dimanche 31 août 2008

VIAU Emmanuel (Fr)
Ecrivain français né en 1966. Passionné de fantastique et de science-fiction, ses auteurs préférés sont Jules Vernes et Tolkien. Rédacteur pour le magazine Je Bouquine, chez Bayard Presse, il anime également la collection Zazimut chez Fleurus, l’éditeur qui publie son cycle d’héroic fantasy pour adolescents « Tessa et Lomfor ». Mais il est également concepteur de jeux de rôles et de jeux vidéo.
L’océan du Golem (Roman) Jeunesse / Aventures Fantasy
Fleurus Jeunesse Aventures, 2/2008 — 149 p., 5,50 € — Ser. : Tessa et Lomfor 9 — Couv. : Stéphane Collignon
→ Dans cet ultime volume de la série Tessa et Lomfor Emmanuel Viau s’efforce de fournir aux lecteurs les réponses aux questions qu’ils s’étaient posés tout au long des huit autres titres du cycle, à savoir : Le gurt est-il encore vivant ? Lomfor réussira-t-il à vaincre Erzech’Ul ? Les voyageurs vont-ils trouver enfin une terre d’accueil où poser leurs pénates ? Au début de ce nouveau roman nous retrouvons la princesse Tessa, privée de ses parents après la chute du royaume d’Emeryn. Ayant abordé sur un continent inconnu avec un groupe de compagnons, dont Larania la magicienne, Ôk le sage dragon, Elmin le druide et Lomfor le puissant guerrier, elle est partie à la recherches d’un territoire où les exilés pourraient prendre racine. Une errance ponctués de multiples rencontres, dont celle des Baladins, ces enfants dotés de pouvoirs surnaturels, et de périlleuses aventures. A présent, alors qu’ils arpentent le désert, ils sont invités par la magicienne Larania à rejoindre la citadelle de Ghinzu, seul point de passage dans la formidable muraille magique sui s’étendait entre le désert et l’océan. Pour Tessa et les voyageurs pénétrer dans cette forteresse leur donnerait accès au grand océan sur lequel ils pourraient s’enfuir après avoir volé un bateau, quittant ainsi le continent maudit où ils avaient abordé. Seul le chevalier Brunhof hésite, alerté par un mauvais pressentiment. Et il n’a pas tors, car le sorcier Erzech’Ul, l’ennemi juré de Lomfor, a fait de cette citadelle l’un de ses bases de combats d’où partent ses armées Zûn qui achèvent de pacifier les régions du nord et de l’ouest et les nombreux navires qui portant la guerre vers d’autres contrées. Mais le pire dans cette affaire c’est que le démoniaque ensorceleur semble pour tendre son piège s’être servi d’une alliée fidèle en la personne de Larania. Quand on sait il contrôle le terrible Golem, ce monstre endormi sous les sables, on comprend dés lors que la situation de Tessa et de ses compagnons devient de plus en plus compromise. La fin d’une série d’héroic fantasy pour adolescents pleine d’invention aux personnages attachants qui neuf tomes durant nous ont entraînés dans une intrigue riche en multiples péripéties que nous devons à un passionné de jeu de stratégie, également directeur de la collection Z’azimut chez Fleurus qui adore visiter à travers sa plume des paysages situés dans les recoins de son imaginaire.
Les autres titres de la série
1.Le rivage des gobelins
2.Le lac des Sans-Ame
3.La forêt des ombres
4.Les falaises des géants
5.La cité des traîtres
6.Les marais du sorcier
7.La rivière des damnés
8.Le désert des trolls

vendredi 29 août 2008

FETJAINE Jean-Louis (Fr)
Né en 1956 et diplômé de philosophie et d’histoire médiévale, c ejournaliste a fait une entrée fracassante de le domaine de la fantasy avec sa « Trilogie des elfes » publiée à partir de 1998 aux éditions Belfond. Depuis, il n’a pas quitté le domaine du merveilleux où il a même créé un collection portant son nom éditant de remarquables ouvrages centrées sur les paysages et les peuples de la féerie.
