Affichage des articles dont le libellé est Fantasy médiévale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fantasy médiévale. Afficher tous les articles

samedi 13 août 2011

L'étoffe fragile du monde
(Roman) Jeunesse / Fantasy Médiévale / Univers parallèles
AUTEUR : Eric L'HOMME (Fr)
EDITEUR :Gallimard Jeunesse/Rageot Jeunesse-Hors Collection, 3/2011 — 200 p., 9,90 €
SERIE : A comme Association 3
COUVERTURE : La Maison (conception graphique)
Critiques : http://www.phenixweb.net/ (Véronique de Laet) ; http://www.yozone.fr/ (Michael Espinosa)
L'Association, c'est à la fois le nom d'une organisation secrète chargée de recruter et d'entraîner les adolescents doués pour la magie, et aussi la réunion de deux écrivains qui ont en commun la création d'univers imaginaires spécialement destinés à la jeunesse. L'un sera donc chargé d'écrire les aventures d'une fille appelée Ombe (Bottero), l'autre d'un jeune lycéen prénommé Jasper. Malheureusement, après avoir écris seulement deux romans de la série, Pierre Bottero est mort victime d'un accident de moto. C'est donc Eric L'Homme qui a pris la plume à sa place pour terminer les romans de la série. Dans ce troisième volume il continue de nous retracer les aventures de Jasper qui, bien que supendu de mission par l'Association après ses frasques narrés dans La pâle lumière des ténèbres, ne peut s'empêcher de venir au secours d'Ombe qu'il croît menacé par le Erglug, un troll humoriste et philosophe qu'Ombe a rencontré dans Les limites obscures de la magie. Après une prise de contact un peu bourrue, Jasper sympathise avec Erglug victime d'un sortilège de dominance lancé par le magicien Siyah. Ensemble ils seront projetés dans un monde médiéval où Jasper, sous la forme d'un bouffon, en apprendra beaucoup sur la vie et les mœurs des trolls et sur leur vie sentimentale en particulier. Un court roman bourré de références destinées au fans de SF et de Fantasy qui procure un fort agréable moment de divertissement.
Les autres titres de la série :
1.La pâle lumière des ténèbres (L'Homme)
2.Les limites obscures de la magie (Bottero)
3.L'étoffe fragile du monde (L'Homme)
4.Le subtil parfum du souffre (Bottero)
5.Là où les mots n'existent pas (L'Homme)

lundi 4 avril 2011

MATUTE Ana Maria (Espagne)
Ana Maria Matute est une écrivaine espagnole née à Barcelone en 1925. Fille d'une mère hispanophone et d'un père catalanophone, elle passe une enfance marquée par la Guerre Civile dont l'influence se reflètera plus tard dans sa production littéraire entamée précocement par le succès de « Los Abel » en 1948. Elle est la troisième femme à avoir reçu le pretigieux Prix Cervantes en 2010
La tour de guêt
(Roman) Fantasy médiévale
PHEBUS-Libretto, 1/2011 — 236 p.,9 €
TO : La torre vigia, 1971
TRADUCTION : Michelle Lévi-Provençal
Précédente publication : Stock-Le Cabinet Cosmopolite, 1974
Nous sommes sans doute au Moyen Âge, dans une région d’Europe jamais nommée qu’un grand fleuve traverse, que des steppes recouvrent et sur laquelle règne un roi que nul n’a jamais vu. Figure centrale de ce monde, le puissant baron Mohl anoblit les rejetons d’un petit féodal obèse, inculte, très pauvre et rapace dont le cadet va se rendre chez Mohl afin de suivre une initiation que conclura son adoubement. C’est lui, ce gamin de dix ans à la fascinante laideur dont on ne saura jamais le nom, qui sera le narrateur de La Tour de guet. Chasses, ripailles, rire d’un seigneur qui ébranle voûtes et murailles, châtelaine aux longues dents de prédatrice, noyades et combats sont au cœur de ce récit.Dans La Tour de guet, Ana Maria Matute nous peint un vitrail sur lequel des visions infernales occupent presque toute la surface. Livre d’initiation de très haut vol, livre aussi du détachement mystique, La Tour de guet est donc une histoire de quête qui pose une question essentielle : comment rester un homme dans un monde peuplé de monstres ?  Récit de passage d'un enfant à l'âge adulte, pétri dans le creuset d'une extrême violence, ce roman nous narre les tatonnements d'une sorte de jeune Candide qui cherche sa place dans un monde régit par l'extrême violence des guerriers et des seigneurs qui impriment leurs commandements à une société où la barbarie côtoie le raffinement extrême et où les anciennes croyances ont encore la vie dure. Une magistrale évocation de Moyen Age réinventé sous la plume de l'une des plus grandes romancières espagnole contemporaine.

vendredi 3 septembre 2010

GILLET David (Fr)
Un auteur originaire de Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne, qui a publié son premier roman, « Inthia et son roi », centré sur un Moyen Age imaginaire aux éditions Bénévent
◊ Inhtia et son roi (Roman) Fantasy Médiévale /Magie
Editions Bénévent, 3/2010 — 208 p., 18 €
→ Au coeur d’un château inconnu à ses yeux, Inthia découvrira de nombreux secrets dont un sur sa propre famille de fermiers. Un secret si terrible qu’il pourrait changer la donne et influencer son choix, car elle est au centre d’un complot destiné à tuer le Roi. Elle seule peut influencer la terrible conclusion. À la recherche de solutions, elle découvrira un allier inattendu mais trop mystérieux à son goût. Elle découvrira les secrets de la magie et aussi de la sorcellerie. Il ne lui restera plus qu’à choisir son camp, le Roi ou le clan des Sorciers rejetés, la magie ou la sorcellerie ?

