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vendredi 22 juillet 2011

Le peuple des minuscules
(Roman) Jeunesse / Merveilleux
AUTEUR : Steve AUGARDE (Gb)
EDITEUR : Albin Michel Jeunesse-Wiz, 2/2011 — 432 p. 18 €
TO : The various, Corgi Children, 2003
SERIE : Le peuple des Minuscules 1
TRADUCTION : Jean Esch
COUVERTURE : Steve Augarde
Midge, douze ans, passe les vacances chez son oncle Brian, un célibataire excentrique habitant une ferme décrépie du Somerset. Très vite fascinée par les lieux, au cours de l’une de ses explorations, elle découvre dans un recoin de hangar un petit cheval ailé blessé qu’elle soigne et qu’elle baptise Pegs.. Cet être miniature ne tarde pas à lui révéler que la forêt voisine abrite une multitude de petites créatures qui se nomment les Minuscules. Ce peuple des fées est divisé en cinq tribus, les Ickris, les Naâides, Les Wisps, les Tinklers et les Troggles, dirigés par un Conseil et la reine Ba-betts. Pour la remercier de l’avoir sauvé, Pegs conduit Midge au cœur de la Forêt Royale, un lieu que très peu de Gorjis, le nom que les Minuscules donnent aux humains, ont pu visiter. Dés lors nous allons suivre en parallèle la découverte du Monde des Minuscules, de la diversité de ses membres et de ses coutumes par, un petite fille à la fois émerveillée et apeurée face aux réactions hostiles de certains membres des tribus féeriques prêts à tuer ce témoin génant menaçant de révéler leur existence, et de celui des Hommes par une bande d’éclaireurs féeriques parti à la recherche de Pegs qui pénètrent progressivement au coeur de la ferme de Brian, un domaine jamais exploré par des Minuscules plutôt enclin a rester à l’abri des ombrages de leur forêt. Cependant, le temps presse, car l’oncle de Midge a prévu de vendre sa ferme et le terrain environnant à un prometteur immobilier qui va s’empresser de déboiser l’endroit. Dés lors Midge n’a plus que quelques jours pour éviter au peuple des Minuscules de perdre le monde auquel ils sont tant attachés. Le premier tome d’une trilogie basé sur un thématique chère aux britanniques : l’existence des fées et d’autres races similaires tapies dans un recoin de jardins et invisibles des humains. On citera dans cet ordre d’idée des livres comme la série des Chapardeurs de Mary Norton, les Chroniques de Spiderwick de Holly Black & Tony Di Terlizzi, la série Fablehaven du canadien Brandon Mull, les fameux Minuscules du célèbre Roald Dahl et, du côté français, les Minimoys de Luc Besson, pour ne citer qu’eux. Une bonne entrée en matière pour présenter un univers en miniature peuplé de personnages attachants nous plongeant au cœur d’une ambiance de merveilleux que l’on devait retrouver dans la prochains tomes du cycle Celandine, une préquelle, et Winter Wood.

