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mercredi 20 mars 2019




La cité du futur
(Roman) Voyages dans le Temps
AUTEUR : Robert Charles WILSON (Canada)
EDITEUR : Gallimard-Folio SF 621, 12/2018 — 458 p., 8.40 €
TO : Last year, Tor Books, 2016
TRADUCTION : Henry-Luc Planchat
COUVERTURE : Aurélien Police
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 5/2017 — 367 p, 22 €/Couverture de Aurélien Police
Du mariage entre western et science-fiction on peut garder le navrant souvenir du film Cow-boys et Extraterrestres,  ou bien conserver le souvenir de la lecture de ce passionnant roman. Voilà un livre bâti sur le principe de la cohabitation temporelle ici formalisée par la construction d’une véritable Cité du futur bâtie par les hommes du XXIème siècle en plein Far West de 1876 grâce à la maîtrise de la technologie du Miroir qui permet désormais les déplacement temporels. De cette rencontre plutôt inattendu les deux camps tirent abondamment partie : les visiteurs du futur en jouissant à prix d’or d’un gigantesque parc d’attraction directement branché sur le passé avec pour point d’orgue des excursions hors des limites de la cité ; les locaux, triés sur le volet, en s’octroyant un aperçu d’un futur étourdissant où les femmes ont le droit de vote et peuvent s’exprimer sur tous les sujets, où les mariages homosexuels sont autorisées et où un noir peut devenir président des USA, le tout éventuellement ponctué d’une balade en hélicoptère. Les premiers sont parfois surpris par la rudesse du Gilded Age qui a suivi les dégâts de la guerre de céssecion  en découvrant une société, raciste, sexiste injuste et violente  menacée par toutes sortes de maladie et bien loin des brochures touristiques fournit par Auguste Kemp, le promoteur du XXIème à l’origine de la construction de la Cité. Les seconds, par contre, passé leur premier mouvement de recul face aux mœurs dissolues qu’ils découvrent au fil de leur visite, ne manquent pas d’être impressionnés par les prouesses technologiques dévoilées par ces visiteurs du futur. Des visiteurs qui ont promis de leur en abandonner quelques-unes lorsqu’ils quitteront les lieux après 5 années d’exploitation du site. Mais la coexistence entre les quatre populations qui occupent cet univers clos, les employés locaux, les employés du futur, les visiteurs locaux et les le voyageurs venus du futur, n’est pas aussi rose qu’elle le paraît. C’est ce que va découvrir Jesse Cullum, ancien videur de Los Angelès, devenu l’un des plus anciens employés de Futurity. Affecté à la sécurité de la Tour 2 qui reçoit les touristiques locaux, il sauve la vie du président Ulysse Grant victime d’une tentative d’assassinat. Promu grâce à cet exploit, Jesse doit désormais enquêter sur le trafic d’arme révélé par la découverte de l’arme utilisée par le meurtrier, un Glock, qui n’a rien à voir avec ses ancêtres les colts de l’année 1876. Epaulé dans ses investigations par Elisabeth DePaul, une ex-militaire issue du futur, Jesse va peu à peu mettre à jour l’impact négatif de cette construction de l’avenir sur le présent des locaux, ainsi que les dégâts occasionnés par les activistes opposés au projet qui, pour le combattre, n’hésitent pas à provoquer des mutations sociales inappropriées au sein d’une population autochtone pas encore prête à les emmagasiner. Tout au fil de l’ouvrage le lecteur aura la désagréable impression, à travers la condesendances affichés par les visiteurs du futur envers le monde du Far West, de se revoir en tant que visiteur de zoo à notre propre époque ou dans la peau d’un quelconque touriste embrigadé dans un tour operator qui n’hésite pas à les confronter, avec l’indispensable recul et le luxe de sécurité adéquat, à la misère accumulée de certains pays du tiers-monde. En évitant l’écueil des paradoxes temporels, car la technologie du Miroir, application dévoyée de la mécanique quantique, ouvre sur un univers parallèle qui n’est pas situé sur la même trame temporelle que ce Far West de 1876, l’auteur nous offre une rencontre entre deux monde, finement décrits dans la première partie du livre en prenant soin de laisser à chaque époque le langage de son temps, ce qui conforte la crédibilité du récit. Pointant habilement le doigt sur les imperfections  des civilisations en présence, l’intrigue se prolonge dans la seconde partie du roman  en approfondissant l’enquête policière de Jesse et de DePaul, développant sans trop de longueur les relations entre les divers personnages dans un univers où les apprentis sorciers venus du futur semblent ne pas se soucier des dommages collatéraux que créent leur simple présence. De quoi nous ramener de façon détourné à des contingences de notre propre réalité où certains membres éclairés de nos sociétés pratiquent le même cynisme envers des individus classés hâtivement dans le cadre mal défini des « défavorisés ». Un élément qui, ajouté au style fluide et captivant de l’auteur, ne peut qu’inciter à la lecture de ce nouveau livre de cet auteur naturalisé canadien déjà bien connu du lectorat français à travers des romans tels que Spin, Mystérieum ou Les chronolithes, pour ne citer qu’eux, tous parus, comme la plupart des titres de cet écrivain chez l’éditeur Denoël et dans la collection Lunes d’Encre jusque là dirigée par le perspicace Gilles Dumay avant, comme ce dernier tire, d'être repris en poche chez Folio.
Autre couverture :

jeudi 1 novembre 2018


L’inclinaison
(Roman) Science-Fiction / Voyages Temporels
AUTEUR : Christopher PRIEST (Angleterre)
EDITEUR : Gallimard-Folio SF 611, 8/2018 — 498 p., 8.50 €
TO : The gradual, Gollancz, 2016
TRADUCTION : Jacques Collin
COUVERTURE : Aurélien Police
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 10/2016 — 398 p., 23 € — Couverture de Aurélien Police
→ Avec ce roman, préalablement publié aux éditions Lunes d’Encre et repris aujourd'hui en poche chez Folio SF,  l’auteur britannique Christopher Priest revient sur son univers de prédilection de l’Archipel du Rêve au sein duquel il nous avait déjà proposé de multiples voyages à travers ses précédents romans tels que Les Insulaires, L’Archipel du Rêve, L’Adjacent ou La fontaine pétrifiante. Brodant astucieusement son intrigue dans le canevas des paradoxes temporels, il propulse son héros, Alesandro Sussken, musicien célèbre évoluant au sein d’une dictature dont la junte au pouvoir l’incite à entamer une tournée organisée par son omniprésent promoteur Ders Axxon qui le conduirait dans le fameux Archipel composé d’îles où il avait toujours rêvé d’exprimer sa musique et, en particulier, sur Temmil, berceau de And Ante, guitariste de rock qu’Alesandro accusé d’avoir plagié son œuvre. Approchant la cinquantaine, le brillant musicien a trouvé son inspiration très jeune dans l’observation de ces îles, à une époque où les bombes pleuvaient autour de lui, tandis que s’opposaient l’Alliance de Faiandland et la république de Glaund où il était né. Puis le conflit s’est déplacé vers la partie méridionale de l’Archipel, vers le continent de Sudmaieure, un sud où a disparu son frère  Jacq, évaporé sur le front,  et qu’il ne désespère pas de retrouver même s’il est trop tard pour ses parents anéantis par la perte de ce fils aîné. Cependant son voyage, plus que sa quête d’un proche perdu et que le moyen d’exprimer tout son talent, va le confronter à l’intimité de son être par sa rencontre avec le graduel, cet étrange phénomène spatio-temporel qui baigne ses îles pas comme les autres. En effet, d’une île à l’autre, le temps ne s’écoule pas de la même manière. Tantôt en avance, tantôt en retard sur le temps absolu, ces tranches divergentes de temporalités provoquent pour Alesandro une altération du temps, positive ou négative, selon les directions qu’il a emprunté et les durées de ses séjours sur les îles qu’il a abordé. D’où le terme d’inclinaison, qui caractérise à la fois la position du voyageur par rapport à l’axe temporel commun, mais aussi celle de son esprit qui s’ouvre enfin à la réelle connaissance du monde qui l’entoure. Car, au retour de son périple musical, Alesandro prendra conscience de la tyrannie et la censure qui gangrène l’univers de Glaund où il a grandit. Véritablement transfiguré par son voyage, il doit faire face à la mort de ses parents et au départ de son épouse, mais, paradoxalement,  il se sent enfin véritablement vivant et décidé à agir sur le monde qui l’entoure en dépit des risques qui pèse sur sa propre liberté. Et pour s’extirper du carcan où voudrait l’enfermer la dictature qui l’opprime, il doit à nouveau fuir dans ces îles si tentatrices et dangereuses à la fois. A travers le personnage d’Alesandro, Christopher Priest nous convie à une sort de vagabondage mystique, sous forme d’introspection intérieure, d’un être en perte de repères et qui ne parvient pas à se raccrocher à l’ambivalente de chacune des îles visitées, dont le pendant technologique, culturel et sociologique clairement détaillé, est repoussé en toile de fond par la perpétuelle atmosphère d’étrangeté qui imprègne ses lieux soumis aux aléa du gradiant temporel provoqué par cette sorte de vortex qui enveloppe l’archipel, créant à chaque déplacement des distorsions par rapport au temps réel des principaux belligérants. Ainsi, Alesandro, tel Alan Corday, le spationaute de Retour à demain de Ron Hubbard (il a quand même fait quelques petits romans de SF avant de trouver une piteuse gloire à travers sa dianétique racoleuse) va, à son retour des îles, s’apercevoir que le temps a évolué différemment pour son entourage. Négligeant l’approche de l’explication scientifique, Christopher Priest joue sur ce paradoxe afin de proposer au lecteur une réflexion à la fois sur l’art, sur le temps, mais aussi sur le devenir des êtres et leur profonde implication dans l’univers qui les entoure. Auteur de ce que l’on a appelé le courant new wave de la SF britannique, que les anciens passionnés de littérature imaginaire ont pu notamment découvrir en France dans la collection Dimensions SF de l’éditeur Calmann-Lévy aux côtés de romanciers tels que Ian Watson, Samuel Delany, G J. Ballard ou Michael G. Coney, Christopher Priest exprime une fois de plus à travers cette histoire sa propre petite musique éloignée des chemins de la SF traditionnelle, plus réaliste que scientifique, plus poétique qu’aventureuse, et chargé d’un mystère qui ne se dévoile jamais réellement, tout en proposant une approche originale de la thématique des voyages temporels, comme a pus déjà le faire, par exemple, Jack Finney dans son célèbre Voyage de Simon Morley.
Autre couverture :

