Affichage des articles dont le libellé est Pré aux Clercs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pré aux Clercs. Afficher tous les articles

lundi 8 août 2011


Traité de démonologie
(Essai) Magie
AUTEUR : Edouard BRASEY (Fr)
EDITEUR : Le Pré aux Clercs-Fantasy, 2/2011 — 432 p., 19 €
COUVERTURE : Elodie Saracco
Critiques : http://www.elbakin.net/ (Gillossen) ; http://www.phenixweb.net/ (Véronique de Laet) ; RTBF (Jean-Pierre Hautier-Interview radiophonique de l'auteur 3/03/11) ; http://www.yozone.fr/ (Michael Espinosa)
Après les Traités des Anges, de Vampirologie, de Faërie, le Grimoire des Loups-garous, et en attendant le Traité de Sorcellerie, en octobre, chez le même éditeur, Edouard Brasey, le défricheur infatigable des territoires du merveilleux, nous propose cette fois un Traité de Démonologie, vaste sujet s’il en est. Ce livre, comme les autres titres de cette collection, bénéficie d’une remarquable présentation format 13 x 11 avec couverture cartonnée en couleur d’Elodie Seracco et de nombreuses illustrations intérieures couchés sur un papier bouffant à impression marron évoquant les livres d’antan. Il propose un vaste catalogue des démons à travers une vision historique et folklorique qui ne se borne pas à aborder le sujet sous l’angle unique de la chrétienté, mais qui vise l’eucuménisme en englobant Kabbale et Coran. Notre plongée dans cette histoire infernale se décompose en trois grandes parties. Dans la première, intitulée Traité de démonologie Edouard Brasey se penche sur la Présence des démons à travers le monde en s’appuyant sur leurs Origines ainsi que sur leurs diverses manifestations : Démons des passions, Démons incubes et succubes, et Le Daimon de Socate. Ensuite, dans un second chapitre, il nous parle du Commerce avec les démons, s’attardant sur les Pactes démoniaques, Les bons diables et génies assistants, ainsi que sur Les démons farceurs. Un troisième et dernier chapitre concerne tout les Possessions et exorcismes mise en valeur par le cinéma fantastique et d’horreur avec, en point d’orgue, les descriptions des Cas célèbres de possession démoniaque dans l’Histoire, puis des Cas de possession contemporains. La seconde partie est consacrée à L’Enfer et au gouvernement démoniaque. En trois fascinants chapitres abondamment illustrés, Edouard Brasey dresse une liste rien moins qu’épouvantable de ce sinistre pandémonium en commençant par Les hiérarchies démoniaques et la cour infernale, en enchaînant sur Les 72 démons de la cabale et en terminant par une Liste et description complète des 333 démons de l’enfer. Ce remarquable ouvrage se conclut sur une troisième partie centrées sur Les autres traités fameux traitant du Diable, des démons, de la possession et de l’exorcisme. Elle nous donne l’occasion de découvrir deux remarquables exemples de la fascination exercée par les créatures démoniaques sur les mortels que nous sommes à travers Les incubes et les Succubes de Jules Delassus, publié en 1897 au Mercure de France, et le Temple de Satan de Stanislas de Guaita paru en 1915. En résumé un volumineux travail d’érudit qui fait largement le tour sur la question, aidant les lecteurs à mieux cerner ces fantastiques créatures, à les comprendre parfois et même, à les invoquer, à ses risques et périls, comme il va de soit ! Un livre qui, une fois de plus, place Edouard Brasey tout en haut de la pyramide des spécialistes du merveilleux et du diabolique, juste à côté de l’elficologue Pierre Dubois, spécialisé quant à lui dans les représentants du Petit Peuple et consorts.

jeudi 11 novembre 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
La grande bible des fées
(Livre illustré) Féerie
LE PRE AUX CLERCS-Hors Collection, 11/2010 — 320 p., 29 €

COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Sandrine Gestin, Amandine Labarre, Alain-Marc Friez & David Thiérrée
→ On ne présente plus Edouard Brasey aux amateurs de littérature de l’imaginaire, car désormais il fait partie intégrante du paysage français centré sur le domaine du merveilleux. Que ce soit à travers ces quelques 70 ouvrages consacrés au genre, dont de nombreux chez Le Pré-aux-Clercs (La petite encyclopédie du merveilleux, L’encyclopédie du légendaire, Le traité de vampirologie, etc…) ou sa remarquable trilogie de La malédiction de l’anneau chez Belfond qui revisite l’univers de la tétralogie wagnérienne, il enchante depuis de nombreuses années les lectures des passionnés de fantasy et de légendes. Aujourd’hui il revient avec un somptueux ouvrage centré sur les fées, ces créatures merveilleuse, d’apparence féminine, dotées de pouvoirs surnaturels et pouvant exaucer les vœux des mortels dont elles assurent la protection. Ne voulant pas se borner à décliner un simple catalogue de leurs multiples représentations, Edouard Brasey à voulu nous aider à pénétrer dans l’intimité de leur peuple afin de mieux en discerner les fascinantes facettes de leur univers plus complexe qu’il ne le paraît de prime abord. Pour se faire, il a structuré cette grande bible en six livres. Le premier, Le Livre des Origines, se décompose en cinq chapitres : 1.La naissance des fées, avec définitions, origine des fées et différentes espèces – 2.La communauté des fées, qui nous entraîne dans La petite société des fées (leurs rapports avec les hommes, les maisons des fées, les bains des fées, etc…), qui nous convie à La table des fées (Nourriture et cuisine, repas des fées, ustensiles des fées, etc…), et nous invite à La danse des fées (Danse des korrigans, Cercles des fées, etc…) – 3.La géographie des fées, dépeignant les îles enchantées, Avalon, les forêts magiques, les terres d’Irlande et les grottes des fées – 4.Les reines (lois et constitution politique), nous parlant de la monarchie féerique, de la cour d’Oberon et Titania, des châteaux de Mélusine, etc… - 5.Les croyances (théologie), évoquant la mortalité ou l’immortalité des fées, l’âme des fées, les Banshees et les Dames Blanches. Le second livre, Les Livres historiques. Chroniques et légendes explore quatre approche du peuple féerique : 1.Les fées marraines, où l’on parle des Changelins et des enfants-fées – 2.Les fées amoureuses, qui présente la Fée courtoise, les Tabous féeriques comme Lanval et Guingamor – 3.Les fées de la nature et des éléments, avec Les maîtresses des éléments, les Fées des fleurs, les Dryades et hamadryades, les Fées des eaux minérales, les Esprits des racines, Les arbres à fées, l’herbe à fées et l’herbe d’or – 4.Les fées animales, consacré aux métamorphoses animales, à la Blanche Biche et aux Selkies ou fées-phoques. Le troisième livre, intitulé Les Livres poétiques, se décline en trois compositions : 1.Les calendriers magiques des fées, comportant toutes les dates cruciales liées à leurs apparitions, équinoxe, solstice, tableau de la saison claire et de la saisons sombre, etc… - 2.Les fées du zodiaque, partant du Bélier jusqu’à la fée des Poissons en égrainant tous les autres signes de l’horoscope – 3.Les invocations, fabuleuse compilation de toutes sortes de Rituels (rituel du Printemps, du culte des reines et des fées d’Avalon, d’Halloween…), de Cultes (des Centaures, des sirènes, des elfes et des sylphes, des dragons et des nains, des licornes et du soleil…), d’Invocations (des végétaux, des capes d’invisibilité, à la porte en cercle de feu…), de Bénédictions (des arbres pour les dryades, des baguettes magiques…) de Formules (pour utiliser sa baguette ou son miroir magique), d’incantations (à l’ouverture du Premier Grimoire), de Baptême (pour les fées du Grand Chêne), d’Onction (pour les baguettes magiques et les balais du culte de Samain). Le quatrième livre, baptisé Le Livre des prophétesses, nous invite à faire la connaissance des Petites fées de Cottingley, des Fées et des Devas dans les jardins de Findhorn et nous propose d’enrichissantes Conversations avec le Dieu Pan. Le cinquième livre se présente comme Le Nouveau Testament des fées et se découpe en cinq grands paragraphes : 1.La genèse des fées – 2.L’évangile selon Titania, consacré à Titania et Obéron, la reine et le roi des fées – 3.L’évangile selon Mélusine, centré sur la légende de Mélusine et Raymondin – 4.L’évangile selon Viviane, qui nous rapproche de l’enchanteur Merlin – 5.L’évangile selon Morgane, qui s’étend sur la figure emblématique du roi Arthur. Enfin, le cinquième et dernier livre, L’Apocalypse des fées, explore la face sombre de ces créatures enchantées avec Les fées fatales, la fée Carabosse, le Regard des fées, les Sortilèges des fées et la Belle Dame sans Merci. Un épilogue sur Les dernières fées et une Bibliographie terminent ce luxueux ouvrage présenté sous une couverture cartonnée et dorée, dont l’intérieur, paré de nombre uses enluminures, à la manière des anciens manuscrits, bénéficie de l’apport des nombreuses illustrations couleurs et souvent pleine page du trio Sandrine Gestin, Amandine Labarre et David Thiérrée, trois dessinateurs talentueux des mondes féeriques, qui permettent ainsi aux lecteurs de mieux s’approprier de la substance des textes en la transcrivant en flots d’images évocatrices complétant avec bonheur les descriptions détaillées fournies par un Edouard Brasey à la plume de rêve qui trempe perpétuellement dans l’encrier du merveilleux.

mardi 30 mars 2010

PANIER-ALIX Claire (Fr)
Diplômée d'histoire médiévale, Claire Panier-Alix s’est très vite découverte une passion pour les littératures de l’imaginaire et, en particulier, pour le cycle arthurien et l’œuvre de Tolkien. Des sources qui sont à la base de son inspiration dans les divers romans de sa « Chronique insulaire » une série de fantasy épique qu’elle a publié aux éditions Nestiveqnen
◊ Sang d’Irah (Roman) Aventures Fantasy
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 1/2010 — 380 p., 19 € — Ser. : Chronique insulaire 4 — Couv. : Martine Fassier
Précédentes publications : Nestiveqnen-Fantasy, 10/2005 — 464 p., 24 € — Couv. : Luis Royo
Critiques :
www.atemporel.com (Anonyme-Interview)
→ Sang d’Irah, dont les éditions du pré aux Clercs nous proposent une réédition revue par son auteur, se veut un roman arthurien marqué du sceau de l’aventure avec des personnages hauts en couleur emportés dans un tourbillon de péripéties et un maelström de passions. Le récit nous propulse sur l’île continent de Nopalep’am Brode, la terre des Hommes. Un monde divisé en quatre royaumes avec, au nord les Trolls lycanthropes de Kurstanie, au sud le désert sacré d’Orkaz placé sous la tutelle de l’homme-dieu Sail, à l’est le puissant royaume des reines prêtresses de Nicée s’appropriant la quasi-totalité des terres fertiles, et enfin, à l’ouest, l’enclave d’Irah, premier vassal de Nicée, domaine de lacs et de forêts, avec ses preux chevaliers et son roi Duncan respecté de tous. Histoire d’amants maudits et d’amours contrariés, l’intrigue s’articule sur le destin de Duncan et de Maryanor, la déroutante souveraine de Nicée. Alors qu’ils sont promis l’un à l’autre depuis leur plus jeune âge, et que Duncan se dirige vers Mosquir pour répondre à l’appel de Maryanor, le jeune monarque ne sait pas encore que cette dernière, afin de sauver son royaume, a décidé de s’unir avec Sail, l’homme-dieu d’Orkaz. En dominant son futur époux lors de la cérémonie de soumission elle compte bien s’allier pour un temps avec les redoutables Trolls lycanthropes un peu trop entreprenants à son goût. Mais, perturbée par les émotions que Sail lui transmet lors de cette communion, elle voit se craqueler le voile de ses certitudes. Duncan, de son côté, un moment au chevet d’un Sail empoisonné, se trouve entraîné, en même temps que les souverains de ses quatre royaumes, dans une fresque épique mêlant les affres de l’amour aux tumultes des batailles. Tandis que le destin de Duncan et de l’île toute entière se joue au cœur de péripéties où amour, amitié, trahison et manipulations politiques s’entrechoquent, la teinte d’anachronisme est introduite par l’arrivée sur ces rivages de Nicolas de Talmont, le pirate français tout droit issu de la cour de Louis XIII. Le retour sur le devant de la scène littéraire d’une romancière française de Fantasy qui s’est fait connaître par son cycle des Chroniques insulaires publié aux éditions Nestiveqnen qui nous présentait déjà la prestigieuse lignée d’Irah reprise dans l’arbre généalogique ouvrant ce livre en même temps qu’une carte détaillée de l’île continent où se déroule le récit.
Les autres de la série :
1.L’échiquier d’Einar
2.La clef des mondes
3.Le roi repenti
4.Le sang d’Irah