jeudi 12 août 2010

McFARREL Sean (Fr)
Pseudo de Jean-Luc Bizien
Né en 1963 à Phnom-Penh, au Cambodge, Jean-Luc Bizien a longtemps voyagé avec ses parents avant de s’installer en Normandie pour y devenir professeur durant 15 ans. A prés la publication de son premier jeu de rôle, « Hurlements », en 1989, il s’est tourné vers l’écriture pour la jeunesse et la Fantasy, devenant notamment le directeur littéraire de la collection Les Imaginaires aux éditions Bayard. Depuis, il a publié des livres chez la plupart des éditeurs spécialisés dans le domaine, comme Gründ, Flammarion, Casterman, Plon, Octobre, etc…
◊ Le château de l’ogre (Roman) Fantasy Médiévale / Dark Fantasy
Vauvenargues, 2/2010 — 183 p., 6.50 € — Ser. : Les Sanguinaires 7
→ Magnifique château que celui qui se dresse à quelques lieues du Puy-en-Velay, où Thibault et les siens, quatre hardis troubadours, attendent la fin de l'hiver. On dit que son seigneur est un tueur sans pitié, qu'il y attire les jeunes femmes pour les éventrer. On dit beaucoup de choses à la vérité, tant la légende est vivace. On raconte surtout qu'il possède un trésor, protégé par d'innombrables pièges. On ne compte plus les intrépides qui se sont risqués entre les murs... mais que l'on n'a plus jamais revus. Il n'en faut pas plus pour que les troubadours tentent leur chance. Au risque de voir s'allonger la liste des victimes, et de ne jamais trouver la sortie du château de l'ogre. La suite d’une série mélangeant horreur, gothique et médiéval-fantasy que nous devons par Sean McFarrel, pseudo de l’écrivain Jean-Luc Bizien qui s’est servi du jeu qu’il a créé, Hurlements, afin de bâtir l’intrigue de certains titres de la série tels que Le masque de la bête et La muraille des damnés, déjà publiés par les éditions du Masque dans une version plus courte et moins violente et qui s’apparentaient plus au thriller médiéval saupoudré d’une once de fantastique.
Les autres titres de la série :
1.Le masque de la Bête
2.Le souffle de la Bête
3.La muraille des damnés
4.Le labyrinthe des damnés
5.L’invitation du dragon
6.L’antre des écorcheurs
7.Le château de l’ogre
8.La légion des enfers
9.Le monastère des ténèbres

mercredi 7 avril 2010

BOTTET Béatrice (Fr)
Ancienne professeur de lettres qui désormais se consacre entièrement à l’écriture, Béatrice Bottet est une érudite passionnée d’ésotérisme qui mélange avec bonheur dans ses romans pour adolescent l’humour et le fantastique. Adorant raconter l’Histoire et ses péripéties, tout en restant extrêmement sensible au passé, elle s’est naturellement tournée vers une carrière d’écrivain, alternant à la fois les récits romancés, souvent teintés de fantastique à base historique (le cycle du « Grimoire au rubis ») et les documentaires plongeant dans notre imaginaire mythique (comme les divers tomes de « L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange » et « La bibliothèque du fantastique »)
◊ Val d’enfer (Roman) Jeunesse / Fantasy médiévale / Magie
Casterman-Poche, 1/2010 — 390 p., 6 € — Ser. : Le grimoire au rubis II 1 — Couv. : Benjamin Carré

Précédente publication : Casterman-Hors collection, 3/2007 — 313 p., 13 € — Couv. : Muriel Lefebvre

→ Avec ce roman débute le second cycle du Grimoire au rubis. De nombreuses années se sont écoulées, et nous avons quitté Bertoul, Blanche et les autres héros de la première trilogie. A présent Catherine Barberet, sage-femme, est l’héritière du grimoire, ce livre magique qu’elle na jamais su déchiffrer. Toutefois, consciente de son contenu sulfureux, elle le cache, jusqu’à ce que l’Inquisition la trouve. Marguerite et Madeleine, ses deux jumelles de 9 ans élevées dans le culte du grimoire, parviennent toutefois à s’enfuir avec le précieux livre. Mais elles sont séparées. Réfugiés dans l’auberge crasseuse et mal famée du Val-d’Enfer, Marguerite n’a que le grimoire pour se soustraire à sa sordide condition. Mieux lotie, car recueillie dans une chaleureuse famille bourgeoise, Madeleine n’a pourtant qu’un désir : retrouver sa sœur. Et si, pendant ce temps, le grimoire se réveillait donnant ainsi vie à l’ancien langage dont il est façonné. La suite d’une série pour la jeunesse peuplée de personnages attachants évoluant dans une atmosphère de moyen âge imprégnée de magie.
Les autres titres de la série
1er CYCLE
1.Le secret des hiboux
2.Le sortilège du chat
3.Le chant des loups
2ème CYCLE
1.Val d’enfer
2.Les compagnons de la nuit
3.La sarabande des spectres

mardi 16 mars 2010

ALGAYRES Muriel, BARDAS Raphaël, BESSON Nathalie & GRANIER DE CASSAGNAC Raphaël (Fr)
◊ Abyme. Le guide de la Cité des ombres
(Livre illustré) Fantasy Médiévale / Univers Parallèles
Mnémos-Ourobores, — 238 p., 38 € — Couv. & ill. : Gérard Trignac
Critiques :
www.actusf.com (Jean Rébillat) ; www.khimairaworld.com (Jacques-Erick Piette)
La nouvelle collection Ourobores des éditions Mnémos frappe un grand cpup avec la publication de ce somptueux ouvrage présenté dans un format original 16 x 30 cher aux guides de voyages. Mais celui auquel nous convient les quatre auteurs ayant donné vie à Abyme, la cité tentaculaire imaginée par Mathieu Gaborit qui s’en inspira pour son univers de jeu de rôle ainsi que dans divers romans, débouche sur un fascinant détours dans des territoires de l’imaginaire rendus encore plus attractifs par les dessins de Gérard Trignac qui embélissent chacune des pages de ce livre. Mais entrons plus concrètement dans le vif du sujet afin d’explorer cette fameuse cité d’Abyme où les Gros ont toujours considéré comme un sacrilège la publication de ce qui pourrait ressembler à un guide ou d’une carte quelconque décrivant l’intégralité de la plus majestueuses ville de l’Harmonde. Pourtant voilà que le dixième jour du mois du centaure de l’an 1452, quatre écrivains se voient chargés de rédiger un tel ouvrage. C’est donc sur les traces de Raphaël Garnier de Cassagnac, Raphaël Bardas, Nathalie Besson et Muriel Algayres nous pénètrerons dans cet univers sans pareil en suivant cette sorte de guide touristique imaginaire composé de quatre récits qui mettent en scène des héros vivants diverses péripéties au sein d’Abyme, une ville baroque et démoniaque constituée de royaumes crépusculaires. Inspiré par l’œuvre de Mathieu Gaborit, ce luxueux ouvrages est illustré en noir et en couleur par le célèbre graveur Gérard Trignac et propose, en accompagnement dix-sept itinéraires thématiques, plus de cents adresses de tavernes, auberges, échoppes, lupanars, soigneusement répertoriées, la cartographie des vingt-deux quartiers, avec le détail de plus de six cents reus, quarante tableaux réaliséspar Gérard Trignac et plus de vingt portraits de citoyens, sans oublier les trente trois démons sacrifiés pour distiller l’encre ayant servi à dépeindre les mille et un replis labyrinthiques de cette ville flamboyante et dangereuse, qui n’est pas sans rappeler les fabuleux dénivelés d’un certain Gormenghast, le tout parfaitement compatible avec l’univers du jeu Agone. Dans un élégant format 15 x 30 l’ouvrage s’ouvre sur une présentation des Itinéraires, des Encarts, des Auteurs et des Enlumineurs. Puis il enchaîne sur les différentes Quadratures avec, en premier La Quadrature des Diplomates comprenant ses Frénésies portuaires, Promenades sylvestres, Embrouilles mercenaires et autres Morts diplomatiques. Puis vient La Quadrature des Pénitents où se retrouvent Justice et autorité, Misère et mort, Douleur et horreur et Contemplations et pénitence. Suit La Quadrature des Illusions proposant Dans les pas d’un prince, Noces de bronze pour trois malfrats, Vices vaporeux et brumes visqueuses et Dans la cour des Gros. Enfin arrive La Quadrature des Démons qui se décline en Chemins des conjurateurs, Dans les foires Obscures, Vers les venelles occultes et La descente aux Abysses. Un long chapitre sur Le fin mot de l’Horloge qui décrit L’aiguille de pierre, Les contrepoids de chair, Les engrenages d’acier et L’axe du temps vient parachever cette œuvre monumentale qui se conclut par d’impressionnantes Annexes offrant, à travers des illustrations pleine page : des Informations pratiques, le Plan du Premier Cercle, les Plans des quartiers (2ème cercle), les Plans des quadrants (3ème cercle) et un judicieux index. Quant on précisera que l’ensemble se présente sous papier glacé ocre de style grimoire ou parchemin on n’aura mentionné que quelques uns des mérites d’un ouvrage à lectures multiples, guide de voyage, roman, index, livre d’art, selon le bon vouloir de l’heureux homme qui aura eu la bonne idée de s’engouffrer dans ses pages.

