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mercredi 21 décembre 2016

Ceux qui marchent dans les ombres
(Roman) Thriller Fantastique
AUTEUR : Roxanne d’AMBRE (France)
EDITEUR : CALMANN-LEVY, 10/2016 — 377 p., 16.90 €
SERIE : Scorpi 1
COUVERTURE : David Clapp
→ La jeune Charlotte n’a qu’un seul souci, échapper aux avances de Thomas, son supérieur hiérarchique aussi lourd qu’entreprenant, jusqu’au jour où elle découvre le petit Elias Lesath accroupi devant son immeuble. Prise de pitié face à ses cheveux sombres dégoulinants sous la pluie, elle décide de l’abriter chez elle en attendant de retrouver ses parents. Quand elle découvre les cicatrices sur son dos, qu’il lui parle du château où il habite, et qu’il assure appartenir à une famille de tueurs à gages, elle pense tout d’abord qu’il s’agit des élucubrations d’un gamin quelque peu déboussolé. Cependant, sa manière de mettre en fuite deux gredins qui ont semble-t-il la mission de s’intéresser d’un peu trop près à elle, commence à la convaincre qu’il pourrait dire vrai. Il serait donc un vrai tueur né, membre de la société ultra secrète Upsilon Scorpi, une organisation criminelle dominée par une famille de tueurs à gages, la famille Lesath. Des soupçons confirmés par l’apparition d’Adam Lesath, le frère d’Elias, un séduisant jeune homme installé à la place indéboulonnable d’ennemi public numéro un et sur les traces duquel s’est collé Daniel Balard, un inspecteur travaillant sur l’hyper criminalité avec qui il entretient un étrange lien tissé de respect mutuel. Embarquée dans une histoire qui la dépasse, Charlotte découvre l’existence de ces créatures de l’ombre que sont les Scorpi, des assassins dotés de pouvoirs surnaturels leur permettant de se déplacer sans être vus par les humains,  rompus aux missions les plus dangereuses et obéissant à un strict code de conduite : 1.Ne jamais tueur sans rétribution – 2.Ne tuer ni femmes ni enfants – 3.Ne pas tueur leurs commanditaires tant que la mission en cours n’est pas achevée -4.Ne pas tenir compte des articles précédents si une menace pèse sur leur famille. C’est justement pour protéger Charlotte désormais imbriquée dans les tortueuses ramifications des ténébreux Scorpi, qu’Adam, conseillé par son jeune frère, décide de l’épouser. Dés lors, elle va faire la connaissance avec Firmin, le majordome lutin du château des Lesath, Julia, sa future belle-mère, épouse de Lazare le père d’Adam, mais aussi membre de la famille des Draconis, autre clan des Scorpi en guerre larvée contre les Lesath, une horde de gobelins et Paul Fritz, le meilleur tueur à gages des Draconis, jusqu’à sa rencontre avec Adam… Le premier tome d’une série écrite par la créatrice du cycle d’Animae, dont les 4 tomes ont été traduits aux Etats-Unis. Très vite le lecteur est conquis par l’écriture stimulante de Roxanne d’Ambre servi par la narration à la première personne de son héroïne, la pétillante Charlotte à laquelle bien des adolescentes rêveront de s’identifier. Peu à peu le back ground fantastique de l’univers des Scorpi nous est dévoilé en même temps que nous nous glissons dans les pas du meilleur tueur de la famille Lesath, Adam, le séduisant Prince Scorpion dont Charlotte n’hésite pas à nous faire partager leurs premiers ébats amoureux. Tandis que l’intrigue s’écoule limpide, entrecoupée par les apparitions de l’équivoque inspecteur Balard, nous nous dirigeons vers l’envoûtante atmosphère du manoir Scorpi peuplé de créatures sorties tout droit du domaine de la féerie. Assurément une réussite qui incitera à se plonger dans les suites, Ceux qui vivent cachés et Ceux qui tombent les masques déjà parus chez le même éditeur. Et pour ceux qui veulent en savoir  plus sur la série, vous pourrez toujours télécharger Scorpi, les origines, un recueil de trois nouvelles publié par les éditions de l’épée, qui vous en apprendre plus sur les nymphes Clémentine et myosotis, le lutin Firmin et l’enfance d’Adam.

