Affichage des articles dont le libellé est Dark Fantasy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dark Fantasy. Afficher tous les articles

dimanche 23 août 2015

Elric Intégrale 3
(Recueil) Dark Fantasy
AUTEUR : Michael MOORCOCK (Gb)
EDITEUR : Pocket SF/Fantasy 7140 — 629 p., 11.20 €
SERIE : Elric
COUVERTURE : Jean Bastide
Sommaire :
L’épée noire (traduction de Frank Straschitz)
Stormbringer (traduction de Frank Straschitz)
Elric à la fin des temps (traduction de E.C.L. Meistermann)
Avec cet omnibus les éditions Pocket poursuivent leur réédition du cycle complet consacré aux récits mettant en scène le héros sombre de Michael Moorcock, Elric l’albinos, prince de Melniboné. L’ouvrage comprend deux romans fondamentaux du cycle, L’épée Noire et Stormbringer, ainsi qu’un recueil de différents récits, Elric à la fin des temps. Le premier opus débute par Le voleur d’âmes où nous retrouvons le prince maudit toujours à la poursuite de Theleb K’aarna, le maléfique sorcier de Pan Tang qui a retrouvé sa place d’amant auprès de Yishana, la reine de Jharkor, qu’Elric avait abandonné pour partir à la poursuite du sorcier. Afin d’atteindre Theleb K’aarna, désormais au service de Nikorn  d’Ilmar, le plus riche négociant de la cité de Bakshaa, Elric accepte l’offre de trois négociants jaloux qui veulent assassiner ce concurrent trop encombrant. Cependant, afin de pénétrer dans le palais forteresse de Nikorn, il doit s’allier à une troupe de melnibonéens dirigés par l’un de ses anciens amis, Dyvim Tvar, naguère Seigneur de la Cavernes des Dragons de Melniboné. Ayant réussi à s’introduire dans la forteresse, Elric est fait prisonnier par le sorcier de Pan Tang qui n’a pas hésité à faire appel à des entités démoniaques pour se protéger. Le prince albinos devra donc encore une fois recourir à l’aide du Chaos et assouvir les noirs instincts de Stormbringer, son épée buveuse d’âme, pour parvenir à ses fins. Le récit suivant, Les rois oubliés, propulse Elric et son fidèle compagnon Tristelune au sein de la forêt de Troos, un lieu hanté par de sinistres créatures bordant les frontières d’Org, contrée de Nécromancie et de maléfices en voie de décomposition. Etant parvenu à échapper aux marchands de Nadsokor, la Ville des Mendiants, ils ont secouru Zarozinia, belle et jeune aristocrate, fille de l’un des principaux sénateurs de Kaarlak, la cité des Tours de Jade situé près du Désert de Larmes au-delà d’Ilmiora. Mais, ce faisant, ils tombent entre les mains des orgiens, les survivants du Peuple Condamné qui avait jadis osé contester la réalité des dieux. Pour sauver Zarozinia promise au sacrifice, Elric devra affronter la terrible réincarnation du Roi de la Colline et ses troupes de morts-vivants. Les porteurs de flammes s’inscrit à la suite de cette aventure. L’albinos maudit désormais aux côtés de Zarozinia dont il s’est épris, a décidé de se séparer de Stormbringer, son épée maudite, et vit des jours paisibles dans la cité de Kaarlak. Mais son destin ne tarde pas à le rattraper sous la forme de Terarn Gashtek, le Porteur de Flammes, dont les hordes dévastent tout sur leur passage et viennent ainsi de faire périr la famille de Tristelune. Pour l’aider dans ses conquêtes l’homme dispose de la magie de Drinij Bara, un sorcier qui a eu l’imprudence de cacher son âme dans le corps d’un chat désormais détenu par Terarn Gasthek. Alors que la horde marche sur Kaalak, Elric, assisté par son cousin Dyvim Slorm et ses féroces dragons, doit se résoudre à reprendre Stormbringer et part dans le camp des envahisseurs avec Tristelune afin de tenter de délivrer Drinij Bara des griffes du Porteur de Flammes qui se retrouvera ainsi privé de toute alliance magique. Ce premier roman ce conclut avec Sauver Tanelorn, une histoire dont Rackhir l’Archer Rouge, qu’Elric rencontrera plus tard, est le héros. Pour sauver Tanelorn, la cité tranquille refuge des vagabonds affichant sa neutralité dans le conflit opposant la Lumière au Chaos, et menacée par l’armée des gueux levée à Nadsokor par Narjhan, l’un des Seigneurs du Chaos, il devra franchir différentes portes conduisant aux Seigneurs Gris, qui seuls pourraient permettre à Tanelorn de conjurer ce péril. Le second roman, Stormbinger, s’inscrit comme une sorte de Ragnarok pour la série, un crépuscule des dieux qui voit les lignes directrices du cycle trouver leur sinistre conclusion. Le livre I, Le retour du dieu noir, nous permet d’assister à l’enlèvement de Zarozinia par des séides du Chaos. Avant de la retrouver, alors que les forces du Chaos et de la Loi se préparent pour l’affrontement final, il doit cependant rejoindre Ysihana, la reine de Jharkor accompagné de son cousin Dyvim Slorm et des hommes ailés de Myyrrhn et livrer bataille au roi Sarostro de Dharijor et à son sinistre allié Jagreen Lern, le Théocrate de Pan Tang. Vaincu, Elric doit s’enfuir avec Dyvin Slorm et quelques survivants avant de tomber sur Seîriz, l’un des Dix Endormis sous la Montagne de Feu, les Serviteurs du Destin qui remet Mournblade, la secondé épée du chaos, au cousin d’Elric et  lui apprend que c’est Darnizhaan, l’un des des Dieux Morts revenus sur Terre, qui a enlevé Zarozinia et qui réclame les deux épées maléfiques en échange de sa liberté. Dans le Livre II, Les Frères de l’Epée Noire, Elric se rend dans l’Ile aux sorciers pour essayer de trouver une parade contre les forces de Jagreen Lern. Il y découvre que pour vaincre le redoutable Théocrate, il devra affronter ses alliés démoniaques, les Ducs de l’Enfer. Il lui faudra ensuite récupérer Le bouclier du Géant Triste, titre du Livre III de ce roman, et s’allier au Roi de la Mer pour tenter de conjurer la menace des Navires du Chaos, cette flotte de trépassés remontée des profondeurs pour engloutir les vivants. Enfin le Livre IV, Le trépas du seigneur condamné le voit retourner à la Cité qui Rêve et partir à travers le temps pour retrouver le cor de Roland de Roncevaux seul capable de réveiller les dragons endormis dans leur caverne. Puis ce sera l’ultime combat qui devra décider du sort du monde d’Elric et des Jeunes Royaumes ayant prospéré après la chute de Melniboné. Une bataille où Stormbringer finira par dévoiler sa véritable nature. Le recueil Elric à la fin des temps, qui clôt se volume, renferme plusieurs histoires dont deux mettent encore en scène le prince albinos. Elric à la fin des temps l’envoie dans les méandres temporels à la rencontre d’autres héros du multivers, les fameux Danseurs tels que Werther de Goethe, le Duc de Queens, Maîtresse Christia, Una Persson et lord Jagged des Canaries. Le dernier enchantement se veut la dernière nouvelle d’Elric où le prince albinos est condamné à distraire les Seigneurs du Chaos. Sojan représente le premier récit de Fantasy publié par Moorcock et met en scène un guerrier barbare parti délivrer une belle princesse et préfigure, avec ses dirigeables, la série Oswald Bastable. En, La chose dans la pierre est une nouvelle fantastique, sorte de parodie de Corum écrite en réponse à une demande d’Eric Bentcliffe, le rédacteur en chef du fanzine Triode. Les fans d’Elric oublieront facilement la troisième partie de cet ouvrage, mais se délecteront assurément des deux premiers romans qui représentent les pierres angulaires sur lesquelles repose l’ensemble du cycle, deux œuvres qui furent pour la première fois publiées dans le mythique Elric le nécromancien, volume de la collection Aventures Fantastiques des éditions Opta, en 1969, avec les fantastiques illustrations de Philippe Druillet.

