samedi 17 juillet 2010

ROBERT Michel (Fr)
Michel Robert est né en 1964. Longtemps handballeur professionnel, il s’est reconverti dans l’édition et le journalisme, avant de passer au roman en reprenant avec bonheur la suite du cycle de « La Malrune » initié par Pierre Grimbert aux éditions Mnémos. Depuis il a publié chez ce même éditeur un cycle qui lui est propre, « L’Agent du Chaos » fantasy aux accents crépusculaires où rejaillissent ses principales influences, Jack Vance, Roger Zelazny et bien sûr Michael Moorcock
◊ Sang-Pitié (Roman) Dark Fantasy
Mnémos Icares Fantasy, 2/2010 — 352 p., 19.90 € — Ser. : L’Agent des Ombres 3 — Couv. : Julien Delval (nouvelle présentation)
Précédentes publications :
● Mnémos-Icares Fantasy, 9/2006 — 352 p., 20 € — Couv. : Julien Delval
● Mnémos-Icares Fantasy, 5/2008 — 352 p., 20 € — Couv. : Julien Delval (format plus grand)
● Pocket-Fantasy 7009, 3/2009 — 448 p., 7.80 € — Couv. : Julien Delval
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz)
→ Après un retour victorieux de ses deux dernières missions Cellendhyll de Cortavar, l’Agent du Chaos, a été promu par son maître Morion en tant que commandant d’un escadron d’élite de l’armée du Chaos. Désormais, toujours aidé de son fidèle compagnon, Gheritarish le Loki, il va s’atteler à une tache encore plus fondamentale : entraîner les jeunes recrues les plus prometteuses afin d’en faire des Spectres. Cependant des implications dépassant sa seule destinée continuent de tisser leur toile inextricable au cours des diverses péripéties de ce roman. En particulier la guerre éternelle que se livre la Lumière et les Ténèbres. La première persiste à vouloir dominer les divers plans d’existence et c’est sur les territoires francs que se focalisent les plus récentes évolutions de son désir de conquête par l’intermédiaire du cardinal Hegel qui s’apprête à faire plier la ville de Gar-Vallon au prix d’une terreur sans nom. Les seconds, de leur côté, agissent plus perfidement. Usant de plans machiavéliques dont ils ont seuls le secrets ils sont parvenus à pervertir les jeunes des grandes maisons du Chaos afin d’en apprendre toujours plus sur ces dernières. Estrée d’Eodh, fille du Chaos et sœur de Morion, en est un parfait exemple. Plus que jamais amoureuse de son rival, elle continue à lutter contre l'addiction de bleue-songe tout en livrant des informations aux Puissances des Ténèbres. Après deux premiers tomes servant pour ainsi dire d’introduction, Michel Robert propose à ses lecteurs avec ce troisième et volumineux opus, découpé en deux par les éditions Mnémos, qui publient la suite dans un tome 4 intitulé Hors-Destin, d’entrer de plein pied au cœur du fabuleux univers qu’il a créé et dont on peu découvrir les multiples ramifications en visitant le site qui lui est dédié à l’adresse www.angeduchaos.com . Une réédition dans une nouvelle présentation mais avec la même illustration de couverture.