dimanche 1 juin 2014

AUTEUR : Gail GARRIGER (Usa)
Pseudo de Tofa Borregaard
Gail Carriger, nom de plume de Tofa Borregaard, est née en californie à Bolinas. Après de brillantes études, tant en Angleterre qu'aux Etats-Unis, elle est devenue archéologue, mais, influencée par son éducation prodiguée par une Britannique expatriée, et ses divers voyages dans les grands centres historiques européens, elle s'est lancée dans l'écriture avec la période vicorienne en toile de fond. Cela a donné « Sans âme », premier roman de la série des aventures d'Alexia Tarabotti, publié en 2009 chez Orbit Books et nominé pour les prestigieux prix Locus et Compton
Etiquette& Espionnage
(Roman) Jeunesse / Steampunk / Uchronie
EDITEUR : CALMANN-LEVY-Orbit, 3/2014 — 353 p., 16,90 €
SERIE : Le pensionnat de Mlle Géraldine
SERIE : Etiquette & Espionnage, Little, Brown and Company, 2013
TRADUCTION : Sylvie Denis
COUVERTURE : Carrie Schechter
Les lecteurs français friands de fantasy urbaine ont connu l’américaine Gail Garriger grâce à la série du Protectorat de l’Ombrelle (Sans âme, Sans forme, Sans honte, Sans cœur et sans âge ) mettant en scène la pétillante Alexia Tarabotti qui, au fil des 5 tomes de la série, leur permettra de découvrir un Empire Britannique uchronique dont la grandeur était avant tout tributaire de l’aide surnaturelle qu’il avait reçu par vampires et loup-garous interposés. C’est dans ce même univers peuplés de valets, de servantes mécaniques et de mécanimaux, et quelques années avant les aventures de l’héroïne sans âme du cycle du Protectorat que prend naissance ce premier roman du nouveau cycle, Le Pensionnat de Mlle Géraldine. Très vite, à travers le choix de la principale protagoniste de l’histoire, la jeune Sophronia Angelina Temminnick, Dés les premières pages on comprend que ce livre s’adresse à un public « Young adult ». Toutefois, on y retrouve incontestablement le sens de l’intrigue et l’humour décapant qui ont fait le succès de Gail Garriger. Très vite on se faméliarise avec une héroïne dont les turbulentes manies lui attirent les foudres de sa mère, la stricte Mrs Temminnick qui, face à la curiosité insatiable de sa fille envers toutes sortes de machines, lui intime à longueur de temps de ne pas « fraterniser avec la technologie» avant de se résoudre, pour lui apprendre les bonnes manières, à l’envoyer au Pensionnat de Mlle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Sincèrement, Synphonia aurait préféré être confié à une ruche de vampires plutôt que de se morfondre dans cet endroit où entre deux cours sur la manière de faire une révérence, on apprend l’art de la danse, celui de se vêtir et de manger le petit doigt en l’air. Mais, rien ne se passe comme prévue. C’est d’abord l’attaque de la calèche qui devait l’emmener à l’école par des Bandits de haut vol, puis un loup-garou qui lui sert de monture et son arrivée à bord d’un dirigeable en vol perpétuel qui s’avère être le Pensionnat en question. Là, Syphonia ne tarde pas à faire connaissance avec ses camarades de classe et aussi à découvrir que l’enseignement qui y est dispensé, notamment par un professeur vampire, comporte des matières plutôt inattendues comme Collecte de renseignements, principes de tromperies, base fondamentale de l’espionnage et de séduction rudimentaire, sans oublier la médecine de l’empoisonnement. De troublantes révélations, aussi bien sur son statut de Recrue secrète que sur la mention d’un mystérieux prototype convoité par les Bandfits de haut vol, qui ne vont pas manquer de combler l’appétit d’aventure de Synphonia et de la plonger dans toutes sortes de péripéties aussi dangereuses que palpitantes. Une entrée en matière réussie dans cette univers à la Poudlard mâtiné de steampunk qui combine l’atmosphère surannée des romans de Jane Austen aux soubresauts rythmés des vibrants récits fantastiques. Nul doute qu'il saura trouver son lectorat, impatient de dévorer la suite, prévue chez Calmann-Lévy Orbit avec Corsets et complots en septembre 2014, puis Waistcoats & Weaponry et Manners & Mutiny. A noter que cette parution s'inscrit dans une campagne conjointe avec les éditions Pika et le Livre de Poche, les premières publiant Sans âme en roman graphique et les secondes reprenant Sans honte.

dimanche 9 février 2014

Cœur d’Acier
(Roman) SF / Dystopie / Superhéros / Fantasy urbaine
AUTEUR : Brandon SANDERSON (Usa)
EDITEUR : CALMANN-LEVY-Orbit, 12/2013 — 326 p., 14.90 €
TO : Steelheart, Delacarte Press, 2013
TRADUCTION : Mélanie Fazi
COUVERTURE : Mike Bryan
→ Brandon Sanderson aime bien la peinture d’univers sombres dans lesquels ses héros surnagent et fond le maximum pour mettre fin à la désespérance ambiante. Si dans sa précédente série « Fils-des-Brumes » il nous peignait un univers de cendres sous la coupe d’un univers impitoyable, pour le premier tome du cycle de « Cœur d’Acier » il intègre la thématique des super-héros au sein d’un environnement urbain et métallique qui n’a rien à envier au premier en ce qui concerne la domination despotique. Le postulat de base prend ses racines au cœur de l’espace, entendez la proche banlieue de la Terre où l’apparition de la Calamité, un astre rouge qui brille dans le firmament et dont les éclats sont venus frapper sur Terre un groupe d’élus. Mais rien à voir avec la kryptonite de notre bon superman, ici ce sont les méchants qui se sont trouvés valorisés. Transformées en Epiques, ils sont devenus quasiment invincibles, c'est-à-dire qu’aucune balle ne peut les blesser, qu’aucune épée ne peut trancher leur peau, qu’aucune explosion ne peut les détruire. Bien entendu, ils se sont empressés de mettre le monde en coupe réglée, anéantissant sans pitié ceux qui tentaient de s’opposer à leur hégémonie dévorante. Telle a été le cas de Newcago, une cité qui a subit un traitement de choix, puisqu’elle est passée sous la férule d’un Epique puissance dix, le dénommé Cœur d’Acier. Quelques temps après son arrivée et la soumission des quelques Grands Epiques tels que Brasier, Confluence et Maître-Nuit, assurant désormais sa garde rapproché, Cœur d’Acier à procédé à la Grande Transfersion, transformant en acier grâce à ses formidables pouvoirs la majeure partie de la Vieille Ville, créant grâce a ses Tunneliers plusieurs niveaux de rues basses entièrement métalliques. Puis, il avait commencé à imposer son règne de terreur s’appuyant sur une oligarchie d’Epique, mais aussi d’humains assurant le fonctionnement administratif de la cité en contrepartie d’une relative aisance par rapport au reste de la population. Seul avantage dans l’histoire, à Newcago il y avait de l’électricité, de la nourriture et de l’eau, alors que le reste de la planète était soumis au chaos propagé par les divers Epiques qui se battaient pour des Territoires et des groupes militaires ou paramilitaires qui visaient le même but. Cependant Newcago possédait aussi son mouvement de résistance en la personne des Redresseurs. Ce groupe d’hommes et de femmes réunis dans la clandestinité avait consacré leur vie à étudier le point faible des Epiques afin de les détruire. Et c’est lors de l’exécution de Fortuité, l’un des plus vicieux d’entre eux, que le jeune David Charleston avait décidé de les rejoindre. Bien qu’il leur ait sauvé la mise dans ce cas précis, les Redresseurs étaient trop méfiant pour accueillir à bras ouvert cet inconnu que l’efficace Megan avait ramené dans leur cache. Pourtant, même le perspicace Prof, chef incontesté du réseau, finit par se laisser convaincre par le dernier argument avancé par David : il avait vu saigner Cœur d’Acier. Cela s’était passé dix ans auparavant, lors de l’arrivée de ce dernier à Newcago et durant son intervention dans une banque où il était venu mettre un terme aux agissements meurtriers de l’Exécuteur, un Epique qui marchait dangereusement sur ses plates-bandes. Et Cœur d’Acier avait tué le père de David, et David avait juré de se venger. L’intrigue ainsi posée ont peut compter sur le talent d’écrivain de Brandon Sanderson pour la développer et l’enrichir au fil des pages, laissant planer un voile de mystère sur tout ce qui entoure les Epiques, jouant avec habileté des « cliffhangers » en fin de chapitre, distillant les informations avec parcimonie pour captiver l’attention du lecteur et lui en dévoiler assez pour la compréhension globale du récit. De quoi donc cautionner cette nouvelle apparition de l’auteur de la série « Elantris » qui, en prenant à rebours la thématique des superhéros, un peu comme cela avait été fait dans la série des « Gardiens » (The Watchmen) d’Alan Moore et Dave Gibbons, adaptée au cinéma par Zach Snyder, nous dépeint un univers alternatif où les surhommes emploieraient leurs super-pouvoirs, non pour faire le bien, mais pour satisfaire leurs plus noirs penchants. Un point de départ original qui ne devrait pas tarder à intéresser les producteurs de films à gros budgets et à effets spéciaux sophistiqués.

