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dimanche 2 octobre 2011

 Fées et elfes
(Recueil) Merveilleux
AUTEUR : Edouard BRASEY (Fr)
EDITEUR : Pygmalion-L'Univers Féérique, 2/2011 — 240 p., 16,90 € — Couv. : D.R.
Précédente publication : Pygmalion-L'univers Féerique, 4/1999 — 240 p., 16,90 € — Couv. : D.R. mais présentation différente
Critiques : http://www.elbakin.net/ (Gillossen) ; http://peuple-feerique.com/ (Richard Ely)
La réédition, sous une présentation différente, du premier tome de la série d'essais consacrés par Edouard Brassez au monde du merveilleux, un univers qui n'a plus de secrets pour lui et qu'il nous invite à découvrir depuis de nombreuses années chez différents éditeurs comme Pygmalion, bien sûr, mais aussi Le Pré aux Clercs, et Belfond où il nous a offert récemment sa splendide trilogie romanesque de La malédiction de l'Anneau. Explorant le folklore, les contes, les chroniques locales, l'auteur nous entraîne sur les traces des fées et des elfes. Loin de la démarche encyclopédique, Edouard Brasey nous invite à partager le quotidien de ces extraordinaires créatures, tout en incluant dans son ouvrage toutes sortes d'anecdotes savoureuses recueillies au sein des légendes d'autrefois. Autant d'histoires et de détails de vie sur l'habitat, les mœurs, l'habillement, les secrets, les amours et les croyances dont les hommes entourent ces personnages fantastiques venant étayer le sentiment de l'auteur pour qui la fée n'est, en définitive, que le miroir de notre âme. Bonne ou mauvaise, c'est une sorte de métaphore de notre propre vie avec qui, lorsque nous pénétrons dans ce royaume enchanté, nous tissons des liens profonds et indélébiles.
Autre couverture :

samedi 27 août 2011

 La France enchantée. Légendes de nos régions
(Livre illustré) Mythologie Française
AUTEUR : Edouard BRASEY (Fr)
EDITEUR : France Loisirs-Beaux Livres, 2/2011 — 192 p., 21,95 €
COUVERTURE : Media Sarbacane
Réédition  : Editions de La Martinière, 9/2011 — 192 p., 25 € — Couv. : Anonyme
Avec toute la science des affaires du merveilleux qu'on lui connaît, Edouard Brasey nous entraîne dans un nouveau voyage au sein des territoires peuplés de toutes sortes de créatures magiques. Mais cette fois, point de lointains pays imaginaires, mais un ancrage dans notre propre terroir pour une fabuleuse promenade dans une France transformée en pays de légende. C'est ainsi que nous allons apprendre pourquoi les loups-garous et les sorciers sont plus présents dans le Berry, les alchimistes à Paris, les géants dans le Sud-Ouest ou dans le Nord, les dracs et les tarasques en Provence, et les fées et les lutins en Bretagne. En chemin nous croiserons des sirènes, des dragons, des elfes et nous pénètrerons au sein de lieux magiques comme la forêt de Brocéliande ou le château de Mélusine en Poitou-Charente, voyant ressurgir au fil des pages les fondements d'une culture populaire qui, région par région, a survécu au passage du temps. Mais pour mieux vous convaincre d'entreprendre ce fantastique voyage, voici le guide que nous propose son riche sommaire : Entre volcans et forêts pour l’Auvergne, le Berry, la Sologne – Légendes du cœur de France pour Centre et Bourgogne – Contes parisiens en Ile-de-France – Sorcelleries normandes – Au pays des géants en passant par la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais – Des rochers enchantes en Champagne-Ardenne – Sorcières et enchanteurs pour l'Alsace-Lorraine – Fées et Feux-Follets en Franche-Comté – Les monstres de la garrigue dans la Provence et le Rhône Alpes – Des montagnes ensorcelées en Occitanie – Sur les terres de mélusine dans le Poitou-Charente et le Pays-de-Loire – La terre des korrigans sur la Bretagne continentale – Les mystères de la mer au coeur de la Bretagne de l'océan. Le tout accompagné de chapitres sur les Loups-garous et bêtes monstrueuses, Les diables et croque-mitaines, Les géants bâtisseurs, Les fées et lutins, Les fantômes et Dames Blanches, Les trésors cachés et villes engloutis. L'ensemble sous une luxueuse présentation cartonnée avec jaquette accompagnée de nombreuses illustrations et photographies en couleur. Une avant-première France Loisirs avant la publication en septembre 2011 aux éditions de La Martinière.
Autre couverture  :