mardi 9 septembre 2014

Elric Intégrale 2
(Recueil) Dark Fantasy
AUTEUR : Michael MOORCOCK (GB)
EDITEUR : POCKET-Fantasy 7139, 2/2014 — 554 p., 11,20 €
SERIE : Elric
COUVERTURE : Jean Bastide
SOMMAIRE :
Elric le nécromancien (Traduit par Michel Demuth et Franck Straschitz)
La sorcière dormante (Traduit par Michel Demuth)
La revanche de la Rose (Traduit par E.C.L. Meistermann)
→ Dans ce second tome de l'intégrale des aventures d'Elric qu'ont entrepris de rééditer les éditions Pocket en respectant l'ordre chronologique des récits (ce qui n'avait pas été le cas dans la première parution française au Club du Livre d'Anticipation des éditions Opta) nous retrouvons l'anti-héros charismatique par excellence, le prince Elric de Melniboné, dont nous sommes invités à partager les multiples pérégrinations. Le recueil débute par Elric le nécromancien, un modèle du genre, qui avait eu jadis les honneurs des illustrations de Philippe Druillet. Le récit ce structure en plusieurs parties. Dans la première, Le songe du Comte Aubec, le prince albinos n'est pas partie prenante, mais laisse la vedette à un héros de sa trempe, le valeureux Aubec de Malador, le champion de la Reine qui, dans ses songes épiques, partit conquérir de nouveaux territoires sur les domaines du Chaos, entraînant ainsi la création des Jeunes Royaumes où, plus tard, Elric banni de son Empire aima promener sa silhouette maladive en quête de cette fabuleuse impression de vie qu'avait perdue Melniboné à l'agonie. Puis, La cité qui rêve, magistralement illustrée par Druillet dans une précédente édition, nous dévoile tous les secrets d'une trahison qui allait poursuivre l'ancien Empereur de Melniboné et provoquer la perte de la flotte vorace qui lui avait imprudemment fait confiance. Tandis que rient les dieux nous permet de retrouver Elric engagé dans une nouvelle quête, celle d'un objet mythique, un livre perdu en l'occurrence, qui devrait assouvir sa soif intarissable de connaissance sur la destinée humaine et la véritable nature des dieux auxquels il a lié son sort et qu'il méprise, tout en faisant sans cesse appel à leur puissance. C'est au cours de ce récit qu'Elric rencontre Tristelune, son compagnon d'aventures et aussi d'infortune, car, comme tous ceux inscrits dans sa trajectoire, cet amitié ne pourra le conduire que vers une fin inéluctable. La longue nouvelle qui suit, La citadelle qui chante, introduit l'une personnages de méchant récurrent du cycle, le sorcier Theleb K'aarna, porté par le désir d'établir le Royaume de Paradoxe et que le prince albinos poursuivra tout au long des pages de sa haine inflexible, n'hésitant pas à braver toutes sortes de périls pour avoir enfin raison de lui. Durant toutes ces histoires, Elric croisera la route d'une multitude de personnages féminins qui voudront chaque fois se lier à lui, comme ici la reine Yishana, mais dont il s'écartera dans le but de ne pas provoquer leur perte. Le texte suivant, La sorcière dormante, est scindé en trois parties : Le tourment du dernier Seigneur, Piège pour un prince Pâle et Trois héros pour un seul dessein. Dans la première, Moorcock nous relate les aventures d'un Elric toujours à la recherche du sorcier Theleb K'aarna, liant pour temps son destin à celui de Myshella, l'Impératrice de l'Aube, aussi nommée la Dame Sombre de Kaneloon, dont les terres sont la proie de la convoitise du prince Umbda qui a unit ses forces à celles de l'ensorceleur que pourchasse Elric. Afin de les vaincre, le prince albinos lancera sur eux le terrible sortilège du Noeud Coulant de Chair dont nulle âme humaine n'est capable de réchapper. Dans la seconde, Theleb K'aarna, qui a réussi à sauver sa vie, trouve en Urish les Seot-Doigts, roi sanguinaire de Nadsokor, la Cité des Mendiants, un autre allié de poids pour tendre un piège au prince de Melniboné qui a jadis dérobé dans son trésor un parchemin contenant une incantation qui était censé tirer sa cousine et amante Cymoril sur sommeil magique où elle avait été plongée. Enfin, la troisième partie, intègre la trajectoire de cet anti-héros de base dans les mailles du multivers, plus précisément à Tanelorn, la cité qui, durant son existence sans fin, revêt maintes et maintes formes, puis au sein du Désert des Soupirs où il retrouve Mysehella, la troublante sorcière, avant de vivre des aventures qui lui permettront, sous l'invocation de Corum, de liguer pour un temps son destin à celui d'Erekosë, autre émanation de la ménagerie héroïque morcockienne, afin de délivrer Jhary-a-Conel, autre incarnation du Champion Eternel dans l'île-monde de Melniboné. La revanche de la rose, le long récit qui conclut ce recueil, se présente en définitive comme une histoire annexe où Elric n'endosse pas vraiment son costume de serviteur du Chaos poursuivi par un fatum tragique. Tout commence par sa communion avec Mufle-Balafré, la dragonne qui vient lui rappeler le lien original entretenu par l'Empire de Melniboné et les terribles monstres ailés. Puis, toujours hanté par les fantômes de son passé, Elric part à la recherche d'un globe où l'on pourrait voir la Terre du futur, et continue sa quête lancinante afin de tenter d'échapper aux cortèges de malheurs qu'il traîne avec lui avec, pour but essentiel, de retrouver l'âme de son père. Un récit qui lui fera découvrir un nouvel allié en la personne de la Rose, seule survivante d'un peuple disparu uniquement animée par la soif de vengeance, et où se déploiera l'interminable procession d'une société tzigane qui parcours inlassablement le monde sur une route unique jalonnée sur ses bas côtés par les déchets et les détritus que leurs caravanes ont laissé lors de leurs précédents passages. Une sorte d'éternel recommencement qui flirte avec le conte philosophique et qui fournira l'occasion à Elric de faire la connaissance de personnages hauts en couleur, tels que le Prince Gaynor le Damné, ou Ernest Wheldrake, tout droit sortis de l'univers de Gloriana, sans oublier ses habituels démêlés avec les Seigneurs du Chaos toujours avides de conquêtes et particulièrement agressifs. Un recueil qui nous invite, une fois de plus, à emprunter les chemins du rêve afin de visiter des territoires magiques emportés dans un tourbillon de sang et de guerres, avec, disséminés aux coins des pages de spièges diaboliques qui se déclenchent au passage d'un Elric de melniboné toujours fidèle à lui-même dans son rôle de héros maudit promis à une fin tragique qu'il sait inévitable. Un épais volume qui se termine par quelques planches en noir et blanc extraites de l'album en couleur Le trône de rubis, premier tome de l'adaptation en bande dessinée de la saga d'Elric par Julien Blondel, Didier Poli et Roobin Recht.