samedi 9 janvier 2010

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
http://www.edouardbrasey.com/
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ L’encyclopédie des héros du merveilleux (Encyclopédie / Livre illustrée) Merveilleux
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 9/2009 — 214 p., 28 € —Couv. : Didier Graffet — ill. : Sandrine Gestin & Didier Graffet
→ On ne présente plus Edouard Brasey aux amateurs de merveilleux. Depuis des années il apparaît régulièrement dans les catalogues de diverses maisons d’éditions telles que Pygmalion, Le Chêne, Hors Collection, Filipacchi, Albin Michel et, bien sûr… le Pré aux Clercs, pour nous servir de guide dans ces fabuleux territoires où vivent les créatures du Petit Peuple. Aujourd’hui il revient pour attirer notre regard sur des êtres qui ont, pour certains, sillonnés ces contrées du rêve, où rencontré des êtres qui en sont issus. Dans la littérature, et surtout à travers les légendes, ont donne à ces personnages le qualificatif de héros, car ils sont confrontés à des situations qui dépassent largement celles attribués au communs des mortels. Et, en suivant leurs exploits, ont est souvent amené à se poser des questions sur leur vie, leur origines, leurs habitudes… et bien d’autres choses encore. C’est justement à ces questions que s’efforcent de répondre Edouard Brasey en retraçant les destins mirifiques et légendaires de prés de deux cents personnages immortalisés par les mythologies, les légendes ou la littérature fantastique. Pour ce faire, il a découpé son ouvrage en une série de chapitres mis en images par les superbes illustrations du tandem Sandine Gestin et Didier Graffet. Au fil du sommaire nous découvrons donc Des souverains et dieux illustres, avec Les souverains des royaumes celtiques et Les dieux des royaumes divins celtes et nordiques – Des chevaliers, héros et géants fameux, avec Les chevaliers de la Table Ronde, Les héros et Les géants – Des enchanteurs, sorciers, savants et alchimistes, avec une entrée pour chacun d’entre eux – Des voyageurs de l’autre monde – Des fées célèbres et autres membres du Petit Peuple, avec les Fées et sorcières et les Elfes, sylphes, lutins et ondines – Du diable et autres créatures infernales, qui nous en dit long sur les hôtes du royaume des Ténèbres. Ainsi, à travers ces pages, on apprend comment Arthur devint roi, qui étaient véritablement les chevaliers de la Table Ronde, comment Beowulf réussit à tuer le monstre Grendel et Siegfried à terrasser le dragon Fafnir, pourquoi les fée Mélusine devait se dérober au regard des humains lorsqu’elle se baignait, pourquoi Peter Schlemihl avait perdu son ombre et maintes autres révélations sur des personnages emblématiques de récits qui ont bercé notre enfance et enchanté notre âge adulte. Un ouvrage à ajouter aux enrichissantes Petite Encyclopédie du merveilleux et Encyclopédie du légendaire, publiés également au Pré aux Clercs, qui prouvent une fois de plus l’étendue des connaissance d’un auteur venu depuis peu au roman avec sa remarquable série de La malédiction de l’Anneau publiée chez Belfond qui nous permet de pénétrer littéralement au cœur des mythologies celtiques et nordiques.

mercredi 23 décembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Traite de Faërie de Ismaël Mérindol, suivi d’autres recueils fameux de féerie et d’elficologie
(Essai) Féerie
Le Pré aux Clercs- Fantasy, 5/2009 — 464 p., 19 € — Couv. : Elodie Saracco
→ Dans la passionnante préface qui ouvre ce livre, Edouard Brasey commence par nous expliquer comment il est devenu elficologue, c'est-à-dire spécialiste de la science des elfes et de tout ce qui touche de prés ou de loin à l’ensemble du Petit Peuple (elfes, fées, nains, gnomes, ondines, et autres créatures surnaturelles). Il en vient donc à mentionner le fameux Traite de faërie d’Ismaël Mérindol, qu’il consulta une première fois par hasard dans la Bibliothèque Nationale de Prague. Un ouvrage publié en 1466 qui, à la connaissance d’Edouard Brasey, est le premier texte paru traitant d’elficologie. C’est ce fascinant traité qu’il a pris le soin de traduire, au prix de maintes difficultés car il était rédigé en un mélange de patois les plus divers, et de nous restituer, du moins dans ce qui avait survécu aux terribles inondations de la capitale hongroise. C’est ainsi qu’au fil des pages Ismaël Mérindol nous conte son parcours initiatique dans le monde de la Faërie, de sa mystérieuse naissance à son installation dans la bonne vieille ville de Prague, en passant par ses diverses rencontres avec le Petit Peuple, de ses amours avec une nymphe et du fameux cercle des fées inféodé, bien entendu, à la relativité du temps féérique. Pour compléter ces précieuses informations Edouard Brasey a eu la bonne idée d’ajouter à cet ouvrage la reproduction d’autres traités célèbres tels que : Le comte de Gabalis ou entretien sur les sciences secrètes de l’abbé Montfaucon de Villars (1670), La République mystérieuse des elfes, faunes, fées et autres semblables de Robert Kirk (1691), Le sylphe amoureux d’un auteur anonyme (1730), ainsi que des extraits des Esprits Elémentaires de Karl Grün. A noter la présentation sur papier parchemin de ce gros livres format 13 x 18 à la solide couverture cartonnée dont les pages s’ornent de multiples illustrations portant sur le monde de la faërie tels qu’on l’imaginait durant le XIX° siècle.