dimanche 30 août 2009

BOTTET Béatrice (Fr)
Ancienne professeur de lettres qui désormais se consacre entièrement à l’écriture, Béatrice Bottet est une érudite passionnée d’ésotérisme qui mélange avec bonheur dans ses romans pour adolescent l’humour et le fantastique. Adorant raconter l’Histoire et ses péripéties, tout en restant extrêmement sensible au passé, elle s’est naturellement tournée vers une carrière d’écrivain, alternant à la fois les récits romancés, souvent teintés de fantastique à base historique (le cycle du « Grimoire au rubis ») et les documentaires plongeant dans notre imaginaire mythique (comme les divers tomes de « L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange » et « La bibliothèque du fantastique »)
◊ Le secret des hiboux (Roman) Jeunesse / Fantasy médiévale / Magie
Casterman-Poche, 5/2009 — 326 p., 6 € — Ser. : Le grimoire au rubis 1 — Couv. : Benjamin Carré
Précédente publication : Casterman-Grand Format, 10/2005 — 252 p., 13 € — Couv. : Muriel Lefebvre
→ Juste avant de mourir, dame Hermelinde a confié à Bertoul, son jeune protégé et ménestrel, un grimoire renfermant des recettes magiques avec pour mission de le ramener au mage Gurhaval, à Paris. Cependant l’ouvrage est ardemment convoité par Raopulet, le cupide héritier de dame Hermelinde, qui va désormais tout faire pour s’en emparer. Afin de lui échapper, Bertoul s’enfuit accompagné par Blanche de Vauluisant, jeune élève de sa maîtresse disparue, qui cherche à échapper à un mariage forcé organisé par ses propres frères. Tout le long de leur tumultueux périple les deux jeunes gens devront affronter de multiples dangers, l’auteur nous propose de découvrir les routes de France en ces temps troubles du Moyen Age où la magie faisait partie intégrante du quotidien des hommes. Une magie à peine effleurée, proche de la science médicinale de l’époque à base de plantes, qui se manifeste uniquement par l’entremise des pages du grimoire et des recettes, souvent hilarantes, qui nous sont proposées à chaque tête de chapitre. Mêlant mystère et aventure à une reconstitution historique élaborée le livre nous en dit beaucoup sur la construction sociale de cette époque, la féodalité, la place difficile de la femme, la puissance de la religion, l’importance du commerce et des foires, le tout mis à la portée du lecteur par des notes en bas de pages qui servent de petit lexique. Ce n’est seulement qu’en atteignant Paris où Blanche retrouvera sa tante que Bertoul pourra profiter des largesses de Magnus Gurhaval et s’intéresser d’un peu plus prés à sa jolie compagne de voyage. La réédition en poche du premier tome d’une série qui a connue un remarquable succès auprès des jeunes lecteurs et que nous devons à une ancienne professeur de lettres passionnée de fantastique qui a déjà publié chez Casterman le remarquable triptyque de L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange. A noter que les fans de cette série peuvent collecter un maximum d’information sur le site qui lui spécialement dédié : www.legrimoireaurubis.com .
Les autres titres de la série :
1.Le secret des hiboux
2.Le sortilège du chat
3.Le chant des loups
BOTTET Béatrice (Fr)
Ancienne professeur de lettres qui désormais se consacre entièrement à l’écriture, Béatrice Bottet est une érudite passionnée d’ésotérisme qui mélange avec bonheur dans ses romans pour adolescent l’humour et le fantastique. Adorant raconter l’Histoire et ses péripéties, tout en restant extrêmement sensible au passé, elle s’est naturellement tournée vers une carrière d’écrivain, alternant à la fois les récits romancés, souvent teintés de fantastique à base historique (le cycle du « Grimoire au rubis ») et les documentaires plongeant dans notre imaginaire mythique (comme les divers tomes de « L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange » et « La bibliothèque du fantastique »)
◊ Le secret des hiboux (Roman) Jeunesse / Fantasy médiévale / Magie
Casterman-Poche, 5/2009 — 326 p., 6 € — Ser. : Le grimoire au rubis 1 — Couv. : Benjamin Carré
Précédente publication : Casterman-Grand Format, 10/2005 — 252 p., 13 € — Couv. : Muriel Lefebvre
→ Juste avant de mourir, dame Hermelinde a confié à Bertoul, son jeune protégé et ménestrel, un grimoire renfermant des recettes magiques avec pour mission de le ramener au mage Gurhaval, à Paris. Cependant l’ouvrage est ardemment convoité par Raopulet, le cupide héritier de dame Hermelinde, qui va désormais tout faire pour s’en emparer. Afin de lui échapper, Bertoul s’enfuit accompagné par Blanche de Vauluisant, jeune élève de sa maîtresse disparue, qui cherche à échapper à un mariage forcé organisé par ses propres frères. Tout le long de leur tumultueux périple les deux jeunes gens devront affronter de multiples dangers, l’auteur nous propose de découvrir les routes de France en ces temps troubles du Moyen Age où la magie faisait partie intégrante du quotidien des hommes. Une magie à peine effleurée, proche de la science médicinale de l’époque à base de plantes, qui se manifeste uniquement par l’entremise des pages du grimoire et des recettes, souvent hilarantes, qui nous sont proposées à chaque tête de chapitre. Mêlant mystère et aventure à une reconstitution historique élaborée le livre nous en dit beaucoup sur la construction sociale de cette époque, la féodalité, la place difficile de la femme, la puissance de la religion, l’importance du commerce et des foires, le tout mis à la portée du lecteur par des notes en bas de pages qui servent de petit lexique. Ce n’est seulement qu’en atteignant Paris où Blanche retrouvera sa tante que Bertoul pourra profiter des largesses de Magnus Gurhaval et s’intéresser d’un peu plus prés à sa jolie compagne de voyage. La réédition en poche du premier tome d’une série qui a connue un remarquable succès auprès des jeunes lecteurs et que nous devons à une ancienne professeur de lettres passionnée de fantastique qui a déjà publié chez Casterman le remarquable triptyque de L’encyclopédie du fantastique et de l’étrange. A noter que les fans de cette série peuvent collecter un maximum d’information sur le site qui lui spécialement dédié : www.legrimoireaurubis.com .