jeudi 25 août 2011


 Le trésor du Rhin
(Roman) Mythologie Nordique
AUTEUR : Edouard BRASEY (Fr)
EDITEUR : France Loisirs-Fantasy, 2/2011 — 423 p., 15,95 €
SERIE : La malédiction de l’Anneau 3
COUVERTURE : Julien Delval 
Précédente publication : Belfond, 3/2010  — 341 p., 20 €  — Couv. : Didier Graffet
Critiques : www.fantastinet.com (Yoann Berjaud) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-Le trésor du Rhin : Quelque chose de pourri au royaume des Burgondes)
→ Pour ceux qui ont senti peser sur leurs épaules le poids d’une solennité envahissante, parfois même dévoreuse de l’intrigue, en suivant les quatre épisodes de la tétralogie de Wagner, la trilogie d’Edouard Brasey fera l’effet d’une fontaine rafraîchissante à laquelle ce conteur hors pair, coutumier arpenteur des terres de légendes, nous invite à étancher notre soif de merveilleux. Cette fois, après la walkyrie Brunehilde dans le premier tome et le dragon Fafnir dans le second, c’est l’Anneau lui-même qui prend la parole pour raconter sa propre histoire. Et, après tout, quoi de plus logique, car il est au cœur même de cette fabuleuse trilogie. Reprenant sa lyre de scalde Edouard Brasey nous entraîne dans une suite de péripéties épiques entremêlant les destins des hommes et des dieux et les précipitant dans le sillage du pathos tragique annoncé par les funeste Nornes. Victorieux de Hundling, le chef de la Horde Noire, Siegfried a fait un retour triomphant dans le royaume de Frankenland. Cependant, au sein de cette cour riche en complots, jalousies et trahisons, il va devoir affronter un ennemi tout aussi dangereux que les monstres qu’il a déjà vaincu en la personne de Kriemhilde, la passionnée princesse burgonde. Celle-ci, par ruse, lui fera absorber un philtre d’amour et d’oubli qui chassera de son cœur l’attachement qu’il croyait pourtant indestructible le liant à la belle Brunehilde. La violation du serment de fidélité qui l’unissait à la walkyrie déclenchera dés lors une suite d’événements funestes qui conduiront au saccage du royaume des Burgondes par les Huns d’Attila et à la fin d’Asgard, la demeure des dieux, symbolisée par le terrible Ragnarock, tandis que l’Anneau maléfique tant convoité et laissant derrière lui un sillage de malheurs pourra enfin retrouver son berceau originel, les eaux sombres du Rhin. Le dernier volet d’une trilogie qui, à l’origine, devait compter quatre volumes et qui sera bientôt reprise en intégrale par les éditions Belfond. Edouard Brasey, en conteur expérimenté, a su dépoussiérer ce mythe nordique ayant servi d’inspiration tout à la fois à la tétralogie Wagnérienne qu’au Seigneur des Anneaux de Tolkien. Ne négligeant pas sa texture épique et s’efforçant de rester fidèle à ses principaux développements, il a su cependant le parer d’une dimension amoureuse qui secoue souvent avec bonheur les aspects quelque peu rigides de la légende germanique. Laissant augurer la transition entre l’époque des mythes et l’expansion du christianisme à travers le parallèle entre Balder, le dernier dieu ressuscité, et la figure du Christ, il replonge le lecteur dans les racines communes de notre substrat occidental en s’efforçant de rendre accessible au plus grand nombre les pages de cette saga venue du fond des temps qui nous rappelle que le légendaire nordique peut se montrer aussi riche que ses congénères celtiques ou gréco-romain dans lesquels les auteurs viennent plus facilement puiser aussi bien dans le domaine littéraire qu’à travers les adaptations cinématographiques. A noter qu’un site internet, www.lamaledictiondelanneau.com, est entièrement dédié à la trilogie, offrant ainsi aux lecteurs enthousiastes l’occasion d’en savoir encore plus sur cette brillante production de la Fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
Autre couverture :

lundi 8 août 2011


Traité de démonologie
(Essai) Magie
AUTEUR : Edouard BRASEY (Fr)
EDITEUR : Le Pré aux Clercs-Fantasy, 2/2011 — 432 p., 19 €
COUVERTURE : Elodie Saracco
Critiques : http://www.elbakin.net/ (Gillossen) ; http://www.phenixweb.net/ (Véronique de Laet) ; RTBF (Jean-Pierre Hautier-Interview radiophonique de l'auteur 3/03/11) ; http://www.yozone.fr/ (Michael Espinosa)
Après les Traités des Anges, de Vampirologie, de Faërie, le Grimoire des Loups-garous, et en attendant le Traité de Sorcellerie, en octobre, chez le même éditeur, Edouard Brasey, le défricheur infatigable des territoires du merveilleux, nous propose cette fois un Traité de Démonologie, vaste sujet s’il en est. Ce livre, comme les autres titres de cette collection, bénéficie d’une remarquable présentation format 13 x 11 avec couverture cartonnée en couleur d’Elodie Seracco et de nombreuses illustrations intérieures couchés sur un papier bouffant à impression marron évoquant les livres d’antan. Il propose un vaste catalogue des démons à travers une vision historique et folklorique qui ne se borne pas à aborder le sujet sous l’angle unique de la chrétienté, mais qui vise l’eucuménisme en englobant Kabbale et Coran. Notre plongée dans cette histoire infernale se décompose en trois grandes parties. Dans la première, intitulée Traité de démonologie Edouard Brasey se penche sur la Présence des démons à travers le monde en s’appuyant sur leurs Origines ainsi que sur leurs diverses manifestations : Démons des passions, Démons incubes et succubes, et Le Daimon de Socate. Ensuite, dans un second chapitre, il nous parle du Commerce avec les démons, s’attardant sur les Pactes démoniaques, Les bons diables et génies assistants, ainsi que sur Les démons farceurs. Un troisième et dernier chapitre concerne tout les Possessions et exorcismes mise en valeur par le cinéma fantastique et d’horreur avec, en point d’orgue, les descriptions des Cas célèbres de possession démoniaque dans l’Histoire, puis des Cas de possession contemporains. La seconde partie est consacrée à L’Enfer et au gouvernement démoniaque. En trois fascinants chapitres abondamment illustrés, Edouard Brasey dresse une liste rien moins qu’épouvantable de ce sinistre pandémonium en commençant par Les hiérarchies démoniaques et la cour infernale, en enchaînant sur Les 72 démons de la cabale et en terminant par une Liste et description complète des 333 démons de l’enfer. Ce remarquable ouvrage se conclut sur une troisième partie centrées sur Les autres traités fameux traitant du Diable, des démons, de la possession et de l’exorcisme. Elle nous donne l’occasion de découvrir deux remarquables exemples de la fascination exercée par les créatures démoniaques sur les mortels que nous sommes à travers Les incubes et les Succubes de Jules Delassus, publié en 1897 au Mercure de France, et le Temple de Satan de Stanislas de Guaita paru en 1915. En résumé un volumineux travail d’érudit qui fait largement le tour sur la question, aidant les lecteurs à mieux cerner ces fantastiques créatures, à les comprendre parfois et même, à les invoquer, à ses risques et périls, comme il va de soit ! Un livre qui, une fois de plus, place Edouard Brasey tout en haut de la pyramide des spécialistes du merveilleux et du diabolique, juste à côté de l’elficologue Pierre Dubois, spécialisé quant à lui dans les représentants du Petit Peuple et consorts.