Lliane (Roman) High Fantasy
Fleuve Noir-Hors collection, 5/2008 — 265 p., 19 € — Ser. : Les chroniques des elfes 1 — Couv. : Sandrine et Jean-Baptiste Rabouan
Critiques :
www.elbakin.net (Gillossen-Interview) ; Khimaira 15 (Christophe Sambre) : Lanfeust 110 (Dometoff, Gaspérini & Cie)
→ A une époque où les hommes avaient oublié les anciens dieux et vénéraient un être supplicié sur une croix frère Edern et ses ouailles s’aventurèrent dans la Forêt, le domaine séculaire du peuple de Dana. Les archers elfes les massacrèrent. Mais Maheolas, un jeune moine, échappa à la tuerie. Après une pénible errance dans ces bois Eliande, il est capturé par les elfes de Cill Dara et placé sous la garde du druide Gwydion. Dirigée par Arianwen, la reine des elfes, le conseil du peuple de Dana aurait décidé sa mort, si Gwydion ne s’y était pas opposé. En effet, en jetant les runes, il a découvert que le destin de Maheolas est étroitement lié à celui de Llane, la propre fille de la reine, et que de leur sort dépendra l’avenir du monde. Un monde où résonnent désormais les rumeurs de guerre. Et pour les elfes la principale menace ne représente plus désormais l’avancée des hommes guidés par leur nouvelle religion, mais plutôt d’énormes loups noirs qui attaquent leurs clans de chasse. Car ceux-ci sont guidés par les kobolds, les hommes-chiens, maîtres des grands loups de guerre. Ames noires des loups, ces derniers sont la voix de Celui-qui-ne-peut-être-nommé, et leur réapparition en grand nombre annonce le retour de cette créature de l’En-Dessous désireuse de plonger le monde dans d’insondables ténèbres. Bientôt des hordes de monstres, loups, kobolds, orcs et autres créatures démoniaques se répandent à travers les bois en une intarissable armée contre laquelle les humains sont impuissants. Le prince Pellehun les combat sans merci dans le bourg de Bassecombe envahi et ravagé. Tandis qu’il attend avec appréhension les renforts venus de Loth avec à sa tête son père le roi Kern, qui se dirige tout droit dans le piège tendu par les monstres, il envoie les derniers survivants de sa troupe dans les montagnes, afin de rejoindre Seuil-des-Roches, le village des barbares des Marches. Pendant ce temps les elfes d’Ellande, conduits par le roi Morvryn et la reine Arianwen, livrent une féroce bataille contre l’armée des Terres Noires. Mais Lliane disparaît au cours de l’affrontement, ainsi que le moine Maheolas, qui s’est échappé et qui, capturé par les orcs, a fini par s’agenouiller devant Celui-qui-ne-peut-être nommé. Le premier opus des Chroniques des elfes une nouvelle série de Jean-Louis Fetjaine qui revient sur les origines de la célèbres Trilogie des elfes naguère publié chez Belfond en trois volumes, puis reprise chez Pocket où elle vient de faire l’objet d’une réédition en un seul volume. Pour en savoir plus sur le livre il sera judicieux de consulter l’interview que l’auteur a donné à Gillossen sur le site www.elbakin.net.

jeudi 21 août 2008

WOODING Chris (Gb)
Chris Wooding est un auteur britannique né à Coalville, Leicester, en 1977. Après des études en littérature anglaise à l’université de Sheffield, il s’est très vite consacré à l’écriture, devenant l’une des valeurs sures de la jeune génération de la fantasy britannique. D’abord tourné vers la littérature pour adolescents avec la publication d’une dizaine de romans dont les très remarqués « Qui a tué Alizair Cray ? » et « Les disparus du royaume de Faërie », ce dernier en cours d’adaptation cinématographique aux Usa, il a également abordé le genre adulte avec la publication de la trilogie de « La croisée des chemins » paru en France au Fleuve Noir.