samedi 20 janvier 2018


Le voyage de Simon Morley
(Roman) Voyages temporels
AUTEUR : Jack FINNEY (Angleterre)
EDITEUR : GALLIMARD-SF 589, 10/2017 — 644 p., 9.80 €
SERIE : Simon Morley 1
TO : Time and again, 1988
TRADUCTION : Hélène Collon
COUVERTURE : Aurélien Police
Précédente publication :
● Denoël-Présences, 4/1993 — 480 p., 21 € — Couverture non illustrée
● Denoël-Lunes d’Encre, 5/2000 — 480 p., 149 Frs — Couverture de Benjamin Carré
● Denoël-Lunes d’Encre, 2/2015 — 544 p., 24 € — Couverture de Aurélien Police
Critiques : Bifrost  20 (Claude Ecken) – Galaxies 17 (Eric Vial) – www.noosfere.com (Pascal Patoz & Frédéric Beurg)
Autres titres de la série : 2.Le balancier du temps
→ Qui n’a pas un jour rêvé de voyager à travers le temps ? Les écrivains de SF s’y sont employés de toutes les façons possibles de-puis H.G.Wells. Comme le célèbre auteur britannique, la plupart utilisaient le vecteur de la machine. Or voici que Jack Finney propose celui de la transe hypnotique. Imaginez l’immersion progressive de l’un de nos contemporains dans l’univers du New York de 1882. Un lent dépouillement de la défroque du XX° siècle opérée par Simon Morley un dessinateur raté, qui veut élucider le mystère entourant un aïeul de son ami Kate vivant dans le Chicago du président Cleveland. Il va dés lors servir de cobaye à l’expérience du Pr. Danzinger, sponsorisée par les instances gouvernementales. Ce dernier pense que l’on doit se conditionner mentalement et physiquement pour retourner vers une époque depuis longtemps révolue. Dés lors nous allons assister à la reconstitution progressive de ce décor d’antan, reconstitution rendue encore plus réaliste par les nombreux dessins et photos accompagnant le texte. Puis grâce à la restitution de témoignages écrits et visuels nous suivrons l’enquête policière et la véritable histoire d’amour que vivra ce voyageur temporel pas comme les autres. Un livre qui obtint le Grand prix de l’Imaginaire du meilleur roman étranger 1994, pour sa 1er parution en France dans la collection Présence des éd. Denoël en 1993. Il fut suivit d’ailleurs par la publication du second volet, Les balanciers du temps, tout aussi passionnant, et constitue avec ce dernier titre l’un des classiques de la littérature anglo-saxonne maintes fois réédité aux USA comme en Angleterre.
Autres couvertures :

jeudi 6 juillet 2017

La cité du futur
(Roman) Voyages dans le Temps
EDITEUR : DENOËL-Lunes d’Encre, 5/2017 — 367 p, 22 €
TO : Last year, Tor Books, 2016
TRADUCTION : Henry-Luc Planchat
COUVERTURE : Aurélien Police
Du mariage entre western et science-fiction on peut garder le navrant souvenir du film Cow-boys et Extraterrestres,  ou bien conserver le souvenir de la lecture de ce passionnant roman. Voilà un livre bâti sur le principe de la cohabitation temporelle ici formalisée par la construction d’une véritable Cité du futur bâtie par les hommes du XXIème siècle en plein Far West de 1876 grâce à la maîtrise de la technologie du Miroir qui permet désormais les déplacement temporels. De cette rencontre plutôt inattendu les deux camps tirent abondamment partie : les visiteurs du futur en jouissant à prix d’or d’un gigantesque parc d’attraction directement branché sur le passé avec pour point d’orgue des excursions hors des limites de la cité ; les locaux, triés sur le volet, en s’octroyant un aperçu d’un futur étourdissant où les femmes ont le droit de vote et peuvent s’exprimer sur tous les sujets, où les mariages homosexuels sont autorisées et où un noir peut devenir président des USA, le tout éventuellement ponctué d’une balade en hélicoptère. Les premiers sont parfois surpris par la rudesse du Gilded Age qui a suivi les dégâts de la guerre de céssecion  en découvrant une société, raciste, sexiste injuste et violente  menacée par toutes sortes de maladie et bien loin des brochures touristiques fournit par Auguste Kemp, le promoteur du XXIème à l’origine de la construction de la Cité. Les seconds, par contre, passé leur premier mouvement de recul face aux mœurs dissolues qu’ils découvrent au fil de leur visite, ne manquent pas d’être impressionnés par les prouesses technologiques dévoilées par ces visiteurs du futur. Des visiteurs qui ont promis de leur en abandonner quelques-unes lorsqu’ils quitteront les lieux après 5 années d’exploitation du site. Mais la coexistence entre les quatre populations qui occupent cet univers clos, les employés locaux, les employés du futur, les visiteurs locaux et les le voyageurs venus du futur, n’est pas aussi rose qu’elle le paraît. C’est ce que va découvrir Jesse Cullum, ancien videur de Los Angelès, devenu l’un des plus anciens employés de Futurity. Affecté à la sécurité de la Tour 2 qui reçoit les touristiques locaux, il sauve la vie du président Ulysse Grant victime d’une tentative d’assassinat. Promu grâce à cet exploit, Jesse doit désormais enquêter sur le trafic d’arme révélé par la découverte de l’arme utilisée par le meurtrier, un Glock, qui n’a rien à voir avec ses ancêtres les colts de l’année 1876. Epaulé dans ses investigations par Elisabeth DePaul, une ex-militaire issue du futur, Jesse va peu à peu mettre à jour l’impact négatif de cette construction de l’avenir sur le présent des locaux, ainsi que les dégâts occasionnés par les activistes opposés au projet qui, pour le combattre, n’hésitent pas à provoquer des mutations sociales inappropriées au sein d’une population autochtone pas encore prête à les emmagasiner. Tout au fil de l’ouvrage le lecteur aura la désagréable impression, à travers la condesendances affichés par les visiteurs du futur envers le monde du Far West, de se revoir en tant que visiteur de zoo à notre propre époque ou dans la peau d’un quelconque touriste embrigadé dans un tour operator qui n’hésite pas à les confronter, avec l’indispensable recul et le luxe de sécurité adéquat, à la misère accumulée de certains pays du tiers-monde. En évitant l’écueil des paradoxes temporels, car la technologie du Miroir, application dévoyée de la mécanique quantique, ouvre sur un univers parallèle qui n’est pas situé sur la même trame temporelle que ce Far West de 1876, l’auteur nous offre une rencontre entre deux monde, finement décrits dans la première partie du livre en prenant soin de laisser à chaque époque le langage de son temps, ce qui conforte la crédibilité du récit. Pointant habilement le doigt sur les imperfections  des civilisations en présence, l’intrigue se prolonge dans la seconde partie du roman  en approfondissant l’enquête policière de Jesse et de DePaul, développant sans trop de longueur les relations entre les divers personnages dans un univers où les apprentis sorciers venus du futur semblent ne pas se soucier des dommages collatéraux que créent leur simple présence. De quoi nous ramener de façon détourné à des contingences de notre propre réalité où certains membres éclairés de nos sociétés pratiquent le même cynisme envers des individus classés hâtivement dans le cadre mal défini des « défavorisés ». Un élément qui, ajouté au style fluide et captivant de l’auteur, ne peut qu’inciter à la lecture de ce nouveau livre de cet auteur naturalisé canadien déjà bien connu du lectorat français à travers des romans tels que Spin, Mystérieum ou Les chronolithes, pour ne citer qu’eux, tous parus, comme la plupart des titres de cet écrivain chez l’éditeur Denoël et dans la collection Lunes d’Encre jusque là dirigée par le perspicace Gilles Dumay.