mardi 15 octobre 2013

Le dragon Griaule
(Recueil) Dark Fantasy / Dragon
AUTEUR : Lucius SHEPARD (Usa)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantasy 10761, 9/2013 —670 p., 9,90 €
SERIE : Le dragon Griaule 1
TRADUCTION : Jean-Daniel Brèque
COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Nicolas Fructus
SOMMAIRE :
L'homme qui peignit le dragon Griaule (The man who painted the Dragon Griaule)
La fille du chasseur d'écailles (The scalehunter's beautiful daughter)
Le père des pierres (The father of stones)
La maison du menteur (Liar's house)
L'écaille de Taborin (The Taborin scale)
Le crâne (The skull)
Postface de Jean-Daniel brèque
Bibliographie de Lucius Shepard, par Alain Sprauel
Précédente publication : Editions du Bélial-Kvasar, 9/2011 480 p., 25 €
Critiques : www.actusf.com (Jérôme Vincent) – Bifrost 65, 3/2013 (Sam Lermite) - www.chronicart.com (Pierre Jouan) – www.noosfere.com (Bruno Para) - www.scifi-universe.com (Manu B)
" En 1853, dans un lointain pays du Sud, en un monde séparé du nôtre par la plus infime marge de possibilité, la vallée de Carbonales, une région fertile entourant la cité de Teocinte et réputée pour sa production d'argent, d'acajou et d'indigo, était placée sous la domination d'un dragon nommé Griaule. Il y avait d'autres dragons en ce temps-là, vivant pour la plupart sur des îlots rocheux à l'ouest de la Patagonie - de minuscules créatures irascibles, dont la plus grande avait à peine la taille d'une alouette. Mais Griaule était l'une des Bêtes géantes qui avaient régné sur un âge antique. Au fil des siècles, il avait grandi jusqu'à mesurer sept cent cinquante pieds au garrot et plus de six mille pieds de la queue au museau". Lucius Shepard publie "L'Homme qui peignit le dragon Griaule" en 1984, récit qui introduit l'univers de Griaule, un monde préindustriel dans lequel un dragon titanesque a été pétrifié par un puissant sorcier voilà plusieurs millénaires. Depuis ces temps reculés, la créature s'est "intégrée" au paysage, devenant à elle seule une chaîne de montagnes chargée de végétation à l'ombre de laquelle s'est développée la ville de Teocinte. Mais si le monstre ne bouge plus, il n'en est pas mort pour autant. Ainsi Griaule continue-t-il d'instiller sa néfaste influence, une insidieuse corruption qui s'attaque aussi bien aux hommes qu'à la nature... Car Griaule poursuit un but inavoué et inavouable... Ce texte initial remporte un tel succès que Lucius Shepard va développer au fil des ans l'univers de Griaule dans cinq autres très longs récits, tous inédits en français, l'ensemble constituant le grand oeuvre de son auteur, une manière de méta roman sidérant de maturité et sans équivalent dans le champ littéraire de la fantasy, réuni ici pour la première fois en exclusivité mondiale.
Autre couverture :