Les sœurs de l’Ordre Rouge (Roman) Aventures Fantasy
Fleuve Noir-Rendez-vous Ailleurs, 3/2008 — 467 p., 20 € — Ser. : La croisée des chemins 2 — The braided path 2.The skein of lament, Orion-Gollancz, 5/2004 — Tr. : Marianne Thirioux — Couv. : Guillaume Sorel
● Critiques : Le Monde des Livres du 24/04/2008 (Jacques Baudou-Deux bijoux de fantasy)
→ Avec ce livre Chris Wooding nous propose la suite des Tisserands de Saramyr, premier volet d’une trilogie de fantasy aux couleurs orientale racontant la quête d’une jeune femme aux pouvoirs étranges dans un monde où la magie est devenue un signe de marginalité et de terreur. Une crainte entretenue par les Tisserands, secte cruelle et mystérieuse qui règne désormais sur l’Empire. Dans le premier opus du cycle nous avons appris que le royaume de Saramyr s’était soulevé contre les Tisserands après que l’impératrice ait exigé l’accession au trône de sa fille, Lucia, une Abberant, c'est-à-dire un être détenteur de pouvoirs surnaturels innés. Lorsque début ce second tome, cinq ans se sont écoulés depuis le début du soulèvement et la résistance s’organise autour de Lucia et de ses compagnons, Kaiku, une redoutable guerrière qui a cependant du mal à accepter ses pouvoirs, et Mishani, qui excelle en matière de complots politiques. Regroupés dans l’enclave du Berccail ils se dressent contre les redoutables Tisserands mais, pour en venir à bout, ils auront besoin d’une aide extérieure qui se concrétise par la présence des Sœurs de l’Ordre Rouge, puissante et énigmatique congrégation qui semblent détenir de précieuses informations sur le Tissage, l’art magique des Tisserands. Ces dernières ayant décidé de sortir de l’ombre, la bataille va s’engager pour le royaume de Saramyr. Avec leur appui Lucia s’efforce de découvrir quels secrets se cachent derrière les masques maléfiques des Tisserands et quelle est la mission qu’ils poursuivent. Mais le conflit permettra également de se pencher sur le mystère entourant les étranges pierres qui confèrent leur pouvoir aux Aberrants. Le deuxième volet d’une série de fantasy originale écrite par une révélation de la nouvelle génération de la fantasy britannique que l’on a déjà eu l’occasion de découvrir en France avec ses romans pour adolescents (Qui a tué Alaizabel Cray ? et Les disparus du royaume de Faërie) publiés dans la collection Folio Junior de Gallimard.
Les autres titres de la série :
1.Les Tisserands de Saramyr
2.Les soeurs de l'Ordre Rouge
3.L'armée des masques

mercredi 20 août 2008

FOLLENN (Fr)
Pseudo de Vincent Boulanger

Ayant déjà œuvré pour des illustrations animalières chez Larousse, sur la conception de personnages et de décors pour des jeux vidéo, Vincent Boulanger s’est résolument tourné vers l’heroic fantasy, exprimant son talent de dissinateurs dans divers ouvrages publiéss chez les éditions Fleurus
Heroic Fantasy (Art graphique) Heroic Fantasy
Fleurus-Graff & Griff, 3/2008 — 200 p., 7,50 € — Couv. & ill. : Follenn

→ Un livre qui se présente comme un véritable court de dessin à domicile. On y trouve des modèles à colorier et à habiller au gré des envies en suivant des conseils de coloriages et de dessins qui permettent de ne pas créer de personnages uniques. L’ensemble se présente sous la forme d’un cahier à spirales dont chaque page propose des modèles à façonner en trois étapes. Premièrement : sélectionner le modèle que l’on souhaite colorier. Deuxièmement : le vêtir selon son désir et sa fantaisie, ou en s’aidant d’un modèle proposé en pas à pas. Troisièmement : rajouter des accessoires et les premiers détails, puis le colorier. Un papier spécial dessin autorise toutes les audaces à partir de différents modèles reproduits plusieurs fois et laisse le choix à l’apprentissage de diverses techniques : le feutre, le crayon de couleur, la gouache. En résumé un remarquable outil de travail pour tous les illustrateurs en herbe fasciné par les créatures de l’univers de la Fantasy.