mercredi 5 février 2014

La rivière du temps
(Roman) SF / Voyages dans le temps/ Sociétés Secrètes / Romantic fantasy
AUTEUR : Bee RIDGWAY (Usa)
EDITEUR : Calmann lévy-Orbit, 9/2013 — 440 p., 19.50 €
TO : The river of no return, 2013
TRADUCTION : Pascal Loubet
COUVERTURE : Marta Orlowska (photo)
→ Nicholas Falcott, jeune noble du XIX° siècle au lieu de mourir sur un champ de bataille napoléonien en 1815, est projeté dans le temps. Nous le retrouvons en plein XXI° siècle, en 2003 pour plus de précision, sur un lit d’hôpital une clinique un peu spéciale gérée par la Guilde, une société secrète qui contrôle le temps. Celle-ci prend en effet en charge les personnes qui on franchit les âges après avoir découvert leur précieux don dans des circonstances souvent dramatiques et désespérés. De quoi les décontenancer et nécessiter un long apprentissage du nouveau et dérangeant quotidien où ils ont été brutalement propulsé. Dix ans plus tard, le jeune Lord a su tirer son épingle du jeu en devenant Nick Davenant un entrepreneur installé aux Etats-Unis et parfaitement intégré dans son époque et ayant bien pris en compte le seul interdit de la Guilde : ne jamais retourner d’où l’on vient. Une règle qui ne demande qu’a être transgressé et que à laquelle la Guilde le soustrait b volontairement quand elle lui demande de revenir à son époque afin de lutter contre l’Ofan, une société secrète rivale qui poursuit, elle aussi, des visées mystérieuses. Nick, qui n’est parvenu à oublier Julia Percy, jeune orpheline aux prises avec son cousin tyrannique dans le château familial. Dés lors, sur fond de quête d’un énigmatique talisman, nous allons être les témoins de l’histoire d’amour unissant les deux personnages romantiques à souhait. Accompagné d’Arkady, l’époux de la dirigeante de la Guilde en 2013, Nick retrouve son amour de jeunesse qui vient de perdre son oncle particulièrement doué pour jouer avec le temps. Avec lui le lecteur sera immergé dans cet univers aristocratique du XIX° siècle où Julia fait preuve d’un réel esprit avant-gardiste pour une jeune femme de son époque et tentera de comprendre les arcanes compliqués de la Guilde, richissime organisation un peu trop dévouée à ses membres pour ne pas dissimuler quelques sombres secrets. Une nouvelle incursion des éditions Orbit dans la thématique des voyages temporels avec le très magique Livre des sortilèges de Deborah Harkness. Le premier roman d’un auteur né dans le Massachusetts, titulaire d’un doctorat en Littérature et installé à Philadelphie qui mêle avec bonheur romantisme et thématique des amours intertemporels déjà abordé dans des films comme Hors du temps de Robert Schwentke (2009) ou Quelque part dans le temps¸ de Jeannot Szwarc avec Christopher Reeve (1980) inspiré de la nouvelle de Richard Matheson, Le jeune homme, la mort et le temps (Denoël-Présence du Futur)

