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vendredi 14 octobre 2016

Tarkin
(Roman) SF / Star Wars
AUTEUR : James LUCENO (Usa)
EDITEUR : POCKET-WStar Wars 136, 8/2016 — 384 p., 8.50 €
TO : Tarkin, 2014
TRADUCTION : Lucile Gaillot & Marie Antilogus
COUVERTURE : David Smit
→ Au sein de la vaste panoplie des armes et artefact qui peuplent l’univers multiforme de la série Star Wars, l’Etoile Noire représente un élément de choix qui joue d’ailleurs un rôle prépondérant dans le premier volet de cet événement cinématographique qui bouleversa irrémédiablement le monde des films de SF lors de sa sortie en 1982. Au cours de ce récit le spectateur allait assister à la destruction de L’Etoile Noire, cette planète artificielle destinée à éradiquer la Résistance et à promouvoir la suprématie impériale aux quatre coins de l’espace. Avec ce roman, nous retournons loin en arrière en l’An – 14 plus exactement afin d’assister à la construction de ce fabuleux destructeur de planète. Pour se faire, l’auteur, James Luceno, en fin connaisseur de la matière filmée nous propose d’abord un plan large sur le contexte historique de l’époque marquée par les proches soubresauts de la guerre des clones, avant de zoomer sur le fil conducteur de l’histoire, Wilhuff Tarkin, Grand Moff de l’Empire et bras droit de l’Empereur Palpatine chargé par ce dernier de superviser les gigantesques travaux qui aboutiront à la construction de l’Etoile Noire. Nous le découvrons sur la Base Sentinelle forcé de composer avec les exigences de son tailleur et les ruses d’un mystérieux ennemi lançant des fausses attaques contre Rempart le dépôt militaire chargé d’approvisionner les vaisseaux en partance pour Génosis où l’arme spatiale est en construction après avoir réussi à s’emparer d’un station relais de HoloNet qui lui permettait de transmettre des messages fallacieux. Puis, nous partons avec lui sur la planète Coruscant où il retrouve Dark Vador avec qui il compte bien venir à bout des ennemis de l’Empereur Palpatine auquel sont sort est étroitement lié. Une entrevu durant laquelle le seigneur Noir démontre une fois de plus la redoutable efficacité de ses pouvoirs sith incomparable pour se débarrasser des officiels compromis. Bientôt cependant Dark Sidious, le maître Sith de Dark Vador, l’envoie avec ce dernier sur la planète Murkhana, ancien bastion séparatiste, afin d’enquêter sur un prétendu dépôt secret de communication. Là ils tombent dans le piège qui leur était tendu, se faisant dérober le Pic de la Charogne, le vaisseau de Tarquin, une corvette capable de surpasser un destroyer stellaire. Mais, après avoir réquisitionné de force l’appareil d’un baron du crime sugi, Dark Vador et Tarkin s élancent sur les traces des voleurs. Un récit mené tambours battant qui nous entraînent au cœur même des plus hautes instances impériales tout en nous conviant à démêler l’écheveau compliqué de la personnalité de Tarkin marqué par son enfance sur la dure planète Eriadu ou il finira par revenir pour retrouver son oncle Jova et triompher une fois de plus de ses adversaires. Une escapade vers le Côté Obscur qui s’attarde sur l’humanité des êtres qui le composent tiraillés par des passions et des sentiments pas si éloignés de ceux du commun des mortels et rendus par ce prisme bien plus accessibles aux lecteurs attentifs aux moindres réminiscences de cette gigantesque saga interstellaire.

samedi 23 juillet 2016

Death Troopers
AUTEUR : Joe SCHREIBER (uSA)
EDITEUR : POCKET-Star Warss 134, 4/2016 — 286 p., 8,20 €
SERIE : Star Wars
TO : Death troopers, Del Rey, 10/2009
TRADUCTION : Sandy Julien
COUVERTURE : Indika
Le purge, barge pénitentiaire impériale, transportant dans ces flancs près de 500 détenus provenant des quatre coins de la galaxie, vogue inlassablement dans les espace intersidéraux sans espoir de salut pour les condamnés  qui composent l’essentiel de sa population carcérale. Mais un jour la mécanique bien huilée du vaisseau prison se dérègle. Le purge tombe en panne à des années lumières de tout espace habitée et tout proche de l’épave d’un destroyer stellaire naufragé. Placée sous le commandement de Jareth Sartoris, l’implacable capitaine des gardiens du navire, une équipe est envoyée sur le destroyer afin de récupérer les pièces nécessaires à la réparation de l’avarie. Mais, à bord de l’épave, rien ne se déroule comme prévu. Bientôt, la poignée de survivants qui revient de cette expédition ramène avec lui une terrible épidémie qui transforme les humains en zombies assoifées de sang. A bord du Purge seuls quelques éléments sont immunisés contre le virus. Parmi eux Trig et Kale Longo, deux adolescents épinglés lors qu’une rafle de routine dont le père avait été torturé et tué par Jareth Sartori, qui se sont attirés les foudres de Aur Myss, détenu delphanien mâle s’étant hissé à la tête du Gang du Faciès régnant en maître au sommet de la hiérarchie pénitentiaire du Purge. Les deux garçons vont devoir échapper aux hordes de cauchemars avides de chair fraîche qui hantent désormais les couloirs du navire. Heureusement, ils pourront bénéficier de Zahara Cody, le docteur du bord et de son droïde chirurgical Gâchis. Tandis que Jareth tentera une évasion avortée à bord d’une nacelle de sauvetage, la poignée de survivants se joindra bientôt à deux prisonniers pour le moins inattendu, le capitaine Yan Solo et Chewbacca le wookie, faits prisonniers peu avant la destruction de l’Etoile Noire. Dans ce premier roman mêlant volontaire la thématique de l’horreur à l’univers de Star Wars l’auteur décline avec talent tous les ingrédients du genre, nous faisant entrer dans les pensées intimes des personnages et nous invitant à partager leurs propres angoisses, tandis que celles-ci montent crescendo au fur et à mesure que la situation des survivants vire à l’intenable. Formés de chapitres courts qui s’enchaînent au rythme de points de vue alternatifs, le récit déroule sans faillir son serpent d’horreur qui s’argumente finalement sur des tests d’apprentis sorciers menée par l’Empire en mal d’arme révolutionnaire. Un peu déroutant pour les fans de Star Wars, mais de quoi faire endosser à ce vaste univers un costume « zombie » que l’on ne s’attendait guère à lui voir porter et qui, après tout, ne lui va pas si mal que ça.