Les autres titres de la série :
1.L’Ange du chaos
2.Coeur de Loki
3.Sang-Pitié
4.Hos-Destin
5.Belle de Mort
ROBERT Michel (Fr)
Michel Robert est né en 1964. Longtemps handballeur professionnel, il s’est reconverti dans l’édition et le journalisme, avant de passer au roman en reprenant avec bonheur la suite du cycle de « La Malrune » initié par Pierre Grimbert aux éditions Mnémos. Depuis il a publié chez ce même éditeur un cycle qui lui est propre, « L’Agent du Chaos » fantasy aux accents crépusculaires où rejaillissent ses principales influences, Jack Vance, Roger Zelazny et bien sûr Michael Moorcock
◊ Cœur de Loki (Roman) Dark Fantasy
Mnémos Icares Fantasy, 2/2010 — 358 p., 19,90 € — Ser. : L’Agent des Ombres 2 — Couv. : Julien Delval (nouvelle illustration)
Précédentes publications :
● Mnémos-Icares Fantasy, 8/2005 — 480 p., 22,10 € — Couv. : Julien Delval
● Mnémos-Icares Fantasy, 8/2005 — 456 p., 19,90 € — Couv. : Julien Delval (Format plus grand)
● Pocket-Fantasy 5944, 10/2008 — 672 p., 8.60 € — Couv. : Julien Delval
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz & Aymeric Arnoux)
→ Cellendhyll de Cortavar, l'Ange du Chaos, le guerrier implacable et invincible, a tout perdu. Sa force, sa technique et sa rapidité ne sont plus que de lointains souvenirs. Depuis que son maître Morion l’a amélioré par magie en lui implantant son coeur de Loki, il est métamorphosé. Déchu de sa puissance physique, il a également perdu le contrôle de la technique zen qui faisait l’essentiel de sa force. Afin de redorer son blason au sein des Agents du Chaos, son maître Morion lui confie ce qui doit être une simple mission de routine : se rendre à Véronèse en compagnie de son ami Gheritarish, un Loki, sous une fausse identité afin d'acquérir un établissement marchand qui intéresse la Maison d'Eodh. Cependant cette aventure est loin de se dérouler comme prévue, car Cellendhyll est un être très recherché, à la fois par la Lumière et par les Ténèbres. Ajoutez la présence d’une prophétie qui entoure le destin de l’Ange du Chaos, des révélations sur la dague sombre qui l’accompagne, plus quelques scènes de combats menées tambour battant, et vous débouchez sur un roman somme toute assez original qui ne dissimule pas son vibrant hommage à l’Elric de Moorcock, et qui nous prouve tout le talent d’un auteur qui s’est fait connaître par l’écriture de la suite des romans du cycle de La Malrune de Pierre Grimbert. La réédition d’un titre publié chez Mnémos en 2005 avec une nouvelle couverture.
Les autres titres de la série :
1.L’Ange du chaos
2.Coeur de Loki
3.Sang-Pitié
4.Hors-Destin
5.Belle de Mort
POUJOIS Laurent (Fr)
Ecrivain français né en 1964 dans la région parisienne. Installé à Grenoble, après des études de médecine, il se lance dans la réalisation de courts métrages, puis dans le roman avec, tout d’abord, des récits pour la jeunesse avec les deux tomes du « Monde éveillé » parus aux éditions Milan, puis pour adulte avec l’uchronie de « L’Ange Blond » chez Mnémos
◊ L’ange blond (Roman) Steampunk / Uchronie
Mnémos-Icares Fantasy — 320 p., 19.90 € —Couv. : Julien Delval
● Critiques :
www.actusf.com (Jean Rebillat-Interview de Laurent Poujois) ; www.cafardcosmisque.com (Tallis) ; www.fantasy.fr (Emmanuel Beiramar- Interview de Laurent Poujois) ; www.phenixweb.net (Marc Van Buggenhout) ; Solaris 175 (Nathalie Faure)
→ Inspiré d’un concept d’univers uchronique développé pour un jeu vidéo, ce roman part du postulat que l’amiral Latouche Tréville n’est pas mort de maladie à Toulon en 1804, mais que ce formidable marin, vainqueur par deux fois de Nelson, ait prit le commandement de la flotte napoléonienne, évitant ainsi le désastre de Trafalgar et ouvrant la voie sur la fameuse descente sur l’Angleterre chère à l’Empereur. Deux siècles plus tard les descendants de Napoléon Premier règnent toujours sur une Europe structurées en blocs impériaux où la modernité a prix un chemin différent du notre privilégiant la piste des réseaux d’information biotechnologique, de la sustentation magnétique, des laboratoires orbitaux et d’un ciel devenue le territoire de prédilection des plus légers que l’air. Cependant l’ennemi de toujours est loin d’avoir disparu. Il choisit de ressurgir alors que l’Europe s’apprête à fêter le bicentenaire du débarquement en Angleterre. Une date commémorative que des comploteurs ont privilégié afin d’attenter à la vie de l’Impératrice Caroline Bonaparte lors de la réception donné en clôture des festivités. C’est que qu’à découvert l’ACI, l’Agence Centrale Impériale, qui met désormais tout en œuvre pour déjouer cet attentat. Pour cela l’ACI décide de recruter d’une manière plutôt expéditive Aurore Lefèvre, une jeune femme de 26 ans, ex commandant de la Légion Impériale, friande de sensations fortes, comme un saut en chute libre sur la capitale londonienne, mais également brillant musicienne, plus connue dans le milieu artistique sous le surnom de l’Ange Blond. Sa mission : infiltrer l’organisation qui a décidé de tuer l’Impératrice. Dés lors scènes d’actions et rebondissements vont s’enchaîner au rythme d’une lecture cinématographique, entraînant le lecteur dans une suite de péripéties haletante portées par le personnage en décalé d’une héroïne séduisante et indépendante qui, bien qu’attachée à l’avenir du Grand Empire, n’est cependant pas prête à se plier au dictat d’une Agence dont elle n’approuve guère les méthodes plutôt expéditive. Un roman qui devrait être suivi d’une suite sur laquelle travaille actuellement Laurent Poujois.