HONAKER Michel (Fr)
Né en 1958 à Mont-de-Marsan, Michel Honaker est l’auteur de nombreux récits pour adultes et adolescents touchant la littérature de l’imaginaire. Ayant publié son premier roman (Planeta non grata) aux éditions Fleuve Noir en 1982, il fait ensuite partie de la jeune génération des années 80 chez ce même éditeur aux côtés d’écrivains tels que Michel Pagel, Pierre Pelot ou Serge Brussolo. Dans le domaine du Fantastique on lui doit notamment la série du « Commandeur » aux éditions Rageot. Plus récemment il s’est tournée vers la Fantasy mythologico historique avec les séries « Ulysse » et « Les survivants de Troie » chez Flammarion
Le prince sans couronne (Roman) Jeunesse / Mythologie greco-romaine
FlammarionJeunesse-Hors Collection, 1/2008 — 385 p., 13 € — Ser. : Les survivants de Troie 1
Critiques : www.sitartmag.com (Anne-Marie Mercier-Faivre)
→ Quand les dieux décidèrent d’abandonner Troie à son sort après neuf années de sièges ses habitants, trop confiants, tombèrent dans le piège imaginé par le rusé Ulysse. Ils détruisirent leurs remparts, jusque là imprenables, afin de faire entrer au cœur de leur cité un cheval de bois géant qui allait précipiter leur perte. La ville fut détruite et sa population massacrée. Cependant, certains troyens survécurent. Ce fut le cas du prince Enée qui engagé dans un long périple devant aboutir à la création de Rome sur les rivages du Latium, doit déjouer les traîtrise gangrenant ses troupes, affronter les harpies et bien d’autres dangers redoutables, tout en continuant d’encourager ses compagnons afin qu’ils ne perdent pas espoir. Délaissé par les dieux, uniquement préoccupés par leurs dissensions internes, il lui faudra utiliser toutes les ressources de sa riche personnalité pour triompher des nombreuses épreuves semées sur son chemin. Après nous avoir raconté l’Odyssée et l’histoire d’Ulysse en quatre volumes chez le même éditeur, Michel Honaker nous propose ici une réécriture plus moderne de l’Enéide de Virgile à travers le premier tome d’une série qui ne manque pas de combat, de violences, de ruse, mais aussi de séduction.
De MONTELLA Christian (Fr)
Né à Chamalières en 1957, Christian de Montella est agrégé de lettres. Après avoir exercé divers métiers, tels que moniteur de culture physique à comédien, il s’est lancé dans l’écriture, publiant aussi bien dans les catégories enfants et adultes. Il s’est fait connaître dans le domaine de la Fantasy avec son cycle du « Graal », nouvelle exploitation du légendaire arthurien.