dimanche 26 mai 2013


L'homme des morts
(Roman) Horreur / Morts-Vivants
AUTEUR : V. M. ZITO (Usa)
EDITEUR : Calmann-Lévy-Orbit, 4/2013  — 369 p., 20.90 €
TO : The return man, Hodder & Stoughton, 2012
TRADUCTION : Patrick Imbert
COUVERTURE : Rhett Podersoo
L'ex docteur, Henry Marco est un chasseur de zombies. Depuis que l'infection s'est répandu sur les Etats-Unis et que les humains infectés ressuscitent en zombies cannibales, le territoire américain a été séparé en deux parties : à l'Est, la Zone Libre, complètement fermée, personne n'y entre et personne n'en sort ; à l'Ouest, la Zone Occupée, abandonnée au mort. Henry, bravant toutes les interdictions, parcourt cette dernière en achevant les morts-vivants que leurs familles l'ont chargé de retrouver afin de les envoyer dans un au-delà plus acceptable pour le genre humain et notre chasseur en tire fructueux business, tout en caressant l'espoir de retrouver sa femme , disparue depuis les premiers jours de l'épidémie. Un petit monde somme toute assez bien organisé que va bousculer Owen Osbourne, le directeur du BCO, le Bureau de Coordination des Opérations, un organisme gouvernemental qui fait la pluie et le beau temps au sein de Zone Libre. Pratiquant un impitoyable chantage Osbourne l'envoie sur les traces de l'un de ses anciens compagnons d'Internat, le docteur Roger Ballard qui poursuivait des expériences à la prison médicale de Sarsgard, en Californie, afin de développer un vaccin qui empêcherait les humains de ressusciter, avant de se faire mordre par l'un de ses patients et de disparaître complètement. Osbourne voudrait qu'Henry Marco lui ramène son cadavre, car il aurait expérimenté le vaccin sur lui-même, et comptait adjoindre au chasseur de zombies une troupe de soldats aguerris. Cependant celle-ci se fait décimer par Kheng Wu, un expert dans le combat rapproché en provenance de la République populaire de Chine qui compte bien récupérer les trouvailles de Ballard pour son pays. Ayant gagné la confiance de Marco, il s'engage avec lui dans un fantastique road moovie au sein des territoires infestés par les zombies, mais aussi parcouru par les Cavaliers,, une armée postapocalyptique enterrée dans les forêts de Californie composée d'ex-militaires pour la plupart entraînés et dangereux qui vivaient désormais de chasse et de pillage. Une sorte d'hommage aux romans de Richard Matheson et aux films de Romero qui, si elle n'est pas avare en scène vraiment gore, ne le met en avant car elles sont étroitement imbriquées au déroulement de l'intrigue et non placées comme faire valoir pour aficionados de bains de tripes et de sang. Assurément un livre dont on a du mal à abandonner la lecture lorsque on a commencé à feuilleter quelques pages et qu'il vaut mieux ne pas parcourir avant de s'endormir, à moins de se dire insensible à toutes sortes de cauchemars.

dimanche 24 octobre 2010

CARROLL Lewis (Gb)
Pseudo de Charles Lutwidge Dodgson
Né le 27 janvier 1823 à Daresbury, dans le Lancashire, le fils de pasteur Lewis Carroll fut élevé au sein d’une famille de onze enfants. Remarquablement doué pour la création littéraire, il donnait d’austères cours de mathématiques dans sa redingote guindée, il entretenait parallèlement une véritable passion pour l’art photographique et la compagnie des petites filles à qui il racontait de merveilleuses histoires. L’une d’entre elles, inspirée par la jeune Alice Liddell, alors âgée de 10 ans, devint le fameux « Alice au pays des merveilles » chef d’œuvre la littérature mondiale et véritable perle dans une chapelet d’œuvre qui cultivait le merveilleux et le non-sens. Lewis Carroll est mort le 14 janvier 1898 à Guildford, laissant derrière lui tout une série de textes qui n’ont pas cessé depuis lors d’être réédités et adaptés en livres illustrés, bande dessinées, films ou dessins animés

Les aventures d’Alice au pays des merveilles/La traversée du miroir et ce qu’Alice trouva de l’autre côté
(Roman) Jeunesse : Merveilleux
CALMANN-LEVY-Interstices, 3/2010
313 p., 15,90 €
TRADUCTION : Laurent Bury
COUVERTURE ET ILLUSTRATIONS : Mervyn Peake
SOMMAIRE : Préface de 1896
Les aventures d’Alice au pays des Merveilles (Alice adventures in Wonderland) ● La traverse du miroir et ce qu’Alice trouva de l’autre côté (Through the looking-glass and what Alice found there)
Critiques : http://www.cafardcosmique.com/ (Salomé)
→ Alors que le Alice de Tim Burton envahit les écrans, les éditions Calmann-Lévy ont eu la bonne idée de rééditer le chef-d’œuvre incontournable du clergyman anglais, Lewis Carroll. L’histoire de cette petite anglaise qui, en suivant un lapin en retard, pénètre dans un univers imaginaire où l’absurde a raison de loi n’a plus de mystères pour les lecteurs français qui ont accordé à ce roman toute l’attention qu’il mérite depuis sa première publication en France. Toutefois, l’édition Calmann-Lévy possède deux grands mérites à ne pas négliger. Premièrement elle propose une version des deux romans, avec la préface de 1896, retraduits par Laurent Bury qui n’a pas hésité à se substituer au vénérable Henri Parisot. Deuxièmement elle est illustrée par les dessins de Mervyn Peake, le célèbre auteur britannique qui, avant d’être le créateur encensé de la trilogie de Gormenghast était également un brillant illustrateur. Outre ces deux avantages non négligeable, elle s’offre une présentation originale tête-bêche des deux romans, celui des premières aventures d’Alice (Alice au pays des merveilles) et celui où, narré sous la forme d’une étrange partie d’échec Alice joue le rôle d’un pion de la reine blanche entraînée dans d’extravagantes aventures pour devenir reine à son tour (La traversée du miroir et ce qu’Alice trouva de l’autre côté). A une époque où les rééditions et adaptations en bandes dessinées ou livres illustrés de ce monument de la littérature pour la jeunesse n’en finissent pas de garnir les rayonnages des libraires on ne saurait que saluer cette louable initiative des éditions Calmann-Lévy venue s’inscrire dans une liste d’ouvrages à marquer d’une pierre blanche tels que le récent Alice bilingue des éditions Oxalides édité sous la forme d’un beau livre avec les peintures originales de Stéphane Mourgues, ou le plus ancien Les aventures d’Alice au cœur de la Terre, autre édition bilingue publiée par Fremok en 2006, qui restitue dans sa graphie et ses images originelles le contenu des précieux carnets où Lewis Carroll (alias le professeur de mathématiques Charles Lutwidge Dodgson) improvisa une histoire pour ses petites filles, et en particulier pour celle prénommée Alice, au cours d’une promenade en canot sur l’Isis, la rivière qui traverse Oxford, en juillet 1862.

