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dimanche 25 novembre 2012

Neil Gaiman Bibliographie

 
GAIMAN Neil (Gb)
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaimain vit actuellement aux Etats-Unis où il a situé le cadre de sa série « American Gods » Il s’est illustré dans la littérature pour enfants et dans le fantastique et de nombreuses de ses œuvres ont été adaptées en Bd, comme « The sandman » ou au cinéma, pour le féerique « Stardust »
BIBLIOGRAPHIE (évolutive)
Séries
Américan Gods
American Gods (Au Diable Vauvert)
*Le monarque de la vallée (nouvelle in De bons présages)
Livres
Coraline (Albin Michel)
De bon présages (J'Ai Lu/Au Diable Vauvert) avec Terry Pratchett
Des choses fragiles et autres merveilles (Au Diable Vauvert) Recueil
Entremonde (Au Diable Vauvert) avec Michael Reaves
L'Etrange vie de Nobody Owens (Albin Michel)
Miroirs et fumée (Au Diable Vauvert) Recueil
Neverwhere (J'Ai Lu)
Odd et les géants de glace (Albin Michel)
Pas de panique ! Douglas Adams et le Guide Galactique (Gallimard-Folio SF)
Stardust ou Stardust. Le mystère de l'étoile (J'Ai Lu/Au Diable Vauvert)
Tous malades (Bragelonne) avec Stephen Jones (Anthologie)
Nouvelles
A la fin (in De bons présages)
Alerte : animal à bout (in Miroir et fumée)
Amère smontures (in De bons présages)
Les autres (in De bons présages)
Le balayeur de rêves (in Miroir et fumée)
Le bassin aux poissons et autres contes (in Miroir et fumée)
Les bons garçons méritent des récompenses (in De bons présages)
Boucles (in De bons présages)
Le changement de mer (in Miroir et fumée)
La chambre dissimulée (in De bons présages)
Changements (in Miroir et fumée)
Le chemin caillouteux du souvenir (in De bons présages)
Cherchez la fille (in Miroir et fumée)
Chevalerie (in Miroir et fumée)
Comment parler aux filles pendant les fêtes (in De bons présages)
Corps étrangers (in Miroir et fumée)
Couleurs froides (in Miroir et fumée)
Le coup de l'inventeur de maladies (in De bons présages)
D'étranges petites filles (in De bons présages)
Devenir sylvain (in De bons présages)
Les épouses interdites des esclaves sans visage dans le manoir secret de la nuit du désir redoutable (in De bons présages)
La fille des chouettes (in Miroir et fumée)
Goliath (in De bons présages)
La Grand'roue féerique (in De bons présages)
L'heure de la fermeture
Instructions (in De bons présages)
Inventer Aladin (in De bons présages)
Le jour de l'arrivée des soucoupes (in De bons présages)
Le jour où nous sommes allés voir la fin du monde (in Miroir et fumée)
Lires les entrailles : un rondeau (in Miroir et fumée) poême
Ma vie (in De bons présages)
Mignons à croquer (in Miroir et fumée)
Moi, Cthulhu (La Clef d'Argent)
Le Monarque de la vallée (in De bons présages)
Les mystères du meurtre (in Miroir et fumée)
Ne demandez rien au Diable (in Miroir et fumée)
Neige, verres et pommes (in Miroir et fumée)
Nicholas était... (in Miroir et fumée)
Nourrir et manger (in De bons présages)
L'Oiseau-Soleil (in De bons présages)
On peut vous les faire au prix de gros (in Miroir et fumée)
Pages d'un journal trouvé au fond d'une boîte à chaussures laissées dans un bus Greyhound, quelque part entre Tulsa, Oklahoma, et Louisville, Kentucky (in De bons présages)
La Présidence d'Octobre (in De bons présages)
Le prix (in Miroir et fumée)
Le problème de Suzan (in De bons présages)
Qu'est-ce que tu crois que ça me fait ? (in De bons présages)
Quinze cartes peintes d'un tarot de vampires (in De bons présages)
La reine d'épées (in Miroir et fumée)
La route blanche (in Miroir et fumée)
La Saint-Valentin d'Arlequin (in De bons présages)
Saveurs (in Miroir et fumée)
Sizain vampire (in Miroir et fumée)
La souris (in Miroir et fumée)
Souvenirs et trésors (in De bons présages)
La spéciale des Shoggoths à l'ancienne (in Miroir et fumée)
Le Troll sous le pont (in Miroir et fumée)
Une étude en vert (in De bons présages)
Une fin de monde de plus (in Miroir et fumée)
Une vie meublée en Moorcock première année (in Miroir et fumée)
Vent du désert (in Miroir et fumée)
La vérité sur le cas du dépar de Mlle Fintch (in De bons présages)
Virus (in Miroir et fumée)
Articles de Neil Gailman
● « Du conte de fées » sur le site www.elbakin.net, 10/2207 (Tr. : Altan)
« Mon conte de fées, Stardust » sur le site www.elbakin.net, 10/2207 (Tr. : Altan)
Articles sur Neil Gailman
● « A la rencontre de Neil Gaiman » bibliographie in De bons présages
● « Entretien avec Neil Gaiman » par Stéphane Thiellement in Chimères 42, 1/1999.
● « Interview à propos de Neverwhere » par Benoît Domis in Ténèbres 5, 1/1999 (Tr. : Elton DeBiani)
« Une conversation avec Neil Gaiman » in De bons présages