mercredi 21 décembre 2016

L’inclinaison
(Roman) Science Fiction / Voyages dans le temps
AUTEUR : Christopher PRIEST (Angleterre)
EDITEUR : DENOËL-Lunes d’Encre, 10/2016 — 398 p., 23 €
TO : The gradual, Gollancz, 2016
TRADUCTION  : Jacques Collin
COUVERTURE : Aurélien Police
→ Avec ce roman publié aux éditions Lunes d’Encre l’auteur britannique Christopher Priest revient sur son univers de prédilection de l’Archipel du Rêve au sein duquel il nous avait déjà proposé de multiples voyages à travers ses précédents romans tels que Les Insulaires, L’Archipel du Rêve, L’Adjacent ou La fontaine pétrifiante. Brodant astucieusement son intrigue dans le canevas des paradoxes temporels, il propulse son héros, Alesandro Sussken, musicien célèbre évoluant au sein d’une dictature dont la junte au pouvoir l’incite à entamer une tournée organisée par son omniprésent promoteur Ders Axxon qui le conduirait dans le fameux Archipel composé d’îles où il avait toujours rêvé d’exprimer sa musique et, en particulier, sur Temmil, berceau de And Ante, guitariste de rock qu’Alesandro accusé d’avoir plagié son œuvre. Approchant la cinquantaine, le brillant musicien a trouvé son inspiration très jeune dans l’observation de ces îles, à une époque où les bombes pleuvaient autour de lui, tandis que s’opposaient l’Alliance de Faiandland et la république de Glaund où il était né. Puis le conflit s’est déplacé vers la partie méridionale de l’Archipel, vers le continent de Sudmaieure, un sud où a disparu son frère  Jacq, évaporé sur le front,  et qu’il ne désespère pas de retrouver même s’il est trop tard pour ses parents anéantis par la perte de ce fils aîné. Cependant son voyage, plus que sa quête d’un proche perdu et que le moyen d’exprimer tout son talent, va le confronter à l’intimité de son être par sa rencontre avec le graduel, cet étrange phénomène spatio-temporel qui baigne ses îles pas comme les autres. En effet, d’une île à l’autre, le temps ne s’écoule pas de la même manière. Tantôt en avance, tantôt en retard sur le temps absolu, ces tranches divergentes de temporalités provoquent pour Alesandro une altération du temps, positive ou négative, selon les directions qu’il a emprunté et les durées de ses séjours sur les îles qu’il a abordé. D’où le terme d’inclinaison, qui caractérise à la fois la position du voyageur par rapport à l’axe temporel commun, mais aussi celle de son esprit qui s’ouvre enfin à la réelle connaissance du monde qui l’entoure. Car, au retour de son périple musical, Alesandro prendra conscience de la tyrannie et la censure qui gangrène l’univers de Glaund où il a grandit. Véritablement transfiguré par son voyage, il doit faire face à la mort de ses parents et au départ de son épouse, mais, paradoxalement,  il se sent enfin véritablement vivant et décidé à agir sur le monde qui l’entoure en dépit des risques qui pèse sur sa propre liberté. Et pour s’extirper du carcan où voudrait l’enfermer la dictature qui l’opprime, il doit à nouveau fuir dans ces îles si tentatrices et dangereuses à la fois. A travers le personnage d’Alesandro, Christopher Priest nous convie à une sort de vagabondage mystique, sous forme d’introspection intérieure, d’un être en perte de repères et qui ne parvient pas à se raccrocher à l’ambivalente de chacune des îles visitées, dont le pendant technologique, culturel et sociologique clairement détaillé, est repoussé en toile de fond par la perpétuelle atmosphère d’étrangeté qui imprègne ses lieux soumis aux aléa du gradiant temporel provoqué par cette sorte de vortex qui enveloppe l’archipel, créant à chaque déplacement des distorsions par rapport au temps réel des principaux belligérants. Ainsi, Alesandro, tel Alan Corday, le spationaute de Retour à demain de Ron Hubbard (il a quand même fait quelques petits romans de SF avant de trouver une piteuse gloire à travers sa dianétique racoleuse) va, à son retour des îles, s’apercevoir que le temps a évolué différemment pour son entourage. Négligeant l’approche de l’explication scientifique, Christopher Priest joue sur ce paradoxe afin de proposer au lecteur une réflexion à la fois sur l’art, sur le temps, mais aussi sur le devenir des êtres et leur profonde implication dans l’univers qui les entoure. Auteur de ce que l’on a appelé le courant new wave de la SF britannique, que les anciens passionnés de littérature imaginaire ont pu notamment découvrir en France dans la collection Dimensions SF de l’éditeur Calmann-Lévy aux côtés de romanciers tels que Ian Watson, Samuel Delany, G J. Ballard ou Michael G. Coney, Christopher Priest exprime une fois de plus à travers cette histoire sa propre petite musique éloignée des chemins de la SF traditionnelle, plus réaliste que scientifique, plus poétique qu’aventureuse, et chargé d’un mystère qui ne se dévoile jamais réellement, tout en proposant une approche originale de la thématique des voyages temporels, comme a pus déjà le faire, par exemple, Jack Finney dans son célèbre Voyage de Simon Morley.