La nef du lion (Roman) Jeunesse/Légendaire arthurien
Flammarion Jeunesse-Castor Poche, 3/2008 — 251 p., 6.20 € — Ser. : Graal 3— Couv. : Olivier Nadel
Précédentes publications :
● Flammarion-Hors Collection, 10/2004 (Couv. : Olivier Nadel)
● A vue d’œil-Escales, 3/2005 (Couv. : différente)
→ Dix années de guerre se sont écoulées depuis la mort du roi Arthur tombé avec la plupart des chevaliers de la Table Ronde sur le rivage de Carduel dans leur affrontement contre les troupes saxonnes et les chevaliers félons conduits par Mordret, l’enfant de Morgane et le neveu d’Arthur. Puis Lancelot et le jeune Galehot sont retournés à Camaalot pour s’occuper de la reine Guenièvre que la mort d’Arthur lui rend à tout jamais inaccessible. C’est alors que lui est confié le jeune Galahad, l’Elu, le Pur, le Prédestiné, celui qui doit accomplir la prophétie selon laquelle : « Celui qui trouvera le Graal fera régner Notre Seigneur mille ans sur le monde ». A cette fin Galahad part pour Cobernic, le château de Pellès, le roi Pêcheur, poursuivit par une malédiction le rendant éternel depuis qu’il avait osé toucher le Graal. Il y parviendra après avoir surmonté de nombreuses épreuves, parmi lesquelles une rencontre avec le Diable en personne, et la douleur d’assister à la mort de Perceval avant de s’embarquer sur la nef magique qui l’entraîne vers Cobernic. Là il retrouve sa mère Ellan, la fille du roi Pêcheur, qui lui apprend que Lancelot est son père. Un Lancelot qui a tenté de suivre sa trace et qui, rattrapé par l’âge et la douleur, sait désormais que les légendes commencent quand meurent les héros. Ainsi en est-il de cette fabuleuse quête du Graal qui se termine à Avalon, l’île où se retrouvent tous les champions morts de Logres, tandis que la coupe sacrée a repris sa place dans les cieux et qu’il s’avère que Merlin a interprété la prophétie à sa manière, laissant une Humanité pas si bien préparé au bonheur qui lui a été promis. La suite du cycle du Graal revu par la plume de Christian de Montella apportant à la légende un parfum de réalisme qui la rend encore plus attachante.
Les autres titres du cycle :
1.Le chevalier sans nom
2.La neige et le sang
3.La nef du lion
4.La revanche des ombres
FETJAINE Jean-Louis (Fr)
Né en 1956 et diplômé de philosophie et d’histoire médiévale, c ejournaliste a fait une entrée fracassante de le domaine de la fantasy avec sa « Trilogie des elfes » publiée à partir de 1998 aux éditions Belfond. Depuis, il n’a pas quitté le domaine du merveilleux où il a même créé un collection portant son nom éditant de remarquables ouvrages centrées sur les paysages et les peuples de la féerie.
Livres
La fée de Pâques et le lutin aux chocolats (Livre illustré) Jeunesse / Féerie
Jean-Louis Fetjaine éditions- Jeunesse, 3/2008 — 32 p., 10 € — Couv. & ill. : Sandrine Rabouan — Photographie : Jean-Baptiste Rabouan
→ Pendant le Carême, les œufs sont délaissés dans le poulailler. Dés lors, ils s’entassent sans que personne ne prête attention à eux. Jusqu’au jour où Pascoulette, l’une des petites fées du printemps, fasse la connaissance d’un étrange lutin capable de transformer tout ce qu’il touche en chocolat. Aussitôt Pascoulette lui propose d’utiliser son pouvoir sur les œufs abandonnés, et c’est ainsi que débute la tradition de Pâques et des œufs en chocolat destinés aux gourmands de toutes les générations. Un nouveau livre de Jean-Louis Fetjaine remarquablement mis en image par son duo de complices, Jean-Baptiste et Sandrine Rabouan.