jeudi 8 octobre 2009

DURHAM David Anthony (Usa)
Site : www.davidanthonydurham.com
D’origine caribéenne, mais né à New York en 1969, David Anthony Durham a grandi dans le Maryland où il est devenu professeur d’université. Après avoir sillonné les Etats-Unis et l’Europe, il s’est installé en Ecosse. Mais il avait déjà commencé à écrire, notamment « Gabriel’s story » un roman racontant l’histoire des colons Afro-américains, qui lui a valu la reconnaissance unanime de la critique. Plus tard, il s’est lancé avec autant de bonheur dans la Fantasy avec l’écriture de son ambitieuse trilogie de « La guerre du Mein »
◊ La guerre du Mein (Roman) Aventures Fantasy
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 10/2008 — 680 p., 21 € — Ser. : La guerre du Mein 1 — Acacia, the war with the Mein, Doubleday, 1967 — Tr. : Thierry Arson — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.actusf.com (Tony Sanchez) ; www.elbakin.net (Neramith-Interview) ; www.noosfere.com (Bruno Para & Cécile Duliga) ; www.yozone.fr (Fabrice Leduc)
→ Monde de mythologies complexes, de sorcellerie et de créatures imaginaires de toutes sortes l’île d’Acacia, qui a donné son nom à un Empire prospère, du moins en apparence, car si les riches y jouissent d’un situation privilégié, les pauvres, les plus nombreux, triment sans cesse pour satisfaire leurs moindres besoins. Héritier d’une ancienne dynastie, le roi Leodan Akaran fait de son mieux pour maintenir la paix sur ce vaste domaine afin de léguer la couronner à ses quatre enfants qu’il adore. Cependant, il leur cache soigneusement que la base de son pouvoir réside dans, la brume, une puissante drogue que l’Etat fournit plus ou moins légalement à la population afin de la maintenir dans un bien être illusoire sapant tout désir de rébellion, ainsi que sur l’odieux trafic d’enfants esclaves. Désireux de mettre un terme à ces pratiques, ils se heurtent à des forces obscures hostiles à tout changement, et surtout, il est pris par le temps. Car, de leur lointaine forteresse se dressant les glaces du grand nord il est exilé depuis très longtemps le peuple du Mein a décidé de passer à l’offensive afin de briser le joug d’Acacia. Tandis que Tashrein Mein, un assassin professionnel, parvient à tuer le roi au cœur même de son palais, l’armée des puissants guerriers nordiques attaque l’empire de toutes parts. Sur son lit de mort Leodan, qui avait prévu d’éloigner pour un temps ses enfants des parages du trône, se débrouille pour leur permettre de s’échapper, les envoyant dans diverses partie du monde afin qu’ils forgent de leurs mains leur propre destinée. Dés lors ceux-ci vont s’efforcer de venger l’assassinat de leur près tout en restaurant un empire acacian fondé cette fois sur des valeurs plus démocratiques. Alternant les points de vue à travers le prisme de divers protagonistes, l’auteur permet ainsi de découvrir peu à peu toute la richesse de l’univers qu’il a inventé dont la part emprunté à l’imaginaire se coule parfaitement dans le moule de préoccupations bassement mercantiles et financières que l’on retrouve dans notre quotidien. Ici les principaux personnages, bien que portés par une vision d’ensemble suivent leurs propres motivations pour y parvenir. Dans cet univers où mensonges, complots et traîtrises sont monnaie courante, les quatre enfants, dispersés volontairement pour échapper à leurs ennemis suivrant un périple riche en aventures qui les entraînera pour certains à explorer les terres désolées duTalay ou les archipels de Vumu aux Flots Gris. Tandis que le royaume d’Acacia est tombé entre les mains du redoutable Hanish Mein, Aliver, Corinn, Mena et Dariel, chacun à leur manière, mettront convergence les différents apports de leurs personnalités multiples pour assurer la renaissance du royaume de leur père libéré de ses vices d’antan. Tandis qu’Aliver focalisera l’action de reconquête sous les traits du Roi des neiges, seul capable de mettre fin à la domination des Mein et d’instaurer un réel idéal de justice. Dariel et Mena partageront son exil pour s’enrichir de la mixité culturelle procurée par leurs diverses rencontres. Cette dernière d’ailleurs, véritable garçon manqué doté de fascinantes capacités de combattante, finira même par supplanter Aliver dans sa croisade contre l’envahisseur. De son côté Corinn, contrainte par le sort à demeurer au palais sous l’emprise de Hanish, joue à sa manière un rôle prépondérant dans les relations entre Akarans et Mein. Le premier volet d’une trilogie qui, à travers une vaste fresque épique emplie de multiples personnages à l’intense densité émotionnelle, David Anthony Durham parvient à traiter des thèmes de société contemporains quine manqueront pas d’interpeller le lecteur et de lui faire prendre conscience que sous le vernis du roman peuvent émerger des questions fondamentales que la Fantasy sait parfois aussi bien développer que tout autre genre littéraire.
Les autres titres de la série :
1.La guerre du Mein
2.Terres Etrangères

mardi 6 octobre 2009

NOVIK Naomi (Usa)
D’origine polonaise, Nami Novik, née à New York en 1973, est diplômée de littérature anglaise et d’informatique. Elle a notamment participé au développement du jeu vidéo d’héroic-fantasy Neverwinther Nights, avant de se lancer dans l’écriture. Passionné d’histoire et, en particulier, de l’époque napoléonienne, elle a conjugué cette passion de jeunesse pour les contes d’Europe de l’Est et le Seigneur des Anneaux afin de développer sa série uchronique « Téméraire » dont le premier tome, « Les Dragons de Sa Majesté , lui a permis, en 2007, de recevoir le prix du meilleur roman américain
◊ L’Empire d’ivoire (Roman) Dragons / Uchronie
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 9/2008 — 385 p., 19.90 € — Ser. : Téméraire 4 — Temeraire 4.Empire of Ivory, Ballantine-Del rey, 2007 — Tr. : Guillaume Fournier — Couv. : Dominic Harman
Rééditions : France Loisirs-Fantasy, 6/2009 — 496 p., 9,95 € — Couv. : Dominic Harman
Critiques :
www.phenix-web.net (Véronique de Laet)
→ Bon, Napoléon n’a pas le beau rôle, mais il faut comprendre les anglo-saxons, c’est sûrement le français qui les a le plus impressionné et qui a été sur le point de les acculer à la défaite. D’où l’intérêt des auteurs pratiquant la langue de Shakespeare pour la période des guerres napoléoniennes, et de Naomi Novik, plus précisément, dont les origines polonaises attisent encor plus l’attrait pour l’Histoire de la vieille Europe. Nous revoilà donc dans un monde très proche du monde, à ceci prés que les dragons existent et peuvent être utilisés aussi bien à usage civil, pour transporter le courrier, par exemple, et surtout militaire, avec la création de l’Aerial Corps britannique, un régiment délite formé de dragons transformés en sorte de vaisseaux de combat volant soutenant une vaste filet ventral où prennent place une vingtaine d’aviateurs chargés d’en découdre avec les inévitables dragons français. Les héros de cette série sont Téméraire, un jeune Céleste, dragon réservé habituellement à la famille impériale chinoise, devenu un redoutable combattant du ciel, et de son pilote, Will Laurence, ex capitaine de la Navy. Ensemble ils ont d’abord contribué à mettre en échec le débarquement des troupes françaises à Douvres (Les dragons de Sa Majesté), puis nous les avons suivi en Chine (Le trône de jade), sorte de retour au source pour Téméraire, avec en filigrane tout un jeu d’intrigues politiques et diplomatiques dont raffolent les constructeurs de la Grande Muraille, avant de les accompagner, après un détours par l’Eurasie, dans une sorte de remake de la campagne de Pologne (Par les chemins de la soie) si faste pour Napoléon, revisitée à la mode dragon. Dans le quatrième opus de cette série, nous assistons au retour en Angleterre de Téméraire et de son cavalier. Tandis que le ciel est déserté par l’Aerial Corps les bombes pleuvent sur la campagne anglaise désormais sans défense. La cause, une terrible épidémie semblable à une grippe mortelle, qui décime les troupeaux de dragons britanniques depuis qu’un Dakota, un dragon américain, est venu les rejoindre. Seul Téméraire et quelques dragons inexpérimentés sont épargnés par le mystérieux fléau. Afin d’éviter que ce dernier ne finisse par exterminer les dragons de Sa Majesté, Téméraire et Will sont envoyés en Afrique avec plusieurs dragons malades afin de trouver la solution qui semble résider dans un champignon salvateur. Mais voilà, celui-ci ne se trouve pas n’importe où et sa recherche va nous entraîner à la découverte du fabuleux Empire d’ivoire. Un lieu privilégié où pousse le fameux champignon sur lequel feront main basse Téméraire et ses compagnons, déclenchant au passage la colère du peuple qui les cultive et de leurs dragons. De quoi mettre en grand péril un Empire Britannique à la couverture aérienne amoindrie face à un Napoléon qui prépare une nouvelle invasion. Nous noterons au passage une adaptation toute personnelle par l’auteur du mythe du dragon dans les sociétés africaines, ainsi qu’un final plutôt inattendu qui donnera encore plus envie aux lecteurs de se précipiter sur le cinquième tome de cette série décidément très originale qui vient de sortir aux Etats-Unis sous le titre Vitory of the Eagles, et qui ne tardera pas à être traduit en France par les éditions Pygmalion toujours aussi actives dans le domaine de la Fantasy.
Les autres titres de la série :
1.Les dragons de Sa Majesté
2.Le trône de jade
3.Par les chemins de la soie
4.L’Empire d’ivoire