Mes cheveux fous
(Conte graphique) Jeunesse
AUTEUR : Neil GAIMAN (GB)
EDITEUR : Au Diable Vauvert-Jeunesse, 11/2012 — 48 p., 18 €
TO : Crazy hair, HarperCollins, 5/2009
TRADUCTION : Charles Recoursé
COUVERTURE ET ILLUSTRATIONS : David McKean
Critiques : www.20mn.fr (Anonyme)
→ L’histoire de Neil Gaiman et des éditions Au Diable Vauvert est loin d’en être à ses débuts. Voici déjà de nombreuses années que cet éditeur dynamique de nos régions sudistes cultive dans son jardin des traductions de cet auteur majeur de l’imaginaire américain. American Gods, Anansi Boys, Des choses fragiles, Miroirs et fumées, De bons présages, Neverwhere, Stardust, Entremonde ou Coraline, sont autant de pépites découvertes dans cette mine au trésor des territoires du fantastique. Aujourd’hui il revient associé à un illustrateur talentueux, Dave McKean, avec qui il a déjà collaboré pour deux albums jeunesses pleinement réussi, J’ai échangé mon père contre deux poissons rouges et Des loups dans les murs, pour nous raconter un conte graphique terriblement échevelé. Car c’est à un voyage dans la chevelure, celle d’un garçon tout ébouriffé, qui provoque la surprise et la curiosité de l’insouciante Bonnie. Au fil des pages ce dernier va lui décrire dans une prose poétique le fascinant univers qui habite ses cheveux fous où des oiseaux nichent partout, où des tigres guettent des explorateurs aventureux, où des danseurs naviguent entre des pistes de toboggans sous l’œil gonflé d’air de montgolfières survolant le bateau des pirates filous. Interloquée, Bonnie à son idée pour mettre de l’ordre dans cette cacophonie capillaire. A coups de peines et de brosses elle s’efforce transformer cette forêt sauvage en un paisible jardin français, en dépit des avertissements du jeune homme inquiet. Et les cheveux se défendent par bras tentaculaire interposé entraînant la hardie petite fille vers un monde merveilleux où elle pourra jouer à loisir avec les extraordinaires occupants des lieues. Un album grand format dont les pages carrées expriment un véritable chaos visuel où viennent se perdre les dessins riches en couleur d’un Dave McKean passé maître dans l’art.

