendantes où vivent les Ljosalfars, le peuple des alfars brillants, désormais sous la menace d’un immense transfert de population si rien ne ralenti l’inexorable chute. Embarquant sur un dirigeable de la caravane de Meister Uland, ils parviennent après de multiples aventures dans la cité d’Ingelheim. Pendant ce temps au cœur même de l’Heptarcie le duc Eckart, le jeune frère du Syndic Wiclif, s’attire les foudres du Régent Odmar, un volvär tyrannique et sans scrupules, en entretenant une liaison avec sa sœur Frur Elfriede. Forcés de s’enfuir les deux amants trouveront refuges dans la cité d’Ingelheim. Ils y vivront heureux pendant quelques temps, jusqu'à ce que les Berserkirs, les troupes délites de l’Heptarcie conduites par Odmar ne les retrouvent... Le premier tome d’un cycle inspiré de la mythologie nordique qu'affectionne l'auteur, transposé dans un monde inédit et bigarré où l’imaginaire de Nicolas Bouchard peut donner toute sa mesure. A tout moment, on risque d'y croiser elfes, pirates, génies, déesses, et quelques redoutables créatures volantes. Assurément une réussite de l'héroic fantasy française qui fit le bonheur du catalogue des éditions Mnémos lors de sa première parution en 2002.
Autre couverture :

jeudi 25 août 2011


 Le trésor du Rhin
(Roman) Mythologie Nordique
AUTEUR : Edouard BRASEY (Fr)
EDITEUR : France Loisirs-Fantasy, 2/2011 — 423 p., 15,95 €
SERIE : La malédiction de l’Anneau 3
COUVERTURE : Julien Delval 
Précédente publication : Belfond, 3/2010  — 341 p., 20 €  — Couv. : Didier Graffet
Critiques : www.fantastinet.com (Yoann Berjaud) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-Le trésor du Rhin : Quelque chose de pourri au royaume des Burgondes)
→ Pour ceux qui ont senti peser sur leurs épaules le poids d’une solennité envahissante, parfois même dévoreuse de l’intrigue, en suivant les quatre épisodes de la tétralogie de Wagner, la trilogie d’Edouard Brasey fera l’effet d’une fontaine rafraîchissante à laquelle ce conteur hors pair, coutumier arpenteur des terres de légendes, nous invite à étancher notre soif de merveilleux. Cette fois, après la walkyrie Brunehilde dans le premier tome et le dragon Fafnir dans le second, c’est l’Anneau lui-même qui prend la parole pour raconter sa propre histoire. Et, après tout, quoi de plus logique, car il est au cœur même de cette fabuleuse trilogie. Reprenant sa lyre de scalde Edouard Brasey nous entraîne dans une suite de péripéties épiques entremêlant les destins des hommes et des dieux et les précipitant dans le sillage du pathos tragique annoncé par les funeste Nornes. Victorieux de Hundling, le chef de la Horde Noire, Siegfried a fait un retour triomphant dans le royaume de Frankenland. Cependant, au sein de cette cour riche en complots, jalousies et trahisons, il va devoir affronter un ennemi tout aussi dangereux que les monstres qu’il a déjà vaincu en la personne de Kriemhilde, la passionnée princesse burgonde. Celle-ci, par ruse, lui fera absorber un philtre d’amour et d’oubli qui chassera de son cœur l’attachement qu’il croyait pourtant indestructible le liant à la belle Brunehilde. La violation du serment de fidélité qui l’unissait à la walkyrie déclenchera dés lors une suite d’événements funestes qui conduiront au saccage du royaume des Burgondes par les Huns d’Attila et à la fin d’Asgard, la demeure des dieux, symbolisée par le terrible Ragnarock, tandis que l’Anneau maléfique tant convoité et laissant derrière lui un sillage de malheurs pourra enfin retrouver son berceau originel, les eaux sombres du Rhin. Le dernier volet d’une trilogie qui, à l’origine, devait compter quatre volumes et qui sera bientôt reprise en intégrale par les éditions Belfond. Edouard Brasey, en conteur expérimenté, a su dépoussiérer ce mythe nordique ayant servi d’inspiration tout à la fois à la tétralogie Wagnérienne qu’au Seigneur des Anneaux de Tolkien. Ne négligeant pas sa texture épique et s’efforçant de rester fidèle à ses principaux développements, il a su cependant le parer d’une dimension amoureuse qui secoue souvent avec bonheur les aspects quelque peu rigides de la légende germanique. Laissant augurer la transition entre l’époque des mythes et l’expansion du christianisme à travers le parallèle entre Balder, le dernier dieu ressuscité, et la figure du Christ, il replonge le lecteur dans les racines communes de notre substrat occidental en s’efforçant de rendre accessible au plus grand nombre les pages de cette saga venue du fond des temps qui nous rappelle que le légendaire nordique peut se montrer aussi riche que ses congénères celtiques ou gréco-romain dans lesquels les auteurs viennent plus facilement puiser aussi bien dans le domaine littéraire qu’à travers les adaptations cinématographiques. A noter qu’un site internet, www.lamaledictiondelanneau.com, est entièrement dédié à la trilogie, offrant ainsi aux lecteurs enthousiastes l’occasion d’en savoir encore plus sur cette brillante production de la Fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
Autre couverture :