mercredi 14 juillet 2010

VARTOGUE Roland (Fr)
Pseudonyme de deux auteurs français, Nicolas Delong et Romain Aspe, qui, après avoir écris diverses nouvelles se sont lancés dans la rédaction des romans du cycle de « La fortune de l’Orbiviate » publié par les éditions Mille Saisons
◊ La tribu des bannis (Roman) Aventures Fantasy
Mille Saisons-Fantasy, 2/2010 — 510 p., 23 € — Ser. : La fortune de l’Orbiviate 2 — Couv. : Bruno Laurent
→ Dans le second tome de cette série Roland Vartogue nous invite à repartir dans l’univers fantastique des Terres Ephémères, ce monde en perpétuelle ébauche où les paysages s’effacent les uns au profit des autres, les montagnes succédant aux mers et les forêts aux déserts dans une furie d’apocalypse. Cependant, à force de prière, les hommes ont fini par émouvoir les dieux responsable de ce chaos, et ces derniers leurs ont confié des fiefs où bâtir des temples et des cités, qu’ils ont réussi à relier entre eux, formant ainsi le fantastique territoire de l’Orbiviate. Cependant, lorsque débute le premier tome de cette série, ce lieu de stabilité semble menacé, car une ville a été détruite sans raison apparente. Dés lors les prêtres ont lancé sept expéditions à la recherche du même mythe, celui de la montagne immuable. Quand débute ce second opus, plusieurs mois se sont écoulés depuis que Leïnorankyrome a ressurgi des eaux, révélant au monde son plus noir secret : une créature monstrueuse, douée de raison, cachée entre les murs de la cité divine. Alors qu’ils tentent de découvrir son origine, Joris, Perval et Darien voient leurs recherches perturbées par l’intervention d’un culte clandestin, une secte dont l’intérêt pour l’Émissaire des dieux ne peut présager que de funestes événements. Et voilà que la rumeur se répand en Orbiviate : la montagne immuable, que nos héros ont cherchée en vain, a finalement été retrouvée. Trois navires sont affrétés afin de l’explorer. A leur bord embarquent bien entendu Joris Méria, l’homme aux mystérieux pouvoirs, et ses compagnons de la première aventure : Magla Géane, son intrépide cousine, Perval Tharos, bricoleur de génie, Darien Saphrone, combattant expert qui rechigne cependant à donner la mort, et le père Héral Calad, Formateur de Quaôzer, commandant à l’ensemble des métaux. Leur but : retrouver une autre équipe d’explorateur capturée par un peuple inconnu qui adore d’autres divinités qu’eux. Une différence primordiale dans une monde dont la cosmogonie est élément essentiel et où les hommes ne sont protégés des dieux que s’ils les vénèrent au travers de multiples pèlerinages, d’où le nom du cycle, dérivé du latin Orbis, signifiant le monde, et Viaticus, le voyage.