dimanche 11 octobre 2009

ATTANASIO Alfred Angelo (Usa)
Pseudo = Adam Lee
Né en en 1951à Newark, dans le New Jersey, Alfred Angelo Attanasio suivra de brillantes études dans les universités de Pensylvannie et de New York avant que Stan Lee lui propose de collaborer au numéro 36 de son magazine Amazing Spider-Man. Cependant, ce sont les encouragements de l’éditeur de SF John W. Campbell qui seront véritablement à l’origine de sa carrière d’écrivain qui atteingnit son sommet avec la publication en 1981 de son roman posta apocalyptique « Radix ». Eclectique dans ses choix, A..E. Attanasio est également l’auteur d’essais littéraire et du cycle de Fantasy « Arthor » réécriture du mythe arthurien
◊ Le dragon et la licorne (Roman) Légendaire arthurien / Mythologie celtique / Mythologie nordique
Calmann Lévy-Fantasy, 4/2009 — 20 € — The dragon ans the unicorn, Harper Prism, 1996 — Tr. : Henry-Luc Planchat — Couv. : Alain Brion
● Critiques :
http://www.actusf.com/ (Jérôme Vincent) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Tuc)
→ Revenant aux fondements de la légende arthurienne l’écrivain américain Alfred Angelo Attanasio nous livre ici le premier volet d’une fresque réécrivant le cycle d’Arthur sous l’angle de la physique quantique et des légendes nordiques. Ainsi nous découvrons Ygrane, la reine des celtes, qui grâce à la magie de la vieille sage Raglaw, est parvenue à grimper dans le Grand Arbre, la demeure des dieux, afin de demander l’aide du Furieux, le maître des Ases pour l’aider dans sa lutte contre les tribus du Sud, les bâtisseurs de villes, les ferments d’un progrès qui balayent les anciennes croyances, créatures inféodées aux Seigneurs du Feu, ces parasites plus anciens que les étoiles menant un combat perpétuel contre le Dragon, l’être planète vivant au sein de la Terre sous la croûte rocheuses qui constitue sa cachette immuable, tandis que son sang circule avec la lenteur du magma et que les montagnes forment les écailles de son dos. Un dragon unit à ses frères des étoiles qui ne font qu’un avec l’unique Dragon cosmique dont le corps lumineux scintille dans l’espace-temps. Or les Seigneurs du Feu, qui ont doté les tribus du Sud du savoir de l’art destructeur des armes métalliques, ont utilisé leur formidable pouvoir pour modeler un enfant qui recevra l’aide d’une licorne, un étalon solaire apportant son pouvoir aux Seigneurs du Feu en volant l’énergie du Dragon. De sa visite aux dieux Ygrane n’obtiendra pas tout ce qu’elle désire, mais seulement le pouvoir d’invoquer la licorne. Forcée d’épouser le duc Gorlois, un romain dont l’alliance est voulue par les druides, et enfantera Morgeu, une fille revêche qui lui donnera bien des tracas, mais qui aura le privilège d’amener prés d’elle le démon Lailoken celui à qui elle confiera la mission de trouver son roi, celui qu’elle a entrevu dans un songe et qui seul pourra unir toutes les tribus. Dans la longue quête qu’il va mener pour accomplir le dessein de la reine Lailoken, emprisonné dans un corps humain qui seul peut circonscrire ses immenses pouvoirs, deviendra Myrddin, puis Merlinus, le sage itinérant expert en magie. Et s’il finit par découvrir l’homme tant recherché, celui-ci n’en est qu’aux balbutiements de sa destinée héroïque. Il faudra que Merlinus aide les frères Aurélianus à accomplir leur vengeance pour que le plus jeune d’entre eux puisse devenir le fameux Uther Pendragon, le roi dont a rêvé Ygrane. Un roi héritier des Pendragon, nommé l’Aigle de Thor, ou Arthor. Dans le début de cette tétralogie, l’auteur nous entraîne dans une intrigue en forme de l labyrinthe où s’entrechoquent les cosmogonie, sorte de vaste quête de l’immortalité qui va couvrir l’ensemble de l’histoire de l’Humanité. Commençant et se terminant dans un lieu légendaire, Tintagel, situé au bord de la Mer Occidentale, dans cette Angleterre du Dark Age sous domination romaine, qui n’a pas encore subie les invasions pictes et saxonnes, cette histoire raconte la lutte d’entités cosmiques fondamentales pour lesquelles les hommes ne sont que de simples pions. Avec le démon Lailoken/Merlin comme liant elle permet d’ancrer la mythologie nordique et ses créatures magiques au cœur même du légendaire arthurien ainsi envisagé sous un angle bien plus original que celui que nous offre les héritiers littéraires s’inscrivant dans la tradition du La morte d’Arthur de Thomas Mallory ou des romans de Chrétien de Troye, tout en faisant un détour par la symbolique entourant les plus célèbres créatures du bestiaire du Moyen Age, la licorne et le dragon, souvent présentée comme l’incarnation du Bien et du Mal. Une redécouverte salutaire de cet auteur américain jusque là plus connu en France par son roman post apocalyptique Radix publié chez Robert Laffont dans la collection Ailleurs et Demain.
Les autres titres de la série :
1.Le dragon et la licrone
2.La louve et le démon