dimanche 6 septembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
◊ L’encyclopédie du légendaire. Trésors, artefacts et armes magiques (Encyclopédie / Livre illustrée) Merveilleux
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 12/2008 — 149 p., 28 € — Ser. : L’encyclopédie du légendaire 1 — Couv. : Didier Graffet — ill. : Sandrine Gestin & Didier Graffet
Critiques :
www.mythologica.net (Deuskin) ; www.sfmag.net (Freddy François) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Edouard Brasey n’est pas seulement un romancier exemplaire (cf. sa trilogie de La malédiction de l’anneau aux éditions Belfond) et un directeur de collection éclairé aux éditions du Pré aux Clercs, il nous livre également d’enrichissantes études consacrées au domaine du merveilleux, sa passion de tous les instants. Après les trois tomes de son Encyclopédie du merveilleux et sa collection de Petits livres consacrés aux peuples de la Féerie (Fées, elfes, dragons, sorcières, ogres et lutins) il revient avec un nouveau monument dédié cette fois à nous faire découvrir la fabuleuse panoplie des objets merveilleux, des artefacts magiques, bien entendu, étranges et mystérieux, et souvent dotés d’une vie propre, qui peuplent l’univers du légendaire. L’ensemble nous est présenté dans un ouvrage grand format sous couverture à papier bouffant, aux pages imitant les vieux parchemins emplies de fascinantes illustrations couleur de Sandrine Gestin et de Didier Graffet, deux maîtres incontestés dans l’aéropage des dessinateurs de Fantasy. Après une introduction au titre évocateur, « Objets inanimés avez-vous donc une âme », Edouard Brasey guide nos pas au sein d’une véritable caverne d’Al Baba dont le sésame est la fantastique érudition de l’auteur en matière de merveilleux. Dans ces antres aux splendeurs que nous réservent chacune de ces pages, nous découvrons tout à tour : Des trésors fabuleux et pierres précieuses – Des épées de légende et autres armes magiques – Des reliques sacrées et très précieuses – Des objets magiques et engins de locomotion fameux – Des amulettes et talismans – Des plantes et arbres magiques – Des pommes d’or et d’immortalité. Un index et une liste de sources bibliographiques complètent ce livre passionnant, premier d’une trilogie consacrée au légendaire, fera le bonheur de tous les explorateurs des territoires de l’imaginaire qui se plongeront avec ravissement au cœur de ses feuillets digne du plus illustre des cabinets de curiosités.
KLOCZKO Edouard (Fr)
Né en 1963 à Lviv, en Ukraine, Edouard Kloczko est un éminent linguiste et traducteur. Initiateur et directeur de la Faculté des Etudes Elfiques, fondée en 1985 et arrêtée en 1993, il s’est plongé avec une passion dévorante dans l’étude des langues construites par Tolkien. Un travail qui l’a conduit à publier deux passionnants dictionnaires encyclopédiques eux éditions Arda, et qu’il poursuit inlassablement afin d’approfondir nos connaissances sur le fascinant pouvoir de création du père des hobbits et de la géographie fabuleuse de la Terre du Milieu
◊ L’encyclopédie des elfes d’après l’œuvre de J.R.R. Tolkien
(Encyclopédie / Livre illustré) Merveilleux / Tolkien
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 11/2008 — 184 p., 28 € — Couv. : Sandrine Gestin — ill. : Sandrine Gestin, Thierry Cardinet & Ted Nasmith
● Critiques :
www.actusf.com (Marc Alotton) ; www.sfmag.net (Alain Pelosato)
→ J’ai découvert Edouard Kloczco il y a de nombreuses années quand, en temps que président de la Faculté des études elfiques, il publiait des œuvres essentielles aux amateur de Tolkien comme : Le dictionnaire des langues des Hobbits, des nains, des orques et autres créatures de La Terre du Milieu et Le dictionnaire des langues elfiques. Encyclopédie de la Terre du Milieu 1 (ed. Arda). Bien entendu, partageant la même passion que lui, j’ai dévoré ces deux ouvrages pleins de ferveur et d’érudition. C’est donc aujourd’hui avec un plaisir renouvelé que j’ouvre son Encyclopédie des elfes d’après l’œuvre de Tolkien. Secondé par les merveilleux dessins de Sandrine Gestin et par le remarquable travail cartographique de Martine Fassier, il nous livre un somptueux ouvrage (cartonné, papier glacé, pareil à un petit coffret aux merveilles) comme les éditions du Pré aux Clercs savent en réaliser depuis quelques années dans le domaine de la fantasy sous la houlette Edouard Brassey, conteur et romancier, mais aussi directeur de collection éclairé. Puisant ses sources d’informations dans les écrits de Tolkien, ses dessins, ses lettres et interviews, Edouard Kloczko nous propose de partir en voyage dans le fabuleux Monde Secondaire du créateur des Hobbits en se livrant à une exploration minutieuse des textes consacrée à cet univers imaginaire saccagé depuis quelques années par des représentations trop hâtives telles que celles du cinéma, des jeux de rôle ou des jeux vidéo. S’appuyant sur des documents authentiques, mais en les assemblant selon ses propres critères, Edouard Kloczko analyse le Monde Secondaire à la manière d’un philologue scrutant des manuscrits anciens ou bien d’un archéologue reconstituant des poteries disparates. Il nous permet ainsi de découvrir les Elfes ou Quendi, cette race imaginée par Tolkien, qui, en dépit de sa puissance reste sœur de la notre. D’entrée nous nous plongeons donc sur L’origine du peuple des elfes et des trois clans elfiques avant de poursuivre avec le Quenta Eldaron. Une histoire des Hauts elfes et de leurs anciens rois, avec une chronologie, les noms des clans et leurs divisions. Vient ensuite un chapitre sur Les us et coutumes des Quendi, un autre sur Les écritures elfiques et un dernier sur Les Langues elfiques. Mais cette présentation serait guère significative si on insistait pas sur l’approche résolument originale d’Edouard Kloczko par rapport à ses prédécesseurs dans sa façon d’utiliser la langue originale des texte afin d’en décrypter la substantifique moelle. Une langue qu’il maîtrise à merveille et dont il nous délivre au fil des pages de passionnants Vocabulaires (Historiques et linguistiques, D’astronomie et d’astrologie, Scientifiques, Théologiques et philosophiques) sans oublier les arbres généalogiques, les alphabets, des cartes en tous genres, ainsi qu’une chronologie détaillée des différentes ères ayant constitué l’Histoire du Monde Secondaire, partant de l’Ere des arbres pour aller jusqu'au 4ème Age, et de fascinants tableaux de conjugaisons et de déclinaisons. Jamais l’approche du peuple des elfes. N’aura été aussi complète. Que mangent-ils ? Comment parlent-ils ? Quelles sont leurs croyances ? Les hauts faits qui constituent leur Histoire ? Leurs langues, leurs cultures ? Qu’ils soient elfes gris ou elfes sylvains ils seront traqués dans leur habitat naturel par la plume expérimenté d’Edouard Kloczko, mais aussi par les dessins de Sandrine Gestin, de Thierry Cardinet et de Ted Nasmith qui mettront en valeur leurs différentes facettes, magiques, sombres ou lumineuses, poétiques ou guerrières. Un ouvrage de référence que nous devons à un infatigable défricheur de la mythologie tolkienienne qui, depuis plus de vingt ans, se penche sans relâche sur son œuvre à travers un formidable travail de recherche axé essentiellement sur les elfes et leurs langues. Pour les mordus de réalité virtuelle il sera utile de préciser que Edouard Kloczko, qui connaît bien Second Life, y a créé un compte et un avatar qui s’appelle Edward Klossovsky (en adéquation avec ses origines lithuano-polonaise). Bien sûr ce dernier aura son mot à dire sur la dernière publication de son modèle, pourquoi pas sur l’île de Takahara où se trouve le musée de son ami Yann Minh McDowwll, qu’il fréquente assidûment.