samedi 7 septembre 2013

Elric – Intégrale 1
(Recueil) Dark Fantasy
AUTEUR : Michael MOORCOCK (GB)
EDITEUR : Pocket-Fantasy 7137, 5/2013 — 601 p., 12,80 €
COUVERTURE : Jean Bastide
SOMMAIRE :
« Prince blanc, épée noire », préface de Jean-Luc Fromental
Elric des dragons (Elric of Melnibone, 1972 Traduction : Daphné Halin)
La forteresse de la perle (The fortress of the pearl, 1989 — Traduction : Gérard Lebec)
Le navigateur sur les mers du destin (The sailor of the seas of fate, 1976 — Traduction : Georges W. Barlow)
Les autres titres de la série :
4.Elric le nécromancien
5.la sorcière dormante
6.La revanche de la Rose
7.L'Epée Noire
8.Stormbringer
9.Elric à la fin des temps
Comme il l'a fait récemment avec la Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, cet éditeur nous propose aujourd'hui de redécouvrir dans un agréable format semi poche facilitant la lecture l'un des plus célèbres cycles de l'heroic fantasy, celui d'Elric, le prince albinos du fabuleux empire de Melniboné. Dans sa passionnante préface Jean-Luc Fromental nous explique comment Michael Moorcock en vint à donner vie à ce premier véritable anti-héros d'un genre qui était encore balbutiante en France où les rivages littéraires à peine baignés par les vagues de la SF n'avaient reçu que quelques embruns du Conan de Robert Howard et n'étaient pas encore submergés par la déferlante Tolkien sévissant depuis de nombreuses années de l'autre côté de l'Atlantique. Pour ceux qui, comme moi, avaient découvert Elric à travers le somptueux ouvrage illustré par Philippe Druillet du CLA Aventures Fantastiques des éditions Opta, L'Elric des Dragons repris comme premier tome de cette intégrale qui suit enfin le rythme chronologique de l'histoire, faisait un peu office de séance de rattrapage pour un auteur qui avait eu la maladresse de tuer la poule aux oeufs d'or en faisant mourir trop tôt un héros appelé à devenir mythique au sein du paysage de la Fantasy. Cependant, Michael Moorcock n'est pas n'importe quel écrivain, et il a su donner à ce récit toute l'intensité nécessaire afin de rendre palpitante cette sorte de préquelle qui s'avère dés lors indispensable à la compréhension de l'ensemble du cycle. En effet, à travers Elric des dragons, nous sommes invités à appréhender l'origine du mal être profond qui gangrène Elric, cet empereur maladif siégeant sur le trône de rubis nourris de drogues et d’élixirs qui le maintiennent tout juste en vie au sein de l'Empire de Melniboné sur son déclin. Nous partageons sa passion pour sa cousine Cymoril et nous assistons au combat magique l'opposant à son cousin Yyrkoon, tenant de l'ancienne orthodoxie des princes melnibonéens. Une lutte qui le conduira à devenir l'un des Serviteurs du Chaos et à lier son sort à Stormbringer, l'épée ensorcelée grande buveuse d'âmes, l'entraînant sur la pente d'un destin aussi inéluctable que funeste. A ses côtés nous suivrons les efforts de l'Empire moribond pour repousser les assaut d'une puissante flotte venue des Jeunes Royaumes dans le but de piller ses inestimables trésors et nous pénètrerons pour la première fois dans le fabuleux multivers imaginé par un Moorcock en plein délire de merveilleux. Un multivers qui prend encore plus consistance dans le second roman de l'anthologie, La Forteresse de la perle où nous retrouvons un prince albinos qui s'est volontairement condamné à l'exil et qui erre désormais dans les étendues désertiques des Jeunes Royaumes, poussant ses pérégrinations jusqu'à la mythique cité de Quarzhasaat qui, après un règne glorieux, s'était évanouie au sein d'une vaste mer de sable pour avoir impunément défié la puissance melnibonéenne. Se faisant passer pour un maître voleur, Elric, sur le point de succomber par manque de drogues, est forcé d'entrer au service du seigneur Gho Fhazzi, puissant personnage de Quarzhasaat qui rêve de s'emparer de la Perle au Coeur du monde, un joyau enfermé dans la Forteresse de la Perle située sur un autre plan d'univers, qui lui permettrait d'obtenir une place au sein du Conseil des Six, l'organisme dirigeant la cité d'une main de fer. Au cour de sa périlleuse mission Elric rencontre Alnac Kreb, le voleur de songes, puis Raik Na Seem, le vénérable chef du clan Baraudim de l'oasis de la Fleur d'Argent, qui lui demande de briser le sortilège lancé sur Varada, la sainte Fille du clan, symbole de tous leurs idéaux et sa propre enfant. Une entreprise délicate que Elric mènera à bien avec l'aide de Oone, une autre voleuse de songes avec qui il se rendra à la Forteresse de la perle afin de dérober le Rêve qui retient la Sainte Fille prisonnière. Après avoir survécu à ce voyage au milieu des Rêves et avoir déchaîné le courroux de Stormbinger sur Quarzhasaat et son Conseil des Six, le prince albinos se réveille sur un rivage perdu prélude au troisième et dernier récit de ce volume, Le navigateur sur les mers du destin. Là, Elric est sauvé de la mort par un navire surgit de nulle part et commandé par un capitaine aveugle. A son bord, il fait la connaissance de trois autres incarnations du Champion Eternel, Erekosë, Corum et Hawkmoon, convoqués comme lui par les Seigneurs de l'Ordre et du Chaos afin d'affronter Agak et Gagak, deux sorciers libérés lors des récentes ébranlements dans la structure des mondes, qui ont la capacité de s'emparer de toute la puissance contenue dans l'univers et contre lesquels ils sont les seuls à pouvoir combattre et surtout, à espérer triompher. Autant dire que cette nouvelle aventure nous propulsera un peu plus dans les méandres vertigineux de l'imaginaire moorcockien, développant une intrigue emplie d'une magie sombre et épique qui reste la marque de fabrique de ce génial romancier britannique ayant envoûté toute une génération de lecteurs au rythme de sa prose poétique ouvrant toute grande les portes qui conduisent vers les territoires inexplorés du merveilleux.