mercredi 1 septembre 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog : http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Le trésor du Rhin (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 3/2010 341 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’Anneau 3 — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.fantastinet.com (Yoann Berjaud) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-Le trésor du Rhin : Quelque chose de pourri au royaume des Burgondes)
→ Pour ceux qui ont senti peser sur leurs épaules le poids d’une solennité envahissante, parfois même dévoreuse de l’intrigue, en suivant les quatre épisodes de la tétralogie de Wagner, la trilogie d’Edouard Brasey fera l’effet d’une fontaine rafraîchissante à laquelle ce conteur hors pair, coutumier arpenteur des terres de légendes, nous invite à étancher notre soif de merveilleux. Cette fois, après la walkyrie Brunehilde dans le premier tome et le dragon Fafnir dans le second, c’est l’Anneau lui-même qui prend la parole pour raconter sa propre histoire. Et, après tout, quoi de plus logique, car il est au cœur même de cette fabuleuse trilogie. Reprenant sa lyre de scalde Edouard Brasey nous entraîne dans une suite de péripéties épiques entremêlant les destins des hommes et des dieux et les précipitant dans le sillage du pathos tragique annoncé par les funeste Nornes. Victorieux de Hundling, le chef de la Horde Noire, Siegfried a fait un retour triomphant dans le royaume de Frankenland. Cependant, au sein de cette cour riche en complots, jalousies et trahisons, il va devoir affronter un ennemi tout aussi dangereux que les monstres qu’il a déjà vaincu en la personne de Kriemhilde, la passionnée princesse burgonde. Celle-ci, par ruse, lui fera absorber un philtre d’amour et d’oubli qui chassera de son cœur l’attachement qu’il croyait pourtant indestructible le liant à la belle Brunehilde. La violation du serment de fidélité qui l’unissait à la walkyrie déclenchera dés lors une suite d’événements funestes qui conduiront au saccage du royaume des Burgondes par les Huns d’Attila et à la fin d’Asgard, la demeure des dieux, symbolisée par le terrible Ragnarock, tandis que l’Anneau maléfique tant convoité et laissant derrière lui un sillage de malheurs pourra enfin retrouver son berceau originel, les eaux sombres du Rhin. Le dernier volet d’une trilogie qui, à l’origine, devait compter quatre volumes et qui sera bientôt reprise en intégrale par les éditions Belfond. Edouard Brasey, en conteur expérimenté, a su dépoussiérer ce mythe nordique ayant servi d’inspiration tout à la fois à la tétralogie Wagnérienne qu’au Seigneur des Anneaux de Tolkien. Ne négligeant pas sa texture épique et s’efforçant de rester fidèle à ses principaux développements, il a su cependant le parer d’une dimension amoureuse qui secoue souvent avec bonheur les aspects quelque peu rigides de la légende germanique. Laissant augurer la transition entre l’époque des mythes et l’expansion du christianisme à travers le parallèle entre Balder, le dernier dieu ressuscité, et la figure du Christ, il replonge le lecteur dans les racines communes de notre substrat occidental en s’efforçant de rendre accessible au plus grand nombre les pages de cette saga venue du fond des temps qui nous rappelle que le légendaire nordique peut se montrer aussi riche que ses congénères celtiques ou gréco-romain dans lesquels les auteurs viennent plus facilement puiser aussi bien dans le domaine littéraire qu’à travers les adaptations cinématographiques. A noter qu’un site internet, www.lamaledictiondelanneau.com , est entièrement dédié à la trilogie, offrant ainsi aux lecteurs enthousiastes l’occasion d’en savoir encore plus sur cette brillante production de la Fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin

mardi 8 juin 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog : http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Les chants de la Walkyrie (Roman) Mythologie Nordique / Mythologie celtique
France Loisirs-Catalogue, 2/2010 — 495 p., 12,95 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 1 — Couv. : Julien Delval
Précédente publication : Belfond, 10/2008 — 390 p., 20 € — Couv. : Arthur Rackham
Critiques :
www.horizon-etudiant.com (Mourad Haddak)
→ Odin, l’être suprême qui règne sur l’Asgard, le royaume des dieux, n’est plus le même depuis que le perfide Loki a réussi à lui faire passer au doigt l’anneau maudit d’’Andvari, le roi des Nibelungen. Il ne l’a gardé qu’un instant, mais cela a suffit a lui faire perdre l’insouciance du dieu créateur qu’il était jusque là. Depuis, il est rongé par une perpétuelle inquiétude, celle semée dans son esprit par l’annonce du Ragnarök, le crépuscule des dieux prophétisé par La Völa, la redoutable voyante. Afin de contourner cette échéance fatale, Odin voudrait bien perpétuer sa descendance parmi les hommes. Mais cela n’est pas du goût de Frigg son épouse, la déesse des Serments et des Liens du mariage, lassée de ses perpétuelles escapades et humiliée par sa dernière union avec… une mortelle du monde de Midgard, le domaine des hommes. Dés lors, dans le but de contrer les desseins de son mari volage Frigg frappe de stérilité la reine du royaume du Frankenland sur lequel régnait Rerir, le descendant d’un enfant adultère d’Odin. Ce dernier, ne voulant pas que sa lignée s’éteigne, sur les conseils de Loki, fait voler par ses corbeaux deux pommes d’éternelle jeunesse poussant dans le verger entretenu par Freya, la déesse Vane chargée de veiller sur le jardin des dieux, et charge Brunehilde, sa fille préférée de la porter à la souveraine. Devenue une simple mortelle sous l’apparence d’une chanteuse de saga, des récits retraçants la aventures des héros et des dieux, la walkyrie s’acquitte de sa mission, entraînant ainsi une suite d’événements tragiques durant lesquels par amour, elle deviendra tour à tour, reine, épouse et mère, abandonnant de la sorte son statut divin. Spécialiste réputé des contes et légendes celtiques et nordiques, ainsi que des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, comme le prouvent ses divers ouvrages parus aux éditions du Pré aux Clercs, mais également chez Pygmalion et Filipacchi, Edouard Brasey nous raconte dans un style digne des grands récits épiques, le premier volet d’une fabuleuse histoire marquée par l’empreinte sournoise de Loki, le dieu de la perfidie et du mensonge, mais aussi par le sort tragique des descendants humains d’Odin, le roi Rerir, son fils Wälsung, et Siegmund, l’un des douze enfants de ce dernier. Mais il nous parle également de la destinée tragique de Brunehilde, la walkyrie reniée par son père, et des méfaits de Huring, l’homme-chien, le fils de la terrifiante Vieille. Le premier volet d’une série où l’on reconnaît à travers les lignes des sources d’inspirations de nos contes et légendes les plus célèbres, comme l’apparition d’une ogresse, la fécondation d’une reine par un dieu usurpant l’identité de son époux que l’on retrouve dans le mythe d’Uther Pendragon, et même la légende de la Belle au Bois Dormant à la fin de ce premier opus. Bien entendu, la thématique de l’Anneau nous ramènera immanquablement à Tolkien et à son Seigneur des Anneaux, mais aussi à la célèbre tétralogie de Wagner avec son cortège d’épée magique, de dragons, de géants et de nains, de héros animés de passions ardentes, de violence, de sang, de bataille, d’amour et d’inceste. Cherchant, par cet entreprise romanesque novatrice en la matière a redonner vie et souffle aux légendes qui ont inspiré la tétralogie wagnérienne, tout en leur apportant une liberté d’imagination ne contredisant pas la trame de base, Edouard Brasey réussit un sans faute en réalisant l’une des œuvres marquantes de la fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin

lundi 18 janvier 2010

MABIRE Jean (Fr)
Né à Paris en 1927, Jean Mabire est mort à Saint-Malo en mars 2006. Ecrivain régionaliste, il a passé sa vie à décrire la Normandie à travers de nombreux récits historiques. Auteur d’une centaine de livres, il privilégié le sens de l’aventure et les aventuriers. Considéré comme un écrivain de droite, il fut accusé par certain d’une trop nette complaisance envers le nazisme et les Waffen-SS, en particulier, dont il est l’un des plus éminents spécialistes
◊ Légendes de la mythologie nordique (Essai) Mythologie nordique
Editions L’Ancre de Marine 284 p., 15 € — Couv. : Photo (tête de dieu)
Précédente publication : L’Ancre de Marine, 1999 — 284 p., 15 € — Couv. : Représentation de Walkyrie
→ Au pays du froid et des brumes, dans le vent furieux qui arrache la neige des sommets et hurle sur les plaines, le galop fantastique d’un cheval emplit soudain le ciel, déchirant la nuit et crevant les nuages. Au rythme fou des huit sabots de sa monture fabuleuse, ce cavalier c’estle dieu Odin, le plus grand et le plus noble de tous, héritier du courage des géants et de la sagesse divine, fondateur de la race des hommes. Dans les neuf mondes de la mythologie nordique, les dieux ont fixé les règles immuables. Alors, jusqu’à la fin des temps, vont se déchirer l’aigle et le serpent, celui quiplane et celui qui rampe, l’oiseau de lumière et la bête des ténèbres. Ainsi s’opposent la force et la ruse, en une lutte éternelle qui ne connaîtra ni vainqueur ni vaincu. Seul compte le combat. Ce qui vit, c’est ce qui lutte. Celui qui tombe les armes à la main ne meurt pas vraiment, il ne disparaît pas dans le néant comme le riche et le lâche, Odin l’accueille dans son Valhalla. Ici les guerriers - et eux seuls - vont connaître la vie qui commence après la vie. Hommes des bateaux et des fortins, conquérants des steppes et des océans, seigneurs des tempêtes ripaillent et festoient, mangeant à belles dents, buvant à plein gosier, servis par les Valkyries. Le sang viking hérité de ses ancêtres, mais aussi sa maîtrise reconnue d’historien du Nord qualifiaient naturellement Jean Mabire pour conter ces extraordinaires légendes.