samedi 30 juillet 2011

Neil Gaiman Bibliographie

GAIMAN Neil (Gb)
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaimain vit actuellement aux Etats-Unis où il a situé le cadre de sa série « American Gods » Il s’est illustré dans la littérature pour enfants et dans le fantastique et de nombreuses de ses œuvres ont été adaptées en Bd, comme « The sandman » ou au cinéma, pour le féerique « Stardust »
BIBLIOGRAPHIE (évolutive)
Séries
Américan Gods
American Gods (Au Diable Vauvert)
Le monarque de la vallée (nouvelle)
Livres
Coraline (Albin Michel)
Des choses fragiles et autres merveilles (Au Diable Vauvert) Recueil
Neverwhere (J'Ai Lu)
Stardust (J'Ai Lu)
Nouvelles
Le monarque de la vallée (in Légendes de la Fantasy, anthologie Pygmalion)
Le problème de Susan (in Des choses fragiles, Au Diable Vauvert)
Une étude en vert (in Des choses fragiles, Au Diable Vauvert)
Articles de Neil Gailman
● « Du conte de fées » sur le site www.elbakin.net, 10/2207 (Tr. : Altan)
« Mon conte de fées, Stardust » sur le site www.elbakin.net, 10/2207 (Tr. : Altan)
Articles sur Neil Gailman
● « Entretien avec Neil Gaiman » par Stéphane Thiellement in Chimères 42, 1/1999.
● « Interview à propos de Neverwhere » par Benoît Domis in Ténèbres 5, 1/1999 (Tr. : Elton DeBiani)


Neverwhere
(Roman) Dark Fantasy / Univers parallèles
AUTEUR : Neil GAIMAN (Gb)
EDITEUR : J'Ai Lu-Fantastique 9477, 2/2011 — 380 p., 7,60 €
TO : Neverwhere, BBC Books, 1996
TRADUCTION : Patrick Marcel
COUVERTURE : Photomontage
Précédentes publications :
● J'Ai Lu-Millénaire, 10/2008 — 364 p.79 Frs — Couv. : Dave McKean
J'Ai Lu-Fantastique 5613, 4/2001 — 352 p., 6,80 € — Couv. : Photonica
Au Diable Vauvert, 5/2010 (version inédite en France présentée sous deux couvertures) — 504 p., 20 € — Couv. 1 : Olivier Fontvieille — Couv. 2 : Françoise Perrin
Critiques : Bifrost 10 (André-François Ruaud) ; Galaxies 3°série 22 (Lionel Davoust) ; http://www.noosfere.com/ (Pascal Patoz & Bruno Para) ; Phénix 50 (Christophe Corthouts)
C’est avec ce livre que Neil Gaiman ouvrait le bal de la nouvelle collection Millénaires en 1998. Parfait exemple de la nouvelle vague du Fantastique qui déferle sur les pays anglo-saxons ce 1er roman du déjà célèbre scénariste de la série Sandman, auteur de nombreuses nouvelles publiées dans différentes anthologies, fut à l’origine le scénario d’une série télévisée qui remporta un grand succès lors de sa diffusion par la BBC, bien que les changements apportés en la circonstance n’aient pas été à la mesure des espérances de l’auteur. Le récit se focalise sur le personnage de Richard Mayhew, perdu dans un univers londonien où il traîne son existence minable et désenchantée. Jusqu’au jour où il va secourir Porte, une énigmatique jeune fille gisant sur le trottoir l'épaule ensanglantée, et qui le supplie de ne pas la conduire à l'hôpital. Dés lors celle-ci lui fera découvrir une Londres souterrain d'égouts et de couloirs calqués sur les plans du métro. Un Londres de déshérités, hanté par toutes sortes de créatures et invisible à la société de consommation de la surface. Devenu à son tour transparent pour son entourage, un peu comme le héros d’un épisode de la 4° Dimension, Richard va entraîner le lecteur dans un univers peuplé d’êtres magiques, où les rats communiquent avec les humains et jouent un rôle prépondérant au sein de la hiérarchie de ce ville d'En-Bas envers du Londres de la surface. Un univers traversé par des entités mystiques et des assassins sans pardon, merveilleux exemple d’une fantasy urbaine qui réinvente une capitale de l’Angleterre maléfique et envoûtante, comme le fut la Londres victorienne décrite dans les ouvrages de la fin du XIX° siècle. Il est à noter que la version française, largement révisée, est publiée en 1er parution mondiale, et que ce roman va prochainement faire l’objet d’une adaptation cinématographique. Souhaitons lui autant de bonheur que le Cabale de Clive Baker, en espérant qu’une chaîne française diffuse enfin la série dont elle a fait l’acquisition. La réédition, sous une autre couverture, de cette édition de poche J'Ai Lu qui nous permet de retrouver cette Londres magique de l'autre-côté du miroir qu'affectionnent tant les britanniques et que l'ont peut appréhender sous des formes différentes dans les Harry Potter de Rowling ou dans le superbe Lombres de Chiéna Meville.