mardi 28 décembre 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site : www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Sortilèges et enchantements
(Recueil) Merveilleux
CHENE, 9/2010 — 239 p., 14.90 €
SERIE : Le cabinet des fées 1
→ A la veille de la Révolution, le chevalier Charles-Joseph de Mayer entrepris de faire publier à Amsterdam un monument littéraire, Le cabinet des fées, dont les différents volumes reprenaient l'essentiel des contes publiés sous les règnes de Louis XIV et Louis XV. Quarante auteurs y furent représentés, de Madame de Beaumon à Madame d'Aulnoy, en passant par Charles Perrault et Fénelon, aussi bien pour des fables , que pour de véritables petits romans. Après un premier volume de réédition, Créatures fantastiques et merveilleuses, publié dans cette même collection, edouard Brasey s'attaque cette fois avec son talent de compilateur incomparable (sans oublier celui d'écrivain avec sa réappropriation du mythe wagnérien des Nibelungen chez Belfond à travers La malédiction de l'Anneau) aux Sortilèges et enchantements. Autant dire dés lors que ces pages vont s'abreuver de récits fantastiques et magiques qui donneront lieu à toutes sortes de transformations et métamorphoses fabuleuses opérées à la fois par des fées, des sorciers ou des magiciens. Des auteurs, malheureusement oubliés signent les 8 textes de ce recueil, harmonieux mélange de magie, d'humour, d'effroi et de poésie qui, bien avant la vague anglo-saxonne, posent les bases du genre que l'on a nommé plus tard le fantastique en encrant profondément leurs racines dans le territoire du merveilleux. Remarquablement présenté par les editions du Chêne sous une couverture en cuir bouffant ce précieux ouvrage nous permet donc de retrouver, par ordre d'apparition au sommaire:
Cadichon, du Comte Anne-Claude-Philippe de Caylus
Le prince invisible, de Louise Leveque
Vert et bleu, de Charlotte-Rose de Caumont La Force
Le roi magicien, Fortunio, Le bienfaisant ou Quiribrini, Fortunée et L'oranger et l'abeille, de la Comtesse Marie-Catherine D'Aulnoy
Les autres titres de la série :
1.Créatures fantastiques et merveilleuses
2.Sortilèges et enchantements

jeudi 11 novembre 2010

Edouard Brasey Bibliographie

BRASEY Edouard (Fr)
Site : http://www.edouardbrasey.com/
Blog:
http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
BIBLIOGRAPHIE (évolutive)
Séries
Le cabinet des fées (Chêne)
1.Créatures fantastiques et merveilleuses
2.Sortilèges et enchantements
L’encyclopédie du merveilleux (Le Pré aux Clercs)
1.Les peuples de la lumière
2.Le bestiaire fantastique
3.Les peuples de l’ombre
La malédiction de l’Anneau (Belfond & France Loisirs)
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
Le petit livre des… (Le Pré aux Clercs)
Dragons
Elfes
Fées
Lutins
Ogres
Sorcières
L'univers féerique (Pygmalion)
Fées et elfes
Géants et dragons
Nains et gnomes
Sirènes et ondines
Livres
L’agenda du merveilleux (avec Sandrine Gestin) Le Pré aux Clercs
Les amours enchantées (Pygmalion)
Le bestiaire fabuleux (Pygmalion)
La bonne cuisine des fées (avec Jacques Bertinier) Fetjaine
La cuisine magique des fées et des sorcières (L’Envol)
Démons et merveilles (Le Chêne)
L’encyclopédie des héros du merveilleux (Le Pré aux Clercs)
L’encyclopédie du légendaire (Le Pré aux Clercs)
L’énigme de l’Atlantide (Pygmalion)
Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature (Filipacchi)
La France enchantée. Légendes de nos régions (France Loisirs / La Martilière)
Grimoires, sortilèges et enchantements (Fetjaine)
Le guide du chasseur de fées (Le Pré aux Clercs)
La lune, mystères et sortilèges (Le Chêne)
La petite bibliothèque du merveilleux (Le Pré aux Clercs)
La petite encyclopédie du merveilleux (Le Pré aux Clercs)
Les sept portes des Mille et une nuits (Le Chêne)
Traité de démonologie (Le Pré aux Clercs)
Traité de Faërie d’Ismaël Mérindol (Le Pré aux Clercs)
Traité des anges (Le Pré aux Clercs)
L’univers féerique (Pygmalion)
Vivre la magie des contes (avec J.-P. Debailleul) Albin Michel
Articles sur Edouard Brasey
● « Interview » par Raven & Sybil sur le http://forum.plume-libre.com/ , 5/2009.
● « Interview » par Yoann Berjaud sur le site http://www.fantastinet.com/, 6/2009.
BRASEY Edouard (Fr)
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
La grande bible des fées
(Livre illustré) Féerie
LE PRE AUX CLERCS-Hors Collection, 11/2010 — 320 p., 29 €

COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Sandrine Gestin, Amandine Labarre, Alain-Marc Friez & David Thiérrée
→ On ne présente plus Edouard Brasey aux amateurs de littérature de l’imaginaire, car désormais il fait partie intégrante du paysage français centré sur le domaine du merveilleux. Que ce soit à travers ces quelques 70 ouvrages consacrés au genre, dont de nombreux chez Le Pré-aux-Clercs (La petite encyclopédie du merveilleux, L’encyclopédie du légendaire, Le traité de vampirologie, etc…) ou sa remarquable trilogie de La malédiction de l’anneau chez Belfond qui revisite l’univers de la tétralogie wagnérienne, il enchante depuis de nombreuses années les lectures des passionnés de fantasy et de légendes. Aujourd’hui il revient avec un somptueux ouvrage centré sur les fées, ces créatures merveilleuse, d’apparence féminine, dotées de pouvoirs surnaturels et pouvant exaucer les vœux des mortels dont elles assurent la protection. Ne voulant pas se borner à décliner un simple catalogue de leurs multiples représentations, Edouard Brasey à voulu nous aider à pénétrer dans l’intimité de leur peuple afin de mieux en discerner les fascinantes facettes de leur univers plus complexe qu’il ne le paraît de prime abord. Pour se faire, il a structuré cette grande bible en six livres. Le premier, Le Livre des Origines, se décompose en cinq chapitres : 1.La naissance des fées, avec définitions, origine des fées et différentes espèces – 2.La communauté des fées, qui nous entraîne dans La petite société des fées (leurs rapports avec les hommes, les maisons des fées, les bains des fées, etc…), qui nous convie à La table des fées (Nourriture et cuisine, repas des fées, ustensiles des fées, etc…), et nous invite à La danse des fées (Danse des korrigans, Cercles des fées, etc…) – 3.La géographie des fées, dépeignant les îles enchantées, Avalon, les forêts magiques, les terres d’Irlande et les grottes des fées – 4.Les reines (lois et constitution politique), nous parlant de la monarchie féerique, de la cour d’Oberon et Titania, des châteaux de Mélusine, etc… - 5.Les croyances (théologie), évoquant la mortalité ou l’immortalité des fées, l’âme des fées, les Banshees et les Dames Blanches. Le second livre, Les Livres historiques. Chroniques et légendes explore quatre approche du peuple féerique : 1.Les fées marraines, où l’on parle des Changelins et des enfants-fées – 2.Les fées amoureuses, qui présente la Fée courtoise, les Tabous féeriques comme Lanval et Guingamor – 3.Les fées de la nature et des éléments, avec Les maîtresses des éléments, les Fées des fleurs, les Dryades et hamadryades, les Fées des eaux minérales, les Esprits des racines, Les arbres à fées, l’herbe à fées et l’herbe d’or – 4.Les fées animales, consacré aux métamorphoses animales, à la Blanche Biche et aux Selkies ou fées-phoques. Le troisième livre, intitulé Les Livres poétiques, se décline en trois compositions : 1.Les calendriers magiques des fées, comportant toutes les dates cruciales liées à leurs apparitions, équinoxe, solstice, tableau de la saison claire et de la saisons sombre, etc… - 2.Les fées du zodiaque, partant du Bélier jusqu’à la fée des Poissons en égrainant tous les autres signes de l’horoscope – 3.Les invocations, fabuleuse compilation de toutes sortes de Rituels (rituel du Printemps, du culte des reines et des fées d’Avalon, d’Halloween…), de Cultes (des Centaures, des sirènes, des elfes et des sylphes, des dragons et des nains, des licornes et du soleil…), d’Invocations (des végétaux, des capes d’invisibilité, à la porte en cercle de feu…), de Bénédictions (des arbres pour les dryades, des baguettes magiques…) de Formules (pour utiliser sa baguette ou son miroir magique), d’incantations (à l’ouverture du Premier Grimoire), de Baptême (pour les fées du Grand Chêne), d’Onction (pour les baguettes magiques et les balais du culte de Samain). Le quatrième livre, baptisé Le Livre des prophétesses, nous invite à faire la connaissance des Petites fées de Cottingley, des Fées et des Devas dans les jardins de Findhorn et nous propose d’enrichissantes Conversations avec le Dieu Pan. Le cinquième livre se présente comme Le Nouveau Testament des fées et se découpe en cinq grands paragraphes : 1.La genèse des fées – 2.L’évangile selon Titania, consacré à Titania et Obéron, la reine et le roi des fées – 3.L’évangile selon Mélusine, centré sur la légende de Mélusine et Raymondin – 4.L’évangile selon Viviane, qui nous rapproche de l’enchanteur Merlin – 5.L’évangile selon Morgane, qui s’étend sur la figure emblématique du roi Arthur. Enfin, le cinquième et dernier livre, L’Apocalypse des fées, explore la face sombre de ces créatures enchantées avec Les fées fatales, la fée Carabosse, le Regard des fées, les Sortilèges des fées et la Belle Dame sans Merci. Un épilogue sur Les dernières fées et une Bibliographie terminent ce luxueux ouvrage présenté sous une couverture cartonnée et dorée, dont l’intérieur, paré de nombre uses enluminures, à la manière des anciens manuscrits, bénéficie de l’apport des nombreuses illustrations couleurs et souvent pleine page du trio Sandrine Gestin, Amandine Labarre et David Thiérrée, trois dessinateurs talentueux des mondes féeriques, qui permettent ainsi aux lecteurs de mieux s’approprier de la substance des textes en la transcrivant en flots d’images évocatrices complétant avec bonheur les descriptions détaillées fournies par un Edouard Brasey à la plume de rêve qui trempe perpétuellement dans l’encrier du merveilleux.