Les autres titres de la série :
1.Le secret des hiboux
2.Le sortilège du chat
3.Le chant des loups
ANDERSON Poul William (Usa)
Né en 1926 et mort en 2001, Poul Anderson restera dans l’esprit des amateurs de science-fiction comme l’un des grands écrivains américains de l’âge d’or de la SF. Outre ses séries telles que La patrouille du temps ou les Aventures de Dominique Flandry, il a également œuvré dans la Fantasy, un genre où l’a conduit sa passion pour la mythologie nordique issue de son ascendance scandinave
◊ Trois cœurs, trois lions, suivi de Deux regret (Roman) Fantasy médiévale / Univers parallèle
Gallimard-Folio-SF 343, 5/2009 — 377 p., 7,50 € — Tr. : Jean-Daniel Brèque & Daniel Lemoine, révisée par Jean-Daniel Brèque — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach — Sommaire :
Trois cœurs, trois lions (Three hearts and three lions, in F&SF, 9 & 10/1953 & Doubleday, 1961 — Tr.: Jean-Daniel Brèque
L’auberge hors du temps (House rule, in Homebrew, NESFA Press 1976 — Prélablement publié : in Fiction 308, 5/1980 — Tr. : Daniel Lemoine)
La ballade des perdants (Losers’ night, Pulphouse Publishing, 1991 — Tr. : Jean-Daniel Brèque)
Précédentes publications :
● Garancière-Aventures Fantastiques 10, 3/1986 sous le titre Trois cœurs, trois lions — 248 p., 49 Frs — Tr. : Jean-Daniel Brèque — Couv. : Beb Deum
● Pocket-SF 5359 sous le titre Trois cœurs, trois lions, 4/1990 — 288 p., 3,70 € — Tr. : Jean-Daniel Brèque — Couv. : Siudmak
● Le Bélial, 6/2006 sous le titre Trois cœurs, trois lions suivi de Deux regrets — 304 p., 20 € — Tr. : Jean-Daniel Brèque (révisée) — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach — Sommaire : Préface de Jean-Daniel Brèque : Les univers-livres.
Critiques : Bifrost 44 (Laurent Leleu) ; www.cafardcosmique.com (Ubik) ; Fiction 381 (André-François Ruaud) ;
www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ Dans Hrolf Kraki, Poul Anderson avait revisité avec bonheur le légendaire scandinave. Avec Trois cœurs, trois lions, il s’attaque avec autant de brio à l’imaginaire carolingien pas suffisamment exploité dans notre propre littérature alors qu’il pourrait s’avérer aussi riche que la mythologie arthurienne. Holger Carlsen, danois et membre de la Résistance contre l’envahisseur allemand est sur le point d’être capturé par la Gestapo, quand il est projeté dans un univers parallèle où vivent réellement les elfes, la fée Morgane et les dragons. Là il endosse sans véritable difficulté la personnalité de Danske, un chevalier porteur d’un bouclier frappé de trois cœurs et de trois lions. Et bientôt il se trouve engagé dans une lutte féroce où s’affrontent les forces de la Loi et celles du Chaos. Parfaite incarnation du champion éternel comme le développera plus tard remarquablement Michael Moorcock à travers son multivers, Carlsen/Danske s’aperçoit peu à peu qu’il représente l’unique espoir des hommes pour triompher des légions infernales qui déferlent sur eux. Dés lors il s’engage dans une quête épique fertile en rencontres et créatures fantastique, telles que ogres, géants, trolls, fées, mais aussi en magiciens et sorciers. Un récit qui s’inspire à la fois des mythes danois et de l’imaginaire celtique, mais surtout du légendaire carolingien sur lequel plane l’ombre de Charlemagne, l’empereur à la barbe fleurie, de Roland de Roncevaux ou du valeureux Robert de Huon. Toutefois, pareillement que dans certains de ses précédents romans comme Les croises du cosmos, Anderson accompagne les déplacements tumultueux de son héros d’une rafraîchissante dose d’humour. Parallèlement, choisit de s’écarter légèrement de la ligne de conduite magique de la fantasy traditionnelle en dotant Carlsen, ingénieur de son état, d’une tendance forcenée à vouloir ramener tous les événements surnaturels qu’il découvre dans le giron du rationnel, quitte à motiver l’existence des géants et des dragons par les lois de thermodynamique ou de la radioactivité, explications à l’appui, attitude que prend ses racines dans la conférence sur les mondes parallèles qu’il a suivi avant-guerre et dont cet excursion dans cet univers médiéval fantastique devient une sorte d’expérimentation. Il est à noter que cette édition reprend la parution du Bélial de 2006, sans Les univers-livres, la préface de Jean-Daniel Brèque (grand spécialiste de l’auteur comme le prouve son essai, Orphée aux étoiles : Les voyages de Poul Anderson, paru en 2007 chez Les Moutons Electriques), mais dans une traduction révisée par le même Brèque par rapport aux éditions antérieurs Garancière et Pocket, et avec le deux nouvelles ajoutées en fin de volume sous le titre Deux regrets. A savoir L’Auberge hors du temps et La ballade des perdants qui narrent des rencontres imprévues entre des personnages réels et fictifs se déroulant dans un lieu hors du temps, la taverne Vieux Phénix où l’invité d’un soir ne peut rester que jusqu’au lendemain matin. Un endroit où seul les poètes et les amoureux peuvent se défaire un instant du poids de leur destinée et des souvenirs qu’ils traînent dans leur sillage. On y croisera donc aussi bien Erik le Rouge, Sancho Pancha, Shéhérazade, Falstaff et Léonard de Vinci, que Abélard et Eloïse pour un temps à nouveau réuni (dans L’Auberge hors du temps, préalablement publiée dans Fiction 308) et François Villon et de son luth toujours empreint d’une ineffable nostalgie (dans La ballade des perdants, jusque là inédit en français). Une réédition bienvenue en attendant celle de Tempête d’une nuit d’été, appartenant au même cycle de la Taverne du Vieux Phénix.