mercredi 5 février 2014

La rivière du temps
(Roman) SF / Voyages dans le temps/ Sociétés Secrètes / Romantic fantasy
AUTEUR : Bee RIDGWAY (Usa)
EDITEUR : Calmann lévy-Orbit, 9/2013 — 440 p., 19.50 €
TO : The river of no return, 2013
TRADUCTION : Pascal Loubet
COUVERTURE : Marta Orlowska (photo)
→ Nicholas Falcott, jeune noble du XIX° siècle au lieu de mourir sur un champ de bataille napoléonien en 1815, est projeté dans le temps. Nous le retrouvons en plein XXI° siècle, en 2003 pour plus de précision, sur un lit d’hôpital une clinique un peu spéciale gérée par la Guilde, une société secrète qui contrôle le temps. Celle-ci prend en effet en charge les personnes qui on franchit les âges après avoir découvert leur précieux don dans des circonstances souvent dramatiques et désespérés. De quoi les décontenancer et nécessiter un long apprentissage du nouveau et dérangeant quotidien où ils ont été brutalement propulsé. Dix ans plus tard, le jeune Lord a su tirer son épingle du jeu en devenant Nick Davenant un entrepreneur installé aux Etats-Unis et parfaitement intégré dans son époque et ayant bien pris en compte le seul interdit de la Guilde : ne jamais retourner d’où l’on vient. Une règle qui ne demande qu’a être transgressé et que à laquelle la Guilde le soustrait b volontairement quand elle lui demande de revenir à son époque afin de lutter contre l’Ofan, une société secrète rivale qui poursuit, elle aussi, des visées mystérieuses. Nick, qui n’est parvenu à oublier Julia Percy, jeune orpheline aux prises avec son cousin tyrannique dans le château familial. Dés lors, sur fond de quête d’un énigmatique talisman, nous allons être les témoins de l’histoire d’amour unissant les deux personnages romantiques à souhait. Accompagné d’Arkady, l’époux de la dirigeante de la Guilde en 2013, Nick retrouve son amour de jeunesse qui vient de perdre son oncle particulièrement doué pour jouer avec le temps. Avec lui le lecteur sera immergé dans cet univers aristocratique du XIX° siècle où Julia fait preuve d’un réel esprit avant-gardiste pour une jeune femme de son époque et tentera de comprendre les arcanes compliqués de la Guilde, richissime organisation un peu trop dévouée à ses membres pour ne pas dissimuler quelques sombres secrets. Une nouvelle incursion des éditions Orbit dans la thématique des voyages temporels avec le très magique Livre des sortilèges de Deborah Harkness. Le premier roman d’un auteur né dans le Massachusetts, titulaire d’un doctorat en Littérature et installé à Philadelphie qui mêle avec bonheur romantisme et thématique des amours intertemporels déjà abordé dans des films comme Hors du temps de Robert Schwentke (2009) ou Quelque part dans le temps¸ de Jeannot Szwarc avec Christopher Reeve (1980) inspiré de la nouvelle de Richard Matheson, Le jeune homme, la mort et le temps (Denoël-Présence du Futur)

vendredi 21 janvier 2011

PREVOST Guillaume (Fr)
Né en 1964 à Tannarive, sur l'île de Madagascar, Guillaume Prévost est un ancine élève de l'Ecole Normale Supérieure. Professeur d'histoire dans un lycée de la région parisienne, il a acrit divers ouvrages spécialisés avant de se lancer dans la littérature pour la jeunesse avec la trilogie du « Livre du temps »
Le cercle d’or
(Roman) Jeunesse / Voyages dans le temps
GALLIMARD JEUNESSE-Folio Junior 1553 — 460 p., 7,60 €
SERIE : Le Livre du Temps 3
COUVERTURE : Brian Flora
Précédente publication : Gallimard jeunesse-Hors Collection, 11/2008 — 373 p., 18,50 € — Couv. : Christian Broutin
Critiques : www.phenixweb.net (Véronique De Laet) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ En bougeant une pierre sculptée dans la cave de la librairiede son père qui a disparu, le jeune Sam Faulkner se trouve propulsé sur une île attaquée par des … vikings. Et ce n'est que le début de toute une série d'aventures qui entraîneront le courageux adolescent à travers les tourbillons du temps. Ayant fini par sauver son père des geôles de Dracula, en Valachie, il n'a pas pu empêcher ce dernier de sombrer dans un profond coma. Cependant il ne désespère pas de trouver les deux Cercles d'Or qui lui donnerait un pouvoir illimité de voyage temporel et surtout la possibilité de mettre la main sur l'anneau d'Eternité. Mais justement, le Tatoué, un mystérieux personnage qui désormais est à la poursuite de Sam, a découvert son point faible. En enlevant Alicia, la fille qu'il aime, il compte l'obliger à retrouver les cercles pour son propre compte. Une périlleuse tache qui conduit le jeune garçon dans la tombe de l'empereurr chinois Qin, puis dans le campement du chef Diavolo installé aux pieds de la Rome assiégée de 1527 où il devrait échanger le précieux cercle contre la libération d' Alicia. Et dire que Sam ne poursuivait qu'un seul but : remonter le temps, juste trois ans en arrière,afin d'empêcher sa mère de mourir dans un accident de voiture. La fin d'une trilogie qui même avec bonheur le roman historique et l'intrigue policière.
Les autres titres de la série :
1.La pierre sculptée
2.Les sept pièces
3.Le cercle d'or
COLFER Eoin (Irlande)
Né en 1965 à Wexford, en Irlande, Eoin Colfer a longtemps voyagé à travers le monde (Arabie Saoudite, Tunisie, Australie) avant de revenir en Irlande où il vit avec sa famille, partageant son temps entre son travail d’enseignant et l’écriture de ses romans pour adolescents. La publication de la série « Artemis Fowl » un sorte de anti-Harry Potter qui découvre le monde des fées, lui a permis d’acquérir une renommée internationale
Le paradoxe du temps
(Roman) Jeunesse / Merveilleux / Univers parallèles / Voyages dans le temps
GALLIMARD JEUNESSE-Folio Junior 1539, 5/2010 — 471 p., 8 €
SERIE : Artémis Fowl 6
TO : Artemis Fowl The time paradox, Hyperion Books for children, 7/2008
TRADUCTION : Jean EscH
COUVERTURE : Kev Walker
Précédente publication : Gallimard Jeunesse-Hors Série Littérature, 6/2009 — 425 p., 18 € — Couv. : Kev Walker
→ De retour des Limbes avec la magie qu’il a réussi à dérober au sein de ce fascinant territoire, Artemis s’apprête à mener une vie paisible auprès de ses deux frères jumeaux, Beckett et Myle, lorsque sa mère, Angeline, tombe gravement malade. Elle est atteinte de Magitropie ou peste des fées, une maladie mortelle qui ne peut être guérie que par une injection de liquide cephalo-rachidal d’un lémurien de Madagascar. Or cette espère est disparue depuis longtemps et Artémis le sait bien, car il a tué le dernier i y a huit ans de ça, ou plutôt il l’a revendu à l’association des Extinctionnistes. Aidée de son amie la fée Holly, à qui il fa fait croire qu’elle est responsable de la maladie d’Angeline, il décide de partir dans le passé avec tous les risques que cela entraîne. Projetés dans le Manoir Fowl, ils ont trois jours pour retrouver le singe et réussir leur mission. Mais là-bas, ils se heurtent à un adversaire inattendu, l’Artemis de dix ans, qui ne voit pas d’un bon œil cette intrusion dans son domaine. Secondé par le fidèle Butler ce dernier va tout faire pour mettre des battons dans les roues à l’Artemis venu du futur, désormais flanquée d’une Holly revenue à l’époque d’adolescente à cause d’une effet secondaire du déplacement temporel. Finalement les Extinctionnistes du docteur Damon Kronski accepte de revendre le lémurien pour un coquette somme d’argent. Mais l’échange, qui doit de se dérouler dans la Médina de Fez, tourne court. Pire, capturée, Holly est livrée aux Extinctionnistes, qui s’apprêtent à l’exécuter après un simulacre de procès. Heureusement, Artemis le plus âge parvient à la sauver. Mais c’est sans compter avec Opale, la fée lutine, qui espère bien se servir de cette histoire pour parvenir à ses fins : la domination du monde. S’en suite une avalanche de péripéties allant de rebondissements en rebondissement, tandis que les personnages s’enchevêtrent au sein d’une trame temporelle digne d’un Philip K. Dick dans ses meilleurs délires et nous offrant un dénouement en forme de boucle où tout finit par s’expliquer dans la tradition des meilleurs feuilletons populaires. Du grand Colfer sans aucun doute nous entraînant des souks marocains à la banlieue de Dublin par tunnel temporel interposé avec pour base de l’intrigue le sauvetage d’une espèce en voie de disparition, le tout alliant dans un savant dosage mythes anciens et monde moderne, magie et aventures criminelles. Une sixième aventure de cet anti Harry Potter portée par une histoire dirigée d’une plume de virtuose, fourmillant d’inventivité et pétillante d’humour, qui ne laisse à aucun moment le temps de souffler à un lecteur emporté dans des tourbillons du temps qui finira par apprendre que l’histoire de la poule et de l’œuf peut se décliner de nombreuses manières et, en particulier par l’entremise de ces casse têtes sans fin que sont les paradoxes temporels.
Les autres titres de la série :
1.Artemis Fowl
2.Mission polaire
3.Code éternité
4.Opération Opale
5.Colonie perdue
6.Le paradoxe du temps
*Le dossier Artemis Fowl
*
Artemis Fowl – La Bande dessinée
Site dévolu à la série : www.artemisfowl.com

