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mardi 15 octobre 2013

Le dragon Griaule
(Recueil) Dark Fantasy / Dragon
AUTEUR : Lucius SHEPARD (Usa)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantasy 10761, 9/2013 —670 p., 9,90 €
SERIE : Le dragon Griaule 1
TRADUCTION : Jean-Daniel Brèque
COUVERTURE & ILLUSTRATIONS : Nicolas Fructus
SOMMAIRE :
L'homme qui peignit le dragon Griaule (The man who painted the Dragon Griaule)
La fille du chasseur d'écailles (The scalehunter's beautiful daughter)
Le père des pierres (The father of stones)
La maison du menteur (Liar's house)
L'écaille de Taborin (The Taborin scale)
Le crâne (The skull)
Postface de Jean-Daniel brèque
Bibliographie de Lucius Shepard, par Alain Sprauel
Précédente publication : Editions du Bélial-Kvasar, 9/2011 480 p., 25 €
Critiques : www.actusf.com (Jérôme Vincent) – Bifrost 65, 3/2013 (Sam Lermite) - www.chronicart.com (Pierre Jouan) – www.noosfere.com (Bruno Para) - www.scifi-universe.com (Manu B)
" En 1853, dans un lointain pays du Sud, en un monde séparé du nôtre par la plus infime marge de possibilité, la vallée de Carbonales, une région fertile entourant la cité de Teocinte et réputée pour sa production d'argent, d'acajou et d'indigo, était placée sous la domination d'un dragon nommé Griaule. Il y avait d'autres dragons en ce temps-là, vivant pour la plupart sur des îlots rocheux à l'ouest de la Patagonie - de minuscules créatures irascibles, dont la plus grande avait à peine la taille d'une alouette. Mais Griaule était l'une des Bêtes géantes qui avaient régné sur un âge antique. Au fil des siècles, il avait grandi jusqu'à mesurer sept cent cinquante pieds au garrot et plus de six mille pieds de la queue au museau". Lucius Shepard publie "L'Homme qui peignit le dragon Griaule" en 1984, récit qui introduit l'univers de Griaule, un monde préindustriel dans lequel un dragon titanesque a été pétrifié par un puissant sorcier voilà plusieurs millénaires. Depuis ces temps reculés, la créature s'est "intégrée" au paysage, devenant à elle seule une chaîne de montagnes chargée de végétation à l'ombre de laquelle s'est développée la ville de Teocinte. Mais si le monstre ne bouge plus, il n'en est pas mort pour autant. Ainsi Griaule continue-t-il d'instiller sa néfaste influence, une insidieuse corruption qui s'attaque aussi bien aux hommes qu'à la nature... Car Griaule poursuit un but inavoué et inavouable... Ce texte initial remporte un tel succès que Lucius Shepard va développer au fil des ans l'univers de Griaule dans cinq autres très longs récits, tous inédits en français, l'ensemble constituant le grand oeuvre de son auteur, une manière de méta roman sidérant de maturité et sans équivalent dans le champ littéraire de la fantasy, réuni ici pour la première fois en exclusivité mondiale.
Autre couverture :

lundi 25 juillet 2011

Bankgreen
(Roman) Dark Fantasy
AUTEUR : Thierry Di Rollo (Fr)
EDITEUR : Le Bélial-Fantasy, 2/2011 — 356 p., 20 €
COUVERTURE : Jean-Sébastien Rossbach
PREFACE : Pierre Pelot
Critiques : http://www.actusf.com/  (Jérôme Vincent-Interview et critique) ; http://www.cafardcosmique.com/  (Nolive) ; http://www.elbakin.net/  (Gillosen-Un entretien avec Thierry di Rollo) ; http://www.scifi-universe.com/  (Manu B.) ; http://www.yozone.fr/  (Nicolas Sofray)
Mordred est le dernier des varaniers, ces mercenaires invincibles engoncés dans des armures qui dissimulent leur visage. D'un seul regard il peut prédire le moment de votre mort et la rendre plus douce dans le cas où celle-ci serait des plus pénibles. Depuis de slustres Mordred arpente la planète Bankgreen, la mauve et noire, sur Rod, le varan gigantesque qui lui sert de monture. Et à présent qu'une nouvelle guerre entre Dogtères et Arfans se profile à l'horizon, il prend la direction du front afin de prendre part à un conflit primordial pour l'avenir de la planète. Cinq hommes 'inscrivent dans son sillage, cinq hommes qui vont devoir s'entretuer durant le voyage qui les amène sur le champ de bataille, car seule le survivant de cet affrontement pourra accompagner le varanier au coeur des combats.Une impressionnante fuite en avant qui n'est pas la seule image forte de ce roman inclassable vacillant sur les berges de la dark fantasy et du fantastique. On peut également y découvrir des rats géants à qui ont arraché les yeux travaillant dans une mine aux conditions de vie épouvantables. Mais on y rencontre également sur GrandeEau le navire Nomoron commandé par l'Hunum tricent Silmar assisté du rat télépathe Yphor veillant sur les peuples de Gnomes de Katémens et d'Emules qui y ont trouvé refuge. Et si cela ne suffit pas, on peut consulter les Runes, femmes bleues et ailées, qui croît détenir le destin de la planète entre leurs mains. Oeuvre violente à la beauté sensuelle voisine du chaos, Bankgreen continue de décliner l'obessession perpétuelle de Thierry di Rollo envers la mort qui hante la plpart de ces précédents romans. Premier ouvrage de fantasy de l'auteur qui a voulu s eprouver qu'il était capable d'aborder un genre totalement différent de ses écrits habituels et de se l'approprier, ce livre s'inscrit de façon originale dans la trame de ce courant littéraire, laissant une empreint indélébile au sein des productions de ce début d'année tant par sa profondeur que par la ciselure envoûtante des mots et des phrases qui le composent, Un roman préface par Pierre Pelot, qui a suscité de nombreux commentaires de la part de la critique, élogieux pour la plupart.