mardi 28 avril 2009

MIZUNO Ryô (Japon)
Né à Osaka en 1963 et passionné de jeu de rôle, Ryô Mizuno a commencé alors qu’il était encore étudiant à traduite des jeux anglo-saxons pour le marché japonais. Fortement influencé par ses lectures il a ensuite créé avec Hitsushi Yasuda l’univers des « Chroniques de la Guerre de Lodoss » qui a bouleversé l’heroic fantasy nippone et qui est aujourd’hui à la base de plusieurs romans, mais aussi de séries animées, telles que « La légende du chevalier héroïque » et « La légende de Crystania » et de mangas.
◊ La montagne du dragon de feu (Roman) Heroic Fantasy / Dragons
Calmann-Lévy Fantasy, 1/2009 — 206 p., 16 € — Ser. : Chroniques de la guerre de Lodoss 4 — Tr. : Laurence Poyer & Yukio Reuter — Couv. : Yutaka Izubuchi
Critiques :
www.actusf.com (Jean Rebillat)
→ Dans ce quatrième tome du cycle des Chroniques de la guerre de Lodoss la course au Sceptre Royal de la Domination est toujours ouverte. Pour s’en emparer le chevalier Ashram de Marmo est prêt à tout tenter, car sa possession lui permettrait de lancer ses armées sur l’île Lodoss afin d’en achever la conquête. Mais cette relique antique fait désormais partie du trésor des deux derniers dragons existant dans ce monde. Est-ce de celui d’Eibra, le dragon de l’eau, ou de Shootingstar, le dragon du feu ? Les valeureux guerriers qui voudront le découvrir le feront au péril de leurs vies, car des armées entières sont déjà été anéanties en tentant de s'approcher de ces monstrueuses créatures. Cependant les adversaires de Marmo savent que le temps leur est compté pour empêcher le chevalier de réaliser ses diaboliques projets. A Radien, Slayne et ses amis s’efforcent de retrouver le Sceptre avant lui. Mais ils tombent entre les mains des troupes de Marmo. Dorénavant le seul espoir de salut du monde de Lodoss réside dans les mains du roi mercenaire Kashue, de Parn et de l’elfe Deedlit. Ensemble ils vont se lancer dans un fantastique périple les conduisant sur terre et sur mer, de l’île du Dragon bleu aux sombres souterrains de la Montagne de Feu, le repaire du redoutable Shootingstar, avec pour mission un double objectif : sauver l’humanité de la voracité du dragon et des armées sanguinaires de Marmo. La suite de l’une des séries phares de l’héroic fantasy japonaise, déjà disponible en France dans la déclinaison animée (chez Kaze) puis manga (aux éditions Kami) et que les éditions Calmann Lévy nous proposent de découvrir depuis quelques temps dans la version romans. Un cycle où l’auteur Ryô Mizuno a su parfaitement mélanger les influences des légendes d’Extrême –Orient à l’univers de Tolkien et aux thématiques de Donjons et Dragons. A noter que le diptyque Le sceptre de domination/La montagne du dragon de feu retrace une aventure inédite de Parn et de ses compagnons jamais adaptée en bande dessinée ou en manga.
Les autres titres de la série :
1.La sorcière grise
2.Le démon des flammes
3.Le sceptre de domination
4.La montagne du dragon de feu