PUARD Bertrand (Fr)
Né en novembre 1977 à Paris, Bertrand Puard est un passionnée de littérature policière classique lancé très jeune dans l’écriture de polars, mais également animateur de radio et directeur de collection. Après des publications remarquées dans le domaine du policier, il s’est récemment tourné vers le domaine de l’imaginaire et la littérature pour adolescents avec son cycle des « Compagnons du sablier »
Les momies de Cléopâtre (Roman) Jeunesse / Voyages dans le temps
Flammarion Jeunesse-Hors Collection, 1/2008 — 249 p., 13 € — Ser. : Les Compagnons du Sablier 1— Couv. : Stan & Vince
Critiques
: www.fantasy.fr (Anonyme-Interview) ; www.yozone.fr (Michael Espinosa)
→ Surfant sur le modèle de La patrouille du temps de Poul Anderson, mais pour adolescents, Bertrand Buard nous décrit dans le premier tome de cette série une Humanité transplanté d’une Terre surpeuplée et agonisante sur une nouvelle planète située à des années lumière de la Voie Lactée. Un monde où ils découvrent les Poussières du temps, de fines particules qui deviennent très vite la monnaie courante de cette nouvelle civilisation ayant appris désormais à domestiquer le temps. Gr^ce aux Mines du Temps le gouvernement tient la population sous sa poigne de fer, distribuant la précieuse matière avec parcimonie car, sans elle, il est dorénavant impossible de dépasser de 16 ans. C’est justement cet âge fatidique qu’a atteint la jeune Chloé. Mais, alors qu’elle est sur le point de mourir, elle est sauvée par le gouvernement qui lui demande en échange d’intégrer la Compagnie du Sablier. Il s’agit là d’un groupe de jeunes gens chargés de veiller sur le Métro du Temps, un métro asses semblable à son homologue parisien qui parcourt les entrailles de la capitale de la planète, mais qui, au lieu de desservir un point géographique donné, débouche sur des époques historiques, Bastille pour la révolution française, Pyramide pour l’époque des Pharaons, etc…Hors, toutes sortes d’individus tentent de s’infiltrer par ces brèches temporelles. La tache des Compagnons du Sablier est donc de contrecarrer leurs projets et de veiller sur l’Horloge Magique, qui semble fournir toute son énergie au système. La première mission de Chloé l’entraîne à la fois à l’époque romaine et dans l’antiquité égyptienne, car la reine Cléopâtre, qui a découvert la sortie du Métro du Temps à son époque, compte sur son armée de momies pour l’exploiter et empêcher la mort de César. Une première aventure qui permet à l’auteur de nous présenter de manière pédagogique deux époques charnières de notre histoire, tout en laissant planer un point d’interrogation sur les origines mystérieuses de Chloé et les liens étranges qu’elle entretient avec Jonas le Terrible, l’ennemi public n°1 du gouvernement, sorte de Robin des Bois du Métro du Temps. Un premier tome prometteur en attendant la sortie, verse septembre 20O8, du deuxième volet de la série intitulé Le treizième travail d’Hercule

mardi 19 août 2008

ALPAC Dan (Fr)Pseudonyme utilisé par trois auteurs jeunesse, Danielle Martinigol, Alain Grousset et Paco Porter
L’exil de la lumière (Recueil de romans) Jeunesse / Heroic Fantasy
Flammarion Jeunesse-Hors collection, 1/2008 — 427 p. 13 € — Ser. : Lumina, princesse guerrière 1 — Couv. : Vincent Madras — Sommaire :Le royaume maudit (Précédente publication : Castor Poche 753, 5/2000//Ser. : Lumina 1/Couv. & ill. : Isabelle Dethan)
L’épée de feu (Précédente publication : Castor Poche-Lumina 754, 5/2000/Ser. : Lumina 2/Couv. & ill. : Isabelle Dethan)
Le chevalier masqué (Précédente publication : Castor Poche 755, 5/2000/Ser : Lumina 3/Couv. & ill. : Isabelle Dethan)
Le désert ensorcelé (Précédente publication : Castor Poche 756, 9/2000/Ser. : Lumina 4/Couv. : Alexis Chabert/ill. : Isabelle Dethan)
Critiques : www.actusf.com (Jean Rebillat)