mercredi 1 septembre 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog : http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Le trésor du Rhin (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 3/2010 341 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’Anneau 3 — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.fantastinet.com (Yoann Berjaud) ; www.scifi-universe.com (Nicolas L.-Le trésor du Rhin : Quelque chose de pourri au royaume des Burgondes)
→ Pour ceux qui ont senti peser sur leurs épaules le poids d’une solennité envahissante, parfois même dévoreuse de l’intrigue, en suivant les quatre épisodes de la tétralogie de Wagner, la trilogie d’Edouard Brasey fera l’effet d’une fontaine rafraîchissante à laquelle ce conteur hors pair, coutumier arpenteur des terres de légendes, nous invite à étancher notre soif de merveilleux. Cette fois, après la walkyrie Brunehilde dans le premier tome et le dragon Fafnir dans le second, c’est l’Anneau lui-même qui prend la parole pour raconter sa propre histoire. Et, après tout, quoi de plus logique, car il est au cœur même de cette fabuleuse trilogie. Reprenant sa lyre de scalde Edouard Brasey nous entraîne dans une suite de péripéties épiques entremêlant les destins des hommes et des dieux et les précipitant dans le sillage du pathos tragique annoncé par les funeste Nornes. Victorieux de Hundling, le chef de la Horde Noire, Siegfried a fait un retour triomphant dans le royaume de Frankenland. Cependant, au sein de cette cour riche en complots, jalousies et trahisons, il va devoir affronter un ennemi tout aussi dangereux que les monstres qu’il a déjà vaincu en la personne de Kriemhilde, la passionnée princesse burgonde. Celle-ci, par ruse, lui fera absorber un philtre d’amour et d’oubli qui chassera de son cœur l’attachement qu’il croyait pourtant indestructible le liant à la belle Brunehilde. La violation du serment de fidélité qui l’unissait à la walkyrie déclenchera dés lors une suite d’événements funestes qui conduiront au saccage du royaume des Burgondes par les Huns d’Attila et à la fin d’Asgard, la demeure des dieux, symbolisée par le terrible Ragnarock, tandis que l’Anneau maléfique tant convoité et laissant derrière lui un sillage de malheurs pourra enfin retrouver son berceau originel, les eaux sombres du Rhin. Le dernier volet d’une trilogie qui, à l’origine, devait compter quatre volumes et qui sera bientôt reprise en intégrale par les éditions Belfond. Edouard Brasey, en conteur expérimenté, a su dépoussiérer ce mythe nordique ayant servi d’inspiration tout à la fois à la tétralogie Wagnérienne qu’au Seigneur des Anneaux de Tolkien. Ne négligeant pas sa texture épique et s’efforçant de rester fidèle à ses principaux développements, il a su cependant le parer d’une dimension amoureuse qui secoue souvent avec bonheur les aspects quelque peu rigides de la légende germanique. Laissant augurer la transition entre l’époque des mythes et l’expansion du christianisme à travers le parallèle entre Balder, le dernier dieu ressuscité, et la figure du Christ, il replonge le lecteur dans les racines communes de notre substrat occidental en s’efforçant de rendre accessible au plus grand nombre les pages de cette saga venue du fond des temps qui nous rappelle que le légendaire nordique peut se montrer aussi riche que ses congénères celtiques ou gréco-romain dans lesquels les auteurs viennent plus facilement puiser aussi bien dans le domaine littéraire qu’à travers les adaptations cinématographiques. A noter qu’un site internet, www.lamaledictiondelanneau.com , est entièrement dédié à la trilogie, offrant ainsi aux lecteurs enthousiastes l’occasion d’en savoir encore plus sur cette brillante production de la Fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin

mardi 8 juin 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog : http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Les chants de la Walkyrie (Roman) Mythologie Nordique / Mythologie celtique
France Loisirs-Catalogue, 2/2010 — 495 p., 12,95 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 1 — Couv. : Julien Delval
Précédente publication : Belfond, 10/2008 — 390 p., 20 € — Couv. : Arthur Rackham
Critiques :
www.horizon-etudiant.com (Mourad Haddak)
→ Odin, l’être suprême qui règne sur l’Asgard, le royaume des dieux, n’est plus le même depuis que le perfide Loki a réussi à lui faire passer au doigt l’anneau maudit d’’Andvari, le roi des Nibelungen. Il ne l’a gardé qu’un instant, mais cela a suffit a lui faire perdre l’insouciance du dieu créateur qu’il était jusque là. Depuis, il est rongé par une perpétuelle inquiétude, celle semée dans son esprit par l’annonce du Ragnarök, le crépuscule des dieux prophétisé par La Völa, la redoutable voyante. Afin de contourner cette échéance fatale, Odin voudrait bien perpétuer sa descendance parmi les hommes. Mais cela n’est pas du goût de Frigg son épouse, la déesse des Serments et des Liens du mariage, lassée de ses perpétuelles escapades et humiliée par sa dernière union avec… une mortelle du monde de Midgard, le domaine des hommes. Dés lors, dans le but de contrer les desseins de son mari volage Frigg frappe de stérilité la reine du royaume du Frankenland sur lequel régnait Rerir, le descendant d’un enfant adultère d’Odin. Ce dernier, ne voulant pas que sa lignée s’éteigne, sur les conseils de Loki, fait voler par ses corbeaux deux pommes d’éternelle jeunesse poussant dans le verger entretenu par Freya, la déesse Vane chargée de veiller sur le jardin des dieux, et charge Brunehilde, sa fille préférée de la porter à la souveraine. Devenue une simple mortelle sous l’apparence d’une chanteuse de saga, des récits retraçants la aventures des héros et des dieux, la walkyrie s’acquitte de sa mission, entraînant ainsi une suite d’événements tragiques durant lesquels par amour, elle deviendra tour à tour, reine, épouse et mère, abandonnant de la sorte son statut divin. Spécialiste réputé des contes et légendes celtiques et nordiques, ainsi que des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, comme le prouvent ses divers ouvrages parus aux éditions du Pré aux Clercs, mais également chez Pygmalion et Filipacchi, Edouard Brasey nous raconte dans un style digne des grands récits épiques, le premier volet d’une fabuleuse histoire marquée par l’empreinte sournoise de Loki, le dieu de la perfidie et du mensonge, mais aussi par le sort tragique des descendants humains d’Odin, le roi Rerir, son fils Wälsung, et Siegmund, l’un des douze enfants de ce dernier. Mais il nous parle également de la destinée tragique de Brunehilde, la walkyrie reniée par son père, et des méfaits de Huring, l’homme-chien, le fils de la terrifiante Vieille. Le premier volet d’une série où l’on reconnaît à travers les lignes des sources d’inspirations de nos contes et légendes les plus célèbres, comme l’apparition d’une ogresse, la fécondation d’une reine par un dieu usurpant l’identité de son époux que l’on retrouve dans le mythe d’Uther Pendragon, et même la légende de la Belle au Bois Dormant à la fin de ce premier opus. Bien entendu, la thématique de l’Anneau nous ramènera immanquablement à Tolkien et à son Seigneur des Anneaux, mais aussi à la célèbre tétralogie de Wagner avec son cortège d’épée magique, de dragons, de géants et de nains, de héros animés de passions ardentes, de violence, de sang, de bataille, d’amour et d’inceste. Cherchant, par cet entreprise romanesque novatrice en la matière a redonner vie et souffle aux légendes qui ont inspiré la tétralogie wagnérienne, tout en leur apportant une liberté d’imagination ne contredisant pas la trame de base, Edouard Brasey réussit un sans faute en réalisant l’une des œuvres marquantes de la fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin

samedi 9 janvier 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
http://www.edouardbrasey.com/
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ L’encyclopédie des héros du merveilleux (Encyclopédie / Livre illustrée) Merveilleux
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 9/2009 — 214 p., 28 € —Couv. : Didier Graffet — ill. : Sandrine Gestin & Didier Graffet
→ On ne présente plus Edouard Brasey aux amateurs de merveilleux. Depuis des années il apparaît régulièrement dans les catalogues de diverses maisons d’éditions telles que Pygmalion, Le Chêne, Hors Collection, Filipacchi, Albin Michel et, bien sûr… le Pré aux Clercs, pour nous servir de guide dans ces fabuleux territoires où vivent les créatures du Petit Peuple. Aujourd’hui il revient pour attirer notre regard sur des êtres qui ont, pour certains, sillonnés ces contrées du rêve, où rencontré des êtres qui en sont issus. Dans la littérature, et surtout à travers les légendes, ont donne à ces personnages le qualificatif de héros, car ils sont confrontés à des situations qui dépassent largement celles attribués au communs des mortels. Et, en suivant leurs exploits, ont est souvent amené à se poser des questions sur leur vie, leur origines, leurs habitudes… et bien d’autres choses encore. C’est justement à ces questions que s’efforcent de répondre Edouard Brasey en retraçant les destins mirifiques et légendaires de prés de deux cents personnages immortalisés par les mythologies, les légendes ou la littérature fantastique. Pour ce faire, il a découpé son ouvrage en une série de chapitres mis en images par les superbes illustrations du tandem Sandine Gestin et Didier Graffet. Au fil du sommaire nous découvrons donc Des souverains et dieux illustres, avec Les souverains des royaumes celtiques et Les dieux des royaumes divins celtes et nordiques – Des chevaliers, héros et géants fameux, avec Les chevaliers de la Table Ronde, Les héros et Les géants – Des enchanteurs, sorciers, savants et alchimistes, avec une entrée pour chacun d’entre eux – Des voyageurs de l’autre monde – Des fées célèbres et autres membres du Petit Peuple, avec les Fées et sorcières et les Elfes, sylphes, lutins et ondines – Du diable et autres créatures infernales, qui nous en dit long sur les hôtes du royaume des Ténèbres. Ainsi, à travers ces pages, on apprend comment Arthur devint roi, qui étaient véritablement les chevaliers de la Table Ronde, comment Beowulf réussit à tuer le monstre Grendel et Siegfried à terrasser le dragon Fafnir, pourquoi les fée Mélusine devait se dérober au regard des humains lorsqu’elle se baignait, pourquoi Peter Schlemihl avait perdu son ombre et maintes autres révélations sur des personnages emblématiques de récits qui ont bercé notre enfance et enchanté notre âge adulte. Un ouvrage à ajouter aux enrichissantes Petite Encyclopédie du merveilleux et Encyclopédie du légendaire, publiés également au Pré aux Clercs, qui prouvent une fois de plus l’étendue des connaissance d’un auteur venu depuis peu au roman avec sa remarquable série de La malédiction de l’Anneau publiée chez Belfond qui nous permet de pénétrer littéralement au cœur des mythologies celtiques et nordiques.