mercredi 23 décembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
◊ Le sommeil du dragon (Roman) Mythologie Nordique / Mythologie celtique / Dragons
Belfond, 6/2009 — 343 p ., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 2 — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.mythologica.net (Deuskin) ; www.noosfere.com (Yoann Berjaud) ; www.phenix-web.net (Véronique de Laet)
→ Dans ce second tome de sa splendide série inspirée des légendes nordiques et celtiques, Edouard Brasey nous propose de suivre l’histoire sous le regard du géant Fafnir qui, aveuglé par l’anneau maléfique que le rusé Loki lui offrit en cadeau tua son propre père, qui avait lui-même perdu la raison, et aveuglé par l’éclat maléfique de l’anneau se transforma en gigantesque dragon. Désormais tapis au sommet des montagnes de Gnitaheid, le dragon gardien du trésor et de l’anneau des Nibelung rêve de puis des siècles de Celui-qui-vient et qui doit le tuer. Lui ne connaît pas encore son nom, mais le lecteur ne tardera pas à l’apprendre en suivant la jeunesse de Siegfried, le descendant d’Odin, le dieu suprême. Après la mort de ses parents, les jumeaux Siegmund et Sieglinde, tués par Hunding, l’homme-chien, il sera élevé par le géant Regin dans une sombre forêt, à l’écart des hommes. Auprès de cet être rustre et peureux pour qui il n’a guère d’estime Siegfried s’initie à la puissance de la nature, apprennant à faire corps avec elle dans la plus pure tradition animique à base de communion avec les racines de la terre, de fusion avec les éléments de l’univers, d’apprentissage de la métamorphose et de découverte de langages obscurs ainsi que d’animaux de pouvoir. Ce n’est qu’après avoir quitté Regin qu’il rencontrera les hommes et lui, que ne connaît ni le bien ni le mal, se laissera facilement séduire par le goût des armes et des batailles, car son coeur est animé d’un puissant désir de vengeance envers Hunding, qui a fait de lui un orphelin. Dés lors, s’inscrivant dans les prédictions des Nornes, Urn, Verlandi et Skuld, qui lui annoncent un avenir de héros, il se lance dans une fascinante aventure qui le conduira à affronter le terrible Fafnir. Porteur dans son être à la fois de l’héritage céleste d’Odin et des influences telluriques de Loki, le géni du feu, il se trouvera sans cesse écartelé entre ces deux appartenances. Pourtant, depuis que l’Asgard est condamné, en dépit des pathétiques efforts d’Odin, c’est sur lui et sur sa descendance que repose l’espoir de bâtir en Midgard, la terre des hommes, un royaume où survivrait une parcelle de l’étincelle divine des dieux Asgardiens. Ainsi se dressera devant lui un parcours digne des plus grands héros de la Fantasy, avec cape d’invisibilité, destrier magique, anneau maudit, trésors fabuleux et ennemis surnaturels. Un périple où il devra garder son cœur pur d’homme libre pour espérer un jour retrouver celle qui l’attend, la walkyrie Brunehilde endormie sur son rocher entouré de flammes. Mais ceux qui connaissent la tétralogie de Wagner savent que le destin est implacable avec un héros de cette trempe soumis à son tour à la fameuse malédiction de l’anneau et que son séjour dans ce monde n’est qu’un écho de la tragédie qui déchire les dieux parmi lesquels Odin tente désespérément d’échapper aux arrêts du Destin, alors que Loki continue d’ourdir ses plans machiavéliques qui doivent conduire au Ragnarok, le fameux Crépuscule des Dieux, l’une des originalité majeure de la mythologie nordique par rapport aux autres croyances qui ensemencent la Terre depuis l’aube des temps. Un deuxième tome parcouru d’un souffle épique qui, tout en nous permettrant d’entrer dans l’intimité des dieux et des passions qui les dévorent, nous invite à partager un condensé de celles des humains qui, parfois, rejoignent les émotions divines et où transparaît désir, peur, violence, trahison, fureur et amour, nous aidant ainsi petit à petit à mieux comprendre les rouages de ce récit légendaire, plein d’aventure et de fureur, mais aussi de poésie et d’enchantement. Le second tome d’une série prévue à l’origine en quatre volumes, qui devrait cependant se terminer avec le troisième titre (Le trésor du Rhin) afin de mieux condenser l’action et de ne pas encombre la lecture par des personnages morts depuis longtemps lorsque se déroulerait l’histoire de la fin des dieux lors du très attendu Ragnarök venant boucler le cycle, ce quatrième tome devait s’intituler Le brasier des dieux dont le projet de couverture figure sur le signet offert par les éditions Belfond en promotion avec ce second tome, donc un signet à réserver aux collectionneurs. Néanmoins, en trois ou quatre volumes, cette série s’affirme comme l’une des grandes réussites de la Fantasy francophone méritant de figurer auprès des meilleurs créateurs d’univers du domaine anglo-saxon.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin

dimanche 11 octobre 2009

ATTANASIO Alfred Angelo (Usa)
Pseudo = Adam Lee
Né en en 1951à Newark, dans le New Jersey, Alfred Angelo Attanasio suivra de brillantes études dans les universités de Pensylvannie et de New York avant que Stan Lee lui propose de collaborer au numéro 36 de son magazine Amazing Spider-Man. Cependant, ce sont les encouragements de l’éditeur de SF John W. Campbell qui seront véritablement à l’origine de sa carrière d’écrivain qui atteingnit son sommet avec la publication en 1981 de son roman posta apocalyptique « Radix ». Eclectique dans ses choix, A..E. Attanasio est également l’auteur d’essais littéraire et du cycle de Fantasy « Arthor » réécriture du mythe arthurien
◊ Le dragon et la licorne (Roman) Légendaire arthurien / Mythologie celtique / Mythologie nordique
Calmann Lévy-Fantasy, 4/2009 — 20 € — The dragon ans the unicorn, Harper Prism, 1996 — Tr. : Henry-Luc Planchat — Couv. : Alain Brion
● Critiques :
http://www.actusf.com/ (Jérôme Vincent) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Tuc)
→ Revenant aux fondements de la légende arthurienne l’écrivain américain Alfred Angelo Attanasio nous livre ici le premier volet d’une fresque réécrivant le cycle d’Arthur sous l’angle de la physique quantique et des légendes nordiques. Ainsi nous découvrons Ygrane, la reine des celtes, qui grâce à la magie de la vieille sage Raglaw, est parvenue à grimper dans le Grand Arbre, la demeure des dieux, afin de demander l’aide du Furieux, le maître des Ases pour l’aider dans sa lutte contre les tribus du Sud, les bâtisseurs de villes, les ferments d’un progrès qui balayent les anciennes croyances, créatures inféodées aux Seigneurs du Feu, ces parasites plus anciens que les étoiles menant un combat perpétuel contre le Dragon, l’être planète vivant au sein de la Terre sous la croûte rocheuses qui constitue sa cachette immuable, tandis que son sang circule avec la lenteur du magma et que les montagnes forment les écailles de son dos. Un dragon unit à ses frères des étoiles qui ne font qu’un avec l’unique Dragon cosmique dont le corps lumineux scintille dans l’espace-temps. Or les Seigneurs du Feu, qui ont doté les tribus du Sud du savoir de l’art destructeur des armes métalliques, ont utilisé leur formidable pouvoir pour modeler un enfant qui recevra l’aide d’une licorne, un étalon solaire apportant son pouvoir aux Seigneurs du Feu en volant l’énergie du Dragon. De sa visite aux dieux Ygrane n’obtiendra pas tout ce qu’elle désire, mais seulement le pouvoir d’invoquer la licorne. Forcée d’épouser le duc Gorlois, un romain dont l’alliance est voulue par les druides, et enfantera Morgeu, une fille revêche qui lui donnera bien des tracas, mais qui aura le privilège d’amener prés d’elle le démon Lailoken celui à qui elle confiera la mission de trouver son roi, celui qu’elle a entrevu dans un songe et qui seul pourra unir toutes les tribus. Dans la longue quête qu’il va mener pour accomplir le dessein de la reine Lailoken, emprisonné dans un corps humain qui seul peut circonscrire ses immenses pouvoirs, deviendra Myrddin, puis Merlinus, le sage itinérant expert en magie. Et s’il finit par découvrir l’homme tant recherché, celui-ci n’en est qu’aux balbutiements de sa destinée héroïque. Il faudra que Merlinus aide les frères Aurélianus à accomplir leur vengeance pour que le plus jeune d’entre eux puisse devenir le fameux Uther Pendragon, le roi dont a rêvé Ygrane. Un roi héritier des Pendragon, nommé l’Aigle de Thor, ou Arthor. Dans le début de cette tétralogie, l’auteur nous entraîne dans une intrigue en forme de l labyrinthe où s’entrechoquent les cosmogonie, sorte de vaste quête de l’immortalité qui va couvrir l’ensemble de l’histoire de l’Humanité. Commençant et se terminant dans un lieu légendaire, Tintagel, situé au bord de la Mer Occidentale, dans cette Angleterre du Dark Age sous domination romaine, qui n’a pas encore subie les invasions pictes et saxonnes, cette histoire raconte la lutte d’entités cosmiques fondamentales pour lesquelles les hommes ne sont que de simples pions. Avec le démon Lailoken/Merlin comme liant elle permet d’ancrer la mythologie nordique et ses créatures magiques au cœur même du légendaire arthurien ainsi envisagé sous un angle bien plus original que celui que nous offre les héritiers littéraires s’inscrivant dans la tradition du La morte d’Arthur de Thomas Mallory ou des romans de Chrétien de Troye, tout en faisant un détour par la symbolique entourant les plus célèbres créatures du bestiaire du Moyen Age, la licorne et le dragon, souvent présentée comme l’incarnation du Bien et du Mal. Une redécouverte salutaire de cet auteur américain jusque là plus connu en France par son roman post apocalyptique Radix publié chez Robert Laffont dans la collection Ailleurs et Demain.
Les autres titres de la série :
1.Le dragon et la licrone
2.La louve et le démon