jeudi 27 août 2009

CORNWELL Bernard (Gb)
Né à Londres en 1944 d’un père canadien et d’une mère anglaise, Bernard Cornwell fut d’abord adopté par une famille ultra religieuse d’Essex. Il réussit cependant à s’échapper pour suivre des études à l’université de Londres où il devint professeur avant de partir travailler pour la BBC. Après avoir rencontré sa femme, Judy, une touriste américaine, il partit aux Etats-Unis où il entama une fructueuse carrière d’écrivain spécialisé dans le roman historique anglais, dont la série « Sharpe » comptant plus de 20 volumes racontant les exploits d’un officier britannique durant les guerres napoléoniennes. On lui doit aussi une trilogie de fantasy s’inscrivant dans le légendaire arthurien, « La saga du roi Arthur »
◊ Le chant de l’épée (Roman) Fantasy Médiévale
Michel Lafon, 1//2009 — 327 p., 21 € — La chronique des Saxons 4 — The saxon chronicle 4. Sword song, HarperCollins, 5/2008— Tr. : Pascal Loubet
→ Un royaume viking au nord, un royaume saxon au sud : voilà à quoi ressemble l'Angleterre en cette année 885 quand des mercenaires s'emparent de Londres afin de contrôler la Tamise, menaçant ainsi l'équilibre fragile de la paix. Alfred, le roi des Saxons, convoque aussitôt son plus valeureux seigneur, le comte Uthred, et le charge de reconquérir la ville. Car Uthred a grandi parmi les Vikings, parle leur langue et adore leurs dieux. Mais mettra-t-il son épée légendaire au service de son souverain, alors qu'un homme revenu de parmi les morts lui a prédit 'il monterait à son tour sur le trône ? Entre rois convertis à la foi chrétienne et monarques toujours adorateurs des dieux nordiques, ce roman historique frôle la Fantasy avec le pouvoir promis à Uthred par un soi-disant mort-vivant et des épées répondant aux doux noms de Souffle de Serpent et Dard de guêpe. Bernard Cornwell est le maître du roman historique anglais. Dans sa nouvelle saga consacrée au roi Alfred le Grand, il se penche sur les heures les plus terribles du haut Moyen Age, où les Vikings mettaient l'Europe à feu et à sang. Après Le Dernier Royaume, Le Quatrième Cavalier et Les Seigneurs du Nord, il se nous replonge en plein cœur des sanglantes batailles de cette époque tumultueuse, nous permettant même de ressentir les émotions des soldats formant les fmauex murs de boucliers. Et puis n’oublions pas que Bernard Cornwell a déjà œuvré pleinement dans la Fantasy avec sa trilogie consacrée au Roi Arthur : Le roi de l’hiver, L’ennemi de Dieu et Excalibur (Ed. de Fallois puis Livre de poche) et les deux tomes de La quête du Grall Aux Presses de la Cité.
Les autres titres de la série :
1.Le dernier royauem
2Le quatrième cavalier
3.Les seigneurs du nord
4.Le chant de l’épée

dimanche 24 mai 2009

JAWORSKI Jean-Philippe (Fr)
Pseudonyme = Usher
Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, professeur de français et passionné d’Histoire, est l'auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre. Epris de linguiste et profondément imprégné du sens du merveilleux, il s’est lancé avec bonheur dans l’écriture avec son recueil « Janua Vera » premier volet d’une série de livres consacrés à l’univers fascinant du Vieux Royaume
◊ Janua Vera (Recueil) Fantasy Médiévale
Gallimard-Folio SF 332, 3/2009 — 496 p., 10 € — Ser. : Récits du vieux Royaume 1 — Couv. : Charles Hoffbauer — Sommaire :
● Janua Vera
● Mauvaise donne
● Le service des dames
● Une offrande très précieuse
● Conte de Suzelle
● Jour de guigne
● Le confident
● Un amour dévorant
Précédente publication : Les Moutons Electriques-Nouvelles et romans, 5/2007 — 320 p., 20 € — Couv. : Howard Pyle — ill. : Joseph Clement Coll & Joseh G. Gould (sans la nouvelle Un amour dévorant)
Critiques :
www.actusf.com (Jérôme Vincent-Interview) ; www.actusf.com (Clément Bourgoin) ; http://www.cafardcosmique.com/ (Mr.C-Interview) ; www.forgesonge.org (Anonyme) ; www.yozone.fr (Henri Bademoude)
→ Né du rêve d'un conquérant, le Vieux Royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée... Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, AEdan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries... Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain... Tiré de l’expression latine qui signifie « la vraie porte » et qui a donné notre mois de janvier, Janua Vera met en scène Leodegar le Resplendissant, un conquérant autoproclamé Dieu, qui a fondé le royaume de Leomance, et qui, troublé par un rêve récurrent, néglige désormais les affaires de son royaume. Mauvaise donne nous narre la première aventure de Benvenuto Gesufal, patronyme emprunté au Jours des rois de Victor Hugo. Un personnage sans scrupule, mais néanmoins attachant que l’auteur développe dans son roman Gagner la guerre (Moutons Electriques, 2009). Au service des dames nous renvoi à l’univers des romans de chevalerie, tandis que Une offrande très précieuse nous parle du déferlement de hordes barbares. Le conte de Suzelle revisite l’histoire du prince charmant et Jour de guigne joue dans la catégorie humour avec le portrait d’un fonctionnaire objet d’une malédiction plutôt rare. Et alors que Le confident nous plonge dans l’horreur d’un membre du clergé du Desséché qui se fait enterrer vivant pour vivre plus intensément son culte, Un amour dévorant la nouvelle inédite présentée dans la réédition en poche, aborde la thématique de l’intrigue policière appréhendées à l’aune du merveilleux. Passionné d’Histoire Médiévale Jean-Philippe Jaworski créa tout d’abord des jeux de rôles amateurs médiévaux dans sa jeunesse, avant d’être l’auteur de jeux plus sophistiqués, Tiers Age et Te Deum pour un massacre, devenus des valeurs sûres de l’univers roliste, puis de se lancer aujourd’hui dans l’écriture avec ce premier recueil de nouvelles. Dans ces récits à la langue raffinée, où il est capable d’emprunter toute une panoplie de styles allant de Chrétien de Troyes à Terry Pratchett, Jean-Philippe Jaworski s’est d’abord servi du back ground du Vieux Royaume, destiné à être un univers de jeu avant de devenir un univers de fiction. Puis il y a fait évoluer des personnages archétypes du médiéval-fantastique l’assassin, le barbare, le paladin, le prêtre. Cependant, il a arrêté la comparaison, en s’efforçant de déstructurer ces héros préconstruits, en détournant les intrigues et en les extirpant du carcan bipolaire et manichéen où les enserrent bon nombre de récits de fantasy. Tout le reste se coule avec bonheur dans la précision d’une peinture médiévale apportant un profond réalise aux histoires ainsi contées et ramenant l’intérêt du lecteur au cœur de cités impossibles, à travers des batailles et des complots sordides, pour se rapprocher le plus possible des gens du peuple, paysannes, soldats abandonnés, rufians des quai, « tout ceux qui vivent vraiment dans le monde et qui ont toujours plus à perdre qu’à gagner » comme le dit si justement Laurent Kloetzer en quatrième de couverture. Puisant ses influences dans un large panel qui inclus bien sûr Tolkien, mais aussi Borges, Aloysius Bertrand, Gustave Flaubert, Victor Hugo, Robert Holdstock ou Guy Gavriel Kay, pour revenir à des écrivains contemporains, Jean-Philippe Jaworski nous offre 7 textes ciselés comme des petits diamants qui dépeignent des parcours initiatiques retraçant des récits d’aventures, même si certaines sont intérieures, des récits qui contiennent une confrontation réelle ou symbolique avec la mort et la destruction, en somme avec le pathos de la souffrance fidèle à l’esprit des héros des romans de chevalerie tels que Tristan et Iseut ou Lancelot et Guenièvre, et dont l’une des meilleurs représentants en ces pages est AEdan, le chevalier incorruptible, qui revient dans deux nouvelles. Le tout confère à ce recueil une atmosphère sombre voulue par l’auteur qui confesse faire reposer son esthétique sur les contrastes, les clairs-obscurs, rendant ainsi encore plus enivrant le jaillissement de lumière exhumée du plus profond de l’obscurité.A noter que trois de ces nouvelles, Jour de guigne, Une offrande très précieuse et Mauvaise donne ont déjà été publiée sur le site http://couroberon.free signées sous le pseudonyme d’Usher.
Les autres titres de la série :
1.Janua Vera (Recueil)
2.Gagner la guerre