mercredi 23 décembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
◊ Le sommeil du dragon (Roman) Mythologie Nordique / Mythologie celtique / Dragons
Belfond, 6/2009 — 343 p ., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 2 — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.mythologica.net (Deuskin) ; www.noosfere.com (Yoann Berjaud) ; www.phenix-web.net (Véronique de Laet)
→ Dans ce second tome de sa splendide série inspirée des légendes nordiques et celtiques, Edouard Brasey nous propose de suivre l’histoire sous le regard du géant Fafnir qui, aveuglé par l’anneau maléfique que le rusé Loki lui offrit en cadeau tua son propre père, qui avait lui-même perdu la raison, et aveuglé par l’éclat maléfique de l’anneau se transforma en gigantesque dragon. Désormais tapis au sommet des montagnes de Gnitaheid, le dragon gardien du trésor et de l’anneau des Nibelung rêve de puis des siècles de Celui-qui-vient et qui doit le tuer. Lui ne connaît pas encore son nom, mais le lecteur ne tardera pas à l’apprendre en suivant la jeunesse de Siegfried, le descendant d’Odin, le dieu suprême. Après la mort de ses parents, les jumeaux Siegmund et Sieglinde, tués par Hunding, l’homme-chien, il sera élevé par le géant Regin dans une sombre forêt, à l’écart des hommes. Auprès de cet être rustre et peureux pour qui il n’a guère d’estime Siegfried s’initie à la puissance de la nature, apprennant à faire corps avec elle dans la plus pure tradition animique à base de communion avec les racines de la terre, de fusion avec les éléments de l’univers, d’apprentissage de la métamorphose et de découverte de langages obscurs ainsi que d’animaux de pouvoir. Ce n’est qu’après avoir quitté Regin qu’il rencontrera les hommes et lui, que ne connaît ni le bien ni le mal, se laissera facilement séduire par le goût des armes et des batailles, car son coeur est animé d’un puissant désir de vengeance envers Hunding, qui a fait de lui un orphelin. Dés lors, s’inscrivant dans les prédictions des Nornes, Urn, Verlandi et Skuld, qui lui annoncent un avenir de héros, il se lance dans une fascinante aventure qui le conduira à affronter le terrible Fafnir. Porteur dans son être à la fois de l’héritage céleste d’Odin et des influences telluriques de Loki, le géni du feu, il se trouvera sans cesse écartelé entre ces deux appartenances. Pourtant, depuis que l’Asgard est condamné, en dépit des pathétiques efforts d’Odin, c’est sur lui et sur sa descendance que repose l’espoir de bâtir en Midgard, la terre des hommes, un royaume où survivrait une parcelle de l’étincelle divine des dieux Asgardiens. Ainsi se dressera devant lui un parcours digne des plus grands héros de la Fantasy, avec cape d’invisibilité, destrier magique, anneau maudit, trésors fabuleux et ennemis surnaturels. Un périple où il devra garder son cœur pur d’homme libre pour espérer un jour retrouver celle qui l’attend, la walkyrie Brunehilde endormie sur son rocher entouré de flammes. Mais ceux qui connaissent la tétralogie de Wagner savent que le destin est implacable avec un héros de cette trempe soumis à son tour à la fameuse malédiction de l’anneau et que son séjour dans ce monde n’est qu’un écho de la tragédie qui déchire les dieux parmi lesquels Odin tente désespérément d’échapper aux arrêts du Destin, alors que Loki continue d’ourdir ses plans machiavéliques qui doivent conduire au Ragnarok, le fameux Crépuscule des Dieux, l’une des originalité majeure de la mythologie nordique par rapport aux autres croyances qui ensemencent la Terre depuis l’aube des temps. Un deuxième tome parcouru d’un souffle épique qui, tout en nous permettrant d’entrer dans l’intimité des dieux et des passions qui les dévorent, nous invite à partager un condensé de celles des humains qui, parfois, rejoignent les émotions divines et où transparaît désir, peur, violence, trahison, fureur et amour, nous aidant ainsi petit à petit à mieux comprendre les rouages de ce récit légendaire, plein d’aventure et de fureur, mais aussi de poésie et d’enchantement. Le second tome d’une série prévue à l’origine en quatre volumes, qui devrait cependant se terminer avec le troisième titre (Le trésor du Rhin) afin de mieux condenser l’action et de ne pas encombre la lecture par des personnages morts depuis longtemps lorsque se déroulerait l’histoire de la fin des dieux lors du très attendu Ragnarök venant boucler le cycle, ce quatrième tome devait s’intituler Le brasier des dieux dont le projet de couverture figure sur le signet offert par les éditions Belfond en promotion avec ce second tome, donc un signet à réserver aux collectionneurs. Néanmoins, en trois ou quatre volumes, cette série s’affirme comme l’une des grandes réussites de la Fantasy francophone méritant de figurer auprès des meilleurs créateurs d’univers du domaine anglo-saxon.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Traite de Faërie de Ismaël Mérindol, suivi d’autres recueils fameux de féerie et d’elficologie
(Essai) Féerie
Le Pré aux Clercs- Fantasy, 5/2009 — 464 p., 19 € — Couv. : Elodie Saracco
→ Dans la passionnante préface qui ouvre ce livre, Edouard Brasey commence par nous expliquer comment il est devenu elficologue, c'est-à-dire spécialiste de la science des elfes et de tout ce qui touche de prés ou de loin à l’ensemble du Petit Peuple (elfes, fées, nains, gnomes, ondines, et autres créatures surnaturelles). Il en vient donc à mentionner le fameux Traite de faërie d’Ismaël Mérindol, qu’il consulta une première fois par hasard dans la Bibliothèque Nationale de Prague. Un ouvrage publié en 1466 qui, à la connaissance d’Edouard Brasey, est le premier texte paru traitant d’elficologie. C’est ce fascinant traité qu’il a pris le soin de traduire, au prix de maintes difficultés car il était rédigé en un mélange de patois les plus divers, et de nous restituer, du moins dans ce qui avait survécu aux terribles inondations de la capitale hongroise. C’est ainsi qu’au fil des pages Ismaël Mérindol nous conte son parcours initiatique dans le monde de la Faërie, de sa mystérieuse naissance à son installation dans la bonne vieille ville de Prague, en passant par ses diverses rencontres avec le Petit Peuple, de ses amours avec une nymphe et du fameux cercle des fées inféodé, bien entendu, à la relativité du temps féérique. Pour compléter ces précieuses informations Edouard Brasey a eu la bonne idée d’ajouter à cet ouvrage la reproduction d’autres traités célèbres tels que : Le comte de Gabalis ou entretien sur les sciences secrètes de l’abbé Montfaucon de Villars (1670), La République mystérieuse des elfes, faunes, fées et autres semblables de Robert Kirk (1691), Le sylphe amoureux d’un auteur anonyme (1730), ainsi que des extraits des Esprits Elémentaires de Karl Grün. A noter la présentation sur papier parchemin de ce gros livres format 13 x 18 à la solide couverture cartonnée dont les pages s’ornent de multiples illustrations portant sur le monde de la faërie tels qu’on l’imaginait durant le XIX° siècle.