mercredi 25 août 2010

OSBORNE Mary Pope (Usa)
Née en 1949 aux USA, Mary Pope Osborne a beaucoup voyagé durant sa jeunesse car son père était engagé dans l’armée. Découvrant au cours de son adolescence le monde de la mythologie et des religions comparées, elle mena une vie de bohême à travers le monde à partir des années 1970, jusqu’à ce qu’un empoisonnement du sang la rattrape à Katmandou où, durant sa convalescence elle eut tout le temps de dévorer l’œuvre de Tolkien. De retour au pays, elle se mit à écrire, devenant une spécialiste de la littérature pour la jeunesse dans le domaine de l’imaginaire
◊ L’Empereur des manchots (Roman) Jeunesse / Légendes arthuriennes / Voyages dans le temps
Bayard Jeunesse-Poche, 3/2010 — 46 p., 4.90 € — Ser. : La cabane magique 35 — Magic tree house 40.Eve of the Emperor Penguin, Random House-Books for young readers, 2008 — Tr. : Marie-Hélène Delval — Couv. & ill. : Philippe Masson

→ La fée Morgane envoie Tom et Léa chercher le quatrième secret du bonheur en Antarctique. Sur la base américaine de Mc Murdo, les enfants se font passer pour des journalistes et partent en expédition... Hélas, Tom et Léa sont bientôt démasqués. Mais ils réussissent à s'enfuir et se retrouvent nez à nez avec l'empereur des manchots... Acceptera-t-il de les aider à remplir leur dernière mission ? Tom et Léa doivent sauver Merlin. En les aidant les jeunes lecteurs vont apprendre beaucoup de choses sur les expéditions scientifiques dans l’Antarctique.
Les autres titres de la série :
1.La vallée des dinosaures
2.Le mystérieux chevalier
3.Le secret de la pyramide
4.Le trésor des pirates
5.Sur le fleuve Amazone
6.Le sorcier de la préhistoire
7.Le voyage sur la lune
8.Panique à Pompéi
9.Le terrible Empereur de Chine
10.L’attaque des vikings
11.Course de Chars à Olympie
12.Sauvés par les dauphins
13.Les chevaux de la ville fantôme
14.Dans la gueule des lions
15Danger sur la banquise
16.Les dernières heures ud Titanic
17.Sur la piste des indiens
18.Pièges dans la jungle
19.Au secour des kangourous
20.Sur scène !
21.Gare aux gorilles !
22.Drôles de rencontres
23.Grosses vagues à Hawaï
24.Au royaume du roi Arthur
25.Le mystère du château hanté
26.A la recherche de l’épée de lumière
27.L’étrange palais de glace
28.Carnaval à Venise
29.Tempête de sable
30.Rencontres en haut de la Tour Eiffel
31.Au secours de la licorne
32.Le dragon du Mont Fuji
33.Le secret de Léonard de Vinci
34.Un monstre sous les mers
35.L’Empereur des manchots

jeudi 24 décembre 2009

ROBERTS Nora (Usa)
Pseudo de Eleanor Marie Robertson
Née le 10 octobre 1950 à Silver Spring, dans le Maryland, Nora Roberts est la cadette d’une famille de 5 enfants élevés dans la tradition catholique. Ayant commencé à écrire en 1979, son premier roman, « L’invitée irlandaise », est publié en 1981. Depuis, elle a enchaîné les livres d’une manière boulimique (une douzaine par année, au point qu’on la soupçonne d’utiliser l’aide d’un nègre) se spécialisant dans les romans d’amour et les thrillers psychologiques. Certains de ces derniers peuvent cependant s’apparenter au Fantastique, voire à la Fantasy, comme son cycle du « Cercle blanc »
◊ La vallée du silence (Roman) Dark Fantasy / Voyages dans le temps / Dragons
J’Ai Lu-Catalogue 9014 , 8/2009 — 478 p, 7.60 € — ser. : Le cercle blanc 3 — The circle trilogy 3.Valley of silence, Jove Books, 2006 — Tr. : Lionel Evrard — Couv. : Getty Images
Précédente publication : J’Ai Lu-Catalogue (semi poche), 8/2008 — 478 p., 9.95 € — Couv. : Getty Images
→ Six élus forment le Cercle Blanc. Ils ont été choisis par la déesse Morrigan pour lutter contre la démone Lilith et ses hordes de créatures épouvantables. Il y a Hoyt le mage, son frère Cian, Glenna la sorcière du XXIe siècle, Moïra l'érudite, héritière du trône de Geall, le changeforme Larkin, et la guerrière Blair. Et ils ont été envoyés à travers le temps afin d’affronter la démone là où son emprise menace de submerger les humains. Dans la sinistre vallée pétrifiée où doit se livrer la bataille finale Moira, devenue le chef incontesté du peuple gealien se prépare à lever une formidable armée au pays des dragons. Mais, face à elle les forces maléfiques ourdissent également leurs armes. Et celles-ci s’incarnent à travers des êtres qui, s’ils peuvent faire parfois preuve d’un indéniable côté humain, le plus vil assurément, proposent un condensé de cruauté, de démence, d’instinct sanguinaire, de vices et de violence qu’ils attendent ardemment d’exprimer dans la folie de massacre accompagnant leurs combats. Et pour les terrasser le Cercle Blanc doit être plus fort et plus uni que jamais, et surtout prés à tout les sacrifices. C‘est ce que ne tarde pas à comprendre Moira, qui s’est rapprochée de Cian, et qui sait qu’elle devra faire abstraction de cet amour si elle veut faire triompher sa cause. La fin d’une trilogie qui nous entraîne sur la trace de personnages charismatiques n’hésitant à pénétrer au cœur même des ténèbres afin d’encourager les pinceaux de lumière qui s’y révèlent à se développer. Des êtres confrontés à des émotions intense telles que l’amour, la mort, l’espoir et la soif de victoire que Nora Roberts, en romancière expérimentée, sait parfaitement nous faire partager, nous prouvant qu’elle mérite amplement son titre de figure de proue de la littérature féminine qu’elle a amplement contribuée à renouveler en profondeur.
Les autres titres de la série :
1.La croix de la Morrigan
2.La danse des dieux
3.La vallée du silence
ROBERTS Nora (Usa)
Pseudo de Eleanor Marie Robertson
Née le 10 octobre 1950 à Silver Spring, dans le Maryland, Nora Roberts est la cadette d’une famille de 5 enfants élevés dans la tradition catholique. Ayant commencé à écrire en 1979, son premier roman, « L’invitée irlandaise », est publié en 1981. Depuis, elle a enchaîné les livres d’une manière boulimique (une douzaine par année, au point qu’on la soupçonne d’utiliser l’aide d’un nègre) se spécialisant dans les romans d’amour et les thrillers psychologiques. Certains de ces derniers peuvent cependant s’apparenter au Fantastique, voire à la Fantasy, comme son cycle du « Cercle blanc »
◊ La danse des dieux (Roman) Dark Fantasy / Voyages dans le temps / Dragons
J’ai Lu-Catalogue 8980, 4/2009 (version poche) — 542 p., 6,70 € — Ser. : Le cercle blanc 2 — The white circle 2.Dance of the gods, Jove Books, 2006 — Tr. : Lionel Evrard — Couv. : Bruno Ehrs
Précédente publication : Catalogue, 6/2008 (semi poche) — 543 p., 9.95 € — Couv. : Bruno Ehrs
→ Formé par la déesse Morrigan, le Cercle Blanc a pour but de lutter contre les hordes vampiriques de la démone Lilith qui ensanglantent la planète. Repoussée une première fois cette formidable armée des ténèbres n’a cependant pas dit son dernier mot. Les six héros qui forment le Cercle Blanc savent désormais que la bataille décisive se déroulera ailleurs, par delà les portes interdimensionnelles, dans un univers peuplé de dragons que l’on peut atteindre en empruntant une porte magique. Et, en attendant cet affrontement homérique, des affinités se crées dans le groupe des héros, Blair l’intrépide amazone des temps modernes se rapprochant insensiblement de Larkin, le changeforme Géallien. Ensemble et aux côtés de leurs compagnons, ils iront au combat pour sauver le monde. Le second tome d’une trilogie remarquablement bien construire qui alterne avec bonheur les scènes épiques et la prise en compte de la densité émotionnelle des divers protagonistes de cette histoire qui nous entraîne dans les affres du conflit éternel que se livrent l’ombre et la lumière.
Les autres titres de la série :
1.La croix de la Morrigan
2.La danse des dieux
3.La vallée du silence