samedi 1 novembre 2008

DONALDSON Stephen R(eeder) (Usa)
Né le 13 mai 1947 à Cleveland, dans l’Ohio, Stephen Donaldson fut élevé en Inde jusqu’à l’âge de 16 ans, dans une mission où son père chirugien orhtopédiste, soignait des lépreux, . C’est sûrement de cette enfance qu’il s’inspira pour le personnage phare du cycle de Thomas Covenant, un lépreux, dans son premier roman publié aux Usa en 1977, après, selon la légende, avoir essuyé 46 refus pour le manuscrit original. Comme quoi la persévérance vient à bout de tout puisque la série des « Chroniques de Thomas Covenant » qui en a découlé est devenu un best sellers international.
◊ L’arbre primordial (Roman) High Fantasy / Univers parallèles
Le pré aux Clercs-Fantasy, 3/2008 — 568 p., 21 € — Ser. : Les chroniques de Thomas Covenant 5 — The chronicles of Thomas Covenant The unbeliever 5.The one tree, Ballantine-Del Rey, 1982 — Tr. : Isabelle Troin — Couv. : Sandrine Rabouan — Crit.: Science-Fiction Magazine 59 (Emmanuel Collot)
→ Le Fief est ravagé par un terrible fléau et aussi bien Thomas Covenant que Linden Avery sont incapables d’endiguer son avance. Leur seul espoir réside dans l’Arbre Primordial où il pourrait tailler un nouveau Bâton de Loi. Mais sa recherche n’est pas une mince aventure. Pourtant leur périple débute sous les meilleurs auspices, puisque, ayant rencontré sur leur chemin des Géants partis en quête de la Blessure de la Terre, ils parviennent à les rallier à leur cause. Ensemble ils embarquent sur un vaisseau de pierre qui doit les conduire sur l’île des Elohims, un peuple de faeries qui peut exaucer les souhaits les plus fous. Cependant les Ravageurs du Seigneur Turpide lancés sur leurs traces ne le laissent aucun repos. La suite des aventures d’un homme qui croyait avoir tout perdu lorsque son médecin lui avait diagnostiqué la lèpre, mais qui trouva une seconde vie lorsque, invoqué par Turpide le Rogue, il est envoyé dans l’étrange monde du Fief afin de porter une prophétie aux seigneurs des lieux, leur annonçant la ruine de leur monde prévue dans 40 ans, et la part prépondérante qu’il prendra dans cette catastrophe. Le deuxième opus de la seconde trilogie de ce cycle qui, par de nombreux côtés, ressemble au Seigneur des Anneaux de Tolkien, en particulier à travers le personnage de Thomas Covenant, héros solitaire engagé dans une quête initiatique qui le dépasse que l’on peu facilement assimiler au Frodon du linguiste oxfordien.
Les autres titres de la série :
1.La malédiction du Rogue
2.La retaite maudite
3.La Terre dévastée
4.Le rituel de sang
5.L’arbre primordial
NOVIK Naomi (Usa)
D’origine polonaise, Nami Novik, née à New York en 1973, est diplômée de littérature anglaise et d’informatique. Elle a notamment participé au développement du jeu vidéo d’héroic-fantasy Neverwinther Nights, avant de s alancer dans l’écriture des « Dragons de Sa Majesté , qui lui a permis, en 2007, de recevoir le prix du meilleur roman américain
◊ Par les chemins de la soie (Roman) Dragons / Uchronie
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 2/2008 — 359 p., 19.90 € — Ser. : Téméraire 3 — Temeraire 3.Black Pouder war, Ballantine-Del rey, 6/2006 — Tr. : Guillaume Fournier — Couv. : Dominic Harman — Crit. :
www.actusf.com (Jean Rebillat)
→ Pour ce troisième opus des aventures de Téméraire et de Laurence, son cavalier, nous retrouvons cette équipe de choc, fer de lance de la couverture aérienne de la perfide Albion, au cœur de la Chine où s’est déroulée leur précédente aventure soldée par la mort du prince Yongxing, qui a comploté contre son frère pour s’emparer du pouvoir. Ce décès laisse seule son dragon femelle, Lien, qui tient Téméraire pour responsable de la mort de son maître et qui va le poursuivre tant qu’elle ne pourra pas assouvir sa vengeance. Mais les événements se précipitent pour Laurence chargé par les autorités britanniques d’aller à Constantinople d’aller quérir trois œufs de dragons, dont un kazilic, un cracheur de feu, avant que ceux-ci n’éclosent, et de les rapporter en Angleterre qui a grand besoin de ces animaux pour contrer les visées expansionnistes d’un Bonaparte au sommet de sa gloire. Voila donc Laurence et Téméraire partis sur l’ancienne route de la soie sur les traces de leur guide Tharkay qui les entraînent vers l’Empire Ottoman en passant des déserts brûlants au neiges éternelles, sans oublier les multiples dangers rencontrés en chemin, dont font partie de redoutables dragons sauvages. L’arrivée à Constantinople n’est cependant pas de tout repos, car ils devront encore batailler pour récupérer leur précieux chargement. Le conflit s’étendant en Europe de l’Est, ils sont réquisitionnés pour combattre aux côtés des troupes russes et prussiennes engagées en pleines campagnes napoléoniennes. Mais que peuvent-ils face à l’armée française à laquelle s’est adjointe Lien, la dragonne céleste, devenue la meilleure alliée de l’Empereur Napoléon qui vole de victoires en victoires après l’éclatant succès de Iéna. Le troisième volet d’une série qui restitue l’ambiance des guerres napoléoniennes agrémentées d’une pincée de fantastique pour un uchronie qui cette fois nous propose une version révisée de la campagne de 1806. Attendons de voir si cette mordue d’Histoire ira jusqu’à totalement revisiter cette dernière en campant, pourquoi pas, un victoire de l’Empereur à Waterloo ? Mais, ne rêvons pas, Naomi Novik est fermement décidée à camper Bonaparte comme le méchant de l’histoire.
Les autres titres de la série :
1.Les dragons de Sa Majesté
2.Le trône de jade
3.Par les chemins de la soie
4.L’Empire d’ivoire