dimanche 13 novembre 2011

L'Elu de la Dame Noire
(Roman) Dark Fantasy
AUTEUR : Gail Z. MARTIN (Usa)
EDITEUR : Bragelonne-Fantasy, 2/2011 — 480 p., 22 €
SERIE : Chroniques du nécromancien 4
TO : Chronicles of the necromancer 4.Dark lady's chosen, Solaris, 12/2009
TRADUCTION : Mélanie Rouger
COUVERTURE : Marek Okon
Jared, le frère de Martris Drayke, a assassiné son père pour s'emparer du trône de Margolan . Poursuivi par les assassins lancés sur ses traces par son frère, menacé par Foor Arontala, le magicien noir qui s'efforce de déstabiliser le flux de magie afin de réveiller le démoniaque Roi d'Obsidienne, Martris doit apprendre au plus vite à maîtriser son pouvoir d'invocation des morts afin de se constituer une armée de morts-vivants capable de tenir tête à ses ennemis. C'est grâce à eux qu'il obtiendra la victoire sur son frère suivie par la mort de ce dernier. Cependant, le royaume de Margolan est en ruine, et les sbires de Jared n'ont pas dis leur dernier mot. Malgré la disparition de ce dernier, ils conspirent dans l'ombre et Kiara, l'épouse de Martris, exilée loin de son pays natal, a bien du mal à échapper aux manigances de mystérieux traîtres qui en veulent à sa vie et à celle de l'enfant qu'elle porte. De son côté Jonmarc Vahanian, devenu seigneur du Havre Sombre, se démène tant qu'il peut afin d'éviter une guerre entre les humains et les vayash moru, les redoutables non-morts. A l'amorce du quatrième opus de cette série où l'aventure épique se conjugue avec les sentiments, les héros de ce monde en proie à d'incessants conflits se retrouvent isolées les uns des autres. Or, ils n'ont que quelques jours pour préparer leur défense contre les multiples périls qui se profilent à l'horizon, quelques jours que Martis, le roi Invocateur, revenu chez lui pour restaurer la paix, devra mettre à profit pour se préparer à un nouveau combat.
Les autres titres de la série :
1.L'invocateur
2.Le roi de sang
3.Le havre sombre
4.L'élu de la Dame Noire

mardi 1 novembre 2011

 Voyage aux ombres
SCENARIO : Christophe ARLESTON avec Audrey ALWETT
DESSINS : Virginie AUGUSTIN
EDITEUR : SOLEIL-Edition Angoulême (noir et blanc), 2/2011 — 62 p.,19,50 €
SERIE : Univers de Troy
THEMATIQUE : Dark fantasy
Réédition : Soleil, 5/2011 (couleurs)
Dyssëry, très belle jeune fille de 17 ans, s'est suicidé pour échapper au mariage forcé que son père avait arrangé avec Phorée, un très riche artisan. Elle débarque au Val des Morts, l'endroit où se retrouvent tous les trépassés du monde de Darshan. Là, auréolée de son statut de récente morte, elle va faire l'objet des attentions de toutes sortes de créatures qui cherchent à la convaincre de rejoindre leurs clans, zombies, vampires, etc... Quelque peu décontenancée, elle a la chance de rencontrer Zebl, un petit démon qui va la guider dans cette nouvelle... mort. Pendant ce temps, digne de l'Orphée de la légende, Phorée part à sa recherche et atteint pour cela la fameuse Portes des Dieux. Raconté sur un ton léger, voire primesautier, ce one shot propose une nouvelle exploration du monde de Troy empli de démons aussi, impressionnants que drôles. Une première impression en noir et blanc proposée à l'occasion du Festival BD d'Angoulême qui met en valeur travail de Virginie Austin, la dessinatrice de la série Alim le Tanneur. Un tirage spécial qui fera le bonheur des fans de l'univers de Troy jailli du cerveau bouillonnant de Christophe Arleston, cette fois accompagné d'Audrey Alwett pour écrire le scénario de cet Orphée aux Enfers à l'ambiance médiévalo japonaise.
Autre couverture :

dimanche 30 octobre 2011

Les oubliés de l'Eden
SCENARIO, DESSINS & COULEURS : KARA (Fr)
EDITEUR : SOLEIL-Levant, 2/2011 — 48 p., 13,50 €
SERIE: Le bleu du ciel 3
THEMATIQUE : Dark Fantasy / Esotérisme
Salomé, la démone enfant-soldat, fille adoptive de Deborah, l'incarnation de Lucifer, est revenue d'entre les morts grâce au sang que lui a fait boire Lilith, la démone vampire. Avec l'aide de Tristan, le loup-garou, elle tente de délivrer Deborah prisonnière des démons dissidents de l'ancienne Babel afin que cette dernière puisse enfin trouver la solution à la malédiction du procédé Lazare, diabolique invention mise en œuvre par Lilith il y a prés de 2000 ans alors qu'elle se faisait appeler... Marie-Madeleine. Mais les démons n'entendent pas les laisser faire et ne tardent pas à les attaquer. Dés lors s'engage une ultime course-poursuite nous entraînant du Purgatoire aux Enfers pour libérer le Diable des démons rebelles qui veulent l'empêcher de régner sur les hommes pour le meilleur ou pour le pire. Le troisième volume d'une série qui revisite la religion à la sauce manga exotérique, n'hésitant pas à faire intervenir Dieu en personne sous des traits qui ne manqueront pas de surprendre, voire de choquer, les purs et durs de la religion catholique.
Les autres titres de la série :
1.Dame Lucifer
2.Les ombres de Jérusalem
3.Les oubliés de l'Eden