Les autres titres de la série :
1.L’offrande secrète
2.La tribu des bannis
RIORDAN Rick (Usa)
site :
www.rickriordan.com
Auteur américain né à San Antonio, au Texas, En 1964. Après de brillantes études au collège Saint Mary’s Hall, il s’est lancé dans l’écriture de romans policier, dont le premier « Big Red Tequila » a été plébiscité par les lecteurs, ainsi que les suivants. Mais c’est avec sa série de Fantasy pour adolescents « Percy Jackson » qu’il a connu un succès international qui lui a valu l’adaptation du premier tome du cycle par Chris Colombus sous le titre « Percy Jackson le voleur de foudre »
1 ◊ Le voleur de foudre (Roman) Jeunesse / Mythologie grecque
Le Livre de Poche-Jeunesse 1449, 2/2010 — 473 p., 6.50 € — Ser. : Percy Jackson 1 — Percy Jackson and the Olympians 1.The Lightning Thief, Puffin Books, 2005 — Tr. : Mona de Pracontal — Couv. : d’après l’affiche du film
Précédentes publications :
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2006 — 432 p., 15 € — Couv. : David Wyatt
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 5/2008 — 432 p., 15 € — Couv. : John Rocco
● Albin Michel Jeunesse-Wiz, 1/2010 — 424 p., 13,50 € — Couv. : John Rocco (+ jacquette illustrée d’après l’affiche du film)
Critiques :
www.actusf.com (Julien Morgan) ; www.yozone.fr (Emmanuelle Mounier)
Adaptation cinématographique : Chris Colombus, 2009 (Percy Jackson le voleur de foudre)
→ Percy Jackson est un jeune homme les autres, enfin, plus ou moins, car, orphelin de père, il semble plutôt mal à l’aise à l’école où dyslexique et hyperactif, il a été étiqueté enfant à problème dans les sept écoles qui l’ont renvoyé. Dés lors, son entrée en sixième s’avère plutôt problématique. Mais ce ne sera pas seulement du côté du comportement et des résultats scolaires que les ennuis vont se matérialiser. Ils prendront une consistance plutôt inattendue lorsque son prof de math se changera en monstre ailé et qu’il lui faudra le tuer à l’aide d’un stylo-bille épée tendu par son prof de latin en fauteuil roulant. Dés lors Percy est persuadé qu’il souffre d’hallucinations. Cependant, la répétition ‘événements aussi bizarres, avec l’apparition successive de tout un bestiaire mythologique aussi agressif, lui prouveront le contraire et le mettront face à l’évidence : il est un sang mêlé, c'est-à-dire le fils d’un dieu grec et d’une humaine. Et il lui faudra se rendre au Camp des Sang-Mêlés, une île colonie pour demi-Dieux placée sous la responsabilité du centaure Chiron, pour prendre réellement conscience de sa véritable nature. Le premier tome d’une série pour adolescents basée sur la mythologie grecque, mais une mythologie qui surprendra les hellénistes purs et durs avec un Olympe soit situé au-dessus de l’Empire State Building, une Mer des monstres s’étende en plein Triangle des Bermudes, et l’ombre de Chronos, qui veut régner sur le monde et profite de chaque défection de Sang-Mêlés pour accroître sa puissance. Un livre qui a été adapté au cinéma par Chris Colombus sous le titre Percy Jackson et le voleur de foudre, ce qui nous vaut sa réédition dans cette collection avec une jaquette reproduisant l’affiche du film.