vendredi 31 octobre 2008

DAY Malcolm (Gb)
Auteur britannique qui a fait des études en théologie avant de publier des ouvrages centrés sur la religion, mais également la mythologie et l’histoire ancienne
◊ 100 personnages clés de la mythologie (Essai) Mythologie gréco-romaine
Le Pré aux Clercs, 2/2008 — 160 p., 19.90 € — Classical mythology, Quarto Publishing, 2007 — Tr. : Frank Jouve — Couv. : Jacob Peter Gowy (La chute d’Icare)
→ Sous titré, Biographies et arbres généalogiques des dieux, déesses et héros, ce remarque album sous papier glacé nous propose de découvrir cent protagonistes principaux de la mythologie gréco-romain. Partant des divinités primordiales pour aller jusqu’aux héros de Troie, en passant par les habitants des Enfers, cet ouvrage peut se lire comme un roman, tant les péripéties décrites sont variées et passionnantes, ou comme un remarquable outil de référence pour les férus de légendaire. Deux grandes parties le composent. La première Dieux et déesse, se concentre sur Les divinités primordiales, Les douze grands dieux de l’Olympe et Les descendants des Titans. La seconde, intitulée Héros, s’attache à nous conter l’histoire de Jason et les Argonautes, Thésée et le Minotaure, Persée, Oedipe, de la Guerre de Troie et de l’Odyssée. Pour chaque personnage abordé, en général un par page, nous avons droit à une présentation détaillée pourvue d’une riche iconographie (peintures, souvent en couleur, sculptures) et d’une généalogie le situant dans la famille divine. Ce travail minutieux permet de replacer ces figures emblématiques dans leur contexte et de visualiser d’un seul coup d’œil leurs lignées respectives. Le texte est fort bien documentée et les reproductions d’œuvres d’art qui l’accompagne montrent la grande influence que ces êtres imaginaires ont exercé sur l’ensemble du milieu artistique à toutes les époques. Assurément un moyen pédagogique et attrayant de se plonger dans le monde enchanté de la mythologie.
COLBERT David (Usa)
Directeur éditorial de la célèbre maison d’édition américaine HarCollins, David Colber a suivi des études en mythologoe et archéologie. Auteur d’une série de livres historiques, « Eyewitness », il s’est lancé avec succés dans le décryptage encyclopédique des films à succès de la sphère de la Fantasy comme « Harry Potter », « Le Seigneur des Anneaux », « Narnia » et « A la croisée des mondes »
◊ Les mondes magiques de La croisée des mondes (Essai) Univers parallèles
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 1/2008 — 192 p., 15.90 € — The magical worlds of Philip Pullman, Berkley, 4/2008 — Tr. : Thierry Arson — Couv. : William Bradford (Ours polaire sur son iceberg)
Critiques :
www.actusf.com (Maga Dorner) ; www.lefantastique.net (Denis Labbé)
→ Après Les mondes magiques du Seigneur des Anneaux, Les mondes magiques de Harry Potter et Les mondes magiques de Narnia, tous publiés au Pré aux Clercs, David Colbert, le spécialiste incontesté du décryptage des grands succès cinématographiques en matière de Fantasy, nous revient avec cette fois La croisée des mondes, le film inspiré de Philip Pullman au programme. Bien que la publication de ce livre n’ait pas été approuvée par Pullman ni par les producteurs du film, Colbert se base en grande partie sur des interviews de l’auteur, qui s’est prête au jeu des questions réponses proposé par Colbert. Ainsi nous en serons d’abord un peu plus sur les principales influences de Pullman, Le paradis perdu de John Milton et les peintures de William Blake. Puis, nous nous attarderons sur la personnalité de Lyra Belacqua, cette petite orpheline vivant dans un établissement de l’université d’Oxford dans une monde parallèle pas si différent du note, en dehors du fait, par exemple, que les enfants ont pour compagnons des daemon, de petites créatures capables de prendre plusieurs formes animales. Ensuite David Colbert s’efforce de répondre à diverses questions telles que : Qu’est-ce qui rend Iorek Byrnison si malin ?, Lord Ariel est-il le héros de l’histoire ?, Mme Coulter change-t-elle réellement ?, Qui a donné les daemons aux humains ?, Qui a essayé d’inventer un véritable aléthiomètre ?, Comment la mort sera-t-elle tuée ?, tout en s’efforçant de déterminer A quel point les idées de Pullman sont-elles neuves ? Des tentatives d’explications qui démontrent comment Pullman a mis les anges rebelles du côté du Bien, tout en présentant Dieu comme un personnage destiné à être renversé. Tout en s’attardant sur les théories gnostique, philosophie dont Pullman avoue s’être inspiré tout ne souscrivant pas entièrement à sa doctrine qui remet en question la vérité du réel pour prôner la réunion avec la réalité de l’esprit véritable ouvrant sur un monde idéal. On comprend dés lors mieux les clameurs offensées de certains critiques chrétiens outre-Atlantique qui n’hésitaient pas à affirmer que la lecture de la trilogie de Pullman conduirait les enfants plus directement en Enfer que le tant décrié Harry Potter. Etayant son propos de nombreuses illustrations, David Colbert réinterprète la trilogie de Pullman en y ajoutant sa touche personnelle, et nous permet de la sorte de mieux appréhender l’œuvre dans son ensemble, tout en n’oubliant pas de nous proposer en fin d’ouvrage une sélection bibliographique et de sites Internet qui apporteront de nouvelles connaissance sur ces romans qui ont déjà fait couleur beaucoup d’encre. Une nouvelle occasion de noter, qu’aussi bien chez Tolkien, Lewis ou Pullman, la matière religieuse est incontournable, chacun d’eux y conférant sa propre appréciation à travers leurs écrits réciproques.