jeudi 27 octobre 2011

La fleur cachée de l'abomination
SCENARIO, DESSINS ET COULEUR : Saverio TENUTA
EDITEUR : LES HUMANOÎDES ASSOCIES, 2/2011, 48 p., 12,90 €
THEMATIQUE : Dark Fantasy / Mythologie Extrême-Orientale
SERIE : La légende des nuées écarlates 4
● → Quel est le prix de la beauté ? C'est ce que nous dévoile ce dernier acte de la tétralogie de la Légende des Nuées Ecarlates. Raido Caym le ronin amnésique doit briser, enfin, les sceaux qui retiennent prisonnier le kami de la forêt, mais pour cela il va devoir affronter la shogunaï Ryin Fujiwara marquée par la difformité à sa naissance et coupable d'un parricide en la personne du shogun Totecu Fujiwara. Ryin, qui a fini par se racheter au fil des ans un visage, mais qui est rongée par une culpabilité la conduisant sur les berges de la folie. Bientôt les troupes du Yama-Ikki alliées aux loups blancs Izuna investiront le palais malgré la défense héroïque du général Kenzo Kawakami, conduisant ainsi au dénouement flamboyant d'un conte d'amour et de sang placé sous le double signe de la beauté et de la tragédie. Un série plongée dans la subtilité de la mythologie nippone, véritable questionnement sur le Mal dans la plus pure tradition de la philosophie extrême-orientale où se déploient les splendides paysages de Saverio Tentua entourant une intrigue pétrie d'une émotion à fleur de peau. Parallèlement à la sortie de ce dernier tome, les éditions des Humanoïdes Associés proposent également un luxueux coffret de 192 pages à 52 € reprenant les quatre volets du cycle.
Les autres titres de la série :
1.La ville qui parle au ciel
2.Comme feuille au vent
3.Le trait parfait
4.La fleur cachée de l'abomination

dimanche 11 septembre 2011

L'ascension de la horde
(Roman) Jeux Vidéo / Dark Fantasy
AUTEUR : Christie GOLDEN (Usa)
EDITEUR : Panini Books-Fantasy, 2/2011 — 290 p., 7,90 €
SERIE : World of Warcraft 3
TO : Rise of the world, S.S. International, 4/2007
TRADUCTION : Jérôme Vessière
Le jeune chef de guerre Thrall a levé la malédiction démoniaque qui pesait sur son peuple depuis des générations, mais les orcs n'en ont pas fini avec les affres de leur terrible passé. Regroupés en une horde particulièrement brutale, ils ont livré plusieurs guerres dévastatrices à l'Alliance, l'ennemie de toujours, mais la colère et la soif sanguinaire qui les ont poussés à tout détruire sur leur chemin ont aussi failli signer leur perte. Il y a bien longtemps, dans le monde idyllique de Draenor, les nobles clans orcs vivaient en paix avec leurs mystérieux voisins, les draenaï. Mais les infâmes agents de la Légion ardente réservaient un bien triste sort aux deux races, qui ne se doutaient pas de ce qui les attendait. Le seigneur démoniaque Kil'Jaeden orchestra ainsi une succession d'événements qui allaient non seulement anéantir les draenaï, mais également forcer les orcs à s'unir pour devenir une machine de haine et de destruction. Une histoire qui se situe juste avant le début du scénario du jeu vidéo Warcraft 1. Elle montre comment, sous l'instigation de Kil'Jaeden la planète toute entière va devenir un lie de massacres et de carnages orchestrés par les Orcs et leur terrible Horde. Un nouveau moyen pour les passionnés de Warcraft d'accroître leur connaissance sur cet univers, notamment à travers la description minutieuse des Orcs et des Draeneï et la pertinente analyse des sources et des enjeux de la première guerre entre orcs et humains. Un livre que l'on doit à une romancière britannique qui a déjà écrit dans cette série Arthas : L'ascension du roi-liche ou encore L'effondrement : Prélude au cataclysme, qui a participé au manga Warcraft Legends ainsi qu'à plusieurs romans de la série StarCraft.
Les autres titres de la série :
1.Arthas : L'ascension du Roi-Liche
2.Le cycle de la Haine
3.L'ascension de la Horde
4.L'effondrement : Prélude au cataclysmE
5.Hurlorage (écrit par Richard A. Knaak)
6.Thrall, le crépuscule des aspects

mercredi 10 août 2011


Châtiment
(Roman) Dark Fantasy / Vampires
AUTEUR : Steven SAVILE (Gb)
EDITEUR : Bibliothèque Interdite-Warhammer, 2/2011 — 370 p., 12,50 €
SERIE : Les chroniques von Carstein 3
TO : Retribution, Black Libray 2007
TRADUCTION :  : Michèle Zachayus
Vlad et Konrad von Carstein ont été vaincus, et c'est maintenant au tour du plus dangereux des comtes vampires d'entrer en scène. Rusé, ingénieux et puissant, Mannfred von Carstein a rassemblé son armée de morts-vivants et se prépare à fondre au coeur des terres civilisées. L'Empire des hommes, allié aux nains, a une dernière chance d'arrêter l'armée vampirique à Hel Fenn dans les Marches Désolées. Cependant Mannfred, s'il veut triompher, ne devra pas refaire les mêmes erreurs que les deux précédents comte Vampire, à savoir, sousestimer l'ennemi en se laissant aller à la démesure chère à sa race. Une espèce qui pourtant possède de formidables atouts grâce à la bague qui leur permet de braver la lumière du jour. Appuyé par leurs capacités innées de régénérer automatiquement leurs blessures et le pouvoir de se transformer en animaux, cet avantage devrait leur assurer un net ascendant sur les humains qui ne peuvent tuer ces êtres quasi immortels qu'en les décapitant (Highlander nous volilà !) où en détruisant totalement leurs corps. Néanmoins leur crucial appétit de sang est un sérieux revers à la médaille qui risque de les pousser à commettre de fâcheuses imprudences. La suite et la fin d'une trilogie ténébreuse où, outre la réapparition de personnages des volumes précédents, on peut découvrir une autre lignée vampirique restée jusque là en marge et entretenant avec l'Humanité des relations moins tourmentées que les redoutables Comtes de Sylvannie.
Les autres titres de la série :
1.Héritage
2.Domination
3.Châtiment