→ Les éditions Flammarion nous propose avec ce recueil la reprise des premiers romans de la série Lumina publiés préalablement dans leur collection Castor Poche sous la signature de Dan Alpac, le pseudonyme prit à l’époque par les trois co-auteurs qui signe aujourd’hui cet ouvrage. Le première tome du cycle, Le royaume maudit, nous présente la princesse Lumina qui, à l’âge de 15 ans apprend que son père, le roi Krilen, n’est pas mort dans un banal accident de chasse, mais qu’il a été assassiné. La reine des Nécromantes et Rankor, le demi-frère du roi sont responsables de ce forfait. Menacée, Lumina doit fuir le Royaume des Milles Collines. Son exil la conduit dans les Hautes Montagnes, le territoire de minuscules humains, les Mirmidons. Montée sur U’Rias, son fidèle trigrailé, elle trouve deux compagnons de route, Ninyo le métamorphe, qui veut trouver l’identité de son père et de sa mère, et Fodor, le Mirmidon, qui est à la recherche de sa fille Nour-Anne. Mais pour vaincre Rankor et les forces ténébreuses qui le soutiennent, Lumina doit à présent se munir d’une épée qui lui permettra de ramener la lumière sur le royaume des Milles Collines. Dans L’épée de feu, second volet du cycle, nous retrouvons la princesse en quête de l’épée royale, dont les pouvoirs magiques peuvent seuls lui permettre de reconquérir son royaume. Cette épée a disparu avec le roi Krilen, mais le forgeron Lozen connaît le secret de sa fabrication. Accompagnée de son nouvel ami Fodor ainsi que du Métamorphe Luimina quitte le pays des Mirmidons afin de gagner Forlange, la capitale des Météores où elle espère trouver le forgeron. Rankor le traître avide de pouvoir a cependant deviné son intention. Il retient Lozen prisonnier dans le château des Météores et l’attend de pied ferme afin de l’éliminer définitivement. Il faudra à Lumina beaucoup de ruse et un réel courage pour échapper aux machinations du sombre régent. Le chevalier masqué, troisième volet de la série, nous restitue une jeune princesse désormais armée de Guersande, l’épée de feu forgée par Lozen. Maintenant, elle peut aider le Métamorphe Niyo/Ninya a découvrir le secret de ses origines. Aussi elle choisit de partir avec lui à la recherche de Visman, un vieil ermite qui détient les réponses à ses interrogations. Ils se rendent ainsi à Forestone, pour la Fête des Masques, qui voit la réunion de tous les baladins. Là Lumina fera la connaissance d’un étrange chevalier masqué qui la défie lors du concours des Mascarades. Est-ce un ami déguisé ou un nouvel ennemi ? Toujours poursuivie par les soldats de Rankor, elle doit également affronter Maléfine, la Nécromante nantie des pouvoirs immenses d’Arcanie, la Mère-Sorcière, qui de sa sombre forteresse de Castelombre a juré sa perte. Enfin, Le désert ensorcelé, quatrième opus de ce recueil, continue de nous proposer un Lumina portée par son brûlant désir de venger la mort de son père le roi Krilen, assassiné par son demi-frère Rankor, qui a usurpé son trône du royaume des Mille Collines. Traquée par la mère-sorcière Arcanie et ses sinistres Nécromantes, Lumina dispose dorénavant autour d’elle d’un cercle privilégié d’amis, tels la licorne Ty Yu, le tigrailé U’Rias, Fodor le Maître d’armes des Mirmidons ou Ninyo/Ninya le Métamorphe. C’est pour aider ce dernier à découvrir le mystère entourant ses origines qu’elle l’accompagnera aux confins du Califat des Sables, à Darqa la Grande Oasis où se trouve Vismal, un vieil ermite qui en sait long sur la question. Une traversée du désert qui l’amènera à affronter de multiples dangers venus s’ajouter à la sombre présence des Nécromantes. Le premier volet d’une intégrale que nous devons à un trio d’auteurs, dont les deux premiers, Danielle Martinigol et Alain Grousset, ont l’habitude de signer ensemble des romans pour la jeunesse souvent axés sur la science-Fiction. Quant au troisième, Paco Porter, après avoir vendu sa libraire spécialisée en BD, polar et SF, il a été contaminé par le virus de l’écriture, et c’est bien entendu tourné vers les territoires de l’imaginaire.