mercredi 21 avril 2010

RIORDAN Rick (Usa)
site :
www.rickriordan.com
Auteur américain né à San Antonio, au Texas, En 1964. Après de brillantes études au collège Saint Mary’s Hall, il s’est lancé dans l’écriture de romans policier, dont le premier « Big Red Tequila » a été plébiscité par les lecteurs, ainsi que les suivants. Mais c’est avec sa série de Fantasy pour adolescents « Percy Jackson » qu’il a connu un succès international qui lui a valu l’adaptation du premier tome du cycle par Chris Colombus sous le titre « Percy Jackson le voleur de foudre »
◊ La bataille du labyrinthe (Roman) Jeunesse / Mythologie grecque
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 2/2010 — 416 p., 13,50 € — Ser. : Percy Jackson 4 — Percy Jackson and the Olympians 4.The battle of the labyrinth, Hyperion Book, 5/2008 — Tr. : Mona de Pracontal — Couv. : John Rocco
→ Alors que l’adaptation cinématographique du premier tome de la série, Le voleur de foudre, sort sur les écrans, voici le quatrième opus de la série. Venant juste de subir l’attaque de pom-pom girls démoniaques dans sa nouvelle école, Percy retrouve avec plaisir la Colonie des Sangs-Mêlés, où sont réunis ses frères demi-dieux. Là-bas il apprend que Grover et bien décidé à pénétrer sous terre pour continuer sa recherche du Dieu Pan, quête qu’il doit rapidement mener à bien s’il veut conserver son permis de chasseur. Des territoires souterrains qui se révèlent très dangereux car ils abritent un labyrinthe construit par un certain dédale, qui s’étend désormais sous l’ensemble des Etat-Unis et par où l’armée de Cronos guidée par leur ancien ami Luke, le fil d’Hermes, compte bien investir la Colonie. Accompagné d’Annabeth, de Grover et du Centaure Tyyson, Percy part à la recherche de Dédale afin de récupérer fil d’Ariane, un artefact magique de sa fabrication agissant comme un GPS et seul capable de les guider au cœur de ces fantastiques méandres. En chemin ils rencontreront Nico, le fils d’Hadès et seront aidés par la déesse Hera. Alors que Cronos a pris possession du corps de Luke, Percy devra, entre autres épreuves, affronter son frère Antée pour sauver ses amis, avant la confrontation finale avec la redoutable armée de Cronos. La suite d’une série qui a réussi à remettre habilement au goût du jour la mythologie grecque en jouant sur des personnages charismatiques et résolument modernes auxquels les jeunes lecteurs peuvent aisément s’identifier. A noter qu’à l’occasion de la sortie du film les trois autres tomes de la série sont réédités avec des bandeaux permettant de faire le rapprochement avec cette adaptation.
Les autres titres de la série :
1.Le voleur de foudre
2.La mer des monstres
3.Le sort du Titan
4.La bataille du labyrinthe

jeudi 8 avril 2010

RIORDAN Rick (Usa)
site :
www.rickriordan.com
Auteur américain né à San Antonio, au Texas, En 1964. Après de brillantes études au collège Saint Mary’s Hall, il s’est lancé dans l’écriture de romans policier, dont le premier « Big Red Tequila » a été plébiscité par les lecteurs, ainsi que les suivants. Mais c’est avec sa série de Fantasy pour adolescents « Percy Jackson » qu’il a connu un succès international qui lui a valu l’adaptation du premier tome du cycle par Chris Colombus sous le titre « Percy Jackson le voleur de foudre »
◊ Le voleur de foudre (Roman) Jeunesse / Mythologie grecque
Albin Michel Jeunesse-Wiz — 424 p., 13,50 € — Ser. : Percy Jackson 1 — Percy Jackson and the Olympians 1.The Lightning Thief, Puffin Books, 2005 — Tr. : Mona de Pracontal — Couv. : john Rocco (+ jacquette illustrée d’après l’affiche du film)
Précédentes publications :
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2006 — 432 p., 15 € — Couv. : David Wyatt
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 5/2008 — 432 p., 15 € — Couv. : John Rocco
Réédition : Le Livre de poche Jeunesse 1449, 2/2010 — 472 p., 6,50 € — Couv. : d’après l’affiche du film
Adaptation cinématographique : Percy Jackson le voleur de foudre, 2010 par Chris Colombus
Critiques :
www.actusf.com (Julien Morgan) ; www.noosfere.com (Bruno Para) ; www.yozone.fr (Emmanuelle Mounier)
→ Percy Jackson est un jeune homme les autres, enfin, plus ou moins, car, orphelin de père, il semble plutôt mal à l’aise à l’école où dyslexique et hyperactif, il a été étiqueté enfant à problème dans les sept écoles qui l’ont renvoyé. Dés lors, son entrée en sixième s’avère plutôt problématique. Mais ce ne sera pas seulement du côté du comportement et des résultats scolaires que les ennuis vont se matérialiser. Ils prendront une consistance plutôt inattendue lorsque son prof de math se changera en monstre ailé et qu’il lui faudra le tuer à l’aide d’un stylo-bille épée tendu par son prof de latin en fauteuil roulant. Dés lors Percy est persuadé qu’il souffre d’hallucinations. Cependant, la répétition ‘événements aussi bizarres, avec l’apparition successive de tout un bestiaire mythologique aussi agressif, lui prouveront le contraire et le mettront face à l’évidence : il est un sang mêlé, c'est-à-dire le fils d’un dieu grec et d’une humaine. Et il lui faudra se rendre au Camp des Sang-Mêlés, une île colonie pour demi-Dieux placée sous la responsabilité du centaure Chiron, pour prendre réellement conscience de sa véritable nature. Le premier tome d’une série pour adolescents basée sur la mythologie grecque, mais une mythologie qui surprendra les hellénistes purs et durs avec un Olympe soit situé au-dessus de l’Empire State Building, une Mer des monstres s’étende en plein Triangle des Bermudes, et l’ombre de Chronos, qui veut régner sur le monde et profite de chaque défection de Sang-Mêlés pour accroître sa puissance. Un livre qui a été adapté au cinéma par Chris Colombus sous le titre Percy Jackson et le voleur de foudre, ce qui nous vaut sa réédition dans cette collection avec une jaquette reproduisant l’affiche du film.
Les autres titres de la série :
1.Le voleur de foudre
2.La mer des monstres
3.Le sort du Titan
4.La bataille du labyrinthe