samedi 25 octobre 2008

McKENNA Martin (Usa)
Martin McKenna est l’un des grands noms de la Fantasy contemporaine. Récompensées par plusieurs prix, ses œuvres ont illustré plusieurs couvertures d elivres, aini que des jeux de Wizard of the Coast et de Games Workshop. En denors de cal il travaille également en tant que concepteur de jeux vidéo, de films et de productions télévisuelles.
L’art de la fantasy (Livre illustré)
Le Pré aux Clercs-Fantasy, 3/2008 — 192 p., 29 € — Erotic Fantasy art, Ilex Press Limited, 2008 — Tr. : Marie-Hélène Bernaille — Couv. : Martin McKenna (Darkblae : The demon curse) — Crit. : Science-Fiction Magazine 58 (Virginie Légeon)
→ Préfacé par Boris Vallejo ce luxueux ouvrage, format carré cartonné avec jaquette couleur, se présente comme un véritable catalogue présentant le meilleur de l’illustration fantasy contemporaine. Il s’adresse aussi bien aux fans de ce genre épique qu’aux simples amoureux des belles œuvres. C’est ainsi qu’au fil des ses 192 feuillets il étale, souvent pleine page, des images provenant de l’ensemble des supports que couvre la Fantasy, à savoir les romans graphiques, les couvertures de livres, les jeux de cartes, les jeux de rôles, etc… En parcourant ces somptueux dessins on découvre les signatures de virtuoses du genres tels que Clint Langley, Benita Wrinckler, Uwe Jarding, Mélanie Delon, Patrick Reilly, Cyril van der Haegen, Anne Stokes, Francis Tsai, Robert Chang, composant une vitrine foisonnante d’images œuvres de stars confirmées et d’artistes en devenir. Certaines de ces œuvres sont présentées dans ces pages pour la première fois, et toutes sont accompagnées d’explications sur les sources d’inspiration, les techniques utilisées et les histoires cachées derrière le travail des concepteurs. Véritable recueil de tout ce que l’illustration de Fantasy compte de meilleur, ce livre se découpe en saisissants chapitres aux noms suffisamment évocateurs : Barbares musclés et héros imposants, Guerrières et femmes sans peur, Mythes et monstres, Sirènes et séductrices, Sorcières et sorciers, Fées et Petit Peuple, Scènes et décors, Bagarres et batailles. Un répertoire des artistes met la touche finale à ce splendide album illustré, véritable objet d’art plus palpable que les habituelles galeries illustrées du net beaucoup plus impersonnelles, et sur l’origine duquel Martin McKenna revient en détail dans sa passionnante introduction. Un ouvrage qui sert de prélude à une autre publication des éditions du Pré aux Clercs, L’art de la Fantasy érotique, un livre de Aly Fell & Duddlebug qui explore également les territoires merveilleux de la représentation de l’imaginaire épique et débridé qui démontre, une fois de plus, que cette maison d’édition est vraiment l’un des porte drapeau de la promotion de la Fantasy dans notre cartésien hexagone.

jeudi 23 octobre 2008

FELL Aly & Duddlebug (Usa)
Deux figures importantes de l’art conceptuel US. Aly Fell est un brillant représentant de l’art de la Fantasy érotique ; Duddlebug, quant à lui, après avoir lancé Hardwick’s Republic, BD où se mêlent SF, humour et érotisme, collahore régulièement à divers magazine du genre
L’art de la fantasy érotique (Livre illustré)
Le Pré aux Clers-Fantasy, 9/2008 — 192 p., 29 € — Erotic Fantasy art, Ilex Press Limited, 2008 — Tr. : Marie-Hélène Bernaille — Couv. : Henning Ludvigsen (Le mur)
→ Présenté par Julie Bell, l’illustratrice américaine oeuvrant souvent aux côté du célèbre Boris Vallejo, ce remarquable album nous propose une déclinaison de la fantasy érotique sous l’angle de l’art numérique porté aux limites de l’imagination. Pour étayer ce sujet les auteurs, Aly Fell et Duddleburg ont mis à contribution des dessinateurs et graphistes renommés tels que Patrick Reilly, Cyril van der Haegen, Jim Burns, Stephen Hickman, etc…, accompagnés de nombreux jeunes talents qui exposent sur un luxueux papier leurs visions de la féminité conjuguée à l’épique, réalisant ainsi un ouvrage sensuel destiné à la fois aux amateurs d’art graphique et à ceux de la Fantasy, qui peuvent bien sûr être les mêmes. De format carré avec jaquette, ce livre de presque 200 pages présente des planches couleurs accompagnées des commentaires du dessinateur sur la genèse de l’œuvre. Pour faciliter son approche, il se scinde en chapitres thématiques exposant pour chacun d’entre eux un programme plus qu’évocateur, comme on peut en juger en découvrant leurs titres : Femmes guerrières et poupée barbares, Demoiselles d’honneur et demoiselles en détresse, Sorcières libertines et sorcières sexy, Fées et elfes érotiques, Liaisons dangereuses avec filles diaboliques, Femmes futuristes et jolies filles de science-fiction. Un répertoire des artistes vient conclure cet ouvrage passionnant à ranger dans sa bibliothèque à côté de L’art de la Fantasy de Martin McKenna, publié également aux éditions du Pré aux Clercs qui ont compris que l’édition d’albums d’art graphique ne devait pas demeurer une quasi exclusivité anglo-saxonne.