lundi 20 juillet 2009

JONES Terry (Gb)
Pseudo de Terence Graham Parry Jones
Né en 1942 à Colwyn Bay, au nord du Pays de Galles,et biien que son nom soit éternellement associé à la troupe des Monthy Python, ces iconoclastes britanniques qui déridèrent les pellicules cinématographiques au fil de leurs innombrables pitreries, Terry Jones est également un auteur reconnu qui a collaboré avec Douglas Adams pour l’écriture de « Starship Titanic » et qui a participé à la création de livres tels que « La bible des gnomes et des farfadets » et « Le livre des fleurs séchées de Lady Cottington »
◊ Erik le viking (Roman) Light Fantasy / Mythologie nordique
Bragelonne-Fantasy, 11/2008 — 166 p., 15 € —The saga of Erik the Viking, Pavillon, 1983 — Tr. : Isabelle Varange — Couv. & ill. : Boulet
Critiques :
www.cafardcosmique.com (Ubik) ; www.phenixweb.net (Chris de Savoie) ; www.khimaira-magazine.com (Sophie Dabat)
→ Voici l’histoire d’un guerrier viking qui vivait il y a plusieurs siècle et qui, tout comme Ulysse, a fait un beau voyage… Telle est l’introduction qui pourrait résumer ce livre où Terry Jones aborde à sa manière les légendes nordiques, sagas islandaises et contes norvégiens, et en particulier les fornaldarsögur, ces récits consacrés aux temps légendaires. Mais, attention, que ceux qui ont vu le film fassent machine arrière, ce roman se démarque grandement du scénario cinématographique. Tout commence avec l’idée fixe d’Erik le viking, guerrier et explorateur comme il va de soit, qui décide d’aller cherche une nouvelle terre de l’autre côté de l’océan. La découverte de ce nouveau rivage en elle-même n’a que peu d’importance. Ce qui compte en effet c’est le voyage en lui-même, c'est-à-dire les relations compliquées entre les différents occupants du navire et les épisodes relatant les rencontres avec des personnages et des créatures mémorables comme le Dragon de Mer, le Vieil Homme de Mer, un enchanteur et sa fille, un groupe de géants, des hommes-chiens… et même la mort. Des rencontres face auxquelles Erik et ses truculents compagnons, Sven le Fort, Ragnard Barbe-Fourchue et Thorkhild, réagiront avec leurs approches personnelles tout en tirant toujours profit de ces nouvelles péripéties venues se mêler aux tracas du quotidien ayant pour nom tempêtes et multiples avaries. Escaladant la Montagne du Loup, traversant la Vallée qui Parle, enjambant le Gouffre du Bord du Monde, cette joyeuse équipe se promène dans un univers imprégné de merveilleux, de créatures féeriques et d’objetrs magiques. Narrées dans une langue concise, ces aventures se lisent comme une succession d’anecdotes où apparaissent des personnages récurrents opposés à des problèmes dont ils doivent trouver la solution. Le style copie volontairement les codes de la littérature médiévale, avec ses répétitions, sa grandiloquence, et la petite morale qui vient conclure chaque conte. Et le tout est mis en valeur par les illustrations de Boulet rythmant à merveille le déroulement de cette saga qui, si elle ne restera pas inoubliable, permettra de passer un agréable moment de lecture.