mardi 24 juin 2008

ANDERSON Poul William (Usa)
Né en 1926 et mort en 2001, Poul Anderson restera dans l’esprit des amateurs de science-fiction comme l’un des grands écrivains américains de l’âge d’or de la SF. Outre ses séries telles que La patrouille du temps ou les Aventures de Dominique Flandry, il a également œuvré dans la Fantasy, un genre où l'a conduit sa passion pour la mythologie nordique
Le patrouilleur du temps (Recueil) Uchronie / Voyage dans le temps
Le Bélial, 7/2008 — 294 p., 20 € — Time patrol man, Tor 1983 — Tr. : Jean-Daniel Brèque — Couv. : Gil Formosa — Sommaire :
Préface : Jean-Daniel Brèque
D’ivoire, de singes et de paon (Ivory and apes, and peacocks in Time patrol man, Tor 1983)
Le chagrin d’Odin le Goth (The sorrow of Odin the Goth in Time patrol man, Tor 1983)
La mort du chevalier (Death and the knight in Tales of the knight Templar, anthologie de Katherine Kurtz, Warner-Aspect, 1995)

Critiques : Bifrost 48 (Xavier Mauméjean) ; www.cafardcosmique.com/ (Ubik) ; L’Ecran Fantastique 280 (Jean-Pierre Andrevon) ; Khimaira 12 (Christophe Sambre)
→ Après un premier recueil qui nous a permis de retrouver dans une traduction révisée les premières nouvelles de la série de La patrouille du temps naguère publiées dans la revue Fiction, puis reprises en volume chez Marabout Science-Fiction, les éditions du Bélial nous proposent un second tome qui se compose de deux courts romans et d’une nouvelle, tous trois inédits dans l’optique de la traduction de l’intégrale de la série qui compte 4 volumes aux USA. Nous voici donc de nouveau aux côtés de Manse Everard, une américain du XX° siècle recruté par les Danéliens, le successeurs des terriens dans un lointain futur, qui ont créé la fameuse Patrouille du temps afin de mettre un terme aux velléités de ceux qui veulent détourner le court du temps à leur avantage. Le premier récit, D’ivoire, de singes et de paon, nous entraîne à Tyr, 950 ans avant J.-C., sous le règne du roi Hiram. Déguisé sous l’identité d’emprunt du celte Eborix, Manse a pris contact avec Chaim Zorach l’agent local de la Patrouille afin de mettre un terme aux agissements de Merau Varagan et de ses acolytes qui veulent étouffer le judaïsme dans l’œuf au profit d’un culte phénicien. La second texte, Le chagrin d’Odin le Goth, nous propulse dans l’Europe du IV° siècle où Manse devra remettre sur le droit chemin Carl Farness, un patrouilleur chargé de récupérer la littérature de l’Age des Ténèbres, qui se prend désormais pour Wodan, le père de tous les dieux. Enfin la nouvelle qui clôt cet ouvrage, La mort et le chevalier, raconte l’histoire d’Hugh Marlow, un agent infiltré dans la hiérarchie des Templiers, qui voudrait empêcher la destruction programmé de l’Ordre guerrier n’ayant plus les faveurs du roi Philippe le Bel. C’est donc à un Manse Ewards en second plan que nous avons affaire tout le long de ces textes nous permettant de revisiter notre histoire par le biais de l’admirable plume de conteur de Poul Anderson.