mercredi 13 janvier 2010

BARRY Dave & PEARSON Ridley (Usa)
Dave Barry est un auteur américain né à Armonk, dans l’état de New York, en 1947. Journaliste humoristique de grande réputation, il est également l’auteur de nombreux romans, dont certains adaptés au cinéma (Big trouble) et de livres pour la jeunesse, comme sa série sur « Peter Pan » écrite en collaboration avec Ridley Pearson
Ridley Pearson est un auteur américain né en 1953 à Glen Cove, dans l’état de New York. Auteur de thriller et de romans à suspense pour les adultes, il s’est également tourné vers la littérature pour la jeunesse avec, notamment l’écriture d’une série de livres sur « Peter Pan » avec Dave Barry
◊ Peter et le voleur d’ombres (Roman) Jeunesse / Merveilleux
Albin Michel-Wiz — 480 p., 17 € — Ser. : Peter Pan 2 — Peter and the shadow thieves, Dysney Editions, 7/2006 — Tr. : Raphaëlle Eschenbrenner — Couv. : Greg Call

→ Peter Pan, le petit orphelin des rues de Londres, est de retour sur l’île de Mollusques, et il poursuit inlassablement son combat contre l’infâme capitaine Crochet qu’il nargue effrontément. Cependant, un danger bien plus grand le menace en la personne du Seigneur Sombre, un monstre terrifiant qui se nourrit des âmes des gens et qui, comme le cruel pirate Black Statche (cf. le premier épisode de la série Peter et la poussière d’étoiles) veut s’emparer de cette fameuse poussière d’étoiles qui permet de voler et qui lui assurera ainsi encore plus de puissance. Heureusement, la poussière est dissimulé à Londres chez Lord Aster, ambassadeur de la reine d’Angleterre, et père de la petite Molly. Afin de prévenir cette dernière du terrible danger qui la menace, Peter rejoint la capitale britannique accompagné de son inséparable fée Clochette. Mais, ce retour à la civilisation des hommes ne sera pas pour lui de tout repos, et il devra affronter de nouvelles épreuves qui bouleverseront sa conscience d’éternel enfant qui ne veut pas grandir. La suite d’une nouvelle adaptation du mythe de Peter Pan qui s’efforce de répondre à des questions essentielles que se posent depuis la publication de cette histoire tous les jeunes lecteurs qui s’y sont plongés à cœur perdu. Comment Never Land a été créé ? D’où vient réellement Peter Pan, de même que Clochette, les enfants perdus, les sirènes ? De quand date sa première rencontre avec le Capitaine Crochet ? Des réponses qui ne viennent pas d’un manuscrit inachevé laissé par James M. Barrie, l’auteur du célèbre roman, mais qui sont issues de k’imagination débridée de ces deux auteurs américains n’hésitant pas à mêler à l’histoire de l’enfant qui ne voulait pas grandir, la mythologie, la religion, et même le célèbre… Mozart.
Les autres titres de la série :
1.Peter et la poussière d’étoiles
2.Peter et le voleur d’ombres

jeudi 29 octobre 2009

ANDERSON Elie (Fr)
Pseudo de Thierry Serfaty
Site :
www.elianderson.com
Jeune interne en médecine qui, afin de délivrer les jeunes enfants de la peur du corps et de la maladie, eut l’idée de se lancer dans l’écriture et, inspiré par un vieux film de SF, « Le voyage fantastique » créa la trilogie d’Oscar Pill
◊ La révélation des Médicus (Roman) Jeunesse / Magie / Univers parallèles
Albin Michel-Wiz, 11/2009 — 576 p., 18 € — Ser. : Oscar Pill 1