jeudi 23 avril 2009

GENTLE Mary R(osalyn) (Gb)
Née en 1956 dans le Sussex, en Angleterre, Mary Gentle a effectué les métiers les plus divers avant de reprendre ses études à l’université de Bournemouth où elle a acquis de précieuses connaissances littéraires, historiques et géographiques. En 1995, elle obtenait une maîtrise d’étude des tactiques de guerre, des bases qui, avec l’aide de son compagnon spécialiste en histoire médiévale, lui permettront d’écrire ses plus grands succès comme la série des « Livres de Cendres » ou « L’énigme du cadran solaire »
Séries
◊ La dispersion des ténèbres (Roman) Fantasy Médiévale / Uchronie
Gallimard-Folio SF 326, 1/2009 — 336 p., 9,60 € — Ser. : Le Livre de Cendres 4 — The book of Ash 4. Lost Burgundy, HarperCollins Eos, 12/2000 — Tr. : Patrick Marcel— Couv. : Alain Brion
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 3/2005 — 743 p., 25 € — Couv. : Guillaume Sorel
Critiques : www.actusf.com (Tony Sanchez) ; Bifrost 36 (Patrick Imbert) ; Faeries 20 (François Manson) ; Présences d’Esprits 46 (Yohan Vasse)
→ Le dernier volume de la saga du Livre de Cendres, retraçant l’histoire d’une femme mercenaire dans une « autre » Bourgogne du 15ème siècle et de ses mémoires soudain découvertes au XXI° siècle dont l’étude ouvre à certains chercheurs d’incroyables perspectives sur l’existence de mondes parallèles. Lorsque commence ce dernier volet l’Europe a été envahie par les Wisigoths venus de Carthage et leurs golems maléfiques conduits par la Faris, une générale sœur jumelle de Cendres, qui transmet les ordres de la machina rei militari, un puissant ordinateur stratégique conçus par les Machines Sauvages qui veulent éradiquer l’humanité de la face du monde. Seule la Bourgogne, menée par son Duc, est épargnée par la chape de ténèbres répandues par les envahisseurs. Après un pénible passage au sein des geôles de Carthage, Cendres a été délivrée par ses compagnons. Désormais elle a repris la tête de sa compagnie retranchée dans les murs de Dijon assiégée par les Carthaginois. Le Duc de Bourgogne mort, c’est Florian, la chirurgienne travestie de la compagnie, qui devient duchesse à sa place, car elle fait partie de la lignée d’individus sélectionnés depuis des générations par les bourguignons en présence desquels aucun miracle n’est possible. Dés lors, tant qu’elle vivra, elle est le seul obstacle pouvant empêcher la destruction du monde par les Machines Sauvages. Forcée de sacrifier l’âme du père Geoffrey, de pactiser avec sa sœur la Faris, qui s’est livrée aux assiégées de Dijon, d’accepter que Fernando, son ancien mari, tombe amoureux de sa jumelle, la redoutable mercenaire n’est pas prête cependant à se résoudre à la fin de l’Humanité. Car les leçons de l’histoire hurlent encore devant les murs de la ville assiégée : « Cendres ne perd jamais ». Dès lors, elle n’a plus qu’un but : détruire les Machines Sauvage. Pour cela il lui faut tout d’abord se débarrasser du calife Gelimer, celui qui a remplacé la Faris à la tête des troupes wisigothes. Elle s’y emploie dans un ultime combat, véritable boucherie qui se termine par une paix signée avec Leofric, son propre père, devenu le nouveau calife après la disparition de Gelimer. Mais la trahison de Frédéric de Hasbourg, qui brigue lui aussi le trône carthaginois, entraîne la grave blessure de Florian. Alors, pour sauver la Bourgogne et échapper au plan d’extermination des Machines Sauvages qui veulent sauver l’espèce humaines de ses errements de l’avenir, Cendres, devenue leur plus remarquable instrument déplacera la Bourgogne dans une dimension parallèle, permettant ainsi à Mary Gentle, non seulement de s’appuyer sur un point noeudal qui aurait pu permettre à l’Histoire de tourner autrement, mais aussi de faire réfléchir sur la nature de l’Histoire elle-même, comme elle l’explique dans sa postface, 1477 et le reste. Des lignes qui viennent s’ajouter à La logistique de l’Empire, une longue nouvelle portée par deux personnages secondaires qui nous entraînent sur les côtes de l’Afrique du Nord où une troupe de mercenaire européens participe dans les rangs des ottomans à la guerre que ceux-ci mènent désormais contre Carthage, la capitale gothique des rois califes wisigoths. La fin d’une fresque magnifique qui invite à la découverte d’une Europe médiévale transformée en gigantesque champ de bataille où se décide le sort de l’humanité confrontée à un farouche agresseur déterminé à la détruire.
Les autres titres de la série :
1.La guerrière oubliée
2.La puissance de Carthage
3.Les machines sauvages
4.La dispersion des ténèbres
GENTLE Mary R(osalyn) (Gb)
Née en 1956 dans le Sussex, en Angleterre, Mary Gentle a effectué les métiers les plus divers avant de reprendre ses études à l’université de Bournemouth où elle a acquis de précieuses connaissances littéraires, historiques et géographiques. En 1995, elle obtenait une maîtrise d’étude des tactiques de guerre, des bases qui, avec l’aide de son compagnon spécialiste en histoire médiévale, lui permettront d’écrire ses plus grands succès comme la série des « Livres de Cendres » ou « L’énigme du cadran solaire »
◊ Les machines sauvages (Roman) Fantasy Médiévale / Uchronie
Gallimard-Folio SF 325, 1/2009 — 544 p., 8,60 € — Ser. : Le Livre de Cendres 3 — The book of Ash 3. The wild machine, HarperCollins Eos, 8/2000 — Tr. : Patrick Marcel— Couv. : Alain Brion
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 10/2004 — 448 p., 21 € — Couv. : Guillaume Sorel
Critiques :
www.actusf.com (Tony Sanchez) ; Bifrost 36 (Patrick Imbert) ; L’Express du 22/11/04 (Jean-Claude Dunyach-Cendres fiction)
→ Ne comprenant toujours pas pourquoi la disparition de la Bourgogne revêt une importance primordiale auprès des Machines Sauvages, Cendres est parvenue à rejoindre le reste de sa compagnie de mercenaires réfugiée dans la ville de Dijon assiégée par les troupes de la Faris, tandis que seul le territoire de la Bourgogne échappe à la nuit éternelle qui recouvre l’Europe. Cendres a appris de la bouche des Machines Sauvages qu’elles sont à l’origine de ces pénombres en aspirant de formidables masses d’énergie puisées dans le soleil. Ayant repris en main sa Compagnie quelque peu déboussolée, prenant une part active dans la défense des remparts de Dijon, lors d’une entrevue avec La Faris, elle s’efforce de convaincre la générale wisigothe, qu’elle n’est qu’un instrument des démoniaques Machines. Malgré elle, son impitoyable sœur jumelle semble ébranlée par ses révélations. Désormais elle refuse de faire appel à laide de la machina rei militaris. Mais le duc de Bourgone est mourrant. Or son trépas pourrait sonner le glas de la mystérieuse protection dont bénéficie le territoire placé sous sa juridiction. Selon la tradition une chasse au cerf est organisée afin de désigner son successeur avant qu’il ne rende le dernier soupir. Contre toute attente c’est Fiona del Guiz qui hérite de la couronne. En même temps Cendres découvre enfin pourquoi la Bourgogne est si importante pour les Machines Sauvages à la recherche d’un miracle pour éradiquer toute créature vivante de la Terre se heurtant au roc formé par ce royaume qui représente le réel en ce monde. Le troisième volume d’une histoire fascinante qui recouvre le reste de la traduction du manuscrit Fraxinus, ainsi que des copies des correspondances des auteurs d’origines tendant à apporter à cet ouvrage une crédibilité supplémentaire qui confère à cette fresque brutale et sensuelle la rigueur des récits historiques. Assurément une œuvre amenée à devenir l’un des classiques du genre.
Les autres titres de la série :
1.La guerrière oubliée
2.La puissance de Carthage
3.Les machines sauvages
4.La dispersion des ténèbres