Les autres titres de la série :
1.Le voleur de foudre
2.La mer des monstres
3.Le sort du Titan
4.La bataille du labyrinthe
SAGE Angie (Gb)
Née à Londres en 1952, Angie Sage a profité que son père travaillait dans l’édition pour lire dès son plus jeune âge toute une série d’ouvrages merveilleux où elle a puisé son inspiration, ainsi que des livres richement reliés,mais aux pages blanches, qu’elle devait remplir de dessins et d’histoires. Adolescente elle suivit tout logiquement des cours de design graphique et d’illustration à l’Ecole d’Art de Leicester, puis, devenue adulte, elle travailla en tant qu’illustratrice pour enfants, avant de publier son premier roman « Magik » premier tome d’une série qui allait lui assure une renommée internationale
◊ La reine maudite (Roman) Jeunesse / Magie / Aventures Fantasy
Le Livre de poche-Jeunesse 1452, 2/2010 — 380 p., 6.50 € — Ser. : Magyk 3 — Septimus Heap Book 3. Physik, 2007 — Tr. : Nathalie Serval— Couv. : Mark Zug
Précédente publication : Albin Michel jeunesse-Wiz, 10/2007 — 448 p., 15,50 € — Couv. : Mark Zug
→ Le jeune Septimus Heap est un apprenti magicien obsédé par la Physik, entendez l’art dangereux de l’alchimie. Or voilà qu’en ouvrant la porte d’une pièce oubliée du palais il libère un fantôme qui partage sa passion pour cette dangereuse pratique. En effet la maléfique reine Etheldredda, morte depuis cinq cent ans n’a pas abandonné son but ultime : conquerir la vie éternelle. Pour cela elle a besoin de Septimus, de sa sœur Jenna qui a récupéré son rang de princesse, et de son propre fils, Marcellus Pye, un célèbre alchimiste. Dés lors la menace plane à nouveau sur la famille Heap confrontée aux plans machiavéliques de cette souveraine maudite. Le troisième tome d’une série nous contant l’histoire d’un bébé fille aux yeux violets, enfant d’une reine assassinée et d’un jeune apprenti magicien. Un récit basé sur la thématique du chiffre sept, Jenna l’adoptée remplaçant le septième fils d’un père lui-même septième enfant de sa propre famille, un peu comme dans la fameuse saga d’Alvin le Faiseur d’Orson Scott Card (l’Atalante) ou dans les Harry Potter de Rowling, pour un cycle destiné à s’achever avec son… septième volume. Déjà traduit en 28 langues et vendus à plus d’un million d’exemplaires ces romans partent du désir d’Angie Sage de créer un monde où les choses seraient familières, mais à la fois magiques et différentes. Une série dont la Warner Bross a acquis les droits et dont le premier film, adapté du livre Un du cycle, devrait être terminé un an après la sortie au cinéma du dernier épisode de la saga Harry Potter, le tout chaperonné par Angie Sage en tant que productrice exécutives des différentes adaptations.
Les autres titres de la série :
1.Magyk
2.Le grand vol
3.La reine maudite
4.La quête
5.Le sortilège
IBBOTSON Eva (Gb)
Née à Vienne en Autriche, en 1925, Eva Ibbotson a émigré très tôt avec sa famille en Angleterre où elle a suivi des études de physiologie dans diverses université avant de de travailler durant un long moment à l’université de Cambridge en tant que chercheur. Devenue professeur, elle s’est tournée vers l’écriture, alternant aussi bien les romans pour adultes que ceux destinés à la jeunesse. Des livres pétris d’imagination où transparaît son amour de la nature et son attachement à son Autriche natale
◊ Recherche sorcière désespérément (Roman) Jeunesse / Light Fantasy
Le Livre de Poche-Jeunesse 1451 — 288 p., 5.50 € — Which, witch ?, Macmillan UK, 1979 — Tr.: Mona de Pracontal — Couv. : Sylvain Jézéquel
Précédentes publications : Albin Michel Jeunesse-Wiz, 3/2006 — 240 p., 12 € — Couv.: Gianni De Conno
Critiques :
www.actusf.com (Laure Ricote) ; Elegy 41 (Alyz Tale) ; www.noosfere.com (Bruno Para)
→ Arriman le terrible, le grand sorcier du Nord, désire prendre épouse afin d’engendrer un descendance qui le déchargera du fardeau du pouvoir. Il a donc invité toutes les sorcières de la région à un grand concours dont la gagnante sera celle qui se montrera la plus maléfique. A ce jeu là la cruelle Olympia se montre la plus douée. Et pour Belladonna, à la magie trop blanche, l’affaire semble perdue d’avance. A son grand désespoir, car la pauvre est tombée follement amoureuse de Arriman. Mais, au royaume de la sorcellerie, plus que partout ailleurs, l’impossible peut se réaliser… Un roman plein d’humour peuplé de magiciennes aussi maladroites que burlesques qui, en dépit de son ancienneté (1979 pour la parution originale en Angleterre) confirme le talent d’Eva Ibbotson, récemment découverte par le public français grâce aux éditions Albin Michel avec des titres comme Reine du fleuve, L’étoile de Kazan et Le secret du quai 13.