mercredi 23 décembre 2009

ROBERT Nora (Usa)
Pseudo de Eleanor Marie Robertson
Née le 10 octobre 1950 à Silver Spring, dans le Maryland, Nora Roberts est la cadette d’une famille de 5 enfants élevés dans la tradition catholique. Ayant commencé à écrire en 1979, son premier roman, « L’invitée irlandaise », est publié en 1981. Depuis, elle a enchaîné les livres d’une manière boulimique (une douzaine par année, au point qu’on la soupçonne d’utiliser l’aide d’un nègre) se spécialisant dans les romans d’amour et les thrillers psychologiques. Certains de ces derniers peuvent cependant s’apparenter au Fantastique, voire à la Fantasy, comme son cycle du « Cercle blanc »
◊ La croix de la Morrigan, de Nora Robert (Roman) Dark Fantasy / Voyages dans le temps
J'ai Lu-Catalogue 8905, 4/2009 (version poche) — 542 p., 8 € — Ser. : Le cercle blanc 1 — The white circle 1.Morrigan’s cross, Berkley Publishing, 2006 — Tr. : Lionel Evrard — Couv. : Bruno Ehrs
Précédente publication : J'Ai Lu-Catalogue, 3/2008 (format omnibus) — 543 p., 9.95 € — Couv. : Bruno Ehrs
→ Nous sommes en 1128, en Irlande, où nous faisons connaissance des jumeaux Mac Cionaoth. Hoyt pratique la magie et Cian est en maître l’épée, et ils sont très unis. Mais voilà qu’intervient la démone Lilith. Cette dernière a profité du caractère quelque peu désinvolte de Cian pour s’emparer de son âme et le transformer en une créature avide de sang. Hyot cependant parvient à résister à l’emprise diabolique de Lilith. Voyant en lui un personnage hors du commun la déesse Morrigan en fait son champion, et le charge de combattre les vampires qui se répandent sur le monde. Prêt à tout pour sauver son frère de sa possession diabolique, Hyot accepte la mission. La Morrigan le transporte alors à travers un portail temporel jusqu’à notre époque om il recevra l’aide d’une belle sorcière aux cheveux de feu dans sa lutte contre les puissances ténébreuses qui ensanglantent la planète. Une incursion dans le fantastique et la mythologie vampirique d’une des spécialistes incontestée du roman d’amour outre-Atlantique. Un roman qui a bénéficié, lors de sa première parution, de la nouvelle et pratique présentation, style omnibus compact, de certains romans de chez J’AI Lu, dont ceux de la collection Baam.
Les autres titres de la série :
1.La croix de la Morrigan
2.La danse des dieux
3.La vallée du silence

jeudi 1 octobre 2009

COLFER Eoin (Irlande)
Né en 1965 à Wexford, en Irlande, Eoin Colfer a longtemps voyagé à travers le monde (Arabie Saoudite, Tunisie, Australie) avant de revenir en Irlande où il vit avec sa famille, partageant son temps entre son travail d’enseignant et l’écriture de ses romans pour adolescents. La publication de la série « Artemis Fowl » un sorte de anti-Harry Potter qui découvre le monde des fées, lui a permis d’acquérir une renommée internationale
◊ Le paradoxe du temps (Roman) Jeunesse / Féérie / Univers parallèles / Voyages dans le temps
Gallimard Jeunesse-Hors Série Littérature, 6/2009 — 425 p., 18 € — Ser. : Artémis Fowl 6 — Artemis Fowl The time paradox, Hyperion Books for children, 7/2008 — Tr. : Jean Esch — Couv. : Kev Walker
→ De retour des Limbes avec la magie qu’il a réussi à dérober au sein de ce fascinant territoire, Artemis s’apprête à mener une vie paisible auprès de ses deux frères jumeaux, Beckett et Myle, lorsque sa mère, Angeline, tombe gravement malade. Elle est atteinte de Magitropie ou peste des fées, une maladie mortelle qui ne peut être guérie que par une injection de liquide cephalo-rachidal d’un lémurien de Madagascar. Or cette espère est disparue depuis longtemps et Artémis le sait bien, car il a tué le dernier i y a huit ans de ça, ou plutôt il l’a revendu à l’association des Extinctionnistes. Aidée de son amie la fée Holly, à qui il fa fait croire qu’elle est responsable de la maladie d’Angeline, il décide de partir dans le passé avec tous les risques que cela entraîne. Projetés dans le Manoir Fowl, ils ont trois jours pour retrouver le singe et réussir leur mission. Mais là-bas, ils se heurtent à un adversaire inattendu, l’Artemis de dix ans, qui ne voit pas d’un bon œil cette intrusion dans son domaine. Secondé par le fidèle Butler ce dernier va tout faire pour mettre des battons dans les roues à l’Artemis venu du futur, désormais flanquée d’une Holly revenue à l’époque d’adolescente à cause d’une effet secondaire du déplacement temporel. Finalement les Extinctionnistes du docteur Damon Kronski accepte de revendre le lémurien pour un coquette somme d’argent. Mais l’échange, qui doit de se dérouler dans la Médina de Fez, tourne court. Pire, capturée, Holly est livrée aux Extinctionnistes, qui s’apprêtent à l’exécuter après un simulacre de procès. Heureusement, Artemis le plus âge parvient à la sauver. Mais c’est sans compter avec Opale, la fée lutine, qui espère bien se servir de cette histoire pour parvenir à ses fins : la domination du monde. S’en suite une avalanche de péripéties allant de rebondissements en rebondissement, tandis que les personnages s’enchevêtrent au sein d’une trame temporelle digne d’un Philip K. Dick dans ses meilleurs délires et nous offrant un dénouement en forme de boucle où tout finit par s’expliquer dans la tradition des meilleurs feuilletons populaires. Du grand Colfer sans aucun doute nous entraînant des souks marocains à la banlieue de Dublin par tunnel temporel interposé avec pour base de l’intrigue le sauvetage d’une espèce en voie de disparition, le tout alliant dans un savant dosage mythes anciens et monde moderne, magie et aventures criminelles. Une sixième aventure de cet anti Harry Potter portée par une histoire dirigée d’une plume de virtuose, fourmillant d’inventivité et pétillante d’humour, qui ne laisse à aucun moment le temps de souffler à un lecteur emporté dans des tourbillons du temps qui finira par apprendre que l’histoire de la poule et de l’œuf peut se décliner de nombreuses manières et, en particulier par l’entremise de ces casse têtes sans fin que sont les paradoxes temporels.
Les autres titres de la série :
1.Artemis Fowl
2.Mission polaire
3.Code éternité
4.Opération Opale
5.Colonie perdue
6.Le paradoxe du temps
*Le dossier Artemis Fowl
*Artemis Fowl – La Bande dessinée
Site dévolu à la série : www.artemisfowl.com