mercredi 29 octobre 2008

GENTLE Mary R(osalyn)
Née en 1956 dans le Sussex, en Angleterre, Mary Gentle a effectué les métiers les plus divers avant de reprendre ses études à l’université de Bournemouth où elle a acquis de précieuses connaissances littéraires, historiques et géographiques. En 1995, elle obtenait une maîtrise d’étude des tactiques de guerre, des bases qui, avec l’aide de son compagnon spécialiste en histoire médiévale, lui permettront d’écrire ses plus grands succès comme la série des « Livres de Cendres » ou « L’énigme du cadran solaire »
◊ La puissance de Carthage (Roman) Fantasy Médiévale Uchronie
Gallimard-Folio SF 324, 10/2008 — 622 p., 8,40 € — Ser. : Le Livre de Cendres 2 — The book of Ash 2.Carthage ascendant, Avon Eos, 2/2000 — Tr. : Patrick Marcel — Couv. : Alain Brion
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 5/2004 — 521 p., 22 € — Couv. : Guillaume Sorel
Critiques : Bifrost 36 (Patrick Imbert) ; Libération du 27/12/2007 (Frédérique Roussel-Gentlemen de fortune, interview)
→ Capturée lors de la bataille d’Auxonne où les troupes wisigothes conduite par La Faris ont utilisé des golems de pierre et le redoutable feu grégeois contre les soldats de Charles le Téméraire, Cendres est emmenée en captivité à Carthage. Là elle est livrée à Léofric, son père potentiel, puisque c’est lui qui organise les croisements incestueux entre ses esclaves afin de créer un être humain capable d’entendre la voix du Golem de Pierre. Celui-ci envisage de la disséquer pour comprendre le fonctionnement de son esprit. En attendant, elle subit de nombreux sévices qui lui font perde l’enfant qu’elle attendait la rendant définitivement stérile. Alors qu’elle a retrouvé Fernando del Guiz, ayant désormais partie liée avec les wisigoths, et son confesseur Godfrey Maximillian, Cendres échappe miraculeusement au tragique destin qui lui était promis grâce à un tremblement de terre qui détruit en partie le palais du nouveau roi-calife de Carthage, l’ambitieux Gélimer. Entraînant Godfrey dans sa fuite, elle assiste à la mort de ce dernier, écrasé par un rocher, et retrouve à sa grande surprise des membres de sa compagnie conduits par John de Vere, un seigneur anglais ayant réussit à persuader Charles le Téméraire de l’envoyer à Carthage pour détruire la machina rei militaris, le redoutable ordinateur tactique qui guide la Faris au cœur de ses batailles. Mais les mercenaires doivent s’enfuir avant d’avoir atteint le Golem de Pierre. C’est alors que Cendres découvre la véritable nature des étranges pyramides qui se dressent au nord de Carthage, à l’emplacement du cimetière des roi-califes. Ce sont les Machines Sauvages, de formidables entités pensantes qui, depuis des siècles nourrissent de leurs propres visées stratégiques la machina rei militaris à l’insu du roi-calife wisigoth et de leurs commandants. Des visées qui ont motivé la création de la Faris afin de leur fournir un truchement chez les wisigoths pour que ceux-ci partent envahir l’Europe afin de procéder à l’éradication complète du royaume de Bourgogne. La machina rei militaris intacte la guerre des Machines Sauvages va se poursuivre avec une férocité et une efficacité toujours croissante jusqu’à la destruction de l’Europe. Le second tome d’une histoire parcourue par un formidable souffle épique, tout en laissant la part belle aux émotions de la principale héroïne, Cendres, une femme guerrière, sur laquelle reposera bientôt en grande partie le sort de ce monde médiéval dépeint dans les pages du Fraxinus, un manuscrit reproduit pour la première fois dans l’ouvrage de Pierce Ratcliff, Cendres : l’Histoire oubliée de la Bourgogne, publié et pilonné en 2001.
Les autres titres de la série :
1.La guerrière oubliée
2.La puissance de Carthage
3.Les machines sauvages
4.La dispersion des ténèbres
Sur Mary Gentle
► « Gentlemen de fortune » interview à propos du Livre de Cendres et de L’énigme du cadran solaire par Frédérique Roussel in Libération du 27/12/2007.
GENTLE Mary R(osalyn)
Née en 1956 dans le Sussex, en Angleterre, Mary Gentle a effectué les métiers les plus divers avant de reprendre ses études à l’université de Bournemouth où elle a acquis de précieuses connaissances littéraires, historiques et géographiques. En 1995, elle obtenait une maîtrise d’étude des tactiques de guerre, des bases qui, avec l’aide de son compagnon spécialiste en histoire médiévale, lui permettront d’écrire ses plus grands succès comme la série des « Livres de Cendres » ou « L’énigme du cadran solaire »
◊ La guerrière,oubliée (Roman) Fantasy médiévale Uchronie