lundi 8 août 2011

La souveraine des ombres
(Roman) Dark Fantasy
AUTEUR : Chris EVANS (Canada)
EDITEUR : Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 2/2011 — 444 p., 22 €
SERIE : Les elfes de fer 1
TO : The iron elves 1.A darkness forged in fire, Simon & Schuster, 9/2008
TRADUCTION : Emmanuel Chastellière
COUVERTURE : Anan Dingman
ILLUSTRATIONS : John Picacio
Critiques : www,actusf.com (Jérôme Vincent) ; www.elbakin.net (Gillossen) ; www.leselfesdefer.net (Jir-Interview Chirs Evans) ; http://mytholgica.net (Corwen) ; www.scifi-universe.com (Manu B.) ; www.yozone.fr (François Schnebelen)
→ Konowa Vif Dragon est un ancien commandant du régiment des Elfes de Fer, un troupe composé d'elfes aucunement marqué par le contact avec la nature comme leurs congénères des Elfes du Long Guet considérés comme la race souche. Loin d'être un handicap, cette particularité leur permet de supporter sans crainte le contact du fer et donc de s'adapter parfaitement aux armes perfectionnées tels que mousquets et canons de l'armée impériale d'Elfkyna. Des elfes que l'on accuse, du fait de leur bout d'oreille noirci, d'être marqués par la Souveraine des Ombres, une souveraine maléfique voulant conquérir le monde. De nombreux traîtres sont à son service, et parmi eux le vice-roi d'Elfkyna, que Konowa a démasqué, puis assassiné. Un acte salutaire, qui lui vaut cependant le bannissement, car il est par essence contraire aux strictes lois militaires. Exilé depuis un an dans une forêt qu'il abhorre, il reçoit avec un peu d'amertume son rappel au service pour une mission des plus périlleuses : retrouve l'Étoile de Sillra, un artefact légendaire qui se serait écrasé à Luuguth Jor, un fort abandonné au milieu de nulle part. Pour l'occasion son ancien régiment est reformé. Mais il ne se compose plus désormais d'elfes souillés, mais de rébus humains de l'armée dont cette dernière veut se débarrasser. De plus, il n'en prendra pas le commandement, car celui-ci est confié à une jeune prince Tykkin aussi novice que prétentieux. Heureusement, certains membres de sa troupe se montreront d'un grand secours, tels que Yimt, un nain volubile à la longue carrière militaire et son camarade Alwyn, qui dégriseront la morosité de ce monde de brutes. Une aide fort précieuse quand il faudra s'enfoncer dans un territoire hostile jalonné de multiples embûches où ils devront affronter la menace des rebelles elfkynyans désireux de se libérer du joug de l'Empire, mais surtout la montée en puissance de la redoutable Souveraine des Ombres, sorcière elfe honnie dont simplement prononcer le nom à haute voix revient à l'invoquer. Le premier roman d'un auteur canadien né à Toronto, mais résidant à New York, historien de formation et éditeur spécialisé dans les ouvrages d'histoires militaires, qui a choisi la Fantasy pour faire ses premières armes littéraires avec le premier tome de cette trilogie pleine d'humour, de magie, d'action et de combats, mais aussi d'amour, inspirée à Chris Evans par les grands ouvrages parlant d'elfes et de nains, comme Le seigneur des anneaux de Tolkien, mais aussi par la période des Guerres Napoléoniennes et une certaine vision de l'Empire britannique vu sous l'angle de Rudyard Kipling. De quoi assurément susciter l'enthousiasme de bon nombre de lecteurs qui se jetteront avidement sur le second tome de la série, Les flammes du désert, paru chez ce même éditeur en juin 2011.
Les autres titres de la série :
1.La souveraine des ombres
2.Les flammes du désert