lundi 12 juillet 2010

KEARNEY Paul (Irlande)
Né à Portglenone, dans le Comté d’Antrim, en Irlande du Nord en 1967, Paul Kearney a vécu un moment à Copenhague, puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Irlande où il débuta une prométteuse carrière d’écrivain, notamment avec les séries de Fantasy des « Monarchies divines » et des « Mendiants des mers »
1 ◊ Le sceau de Ran (Roman) Aventures Fantasy
Livre de Poche-Orbit 31689, 2/2010 — 448 p., 6.95 € — Ser. : Les mendiants des mers 1 — Sea beggars 1.The mark of Ran, Transwolrd-Bantam UK, 10/2004 — Tr. : Marie-Claude Elsen — Couv. : Constantin Volonakis
Précédentes publications : Rocher-Fantasy, 10/2008 — 288 p., 19,90 € — Couv. : Steve Stone
Critiques :
www.actusf.com (Pierre Demetz)
→ La jeunesse de Rol Cortishane se déroulait sans problème dans un petit village de pêcheurs auprès de son grand-père, quand tout bascula en une seule nuit. Son grand-père mort, Rol est accusé de sorcellerie et, plus précisément de porter la Marque du Sceau de Ran le liant à Ceux d’Avant, une race très ancienne désormais disparue assimilée par les légendes à des anges ou à des démons. Accusé de pratiquer la magie noire, il doit fuir son village et trouve refuge chez le mage Michal Psellos. Celui-ci le prend sous son aile et lui fait entamer une formation d’assassin sous la direction de la séduisante mais dangereuse Rowen. Une rencontre qui ne s’est pas fait par hasard car, au fil de leur apprentissage, les deux jeunes gens vont découvrir qu’ils partagent sur leur passé, tandis que Rol comprendra peu à peu quelle est la voie vers laquelle inclinera son destin. Le premier tome d’une série profondément ancrée dans le domaine maritime, l’auteur n’hésitant pas à utiliser de nombreux termes en usage chez les peuples de la mer. Comme pour l’autre cycle célèbre de Kearney, Les rois navigateurs, ce premier volume sert à mettre en place la cosmogonie de l’univers créé dans lequel les différents personnages prennent tout doucement leur place. Une réédition en poche qui s’inscrit dans la nouvelle collaboration entre Le Livre de Poche et Orbit, dont nous découvrons la plupart des titres en grand format chez Calmann-Lévy.
JONES Julia Victoria (Gb)
Née à Liverpool en 1963 cet auteur britannique a d’abord travaillé pour une maison de disque dans sa ville natale avant de partir à San Diego, en California où elle travailla comme directeur de marketing avant de se lancer dans l’écriture et notamment dans le domaine de la Fantasy avec la série du « Livre des mots » qui a connu un succès international
2 ◊ La peinture de sang (Roman) High Fantasy / Univers parallèles
Le Livre de Poche-Fantasy 31551, 2/2010 — 468 p., 7.50 € — Ser. : La ronce d’or 2 — The barbed coil, Warner Aspect, 9/1997 — Tr. : Guillaume Fournier — Couv. : Marc Simonetti
Précédentes publications : Calmann-Lévy Fantasy, 9/2008 — 336 p., 19 € — Couv. : Alain Brion

→ Propulsée apèrs avoir découverte une mysétrieuse bague de sa Californie natale dans royaume médiéval fantastique de La Ronce d’Or dominé par le sanguinaire roi Izgard de Garizon, la jeune Tessa s’est peu a peu acclimatée à ce nouveau monde où, grâce à l’art magique de l’enluminure, la force d’une image peut enraciner une réalité dans un parchemin. Ravis, le mercenaire rencontré dans le premier tome l’accompagne désormais dans sa recherche de réponses qui peuvent la conduire sur les chemins de la mort. Tous deux partent sur l’île de Maribane où, après un rude combat contre les créatures d’Izgard, Tessa est séparée de Ravis et finit par se réfugier dans la grotte où est confiné le frère Avaccus, le dernier scribie de l’île à pratiquer la sorcellerie, qui va lui appprendre la vérité sur la Ronce d’Or. Tandis qu’au fil de l’intrigue on en apprendra un peu plus sur le rugueus mercenaire Ravis, mais aussi sur le noble prince Camron de Thorn, qui rêve de se venger du roi Izgard qui a fait assassiner ses parents par ses harras, des soldats d’élite transformés en démon par la magie de la Ronce d’Or, cet objet de pouvoir circulant entre les mondes en semant guerre et destruction sur son passage, en vérita la fameuse bague qui lui a permis d’accéder à cet univers. Un artefact maléfique découvert par harsard par le roi Izgard, qui l’a utilisé pour assouvir ses besoins de puissance. Seule désormais Tessa peut contrecarrer ses plans machiavéliques en chassant à tout jamais la Ronce d’Or de ce monde. Le second opus d’un dyptique sortie en un seul volume aux Etats-Unis, qui, frôlant parfois la romantic fantasy, parvient à se hisser jusqu’au niveau de la fantasy épique grâce à la plume de J. V. Jones et à l’originalité de l’univers créé inscrivant la récit dans la thémathique des mondes secondaire comme La trilogie de Darwath de Barbara Hambly, L’appel de Mordan ou Les chroniques de Thomas l’Incrédule de Stephen R. Donaldson.