dimanche 6 septembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
◊ L’encyclopédie du légendaire. Trésors, artefacts et armes magiques (Encyclopédie / Livre illustrée) Merveilleux
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 12/2008 — 149 p., 28 € — Ser. : L’encyclopédie du légendaire 1 — Couv. : Didier Graffet — ill. : Sandrine Gestin & Didier Graffet
Critiques :
www.mythologica.net (Deuskin) ; www.sfmag.net (Freddy François) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Edouard Brasey n’est pas seulement un romancier exemplaire (cf. sa trilogie de La malédiction de l’anneau aux éditions Belfond) et un directeur de collection éclairé aux éditions du Pré aux Clercs, il nous livre également d’enrichissantes études consacrées au domaine du merveilleux, sa passion de tous les instants. Après les trois tomes de son Encyclopédie du merveilleux et sa collection de Petits livres consacrés aux peuples de la Féerie (Fées, elfes, dragons, sorcières, ogres et lutins) il revient avec un nouveau monument dédié cette fois à nous faire découvrir la fabuleuse panoplie des objets merveilleux, des artefacts magiques, bien entendu, étranges et mystérieux, et souvent dotés d’une vie propre, qui peuplent l’univers du légendaire. L’ensemble nous est présenté dans un ouvrage grand format sous couverture à papier bouffant, aux pages imitant les vieux parchemins emplies de fascinantes illustrations couleur de Sandrine Gestin et de Didier Graffet, deux maîtres incontestés dans l’aéropage des dessinateurs de Fantasy. Après une introduction au titre évocateur, « Objets inanimés avez-vous donc une âme », Edouard Brasey guide nos pas au sein d’une véritable caverne d’Al Baba dont le sésame est la fantastique érudition de l’auteur en matière de merveilleux. Dans ces antres aux splendeurs que nous réservent chacune de ces pages, nous découvrons tout à tour : Des trésors fabuleux et pierres précieuses – Des épées de légende et autres armes magiques – Des reliques sacrées et très précieuses – Des objets magiques et engins de locomotion fameux – Des amulettes et talismans – Des plantes et arbres magiques – Des pommes d’or et d’immortalité. Un index et une liste de sources bibliographiques complètent ce livre passionnant, premier d’une trilogie consacrée au légendaire, fera le bonheur de tous les explorateurs des territoires de l’imaginaire qui se plongeront avec ravissement au cœur de ses feuillets digne du plus illustre des cabinets de curiosités.

jeudi 11 décembre 2008

BRASEY Edouard (Fr)
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Les chants de la Walkyrie (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 10/2008 — 390 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 1 — Couv. : Arthur Rackham — Crit. :
www.horizon-etudiant.com (Mourad Haddak)
→ Odin, l’être suprême qui règne sur l’Asgard, le royaume des dieux, n’est plus le même depuis que le perfide Loki a réussi à lui faire passer au doigt l’anneau maudit d’’Andvari, le roi des Nibelungen. Il ne l’a gardé qu’un instant, mais cela a suffit a lui faire perdre l’insouciance du dieu créateur qu’il était jusque là. Depuis, il est rongé par une perpétuelle inquiétude, celle semée dans son esprit par l’annonce du Ragnarök, le crépuscule des dieux prophétisé par La Völa, la redoutable voyante. Afin de contourner cette échéance fatale, Odin voudrait bien perpétuer sa descendance parmi les hommes. Mais cela n’est pas du goût de Frigg son épouse, la déesse des Serments et des Liens du mariage, lassée de ses perpétuelles escapades et humiliée par sa dernière union avec… une mortelle du monde de Midgard, le domaine des hommes. Dés lors, dans le but de contrer les desseins de son mari volage Frigg frappe de stérilité la reine du royaume du Frankenland sur lequel régnait Rerir, le descendant d’un enfant adultère d’Odin. Ce dernier, ne voulant pas que sa lignée s’éteigne, sur les conseils de Loki, fait voler par ses corbeaux deux pommes d’éternelle jeunesse poussant dans le verger entretenu par Freya, la déesse Vane chargée de veiller sur le jardin des dieux, et charge Brunehilde, sa fille préférée de la porter à la souveraine. Devenue une simple mortelle sous l’apparence d’une chanteuse de saga, des récits retraçants la aventures des héros et des dieux, la walkyrie s’acquitte de sa mission, entraînant ainsi une suite d’événements tragiques durant lesquels par amour, elle deviendra tour à tour, reine, épouse et mère, abandonnant de la sorte son statut divin. Spécialiste réputé des contes et légendes celtiques et nordiques, ainsi que des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, comme le prouvent ses divers ouvrages parus aux éditions du Pré aux Clercs, mais également chez Pygmalion et Filipacchi, Edouard Brasey nous raconte dans un style digne des grands récits épiques, le premier volet d’une fabuleuse histoire marquée par l’empreinte sournoise de Loki, le dieu de la perfidie et du mensonge, mais aussi par le sort tragique des descendants humains d’Odin, le roi Rerir, son fils Wälsung, et Siegmund, l’un des douze enfants de ce dernier. Mais il nous parle également de la destinée tragique de Brunehilde, la walkyrie reniée par son père, et des méfaits de Huring, l’homme-chien, le fils de la terrifiante Vieille. Le premier volet d’une série où l’on reconnaît à travers les lignes des sources d’inspirations de nos contes et légendes les plus célèbres, comme l’apparition d’une ogresse, la fécondation d’une reine par un dieu usurpant l’identité de son époux que l’on retrouve dans le mythe d’Uther Pendragon, et même la légende de la Belle au Bois Dormant à la fin de ce premier opus. Bien entendu, la thématique de l’Anneau nous ramènera immanquablement à Tolkien et à son Seigneur des Anneaux, mais aussi à la célèbre tétralogie de Wagner avec son cortège d’épée magique, de dragons, de géants et de nains, de héros animés de passions ardentes, de violence, de sang, de bataille, d’amour et d’inceste. Cherchant, par cet entreprise romanesque novatrice en la matière a redonner vie et souffle aux légendes qui ont inspiré la tétralogie wagnérienne, tout en leur apportant une liberté d’imagination ne contredisant pas la trame de base, Edouard Brasey réussit un sans faute en réalisant l’une des œuvres marquantes de la fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
4.Le brasier des dieux