jeudi 11 décembre 2008

BRASEY Edouard (Fr)
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Les chants de la Walkyrie (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 10/2008 — 390 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 1 — Couv. : Arthur Rackham — Crit. :
www.horizon-etudiant.com (Mourad Haddak)
→ Odin, l’être suprême qui règne sur l’Asgard, le royaume des dieux, n’est plus le même depuis que le perfide Loki a réussi à lui faire passer au doigt l’anneau maudit d’’Andvari, le roi des Nibelungen. Il ne l’a gardé qu’un instant, mais cela a suffit a lui faire perdre l’insouciance du dieu créateur qu’il était jusque là. Depuis, il est rongé par une perpétuelle inquiétude, celle semée dans son esprit par l’annonce du Ragnarök, le crépuscule des dieux prophétisé par La Völa, la redoutable voyante. Afin de contourner cette échéance fatale, Odin voudrait bien perpétuer sa descendance parmi les hommes. Mais cela n’est pas du goût de Frigg son épouse, la déesse des Serments et des Liens du mariage, lassée de ses perpétuelles escapades et humiliée par sa dernière union avec… une mortelle du monde de Midgard, le domaine des hommes. Dés lors, dans le but de contrer les desseins de son mari volage Frigg frappe de stérilité la reine du royaume du Frankenland sur lequel régnait Rerir, le descendant d’un enfant adultère d’Odin. Ce dernier, ne voulant pas que sa lignée s’éteigne, sur les conseils de Loki, fait voler par ses corbeaux deux pommes d’éternelle jeunesse poussant dans le verger entretenu par Freya, la déesse Vane chargée de veiller sur le jardin des dieux, et charge Brunehilde, sa fille préférée de la porter à la souveraine. Devenue une simple mortelle sous l’apparence d’une chanteuse de saga, des récits retraçants la aventures des héros et des dieux, la walkyrie s’acquitte de sa mission, entraînant ainsi une suite d’événements tragiques durant lesquels par amour, elle deviendra tour à tour, reine, épouse et mère, abandonnant de la sorte son statut divin. Spécialiste réputé des contes et légendes celtiques et nordiques, ainsi que des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, comme le prouvent ses divers ouvrages parus aux éditions du Pré aux Clercs, mais également chez Pygmalion et Filipacchi, Edouard Brasey nous raconte dans un style digne des grands récits épiques, le premier volet d’une fabuleuse histoire marquée par l’empreinte sournoise de Loki, le dieu de la perfidie et du mensonge, mais aussi par le sort tragique des descendants humains d’Odin, le roi Rerir, son fils Wälsung, et Siegmund, l’un des douze enfants de ce dernier. Mais il nous parle également de la destinée tragique de Brunehilde, la walkyrie reniée par son père, et des méfaits de Huring, l’homme-chien, le fils de la terrifiante Vieille. Le premier volet d’une série où l’on reconnaît à travers les lignes des sources d’inspirations de nos contes et légendes les plus célèbres, comme l’apparition d’une ogresse, la fécondation d’une reine par un dieu usurpant l’identité de son époux que l’on retrouve dans le mythe d’Uther Pendragon, et même la légende de la Belle au Bois Dormant à la fin de ce premier opus. Bien entendu, la thématique de l’Anneau nous ramènera immanquablement à Tolkien et à son Seigneur des Anneaux, mais aussi à la célèbre tétralogie de Wagner avec son cortège d’épée magique, de dragons, de géants et de nains, de héros animés de passions ardentes, de violence, de sang, de bataille, d’amour et d’inceste. Cherchant, par cet entreprise romanesque novatrice en la matière a redonner vie et souffle aux légendes qui ont inspiré la tétralogie wagnérienne, tout en leur apportant une liberté d’imagination ne contredisant pas la trame de base, Edouard Brasey réussit un sans faute en réalisant l’une des œuvres marquantes de la fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
4.Le brasier des dieux

lundi 10 novembre 2008

SOLET Bertrand (Fr)
Pseudo de Bertrand Soletchnick

Bertrand Solet est né à Paris en 1933. Fils d’émmigrés russes, Il a beaucoup voyagé durant son travail dans une grande entreprise où il était responsable de la documentation économique. Passionné d’histoire, il s’est mis à l’écriture et est devenu très vite un spécialiste des récits pour la jeunesse
◊ 23 récits et légendes des Vikings (Recueil) Jeunesse Mythologie Nordique
Flammarion-Castor Poche, 1/2008 — 207 p., 4,70 € — Couv. : Frédéric Sochard
→ Un recueil de récits sur la mythologie nordique scindé en deux parties. La première raconte l’histoire des dieux colériques, des géants malveillants, des nains rusés, et des hommes avant le Crépuscule des dieux qui vit la fin des divinités de l’Hasgard. La seconde nous plonge au cœur de l’existence des hommes du nord pétris d’orgueil et de courage, marins conquérants à bord de leurs drakkars, marchands plein d’audace et pillards sans pitié.