dimanche 31 juillet 2011

 Soldat de pierre T. 1
(Roman) Dark Fantasy
AUTEUR : Glen COOK (Usa)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantasy 9550, 4/2011 — 416 p., 8,40 €
SERIE : Les annales de la Compagnie Noire 10a
TO : Black Company 10.Glitering stones 4. Soldiers live, Tor, 6/2006
TRADUCTION : Franck Reichert
COUVERTURE : Johan Camou
Précédentes publications :
L'Atalante-La Dentelle du Signe, 1/2006 — 379 p., 17,10 €   — Couv.: Didier Graffet 
in Les livres de la Pierre Scintillante 2, L’Atalante-La Dentelle du Signe, 3/2008
Critiques : http://www.actufs.com/ (Magda Dorner) ; Faeries 22 (Simon Sanahujas) ; Ravage 34 (Mélanie Frerich-Cigli) ; Science-Fiction Magazine 48 (Emmanuel Collot)
→ Les deux autres tomes du Soldat de pierre, volume 4 du cycle de La pierre scintillante, montre comment il est difficile de terminer une série. D’autant plus avec la Compagnie Noire car, tant qu’il restera un soldat vivant, le mythe pourra se perpétuer. Pourtant ce 10ème opus, scindé en deux tomes dans sa traduction française, pourrait bien être le dernier, du moins pour l’instant, car si Glen Cook a bien en tête deux autres romans pour le cycle, il ne les a pas encore écrit. Nous retrouvons nos anti-héros préférés installés dorénavant dans le Pays des Ombres Inconnus. Après les vicissitudes des derniers opus, certaines choses sont repris leur place. Roupille et Sahra sont parvenus à réveiller les prisonniers de la Plaine Scintillante et le vieux Toubib a repris ses annales. A présent ces mercenaires qui ont appris à se battre pour leur propre compte recrutent et se dirigent vers le Khatovar, l’Eldorado de tous les combattants, le monde d’origine de toutes les Compagnies Franches. Mais face la guerre n’est pas loin car Kina, la déesse des ténèbres, n’en a pas fini avec eux, ni avec le monde d’ailleurs, qu’elle rêve d’éradiquer en cette Année des Crânes qui prend comme un air d’apocalypse millénariste. A ses côtés la Fille de la Nuit et les Félons, Volesprit et Narayan Sing, préparent des jours sombres aux humanités en perdition qui peuplent ce monde de désespoir. Mais la Compagnie n’a pas dit son dernier mot. En son sein, le jeune Tobo a pris la place des vieux sorciers, et les soldats ont toujours ferraillé au fond du cœur la même soif de batailles, le même besoin d’exorciser leurs vieux démons et d’en affronter de nouveaux. Le tout nous offre une fin en apothéose, mélange de military fantasy et d’épopée crépusculaire ponctuée par les profondes réflexions philosophiques d’êtres tiraillés par leur humanité entrée au service d’une Histoire qui n’en finit plus de dérouler ses pages parfois transcendées de divines apparitions. Et dire que depuis le premier tome l’intérêt n’a jamais faibli ! Alors n’hésitons pas à classer cette série dans les œuvres majeures de la fantasy, toutes époques confondues.
Les autres titres de la série :
1.La Compagnie Noire
2.Le château noir
3.La Rose Blanche
4.Jeux d'ombre
5.Rêves d'acier
6.La pointe d'argent
7.Saisons funestes
8a.Elle est les ténèbres 1
8b.Elle est les ténèbres 2
9a.L'eau dort 1
9b.L'eau dort 2
10a.Soldats de pierre 1 
10b.Soldats de pierre 2
Les livres du Nord
Les livres du Sud
Les livres de la Pierre Scintillante
Les livres de la Pierre Scintillante 2
Autre couverture :

samedi 30 juillet 2011

Neverwhere
(Roman) Dark Fantasy / Univers parallèles
AUTEUR : Neil GAIMAN (Gb)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantastique 9477, 2/2011 — 380 p., 7,60 €
TO : Neverwhere, BBC Books, 1996
TRADUCTION : Patrick Marcel
COUVERTURE : Photomontage
Précédentes publications :
● J'Ai Lu-Millénaire, 10/2008 — 364 p.79 Frs — Couv. : Dave McKean
J'Ai Lu-Fantastique 5613, 4/2001 — 352 p., 6,80 € — Couv. : Photonica
Au Diable Vauvert, 5/2010 (version inédite en France présentée sous deux couvertures) — 504 p., 20 € — Couv. 1 : Olivier Fontvieille — Couv. 2 : Françoise Perrin
Critiques : Bifrost 10 (André-François Ruaud) ; Galaxies 3°série 22 (Lionel Davoust) ; http://www.noosfere.com/ (Pascal Patoz & Bruno Para) ; Phénix 50 (Christophe Corthouts)
C’est avec ce livre que Neil Gaiman ouvrait le bal de la nouvelle collection Millénaires en 1998. Parfait exemple de la nouvelle vague du Fantastique qui déferle sur les pays anglo-saxons ce 1er roman du déjà célèbre scénariste de la série Sandman, auteur de nombreuses nouvelles publiées dans différentes anthologies, fut à l’origine le scénario d’une série télévisée qui remporta un grand succès lors de sa diffusion par la BBC, bien que les changements apportés en la circonstance n’aient pas été à la mesure des espérances de l’auteur. Le récit se focalise sur le personnage de Richard Mayhew, perdu dans un univers londonien où il traîne son existence minable et désenchantée. Jusqu’au jour où il va secourir Porte, une énigmatique jeune fille gisant sur le trottoir l'épaule ensanglantée, et qui le supplie de ne pas la conduire à l'hôpital. Dés lors celle-ci lui fera découvrir une Londres souterrain d'égouts et de couloirs calqués sur les plans du métro. Un Londres de déshérités, hanté par toutes sortes de créatures et invisible à la société de consommation de la surface. Devenu à son tour transparent pour son entourage, un peu comme le héros d’un épisode de la 4° Dimension, Richard va entraîner le lecteur dans un univers peuplé d’êtres magiques, où les rats communiquent avec les humains et jouent un rôle prépondérant au sein de la hiérarchie de ce ville d'En-Bas envers du Londres de la surface. Un univers traversé par des entités mystiques et des assassins sans pardon, merveilleux exemple d’une fantasy urbaine qui réinvente une capitale de l’Angleterre maléfique et envoûtante, comme le fut la Londres victorienne décrite dans les ouvrages de la fin du XIX° siècle. Il est à noter que la version française, largement révisée, est publiée en 1er parution mondiale, et que ce roman va prochainement faire l’objet d’une adaptation cinématographique. Souhaitons lui autant de bonheur que le Cabale de Clive Baker, en espérant qu’une chaîne française diffuse enfin la série dont elle a fait l’acquisition. La réédition, sous une autre couverture, de cette édition de poche J'Ai Lu qui nous permet de retrouver cette Londres magique de l'autre-côté du miroir qu'affectionnent tant les britanniques et que l'ont peut appréhender sous des formes différentes dans les Harry Potter de Rowling ou dans le superbe Lombres de Chiéna Meville.