mardi 22 décembre 2009

GAIMAN Neil (Gb)
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaimain vit actuellement aux Etats-Unis où il a situé le cadre de sa série « American Gods » Il s’est illustré dans la littérature pour enfants et dans le fantastique et de nombreuses de ses œuvres ont été adaptées en Bd, comme « The sandman » ou au cinéma, pour le féerique « Stardust »
◊ Des choses fragiles et autres merveilles (Recueil)
Au Diable Vauvert, 4/2009 — 504 p .22 € — Fragile things, Hodder Headline, 9/2006 — Tr. : Michel Pagel — Couv. : Olivier Fontvieille — Sommaire (Vo) :
A study in esmerald - The fairy reel - October in the chair - The hidden chamber - Forbidden brides of the faceless slaves in the secret house of the night of dread desire - The flints of memory lane - Cosing time, going wodwo - Better grounds - Oher people - Kepsakes and treasures - God boys deserve favours - Srange little girls - Harlequin valentine - Locks - The problem of Susan - Instructions - My life - Feeders and eaters - Diseasemaker's croup - Goliath - Pages from a journal found in a shoebox left in a greyhound bus somewhere between Tulsa, Oklahoma and Louisville, Kentucky - How to talk to girls at parties - The day the saucers came - Sunbird - Inventing Aladdin - The monarch of the Glen
Critiques : www.cafardcosmique.com (Mr.C) ; www.phenix-web.net (Chris de Savoie) ; www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ Comme dans Miroirs et fumée, l’autre recueil de nouvelles de Gaiman publié en France, ce dernier nous explique en quelques phrases le contexte de chacun des 27 textes réunis dans ce recueil, qui vont de la novella au poème court et embrase tout le talent de ce conteur hors pair. Comme Isaac Asimov l’avait fait pour ses nombreux recueils de nouvelles, Nail Gaiman nous fait pénétrer dans les affres de la gestation de ses œuvres, nous confiant du bout de la plume comment ses histoires naissent, évoluent, et meurent parfois. Humour, mélancolie, sarcasmes, roman noir, merveilleux et fantastique sont au programme de ce véritable exercice de style qui se conclut par une interview inédite de l’auteur en fin de volume. Des histoires qui mettent en scène des personnages hors du commun qui partent à l’aventure et finissent, pour certains, par accomplir des merveilles, contribuant à décrire tout le long de leurs parcours ces fameuses choses fragiles, apparemment anodines et éphémères, qui finissent pourtant par marquer les esprits d’une empreinte indélébile. Au cœur du riche sommaire proposé, on piochera Une étude en vert qui marie l’univers d’H.P. Lovecraft à celui de Sherlock Holmes, Les épouses interdites, qui fut refusé un peu partout… avant d’obtenir le prix Locus, L’oiseau-soleil, un hommage aux textes de R.A. Lafferty, et dans le domaine qui nous intéresse, deux textes : Le problème de Susan, tout d’abord, variation sur le Monde de Narnia de C.S. Lewis, où Gaiman s’attarde sur le personnage de Susan, seule survivante de quatre gamins à la fin de La dernière bataille, et aussi la plus éloignée du symbolisme chrétien qui imprègne l’ensemble du cycle ; Le monarque de la vallée que l’on a déjà pu lire dans l’anthologie Legend II de Robert Silverberg, Pygmalion 2005 & J'Ai Lu 2008) sorte de novella qui nous permet de retrouver Ombre, le héros du roman Américan Gods, ici confronté à des êtres mythiques dans un sinistre château écossais. Un recueil qui servira de passerelle idéale pour les rares lecteurs qui ne connaissent pas encore cet auteur à qui nous devons des perles comme Coraline, Neverwhere, Stardust et American Gods, autant d’œuvre où transparaît sa prose de jongleurs de mots faisant de lui l’un des écrivains les plus originaux de sa génération capable de tirer de situations banales les plus extravagants délires et de nous emmener aux limites même de l’imagination sans nous laisser le temps d’entrevoir que nous avons depuis longtemps quitté les berges de la rassurante réalité. Un recueil qui a reçu en France le Grand Prix de l’Imaginaire 2009.