Gallimard-Folio SF 323, 10/2008 — 575 p., 8,40 € — Ser. : Le Livre de Cendres 1 — The book of Ash 1. Secret history, Avon Eos, 10/1999 — Tr. : Patrick Marcel — Couv. : Alain Brion
Précédente publication : Denoël-Lunes d’Encre, 5/2004 — 498 p., 22 € — Couv. : Guillaume Sorel
Crititiques : Bifrost 36 (Patrick Imbert) ; Libération du 27/12/2007 (Frédérique Roussel-Gentlemen de fortune, interview) ; Ravage 24 (Anonyme)
→ L’Histoire avec un grand H n’est-elle qu’une vaste manipulation ? Telle est la question que soulève le travail de l’éminent Professeur Pierre Ratcliff, spécialiste de Cendres et de l’invasion de l’Europe par les carthaginois au XV° siècle. Dans ce premier volume d’un cycle prévu en 4 tomes, il nous présente la vie et les exploits de Cendres, une femme de dix-neuf ans propulsée à la tête d’une redoutable compagnie de mercenaires. Une femme soldat dans la lignée de l’inoubliable Jeanne D’Arc qui, elle aussi entends des voix, mais celles d’une sorte de saint passé maître dans l’art de la guerre, et qui possède la force et la hardiesse du lion qu’elle a rencontré alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. En 1476, employée par Frédéric de Hasbourg dans sa lutte contre le Duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, elle reçoit en guise de récompense pour ses hauts faits d’armes, le privilège d’être mariée au jeune noble Fernando Del Guiz, qu’elle déteste car il l’a humilié adolescente, mais pour qui elle ne peut s’empêcher de ressentir une profonde attirance physique. Perdant le commandement de sa compagnie divisée en deux, elle participe à l’expédition qui renvoie manu militari deux ambassadeurs wisigoth dans la ville de Gênes, afin qu’ils retournent dans leur Carthage natale coupables d’avoir offensé Frédéric de Hasbourg. Mais c’est une Gênes en flammes que découvrent les troupes impériales forcées de battre en retraite face à une véritable armée d’invasion qui, à l’aide de ses golems et de terribles machines de guerre mues par une magie inconnue, se propose d’envahir tout le sud de l’Europe afin de détruire le Saint Empire Romain Germanique, puis de fondre sur les riches territoires du Duc de Bourgogne. Alors que l’annonce a été faite que Fernando Del Guiz se serait rallié aux envahisseurs, Cendres, la fougueuse guerrière au visage couturé et aux cheveux blonds, s’affirme désormais comme le plus solide rempart face au déferlement d’un ennemi que rien ne semble pouvoir arrêter. Mais c’est dans la ville de Bâle que Cendres subit sa plus terrible épreuve en rencontrant le général en chef des troupes wisigothes, La Faris, qui n’est autre que sa sœur jumelle et qui communique avec un Golem de Pierre, la machina rei militaris, une sorte d’ordinateur tactique protégé par les murailles de Carthage, qui lui permet de remporter toutes ses batailles. Dés lors Cendres comprend qu’elle n’est qu’une bâtarde, le fruit avorté d’un projet de longue haleine mené par l’amir Léofric, un puissant seigneur carthaginois, et que ses voix ont la même origine. Meurtrie dans sa chair, troublée par les révélations de Floria del Guiz, le chirurgien de sa compagnie et la sœur de son époux, dissimulant sa véritable identité féminine sous une apparence d’homme pour cacher son penchant pour les membres de son propre sexe, frappée par la révélation de l’amour passionné et interdit que lui voue Godfrey Maximillian, son confesseur de toujours, elle doit cependant se préparer à mener ses mercenaires au combat dans la bataille décisive qui oppose les légions des envahisseurs aux soldats de Charles le Téméraire prés de la ville de Dijon, alors que les forces d’invasion ont conquis la majeure partie de l’Europe désormais recouverte par une voile de nuit éternelle. Le premier volume d’une passionnante uchronie trempée dans une atmosphère médiéval fantastique empreinte d’un profond réalisme et d’une grande sensualité récompensée par le British Science Fiction Adward et le Sidewise Award lors de sa parution en langue originale. Un récit qui nous transporte dans une Europe médiévale transformée en gigantesque champ de bataille rappelant l’ambiance de la Compagnie Noire de Glen Cook (l’Atalante) tout en proposant le suivi d’un échange épistolaire destiné à apporter à cette histoire une ambiance de vérité cachée émanant du Fraxinus, l’ouvrage bibliographique qui retrace l’existence mouvementée de Cendres la mercenaire.
Les autres titres de la série
1.La guerrière oubliée
2.La puissance de Carthage
3.Les machines sauvages
4.La dispersion des ténèbres
Sur Mary Gentle
► « Gentlemen de fortune » interview à propos du Livre de Cendres et de L’énigme du cadran solaire par Frédérique Roussel in Libération du 27/12/2007.