Les autres titres de la série :
1.Le royaume maudit
2.L'épée de feu
3.Le chevalier masqué
4.Le désert ensorcelé
5.Le seigneur des gladiateurs
6.Les araignées d'Arcanie
7.L'alliance noire
8.Le jumeau des ombres
9.La forteresse des ténèbres
19.Le vol du tigre
11.Les guerriers de la foudre
12.La vengeance des deux soleils
BIDCHIREN Olivier (Fr)
Né le 29 avril 1964 à Tours, Olivier Bidchiren, poétosophe, nouvelliste, dramaturge, scénariste et critique littéraire, a &té longtemps rédacteur en chef de la revue Micronos au sein de laquelle il a pu exprimer ses goûts éclectiques pour la science-fiction, le fantastique et le surréalisme. Animateur d’atelier d’écriture, il a ensuite publié divers ouvrages chez plusieurs éditeurs (Nuit d’Avril, Agly, Sycomore, New Legend, Ed. des Ecrivains, continuant d’explorer dans son style délicatement ciselé toutes les facette du merveilleux en s’inspirant de grands auteurs tels que Gogol, Poe, Kafka, Buzzati et Borges.
Les miracles du temps (Recueil) Voyages dans le temps
Editions d’Eurydales, 2/2008 — 165 p., — Couv. : Martine Fassier
Sommaire : Le neuvième livre de Sappho – Le jardin des Hespérides – Les mois de la sécheresse – Le secret de l’égérie – L’authentique histoire des Incorruptibles – Le mystère de la Grande Muraille – La voie venue du ciel
Précédente publication : Editions New Legend, 2001 (sous le titre Les aventures du Chevalier Caravan et sans la nouvelle La voie venue du ciel)
→ Edward Drax Crafton, Lord et Chevalier de Caravan, est prisonnier du temps. Malgré lui, il est transporté dans différentes époques. Pour l’accompagner dans ce périple digne de l’épopée du Juif errant, son chevala ailé Anaximandre, sorte de Pégase des temps modernes, et l’épée magique Artémisia, digne descendante des Excalibur et autres Stormbringer. Un périple qui se déroule hors de toutes logiques et que l’auteur nous décrit en six nouvelles mêlant science-fiction, fantastique, histoire mythologie, amour et humour. Des pérégrinations qui l’amène à croiser la route de personnages célèbres tels que les dieux de l’Olympe (en vérité des extraterrestres), les dieux Aztèques, Nostradamus Lao Tseu, Eliot Ness, Cortès, Napoléon, Hitler, Einstein, Guillaume Tell, Jeanne d’Arc… et j’en passe, ainsi que pas mal d’êtres imaginaires. Présent à chaque grand tournant de l’Histoire, le chevalier Caravan devient le détonateur et le dénominateur commun de toutes les grandes découvertes de l’Humanité. Passionné d’une SF et d’un Fantastique proche du surréalisme qui entremêlent les influences de la peinture, de la musique, du cinéma, de la bande dessinée, de l’Histoire et des sciences traditionnelles, Olivier Bidchiren déjà auteur de plusieurs ouvrages (Méandre de la folie & Dans l’antre des esprits chez Nuit d’Avril, Erosphères au Sycomore uniquement disponible en édition numérique, Les sept vallée de la gloire aux Editions des Ecrivains, Images d’outre-monde chez l’Agly) nous propose ici un recueil plein de poésie et d’humour où s’entrechoquent merveilleux et baroque, ainsi que l’ombre de personnages tels que d’Artagnan et Don Quichotte. Un livre préalablement publié partiellement aux éditions New Legend en 2001 (La nouvelle La voie venu du ciel était absente et les textes repris ici ont tous été repris dans une version inédite) que nous présente Jacques Blondiau dans sa courte préface : « Olivier Bidchiren : le surréaliste fantastique » ou Olivier Bidchiren le « poétospohe » comme le précise avec justesse son nouvel éditeur.