dimanche 9 novembre 2008

PERRO Bryan (Québec)
Bryan Perro est né en 1968 à Shawinigan, au Québec. Après avoir suivi une formation de commédien et de professeur de théâtre, il s’est lancé avec bonheur dans l’écriture pou la jeunesse, entamant la série à succès d’Amos Daragon désormais traduite en plusieurs langues, dont l’anglais.
◊ Les Terres de glace (Recueil) Jeunesse / Mythologie nordique
Michel Lafon, 2/2008 — 366 p., 12.90 € — Ser. : Amos Daragon 2 — Couv. : Patrice Garcia
Précédente publication :
Le crépuscule des dieux, Editions des Intouchables, 2003 — 8,95 $ canadiens — Ser. : Amos Daragon 3 — Couv. : Jacques Lamontagne.
La malédiction de Freyja, Editions des Intouchables, 2003 — 8,95 $ canadiens — Ser. : Amos Daragon 4 — Couv. : Jacques Lamontagne.
→ Dans ce second recueil des éditions Michel Lafon nous retrouvons respectivement les tomes 3 & 4 des aventures d’Amos Daragon, publiées pour la première fois au Québec, aux éditions des Intouchables, en 2003. Dans le tome 3, Le crépuscule des dieux, notre jeune héros doit faire face à des hordes de gobelins sèment la terreur dans les villes et les villages. La cité de Berrion n’est désormais plus qu’un amas de cendres et, loin dans les territoires du nord, une montagne fait entendre son sinistre rugissement. Va-t’on assister à la renaissance de la race des dragons ? Est-ce le temps du grand cataclysme annoncé par les légendes qui va précipiter le monde dans l’apocalypse ? Amos Dragaon, qui a échappé à la mort par miracle, ne peut se résoudre à cette perspective. Accompagné de son ami Béorf Bromanson, il s’enfonce dans les terres du Nord prêt à affronter les plus grands périls. Car pour vaincre la bête de feu qui menace de lancer son haleine embrasée sur le monde le jeune porteur de masques doit réunir une armée de vikings, ainsi que le peuple des béorites de son compagnon Béorf. Dès lors, fort de ses nouveaux pouvoirs, il peut se dresser face à ses puissants et innombrables ennemis. Le second tome, La malédiction de Freyja , poursuit l’exploration romancée de la mythologie nordique entamée dans Le crépuscule des dieux. Avec du remue ménage en perspective dans le panthéon divin car Freyja, la déesse de la Fécondité, en raison d’un différent avec Odin, a jeté une malédiction sur le peuple favori de ce dernier, les béorites. Désormais tous les enfants de ces hommanimaux dotés de la capacité de se transformer en ours mourront au berceau, entraînant l’extinction de la race à très brève échéance. Pour tenter d’infléchir la déesse, les béorites décident de se rendre sur son île. Ne voulant pas abandonner son compagnon Béorf Bromanson, un béorite, Amos Daragon les accompagne, différant pour plus tard la recherche de sa mère enlevée par des gobelins. Bien entendu le voyage sera jalonné de périls en tous genres : une sorcière, des serpents de mer, un griffon, et un redoutable Homme Gris ne sont que quelques unes des créatures envoyées par le dieu Loki pour faire échouer l’entreprise d’Amos Daragon et de ses compagnons. Mais il en faut plus pour décourager cette bande de héros courageux bien décidés à assurer le triomphe du Bien dans le monde. La suite d’une série pour adolescents qui nous permet de redécouvrir certains aspects de la mythologie sous l’angle de la fantasy.
Les autres titres de la série :
1.Le porteur de masques
2.La clé de Braha
3.Le crépuscule des dieux
4.La malédiction de Freyja
5.La tour d'El-Bab
6.La colère d'Enki
7.Voyage aux enfers
8.La cité de Pégase
9.La toison d'or
10.La grande croisade
11.Le masque de l'éther
12.La fin des dieux
Hors série : Al Quatrum, les territoires de l'ombre
*Porteur de masques (Recueil T.1 & 2)
*Les Terres de glace (Recueil T.3 & 4)
*La Tour d’El-Bab (Receuil T.5 & 6)
*Les cités interdites (Recueil T.7 & 8)