→ Ancien interne en Médecien, Eli Anderson, de son vrai nom Thierry Serfaty, rêvait de chasser la peur de la maladie et de la mort de la tête des enfants. Il eut alors l’idée de se lancer dans l’écriture, et voilà qu’arrive le premier tome de sa série pour adolescents.Oscar Pill est un Médicus, c'est-à-dire qu’il détient le pouvoir de voyager dans n’importe quel corps vivant afin de le guérir. Son père fut un célèbre Médicus avant de disparaître en parvenant à capturer Skarsdale, le sombre prince des Pathologus, qui, pour assouvir son ambition de dominer le monde, envoyait ses fidèles serviteurs dans les corps humains qu’ils détruisaient en déclenchant des maladies contre lesquelles les médecins étaient impuissants. Or Skarsdale est parvenu à s’échapper de la forteresse du Mont Noir où il était retenu prisonnier. Face à l’imminence du péril, réuni en urgence par le Grand Maître Winston Brave, le Conseil des Médicus décide de faire appel à toutes les forces disponibles, même les plus jeunes, afin d’augmenter le nombre de sentinelles capables de déceler l’intrusion des Pathologus. Parmi eux, Oscar, va apprendre par l’honorable Mrs Withers, l’origine d’un talent qu’il ne maîtrise pas encore, mais pour lequel il a hérité des dons exceptionnels de son père. C’est la même Mrs Withers qui se charge, non sans mal, de convaincre sa mère Célia de lui laisser suivre le dangereux enseignement des Médicus. Dés lors le voilà introduit à Cumides Circle, le quartier général des Médicus. Là, Oscar débute son apprentissage qui consiste, grâce à la mise en pratique de l’Intrusion Corporelle, à emprunter certaines passerelles qui permettent de pénétrer dans les Cinq Univers afin de rapporter des Trophées qui feront de lui un Médicus à part entière. Accompagné par d’autres apprentis comme Lawrence et Valentine, Oscar se lance alors dans une série d’aventures le plongeant dans un monde mystérieux, celui du corps humain, où il devra triompher de multiples épreuves pour se montrer digne de la tache qu’on attend de lui. Le premier tome d’une trilogie qui tire à la fois du Voyage fantastique, le roman d’Isaac Asimov adapté au cinéma par Richard Fetcher, et de l’univers d’Harry Potter, avec m’Arbre Passeur permettant d’accéder au sanctuaire des Médicus, situé dans une dimension parallèle comme le Poudlard de Rowling. De même la focalisation de l’intrigue sur une jeune héros, orphelin de père depuis que ce dernier à disparu en combattant le Mal, et découvrant peu à peu l’étendue de ses pouvoirs, rappelle quelque peu un petit binoclard à baguette devenu aujourd’hui aussi célèbre que Merlin l’enchanteur. Rien donc de vraiment original, car l’idée de transformer le corps humain en être vivant est une vielle rengaine de la SF (voir Le microbe détective de Hal Clement, et même Jimmy Guieu avec son Univers vivant, pour ne citer que quelques titres qui me viennent à l’esprit), mais un amalgame de ces diverses thématiques assez réussi, et surtout suffisamment attractif pour capter l’attention des jeunes lecteurs à qui est destiné cette trilogie.