jeudi 27 août 2009

GAGNON Hervé (Québec)
Historien de formation, cet écrivain québécois né en 1963 dans le Saguenay a fait ses études à l’université de Montréal. C’est donc tout naturellement vers le domaine historique qu’il a tout d’abord dirigé sa plume, avant d’être influencé par son enfant, qui le mit au défi d’écrire une histoire pour adolescents. Il releva le pari et le gagna, devenant ainsi un écrivain lu par de très nombres jeunes lecteurs, notamment à travers sa série du « Talisman de Nergal »
◊ L’élu de Babylone (Roman) Jeunesse / Voyages dans le temps
Michel Lafon, 3//2009 — 595 p., 11.90 € — Ser. : Le talisman de Nergal 1 — Couv. : Kinos
Précédente publication : Hurtubise HMH-Hors Collection, 3/2008 — 276 p., 10.95 $ canadiens — Ser. : Le talisman de Nergal 1 — Couv. : Kinos
→ Voici le premier tome d’une série fantadtico-historique qui retrace les aventures de Manaïl, un jeune Babylonien de 14 ans. Orphelin et handicapé à cause de sa main palmée, il vit au jour le jour, partageant son existence entre de menus larcins et des courses poursuite avec des marchands en colère. Cependant, le destin lui réserve un sort plus glorieux, car il a été choisi par la déesse Ishtar pour être son élu, c'est-à-dire le seul être capable de détruire le talisman maudit créé jadis par la civilisation des Anciens. Un objet que convoitent les adorateurs de Nergal car ses immenses pouvoirs permettraient d’effacer le temps dans le but d’établir un nouvel ordre à leur avantage où la majorité des humains seraient réduits en esclavage. Or le talisman a été fragmenté en cinq morceaux disséminés dans des époques différents : les kans. Pour les rassembles Manaïl devra se rendre dans chacune de ces strates temporelles où les dangers ne manquent pas. Cette première aventure se déroule dans la Babylone du VI° siècle avant J.C.. Notre jeune héros vient juste d’apprendre de la bouche de son maître, Ashurat son statut d’élu, que déjà il doit se mettre en quête du premier fragment qu’il doit retrouver avant l’arrivée des troupes perses du roi Cyrus II qui assiègent la ville. Car, au sein de ces troupes d’invasion se trouvent des Nergalii décidés eux aussi à tout faire pour mettre la main sur la précieuse relique. Heureusement, pour les devancer, Manaïl pourra compter sur l’aide d’Arianath, une jeune vierge du temple d’Ishtar. Le premier tome d’une nouvelle série qui mêle habillement la thématique des voyages temporels, les récits historiques et la fantasy. Pour en savoir plus sur la série, un site à visiter : www.talismandenergal.com .
Les autres titres de la série :
1.L’élu de Babylone
2.Le trésor de Salomon
2.Le secret de la vierge

mardi 2 juin 2009

WEIS Margaret & HICKMAN Tracy (Usa)
WEIS Margaret Baldwin

Pseudo de Edith Baldwin

Née en 1948 à Independence, dans le Missouri, Margaret Weis obtint un diplôme de littérature dans l’université du Missouri, dans la ville de Columbia. Puis elle devint journaliste et publia son premier livre, « Frank et Jesse James » en 1981. Un peu plus tard, après un déménagement, elle devient rédactrice en chef chez TSR Inc., les créateurs du jeu de rôle « Donjons & Dragons ». C’est un peu plus tard qu’avec Tracy Hickman elle publie les premiers romans du cycle de la série « Chroniques de Lancedragon » qui se vendirent à plus de vingt millions d’exemplaires à travers le monde. Elle enchaîna ensuite avec d’autres séries de Fantasy écrites en collaboration avec Hickman, puis avec son ex-époux Don Perrin, ou sur son seul nom, comme celle de « Dragonvarld ». Des contrats de films sont en discussion pour plusieurs de ses romans, notamment pour les « Chroniques » qui devraient être adaptées en dessin animé
HICKMAN Tracy (Usa)
Pseudo de Tracy Raye Hickman
Né à Salt Lake City, dans l’Utah, aux Etats-Unis, en 1955, Tracy Hickman est un mormon convaincu. Marié avec Laura Curtis depuis 1977, il a réalisé avec elles de nombreux jeux de la série « Donjons & Dragons », ainsi que le roman « Mystic warrior » en 2004. Mais sa collaboration la plus marquante est celle qui l’amena à écrire avec Margaret Weis les premiers romans de la série « Dragonlance » qui furent suivis d’autres trilogies situées dans le même univers, ainsi que d’autres cycles de fantasy tels que celui des « Portes de la mort », de « L’épée noire » et de « La rose du prophète »
◊ Dragons d’une étoile perdue (Roman) High Fantasy / Dragons /Voyages dans le temps
Bragelonne-Milady, 4/2009 — 476 p., 21,50 € — Ser. : La guerre des âmes 2 — Dragons of a lost star, Wizards of the Coast, 4/2001 — Tr. : Michèle Zachayus & Mathilde Roger — Couv. : Matt Stawicki — Cartes : Dennis Kauth
Précédentes publications :
● Fleuve Noir Lancedragon HS Grand Format, 5/2002 — 298 p., 15 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki — Cartes : Dennis Kauth
● Fleuve Noir Lancedragon 63, 1/2005 — 448 p., 6 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki — Cartes : Dennis Kauth
Critiques : Khimaira 16 (V.Frances)
→ Ayant utilisé un artefact magique à voyager dans le temps le Kender Tasslehoff Racle-Pieds s’est trouvé transporté dans un futur plutôt sinistre situé après les guerres de la Lance et du Chaos. Là, il assiste tout d’abord aux funérailles de son ami Caramon, pour finir par rencontrer son fantôme, qui lui apprend qu’il a été tué dans le monde d’où il vient, écrasé par la botte du Chaos. Une bonne raison pour ne pas vouloir revenir en arrière en dépit des injonctions de Palin Majere, fils de Caramon et successeur de Raistlin le sorcier. Peut-être que ce retour contribuerait à annuler l’avenir déplaisant où il a aboutit? En effet Kyrn est devenu un monde abandonné par les dieux où les vivants sont tourmentés par les âmes des morts qui ne peuvent plus gagner le séjour du repos éternel. Le Kender se perd en conjoncture, d’autant plus qu’autour de lui les événements se précipitent et prennent une tournure de plus en plus dramatique à cause de Mina, la fille de Lunedor la guérisseuse, qui s’est entièrement vouée à l’Unique. En son nom les chevaliers noirs de Neraka, dont elle a pris la tête, détruisent tout sur leur passage, tandis qu’elle a abattu le bouclier magique du Silvanesti et tué Cyan Sangfléau, alors que l’Unique éliminait Béryl un autre dragon vert dans ce monde où les puissants reptiles étaient devenus de véritables seigneurs, précipitant ainsi la fin des nations elfiques. Pendant ce temps le général Medan, l’envoyé des Chevaliers de Neraka en Qualinost, tombé véritablement amoureux du pays qu’il a envahi, ainsi que du Général Doré, la reine mère de Qualinost, s’est retourné contre ses anciens maîtres. Autant de péripéties qui ne manquent pas de troubler Palin Majere et le puissant sorcier Dalamar désormais alliés afin de découvrir qui se cache derrière l’irrésistible Mina, et pourquoi le destin d’un étrange gnome semble étroitement lié à l’artefact du voyage dans le temps. Une suite mouvementé pour ce cycle de La guerre des âmes s’inscrivant facilement sein de cette collection directement inspirée de la thématique des jeux de rôle issues du célébrissime Donjons & Dragons.
Les autres titres de la série :
1.Dragons d’un coucher de soleil
2.Dragons d’une étoile perdue
3.Dragons d’une lune disparue