mercredi 14 octobre 2009

GAIMAN Neil (Gb)
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaimain vit actuellement aux Etats-Unis où il a situé le cadre de sa série « American Gods » Il s’est illustré dans la littérature pour enfants et dans le fantastique et de nombreuses de ses œuvres ont été adaptées en Bd, comme « The sandman » ou au cinéma, pour le féerique « Stardust »
◊ Coraline (Roman) Jeunesse / Dark Fantasy / Univers parallèles
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 6/2009 — 160 p. 10 € — Coraline, HarperCollins, 7/2002 — Tr. : Hélène Collon — Couv. : D’après l’affiche du film de Henry Selick (NB : cette édition comme les suivantes ne reprennent pas les illustrations de l’édition originale de HarperCollins par Dave McKean)
Précédente publication : Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2003 — 160 p. 10 € couv. : Dave McKean
Critiques : Bifrost 30 (Bruno Para) ; D-Side 14 (Yannick Blay) — Elegy 27 (Christophe Dessaigne) — Encre Noire 31 (Eric Albert) ; Faeries 11 (Chrystelle Camus) ; Livres Hebdo 499 (Aurélia Jakmakéjian) ; Mauvais Genres 6 (Anonyme) ; Science-Fiction Magazine 32 (Barbara Morse) —
www.scifi.fr (interview)-sur le film) Télérama 2772 (Sophie Bourdais).
Adaptation BD : Au Diable Vauvert-Jeunesse, 6/2009 (dessins de Paul Craig Russell)
Adaptation cinématographique : Film d’animation de Henry Selick, 6/2006

→ Coraline est une petite fille normale, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison, et qui souffre du peu d’intérêt que semblent lui porter ses parents. Désireuse de tromper son ennui, elle explorera la vielle bâtisse et, empruntant une sorte de couloir passage, elle pénètrera dans un autre appartement en tous points identiques au sien, si ce n’est que ses parents sont beaucoup plus attentionnés, et qu’ils portent de gros boutons noirs en guise d’yeux. Un autre côté du miroir où tout semble plus attrayant, et qui ne dévoile que peu à peu sa part d’ombre et de maléfices. Engagée à la fois dans une sorte de quête initiatique où elle doit apprendre à redécouvrir les objets familiers de son environnement, mais aussi dans une exploration méticuleuse de lieux emplis de symboles terrifiants, Coraline entraînera le lecteur de la cave au grenier de cette demeure singulièrement hantée, poursuivie par les assiduités des doubles de ses parents qui sont prêts à tout pour la garder. Un attachement dévorant qui les poussera à enlever les modèles originaux afin d’exercer un chantage odieux sur le petite fille. Aidée d’un chat rusé, Coraline n’hésitera pas à braver les pires dangers pour les délivrer. Un livre que Neil Gaiman écrivit d’abord pour sa fille Holly, et qu’il termina dix ans plus tard, pour sa fille Maddy. Une sorte de conte, mélangeant angoisse et horreur, qui, faisant quelques emprunts à l’Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll, tend à démontrer que l’on a apprécie vraiment le douillet cocon qui nous entoure que lorsqu’on en a été privé ou que l’on a pu jeter un regard dans un envers du décor plus proche du cauchemar que du rêve que l’on a tant espéré. Le premier roman jeunesse de l’auteur, qui se veut une variation sur le thème du passage de l’enfance à l’adolescence et sur les liens qui unissent une mère à son enfant. Un livre qui a reçu le Prix Hugo du meilleur roman court en 2003, le Prix Nebula 2003 pour le meilleur roman, et le Prix Bram Stoker pour la meilleur œuvre pour les jeunes lecteurs. Cette réédition est bien entendu orchestrée par la sortie du film d’animation de Henry Selick (le créateur du fameux L’étrange Noël de M. Jack) dont il reprend l’affiche en couverture. A noter, outre sa présence sur les écrans, que le livre fait aussi l’objet d’une adaptation en bande dessinée avec Paul Craig Russell côté dessins, aux éditions Au Diable Vauvert.