mercredi 14 octobre 2009

GAIMAN Neil (Gb)
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaimain vit actuellement aux Etats-Unis où il a situé le cadre de sa série « American Gods » Il s’est illustré dans la littérature pour enfants et dans le fantastique et de nombreuses de ses œuvres ont été adaptées en Bd, comme « The sandman » ou au cinéma, pour le féerique « Stardust »
◊ Coraline (Roman) Jeunesse / Dark Fantasy / Univers parallèles
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 6/2009 — 160 p. 10 € — Coraline, HarperCollins, 7/2002 — Tr. : Hélène Collon — Couv. : D’après l’affiche du film de Henry Selick (NB : cette édition comme les suivantes ne reprennent pas les illustrations de l’édition originale de HarperCollins par Dave McKean)
Précédente publication : Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2003 — 160 p. 10 € couv. : Dave McKean
Critiques : Bifrost 30 (Bruno Para) ; D-Side 14 (Yannick Blay) — Elegy 27 (Christophe Dessaigne) — Encre Noire 31 (Eric Albert) ; Faeries 11 (Chrystelle Camus) ; Livres Hebdo 499 (Aurélia Jakmakéjian) ; Mauvais Genres 6 (Anonyme) ; Science-Fiction Magazine 32 (Barbara Morse) —
www.scifi.fr (interview)-sur le film) Télérama 2772 (Sophie Bourdais).
Adaptation BD : Au Diable Vauvert-Jeunesse, 6/2009 (dessins de Paul Craig Russell)
Adaptation cinématographique : Film d’animation de Henry Selick, 6/2006

→ Coraline est une petite fille normale, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison, et qui souffre du peu d’intérêt que semblent lui porter ses parents. Désireuse de tromper son ennui, elle explorera la vielle bâtisse et, empruntant une sorte de couloir passage, elle pénètrera dans un autre appartement en tous points identiques au sien, si ce n’est que ses parents sont beaucoup plus attentionnés, et qu’ils portent de gros boutons noirs en guise d’yeux. Un autre côté du miroir où tout semble plus attrayant, et qui ne dévoile que peu à peu sa part d’ombre et de maléfices. Engagée à la fois dans une sorte de quête initiatique où elle doit apprendre à redécouvrir les objets familiers de son environnement, mais aussi dans une exploration méticuleuse de lieux emplis de symboles terrifiants, Coraline entraînera le lecteur de la cave au grenier de cette demeure singulièrement hantée, poursuivie par les assiduités des doubles de ses parents qui sont prêts à tout pour la garder. Un attachement dévorant qui les poussera à enlever les modèles originaux afin d’exercer un chantage odieux sur le petite fille. Aidée d’un chat rusé, Coraline n’hésitera pas à braver les pires dangers pour les délivrer. Un livre que Neil Gaiman écrivit d’abord pour sa fille Holly, et qu’il termina dix ans plus tard, pour sa fille Maddy. Une sorte de conte, mélangeant angoisse et horreur, qui, faisant quelques emprunts à l’Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll, tend à démontrer que l’on a apprécie vraiment le douillet cocon qui nous entoure que lorsqu’on en a été privé ou que l’on a pu jeter un regard dans un envers du décor plus proche du cauchemar que du rêve que l’on a tant espéré. Le premier roman jeunesse de l’auteur, qui se veut une variation sur le thème du passage de l’enfance à l’adolescence et sur les liens qui unissent une mère à son enfant. Un livre qui a reçu le Prix Hugo du meilleur roman court en 2003, le Prix Nebula 2003 pour le meilleur roman, et le Prix Bram Stoker pour la meilleur œuvre pour les jeunes lecteurs. Cette réédition est bien entendu orchestrée par la sortie du film d’animation de Henry Selick (le créateur du fameux L’étrange Noël de M. Jack) dont il reprend l’affiche en couverture. A noter, outre sa présence sur les écrans, que le livre fait aussi l’objet d’une adaptation en bande dessinée avec Paul Craig Russell côté dessins, aux éditions Au Diable Vauvert.
RUTKOSKI Marie (Usa)
Professeur de littérature anglaise à l’université de Blookun, Marie Rutkoski est née à Bolingbrook, dans l’Illinois. Après avoir vécu à Moscou et à Prague, elle s’installa à New York et inaugura sa carrière d’écrivain avec « Le cabinet des merveilles », premier tome de la série des Chroniques de Kronos
◊ Le cabinet des merveilles (Roman) Magie
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 4/2009 — 380 p .15 € — Ser. : Les chroniques de Kronos 1 — Kronos chronicle 1.The cabinet of wonders, Farrar, Strauss and Giroux, 2008 — Tr. : Valérie Le Plouhinec — Hauptmann & Kompanie Werbeagentur, Munich-Zurich, Hanna Hörl
Critiques :
www.actusf.com (Marc Alotton-Tony Sanchez)
→ Ce premier roman d’un professeur de littérature anglaise à l’université de Brooklun s’amuse à remodeler l’Histoire à sa manière. Dans ce but, elle a inventé le personnage de Pétra Kronos, une jeune fille qui mène une vie tranquille dans le village d’Okno aux côtés de son ami Tomik, le jeune inventeur, et de son père Mikal Kronos, qui possède l’étrange faculté d’influencer les métaux à sa guise. Un don qui lui permet de créer de petites merveilles, comme Astrophil, l’araignée mécanique constamment nichée dans les cheveux en broussaille de Pétra et lui prodiguant ses conseils plutôt sarcastiques. Mais ce pouvoir a attiré l’attention du prince de Bohême qui a fait appeler Mikal à Prague afin que ce dernier construise la plus belle horloge astronomique du monde. Or, lorsqu’il revient de son château, ce dernier est aveugle et ne pourra plus jamais créer de merveilleux animaux en fer blanc comme Astrophil. Tiraillée par maintes questions, Pétra décide de se rendre au château du prince afin de découvrir pourquoi Son Altesse a dérobé les yeux de son père. Parvenu à bon port après un long périple, elle rencontre de fascinants personnages, dont Neel, un jeune romanichel qui possède lui aussi un talent bien particulier pour crocheter les serrures et vider les poches des passants. Un don qui lui permettra d’aider Pétra à pénétrer dans le Cabinet des Merveilles du palais Salamander, une pièce située au cœur même du château royal où le prince conserve ses plus beaux et ses plus inquiétants trésors. Galvanisée par l’amour qu’elle porte à son père à qui elle veut permettre de retrouver son état normal, elle devra affronter les plans machiavéliques d’un prince qui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins, tandis qu’elle-même finira par s’apercevoir que les gens du château ont une apparence trompeuse et que l’horloge de son père est ensorcelée. Un récit qui mélange avec bonheur légendes Rom et russes pour le plus grand plaisir des adolescents qui se plongerons dans le premier tome de cette nouvelle série.