mercredi 3 septembre 2008

JONES Julia Victoria (Gb)
Née à Liverpool en 1963 cet auteur britannique a d’abord travaillé pour une maison de disque dans sa ville natale avant de partir à San Diego, en California où elle travailla comme directeur de marketing avant de se lancer dans l’écriture et notamment dans le domaine de la Fantasy avec la série du « Livre des mots » qui a connu un succès international.
Le Temps des trahisons (Roman) Aventures Fantasy
France Loisirs-Fantasy, 2/2008 — 527 p., 14.95 € — Ser. : Le Livre des Mots 2 — Book of Words 2. A man betrayed, Warner Aspect, 4/1996 — Tr. : Guillaume Fournier — Couv. : Aleksis Briclot
Précédente publication :
Calmann-Lévy-Fantasy, 4/2006 — 527 p., 24,50 € — Couv. : Aleksis Briclot
● Livre de poche-Fantasy 27003, 9/2007 —851 p., 8 € — Couv. : Marc Simonetti
→ Forcé de fuir Château Harvell pour échapper au chancelier Baralis qui a vu poindre en lui une magie dangereuse et interdite, Jack, le jeune apprenti boulanger a rejoint dans sa fuite la jolie Melliandra, fille du seigneur Maybor, qui a décidé d’échapper au mariage forcé qu’on voulait lui imposer avec Kylock, le prince dégénéré de Château Harvell. Ce dernier a dés lors tourné son attention sur Catherine, la fille du Duc de Brennes, puissante place forte voisine. Devenu roi après le décès suspect de son père Lesketh, Kylock compte sur cette alliance pour fonder les premières bases d’un vaste empire et n’a pas attendu ce mariage pour lancer ses armées sur les Halcus qui harcèlent depuis longtemps les frontières de son royaume. Pendant ce temps Jack a perdu la trace de Mellie. La croyant morte il trouve un certain réconfort auprès de la jeune Tarissa et se réfugie dans un sentiment de vengeance encouragé par le contrebandier Rovas, qui lui serte de maître d’armes. De son côté Taol, le chevalier de Valdis, cherche à oublier sa responsabilité dans la mort du prophète Bevlin en se produisant dans l’arène de Brennes. Secondé par Chipeur, le jeune voleur, il finit par triompher de Blayze, le champion du Duc de Brennes et l’amant de sa fille Catherine. Désormais a service du Duc il est affecté à la garde rapproché de Mellie, recueilli par ce dernier alors qu’elle avait été vendue comme esclave, et destinée à devenir la future duchesse de Brennes, tandis qu’une ambassade menée conjointement par Baralis et le seigneur Maybor arrive à Brennes pour demander la main de Catherine. Et, au dessus de cette mêlée l’archevêque Tavalisc continue de tisser sa propre toile pour la sauvegarde des intérêts de l’Eglise menacée de tous bords par les attaques des chevaliers de Valdis. Cependant, c’est bien le perfide Baralis, dont le sort est étroitement liée aux démons à qui il a fait allégeance, qui manœuvre dans l’ombre, rejoignant la cause du ténébreux temple de Larne qui craint plus que tout au monde la venue de l’enfant de la Prophétie que recherche ardemment le chevalier Taol. Un enfant qui n’est autre que Jack, de plus en plus dépassé par la sombre magie qu’il sent gronder en lui et dont les éclats finissent par embrasser tout ce qui s’oppose à sa volonté. Le deuxième tome d’une trilogie épique caractérisée par un entrecroisement d’intrigues et de personnages hauts en couleur évoluant dans un décor de médiéval fantasy.
Les autres titres de la série :
1.L’enfant de la prophétie
2.Le temps des trahisons
3.Frères d’ombre et de lumière

samedi 16 août 2008

ERICKSON Steven (Canada)
Pseudo de Steve Rune Lundin
Né en octobre 1959 à Toronto, au Canada, Steven Erickson grandit à Winnipeg où il suivit des études d’archéologie et d’anthropologie. Profondément inspiré par la lecture de « L’Iliade », il se lança dans l’écriture en démarrant un cycle de fantasy « Le livre Malazéens des glorieux défunts » qui devrait comprendre dix tomes en tout et qu’il rédige en collaboration avec l’écrivain Ian Cameron Esslemont.
Les portes de la Maison des Morts (Roman) High Fantasy
Calmann-Lévy-Fantasy, 3/2008 — 394 p., 22 € — A tale of Malazan book of the fallen 2.Deadhouse gate, 2000 — Tr. : Minos Hubert — Couv. : Alain Brion
Critiques : Science-Fiction Magazine 58 (Emmanuel Collot)
→ Le continent des Sept Cités est tombé sous la domination de l’Empire malazéen (cf. le premier tome de la série, Les jardins de la lune, même éditeur). Mais, dans le désert de Raraku, la révolte gronde. Impulsée par la prêtresse Sha’ik et de ses fidèles, elle rencontre l’appui inattendu d’anciens Brûleurs de Ponts, les mercenaires délites faisant partie des principaux protagonistes du premier opus de la série. Avec eux, la prêtresse est bien décidée à combattre l’hégémonisme de l’impératrice Laseen. Et pour cela, elle compte déclencher le Tourbillon, la fameuse Guerre Sainte annoncée dans le Livre de Dryjhna. Une guerre qui répandra sur le monde malazéen un véritable maelström de sorcellerie et de folie guerrière entraînant un déchaînement de fureur et de sang qui pourrait bien changer les destinées du monde et accoucher de réelles légendes. Décentrant le zoom de sa caméra de conteur, Steven Erickson, comme il se plait à le préciser dans diverses interviews, continue de briser les stéréotypes des personnages qu’il a finement créé, offrant par là même aux lecteurs d’innombrables point de vue afin de démonter qu’il n’y a pas une seule façon d’envisager le monde, une seule philosophie ou une seule attitude qui va dominer l’histoire, la rendant de la sorte partiellement étriquée. Libérant ainsi ses personnages, il en fait de même avec les créatures mythologiques qu’il façonne directement dans la matière des légendes, leur accordant une dimension supérieure à travers un corpus de récits qui viennent habilement s’intégrer à la progression de l’intrigue générale. Une second volet donc, toujours aussi passionnant dont ont pourra encore mieux apprécier la lecture en lisant l’interview de son auteur (Steven Erickson et la fin des Malazéens) et de son complice dans cette création d’univers Ian Cameron Esslemont (Ian Cameron Esslemont et le monde malazéen) toutes deux traduites sur le site http://www.elbakin.net/.
Autres titres de la série :
1. Les jardins de la lune