jeudi 28 mai 2009

WEIS Margaret & HICKMAN Tracy (Usa)
WEIS Margaret Baldwin
Pseudo de Edith Baldwin
Née en 1948 à Independence, dans le Missouri, Margaret Weis obtint un diplôme de littérature dans l’université du Missouri, dans la ville de Columbia. Puis elle devint journaliste et publia son premier livre, « Frank et Jesse James » en 1981. Un peu plus tard, après un déménagement, elle devient rédactrice en chef chez TSR Inc., les créateurs du jeu de rôle « Donjons & Dragons ». C’est un peu plus tard qu’avec Tracy Hickman elle publie les premiers romans du cycle de la série « Chroniques de Lancedragon » qui se vendirent à plus de vingt millions d’exemplaires à travers le monde. Elle enchaîna ensuite avec d’autres séries de Fantasy écrites en collaboration avec Hickman, puis avec son ex-époux Don Perrin, ou sur son seul nom, comme celle de « Dragonvarld ». Des contrats de films sont en discussion pour plusieurs de ses romans, notamment pour les « Chroniques » qui devraient être adaptées en dessin animé
HICKMAN Tracy (Usa)
Pseudo de Tracy Raye Hickman
Né à Salt Lake City, dans l’Utah, aux Etats-Unis, en 1955, Tracy Hickman est un mormon convaincu. Marié avec Laura Curtis depuis 1977, il a réalisé avec elles de nombreux jeux de la série « Donjons & Dragons », ainsi que le roman « Mystic warrior » en 2004. Mais sa collaboration la plus marquante est celle qui l’amena à écrire avec Margaret Weis les premiers romans de la série « Dragonlance » qui furent suivis d’autres trilogies situées dans le même univers, ainsi que d’autres cycles de fantasy tels que celui des « Portes de la mort », de « L’épée noire » et de « La rose du prophète »
◊ Dragons d’un coucher de soleil (Roman) High Fantasy / Dragons / Voyages dans le temps
Bragelonne-Milady, 3/2009 — 474 p., 21,50 € — Ser. : Dragonlance. La guerre des âmes 1 — Dragons of fallen sun, Wizards of the Coast, 2000 — Tr. : Michèle Zachayus (nouvelle) — Couv. : Matt Stawicki
Précédentes publications :
● Fleuve Noir Grand Format HS Dragonlance, 6/2001 — 335 p., 13.57 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki
● Fleuve Noir-Lancedragon 72, 8/2006 — 512 p., 7,50 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki
→ Lorsque Tasslehoff Racle-Pieds, perdu dans les limbes après son combat contres les forces du Chaos, utilisa son artefact à voyager dans le temps afin d’aller prononcer une oraison funèbre à l’enterrement de Caramon Majere, il ne savait pas encore qu’il s’engageait dans une aventure aussi périlleuse que la Guerre de la Lance. Pris dans les tourbillons du temps notre kender de service se retrouve sur un Krynn encore dominée par les dragons. Un Kryn d’après la Bataille de la lance et la Guerre du Chaos, qui a vu le départ des dieux et désormais sous la férule des chevaliers de Nerka, les anciens Chevaliers de Tarkisis qui sèment la terreur dans la population comme le leur indiquent leurs maîtres, les grands dragons, vértiables seigneurs des terres des hommes, des nains et des elfes. Un tableau guère réjouissant qui incite Tasslehoff à reprendre du service. D’autant plus qu’une ferment de révolte s’est levé en la personne de Mina, une jeune femme qui a rassemblé autour d’elle des soldats prêts à mourir pour briser le joug des dragons, et dont le courage a presque incité les elfes en exil à délaisser l’abri du bouclier magique derrière lequel ils se sont retirés. Le début d’une nouvelle trilogie (qui sera suivi par Dragons d’une étoile perdue et Dragons d’une lune disparue) où l’on retrouve avec plaisir tous les ingrédients qui ont fait le succès de cette série. Profitons-en pour faire un petit point sur la publication de la série chez Milady en rappelant que les trois tomes des Chroniques de Dragolance ressortiront en poche de juin à novembre. En grand format un nouveau diptyque, Les nouvelles chroniques, paraîtront en juillet et août, tandis qu’une autre trilogie, celle du Sombre disciple, écrite par Margaret Weis seule, clôturera l’année. Et tandis que les deux autres tomes du cycle de La guerre des âmes sont prévus dans les prochains mois, le dernier volume des Chroniques perdues est lui repoussé en janvier 2010, car il n’a pas encore été publié aux USA, et n’est donc pas encore été traduit.
Les autres titres de la série :
1.Dragons d’un coucher de soleil
2.Dragons d’une étoile perdue
3.Dragons d’une lune disparue

dimanche 19 avril 2009

PECK Dale (Usa)
Ecrivain américain né à Long Island en 1967. Critique littéraire, il est l’auteur de plusieurs romans, dont le célèbre « Martin and John » ainsi que de la série pour adolescents du « La Dérivante » publiée en France chez Albin Michel
◊ La Dérivante (Roman) Voyages dans le Temps
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 3/2009 — 349 p., 15 € — Ser. : La Dérivante 2 — Drift house chronicles 2. The lost cities : A drift house voyage, Bloomsbury Publishing, 2007 — Tr. : Madeleine Nasalik — Couv. : Martin Hargreaves
→ Dans le premier volume de cette série, Le premier voyage : Les sirènes, nous avions fait la connaissance de trois enfants, Susan et ses frères Charles et Murray, lors d’une visite plutôt mouvementée sur La Dérivante, l’étrange bateau-maison de leur oncle Farley. Pour cette seconde visite, ils sont pris avec le navire dans un raz-de-marée issu de l’océan du Temps. Et les voilà séparés. Alors que Charles le perroquet Président Wilson se retrouvent perchés sur un arbre au Canada du XVI° siècle face à des indiens Wendant, Susan et l’oncle Farley vont avoir maille à partir avec les Vikings du Groenland en 1483. Pour revenir à leur époque ils doivent utiliser des livres-miroirs et trouver la précieuse amulette de Babel. Tout un travail en perspective…car, en cas d’échec, ils ne seront plus jamais réunis.
Les autres titres de la série :
1.Le premier voyage : Les sirènes
2.La Dérivante

jeudi 9 avril 2009

OSBORNE Mary Pope (Usa)
Née en 1949 aux USA, Mary Pope Osborne a beaucoup voyagé durant sa jeunesse car son père était engagé dans l’armée. Découvrant au cours de son adolescence le monde de la mythologie et des religions comparées, elle mena une vie de bohême à travers le monde à partir des années 1970, jusqu’à ce qu’un empoisonnement du sang la rattrape à Katmandou où, durant sa convalescence elle eut tout le temps de dévorer l’œuvre de Tolkien. De retour au pays, elle se mit à écrire, devenant une spécialiste de la littérature pour la jeunesse dans le domaine de l’imaginaire.
◊ Le dragon du Mont Fuji (Roman) Jeunesse / Légendes arthuriennes / Voyages dans le temps
Bayard Jeunesse Poche, 2/2009 — 160 p., 5,90 € — Ser. : La cabane magique 32 — Tr. : Marie-Hélène Delval — Couv. : Philippe Masson
→ Au royaume de Camelot Tom et Léa s’efforcent de dérider un Merlin à la triste mine en partant à la recherche des quatre secrets du bonheur. Et dans la cabane magique ils découvrent un livre sur l’ancien Japon. Les voilà donc transportés dans le jardin impérial d’Edo, le Tokyo du XVI° siècle, où des samouraïs leur réclament des passeports qu’ils ne possèdent pas.
Les autres titres de la série :
1.La vallée des dinosaures
2.Le mystérieux chevalier
3.Le secret de la pyramide
4.Le trésor des pirates
5.Sur le fleuve Amazone
6.Le sorcier de la préhistoire
7.Le voyage sur la lune
8.Panique à Pompéi
9.Le terrible Empereur de Chine
10.L’attaque des vikings
11.Course de Chars à Olympie
12.Sauvés par les dauphins
13.Les chevaux de la ville fantôme
14.Dans la gueule des lions
15.Danger sur la banquise
16.Les dernières heures ud Titanic
17.Sur la piste des indiens
18.Pièges dans la jungle
19.Au secour des kangourous
20.Sur scène !
21.Gare aux gorilles !
22.Drôles de rencontres
23.Grosses vagues à Hawaï
24.Au royaume du roi Arthur
25.Le mystère du château hanté
26.A la recherche de l’épée de lumière
27.L’étrange palais de glace
28.Carnaval à Venise
29.Tempête de sable
30.Rencontres en haut de la Tour Eiffel
31.Au secours de la licorne
32.Le dragon du Mont Fuji