dimanche 19 avril 2009

PECK Dale (Usa)
Ecrivain américain né à Long Island en 1967. Critique littéraire, il est l’auteur de plusieurs romans, dont le célèbre « Martin and John » ainsi que de la série pour adolescents du « La Dérivante » publiée en France chez Albin Michel
◊ La Dérivante (Roman) Voyages dans le Temps
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 3/2009 — 349 p., 15 € — Ser. : La Dérivante 2 — Drift house chronicles 2. The lost cities : A drift house voyage, Bloomsbury Publishing, 2007 — Tr. : Madeleine Nasalik — Couv. : Martin Hargreaves
→ Dans le premier volume de cette série, Le premier voyage : Les sirènes, nous avions fait la connaissance de trois enfants, Susan et ses frères Charles et Murray, lors d’une visite plutôt mouvementée sur La Dérivante, l’étrange bateau-maison de leur oncle Farley. Pour cette seconde visite, ils sont pris avec le navire dans un raz-de-marée issu de l’océan du Temps. Et les voilà séparés. Alors que Charles le perroquet Président Wilson se retrouvent perchés sur un arbre au Canada du XVI° siècle face à des indiens Wendant, Susan et l’oncle Farley vont avoir maille à partir avec les Vikings du Groenland en 1483. Pour revenir à leur époque ils doivent utiliser des livres-miroirs et trouver la précieuse amulette de Babel. Tout un travail en perspective…car, en cas d’échec, ils ne seront plus jamais réunis.
Les autres titres de la série :
1.Le premier voyage : Les sirènes
2.La Dérivante