vendredi 15 août 2008

WILLIAMS Tad (Usa)
Pseudo de : Robert Paul Williams
Né en 1957 aux USA, Tad Williams a exercé divers métiers avant de se consacrer à l’écriture. Chanteur dans un groupe, vendeur de Chaussure, manager dans une institution financière, dessinateur de manuels militaires, il a également travaillé pour le théâtre, la télévision et une important entreprise d’informatique. Vivant avec sa famille entre Londres et la Baie de San Francisco, il écrit régulièrement des scripts pour la télévision, tout en poursuivant ses séries de Fantasy telles que « Autremonde » et « L’arcane de l’épée ».
Théâtre d’ombre 1 (Roman) Aventures Fantasy
Calmann-Lévy-Fantasy, 2/2008 — 413 p., 20.90 € — Ser. : Les royaumes des Marches 3 — Shadowplay, Daw Books, 2007 — Tr. : Jean-Pierre Pugi — Couv. : Mathias Verhasselt
→ Le cycle es Royaumes des Marches est une série que Tad Williams avait débuté sur internet, puis qu’il a transformé en roman papier devant le succès rencontré sur la toile. Nous avons ici la première partie du second volume, scindé en deux dans l’édition française. Prés de dix après la fin de son cycle de High Fantasy de L’Arcane des épées, Tad Williams nous entraîne à nouveau dans un riche univers de son invention, les Royaumes des Marches. Un territoire qui, après une longue période de paix, est de nouveau en butte à l’agression des Qars, le peuple du crépuscule, conduit par la prêtresse guerrière Yasammez. Dans le précédent volume de la série, le chaos s’est déversé sur Château d’Ombre, la première forteresse érigée prés de la Ligne d’ombre. La famille Eddon, qui régnait sur les lieux, est désormais endeuillée. Le roi Olin est prisonnier dans une contrée lointaine, son héritier, Kendrick, est mort victime d’une noire magie. Le jeune prince Barrick, désormais héritier du trône, est hanté par d’étranges rêves, tandis que sa jumelle, la princesse Briony, lutte de toutes ses forces contre l’emprise des forces des ténèbres qu’elle voit croître de jour en jour. Forcée de s’enfuir seule elle va se lancer dans un hasardeux périple au sein de contrées ravagées par le peuple du crépuscule. Un trajet parsemé de surprenantes rencontres avec des alliés inattendus, mais aussi de mortels ennemis acharnés à sa perte. Le second volet d’un cycle ambitieux, tout autant centré sur la magie des ténébreux envahisseurs que sur les intrigues et complots minant les familles et les nations de ce monde.
Autres titres de la série :
1. Château d'ombre T.1
2. Château d'ombre T.2
TANAKA Yoshiki (Japon)
Né en octobre 1952, le japonais Yoshiki Tanaka est titulaire d’un doctorat de littérature japonaise à la prestigieuse université de Gakushuin. Il est l’auteur de trois grandes séries qui ont fait l’objet d’adaptation animées (Ginga Eiyuu Densetsu, Sohryuden et Les chroniques d’Aslân) qui lui on valu d’être considéré comme l’un des écrivains les plus populaires du Japon.
Les chroniques d’Arslan 1 (Roman) Heroic Fantasy
Calmann-Lévy-Fantasy, 3/2008 — 355 p., 17 € — Oto Enjô, Oji Futari Kadokawa Group Publishing CO. 1986 — Tr. : Jacques Lalloz & Rodolphe Massé — Couv. & ill. : Shinobu Tanno
Critiques : www.actusf.com (Marc Alotton)
→ Débuté en 1986 et pas encore achevé à ce jour, le cycle des Chroniques d’Arslan s’inscrit parmi les grandes fresques de l’héroic-fantasy japonaise, au même titre que Les chroniques de la guerre de Lodoss qui suivirent un peu plus tard. Son adaptation animée (1986-1990) lui valut un énorme succès et il est à noter que l’éditeur Black Bones vient d’offrir au public français une version sous-titrée de l’intégrale de la série en un coffret de 2 Dvd paru en juillet 2008. Les éditions Calmann-Lévy nous propose aujourd’hui le 1er tome de la version roman. L’histoire s’inspire d’une légende racontée par Naquib ul-Mamâlik, conteur à la cour du roi d’Iran au XIX° siècle. Elle décrit l’invasion d’un royaume d’origine Perse, la Parse, par des barbares occidentaux, les Lusitaniens poussés par la virulent de leurs prêtres fanatiques désirant répandre le culte de leur dieu unique, Yahldabôth. Aveuglé par son orgueil le roi Andragoras III a poussé sa cavalerie dans le piège magique tendu par les Lusitaniens dans la plaine d’Atropathènes. La trahison du général Kahllahn fait le reste. Bientôt la capitale Parse Ecbatâna, tombe aux mains de l’ennemi et Hilmes, l’homme au masque d’argent autrefois défiguré par Andragoras, peut désormais aspirer au trône d’un roi soumis à la torture. Cependant le fils de ce dernier, le prince Arslân, un garçon de quatorze ans, a réussi à s’enfuir, protégé par le jeune général Darîun et le stratège Narsus, deux hommes imprudemment déchus par Andragoras. Rejoints par poète Ghîb et d’autres compagnons, ils s’efforcent de rejoindre les armées de la frontière orientale restées fidèles à Andragoras. Mais derrière eux le général Kahllah et le tenace Hilmes mène la chasse, bien décidés à les éliminer, tandis qu’Innocentis, le roi lisutaniens manœuvre pour épouser l’ancienne reine Parse, Tahaminé, confiant le sorte de la guerre à son frère Ghisqâr, tandis que dans l’ombre une secte de magicien s’efforce de restituer le culte d’un dieu Parse sanguinaire. Le premier volet d’une série qui devrait plaire aux adolescents et dont l’écriture prend modèle sur les mangas à travers l’invincibilité parfois à la mesure des super héros de ses principaux protagonistes, et la débauche de sang qui accompagne les affrontements, le tout animé par une intrigue menée à tambours battants plus centrées sur les descriptions de batailles que sur les relations amoureuses ou la contemplation des paysages.