Les autres titres de la série :
1.Les motifs de l’ombre
2.La peinture de sang

dimanche 11 juillet 2010

WOLFE Gene Rodman (Usa)
Né en 1931 à New York, Gene Wolfe a commencé à écrire en 1965, sans pour cela abandonner son métier d’ingénieur. Considéré comme l’un des meilleurs stylistes du genre, il est connu pour son écriture riche en images d’une grande profondeur, ainsi que pour l’influence de sa foi catholique sur une partie de son œuvre. Auteur de nombreuses nouvelles et romans il a écrit dans le domaine de la fantasy des cycles remarquables comme celui du « Long soleil de Teur » et du « Chevalier-Mage »
◊ Côté nuit (Roman) Space Fantasy
Le Livre de Poche-SF 31691, 2/2010 — 316 p., 6,95 € — Ser. : Le Livre du Long Soleil 1 — The book of the Long Sun 1.Nightside the Long Sun, Tor, 4/1993 — Tr. : Nathalie Serval — Couv. : Jacky Paternoster
Précédentes publications : J’Ai Lu-SF 3708, 5/1994 — 320 p., 34 Frs — Couv. : Hubert de Lartigue
Critiques :
www.cafardcosmique (Arkady Night); Chimères 25 (Josiane Kiefer)
→ Ce premier tome du cycle du Livre du Long Soleil présente une intrigue se déroulant dans le même univers, mais à une époque antérieure, que les événements narrés dans Le Livre du second soleil de Teur. L’action s’y focalise sur Pater Organsin, un jeune prêtre gérant du Mantéion, un pensionnat religieux menacé de profanation. En effet, ses finances en faillite, le pieux bâtiment a été racheté par Sangre, un riche truand vivant dans le côte sombre de la ville. Pour convaincre ce dernier de lui céder ce bien Organsin devra être prêt à mettre en sommeil certains de ses principes moraux en commençant à pénétrer dans la villa du malfrat en question. Une affaire plutôt mal engagée qui lui donnera l’occasion d’éviter le robot géant gardien de la demeure, de combattre un démon femelle et un oiseau monstrueux. Débutent dés lors pour lui deux journées trépidantes qui se termineront par l’exorcisme d’une maison close et où Oransin devra faire face à toutes sortes de dangers et à toutes sortes de tentations. Beau comme un dieu, mais revêche aux approches des dames, le jeune prête à l’écoute des dieux, qui lui apparaissent parfois pour guider ses actions. Une aide qui ne sera pas de trop dans cet univers étrange constitué par un vaisseau-monde cylindrique, biosphère tumultueuse peuplée de robots chimios et de descendants d’humains recrutés de force plusieurs siècles auparavant qui ont oublié l’usage des diverses machines qui encombrent leur quotidien, tandis que le dense réseau d’ordinateur tapissant cette planète semble jouir d’une totale indépendance. Un space opera teinté d’une note de fantasy, avec des dieux aux apparitions épisodiques, qui nous démontrent une fois de plus l’immense talent d’écrivain d’une Gene Wolfe n’ayant pas son pareil pour accoucher d’une prose à l’ample richesse imaginative servie par des personnages toujours en questionnement envers eux-mêmes et une intrigue jouant sans cesse sur les mystères et le sens du non-dit.
Les autres titres de la série :
1.Côté nuit
2.Côté lac
3.Caldé, côté cité
4.L’exode