jeudi 2 avril 2009

HOEYE Michael (Usa)
Auteur américain né à Los Angeles en 1947. Devenu photographe, puis enseignant à New York, il y publie à compte d’auteur les aventures d’Hermus Tantamoq. Devenu un succès traduit dans une vingtaine de langue, ce roman lui a assuré la notoriété, tout en lui permettant d’y donner plusieurs suites qui se sont également très bien vendues
◊ L’elixir de rose (Roman) Jeunesse / Fantasy animalière
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2009 — 324 p., 13.50 € — Ser. : Hermux Tantamoq 4 — Hermus Tantamoq A.Time to smell the roses, Putnam Juvenile, 2007 — Tr. : Mona de Pracontal — Couv.. : François Roca
● Critiques :
www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Notre célèbre détective part à la traque de l’écureuil dans la ville de Roses-les-Epines, la capitale mondiale de la rosiculture. Et le voilà entraîné dans une guerre sans merci entre grands noms de la cosmétique, tandis que l’affaire se corse avec l’apparition d‘abeilles mutantes et d’un savant particulièrement farceur. Ajoutez à cela que Linka, sa fiancée, se démène dans ses préparatifs de mariage et que Terfèle coccinelle es justement tombée amoureuse d’un écureuil. Voilà d bons ingrédients réunis pour ce quatrième opus d’une série animalière qui peut toucher un large public, et pas seulement les enfants.
Les autres titres de la série :
1.Le temps ne s’arrête pas pour les souris
2.Les sables du temps
3.Les souris mènent la danse
4.L’elixir de rose
JUBERT Hervé (Fr)
Né en 1970, Hervé Jubert s‘est très vite imposé comme une valeur sûre de la littérature de l’imaginaire française avec ses récits de SF (Les aventures de Pierre Pèlerin chez J’Ai Lu), ses récits fantastiques (La Bibliothèque noire au Masque) et ses séries à connotation steampunk (La trilogie Morgenstein et La trilogie Blanche chez Albin Michel)
◊ Le palais des mirages (Roman) Fantasy Detective / Fantasy Mythologique
Albin Michel Jeunesse-Wiz, 2/2009 — 357 p., 13.50 € — Couv.. : Shelly Wan
→ Lors de l’exposition universelle de 1900 à Paris Clara Charpentier, une jeune acrobate de Quinze ans, joue le rôle d’une fée dans le palais des Mirages, une illusion d’optique créée par son père. Mais, elle est victime d’un accident en pleine représentation, et c’est Lucas Sandström, un jeune et mystérieux ténor suédois, qui lui sauve la vie en la rattrapant au vol. Un accident, du moins en apparence, car il s’agit en fait d’une véritable tentative d’assassinat. Bientôt, elle découvre que son agresseur est lié à un groupe de fanatiques religieux russes qui veulent libérer sur Paris Loki, le dieu scandinave de la guerre et du chaos. Avec l’aide de Lukas, Clara compte bien les en empêcher. Mais peut-elle vraiment se fier à cet étranger qui semble dissimuler un sombre secret ? Entraîné dans un trou billon d’événements ayant pour toile de fond le Palais des Expositions et pour protagonistes des industriels de la guerre et d’autres individus guère recommandables, Clara sera au centre d’une intrigue dont l'issue décidera de la couleur du XX° siècle. Sera-t-il blanc comme la paix ou rouge du sang de la guerre ? Nous l’apprendrons dans ce roman qui louvoyer entre policier et fantastique, avec en prime une pincée de mythologie, ouvrant aux yeux de ses lecteurs fascinés le catalogue d’une Exposition à laquelle Hervé Jubert a su redonner par le talent de ses descriptions la couleur absente des vielles cartes postales. De quoi redonner envie en refermant ce livre de se replonger dans la trilogie de Blanche (Blanche ou la triple contrainte de l’enfer, Blanche et l’œil du grand Khan et Blanche et le vampire de Paris), une héroïne parfois très proche de Clara, qu’Hervé Jubert nous a présenté dans cette même collection où il est également l’auteur de la trilogie démoniaque de Roberta Morgentsen (Le quadrille des assassins, Un tango du diable et Sabbat samba). A noter que La palais des Mirages est une véritable attraction créée par Eugène Hénard à l’occasion de la dite exposition. Racheté par le Musée Grévin, il a été entièrement rénové en 2006 sous le parrainage d’Arturo Brachetti et se présente sous la forme d’un kaléidoscope géant.