jeudi 11 décembre 2008

BRASEY Edouard (Fr)
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Les chants de la Walkyrie (Roman) Mythologie Nordique
Belfond, 10/2008 — 390 p., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 1 — Couv. : Arthur Rackham — Crit. :
www.horizon-etudiant.com (Mourad Haddak)
→ Odin, l’être suprême qui règne sur l’Asgard, le royaume des dieux, n’est plus le même depuis que le perfide Loki a réussi à lui faire passer au doigt l’anneau maudit d’’Andvari, le roi des Nibelungen. Il ne l’a gardé qu’un instant, mais cela a suffit a lui faire perdre l’insouciance du dieu créateur qu’il était jusque là. Depuis, il est rongé par une perpétuelle inquiétude, celle semée dans son esprit par l’annonce du Ragnarök, le crépuscule des dieux prophétisé par La Völa, la redoutable voyante. Afin de contourner cette échéance fatale, Odin voudrait bien perpétuer sa descendance parmi les hommes. Mais cela n’est pas du goût de Frigg son épouse, la déesse des Serments et des Liens du mariage, lassée de ses perpétuelles escapades et humiliée par sa dernière union avec… une mortelle du monde de Midgard, le domaine des hommes. Dés lors, dans le but de contrer les desseins de son mari volage Frigg frappe de stérilité la reine du royaume du Frankenland sur lequel régnait Rerir, le descendant d’un enfant adultère d’Odin. Ce dernier, ne voulant pas que sa lignée s’éteigne, sur les conseils de Loki, fait voler par ses corbeaux deux pommes d’éternelle jeunesse poussant dans le verger entretenu par Freya, la déesse Vane chargée de veiller sur le jardin des dieux, et charge Brunehilde, sa fille préférée de la porter à la souveraine. Devenue une simple mortelle sous l’apparence d’une chanteuse de saga, des récits retraçants la aventures des héros et des dieux, la walkyrie s’acquitte de sa mission, entraînant ainsi une suite d’événements tragiques durant lesquels par amour, elle deviendra tour à tour, reine, épouse et mère, abandonnant de la sorte son statut divin. Spécialiste réputé des contes et légendes celtiques et nordiques, ainsi que des univers imaginaires de la féerie et de la fantasy, comme le prouvent ses divers ouvrages parus aux éditions du Pré aux Clercs, mais également chez Pygmalion et Filipacchi, Edouard Brasey nous raconte dans un style digne des grands récits épiques, le premier volet d’une fabuleuse histoire marquée par l’empreinte sournoise de Loki, le dieu de la perfidie et du mensonge, mais aussi par le sort tragique des descendants humains d’Odin, le roi Rerir, son fils Wälsung, et Siegmund, l’un des douze enfants de ce dernier. Mais il nous parle également de la destinée tragique de Brunehilde, la walkyrie reniée par son père, et des méfaits de Huring, l’homme-chien, le fils de la terrifiante Vieille. Le premier volet d’une série où l’on reconnaît à travers les lignes des sources d’inspirations de nos contes et légendes les plus célèbres, comme l’apparition d’une ogresse, la fécondation d’une reine par un dieu usurpant l’identité de son époux que l’on retrouve dans le mythe d’Uther Pendragon, et même la légende de la Belle au Bois Dormant à la fin de ce premier opus. Bien entendu, la thématique de l’Anneau nous ramènera immanquablement à Tolkien et à son Seigneur des Anneaux, mais aussi à la célèbre tétralogie de Wagner avec son cortège d’épée magique, de dragons, de géants et de nains, de héros animés de passions ardentes, de violence, de sang, de bataille, d’amour et d’inceste. Cherchant, par cet entreprise romanesque novatrice en la matière a redonner vie et souffle aux légendes qui ont inspiré la tétralogie wagnérienne, tout en leur apportant une liberté d’imagination ne contredisant pas la trame de base, Edouard Brasey réussit un sans faute en réalisant l’une des œuvres marquantes de la fantasy francophone.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
4.Le brasier des dieux

jeudi 4 décembre 2008

STROUD Jonathan (Gb)
Né le 27 octobre 1970 à Bedford, en Angleterre, Jonathan Stroud a commencé à écrire à l’âge de sept ans. Une vocation précoce qui, après avoir terminé ses études de littérature anglaise, l’a conduit tout naturellement à éditer des livres pour enfants puis, en 1990, à publier ses propres écrits avec pour point d’orgue la sortie de la « Trilogie de Bartimeus », modèle remarquable d’uchronie d’urban fantasy destinée à la jeunesse, mais également fort appréciée du public adulte
◊ L’œil du golem (Roman) Jeunesse / Magie /Uchronie / Fantasy Urbaine
Le Livre de pocheFantasy 27026, 1/2008 — 734 p., 7.50 € — Ser. : La trilogie de Bartiméus 2 — Bartimeus trilogy 2.The golem’s eye, Hy^perion-Miramax, 2003 — Tr. : Hélène collon — Couv. : Arnaud Crémet
Critiques :
www.actusf.com (Laure Ricote) ; www.yozone.fr (Gianni Zablot)
Précédente publication : Albin Michel-Wiz, 11/2004 — 550 p., 17 € — Couv. : Melvyn Grant
→ Dans le premier épisode de cette série nous faisions la connaissance du jeune Nathaniel, de son vrai nom John Mandrake, un jeune apprenti sorcier vivant dans un Londres du XXI° siècle gouverné par des magiciens. Dans cette mise en bouche nous suivrons son combat contre le sinistre Lovelace, qui brigue le poste de Premier Ministre, dont il finit par sortir vainqueur grâce à a l’appui de Bartiméus, un djinn de haut lignage qu’il a eut le bonheur d’invoquer. En récompense de ses loyaux services, les magiciens font entrer Nathaniel dans leur gouvernement, lorsque débute le second opus de cette trilogie. Là sa tache principale consiste à lutter contre la Résistance, un groupement voulant redonner le pouvoir au peuple, en sachant qu’étant donné le jalousies qu’il suscite, il n’a pas droit à l’erreur. Dés lors, sa grande mission, consistera à traquer Kitty et ses amis de l’ombre afin de les empêcher de nuire à coups d’attentats et de vols d’artefacts magiques. Aussi, quand un attentat particulièrement dévastateur endeuille la cité londonienne, les rebelles sont aussitôt désignés du doigt. Mais Nathaniel ne crie pas avec les loups. Suspectant là-dessous une œuvre bien plus dangereuse, il décide d’invoquer à nouveau son ancien complice, Bartiméus. Des soupçons parfaitement fondés car, après s’être fait tirer l’oreille, comme à son habitude, le djinn mène son enquête et découvre que l’entité dévastatrice est en réalité un Golem, une créature que l’on croyait depuis longtemps disparue, et contre laquelle le gouvernement de magiciens de la capitale britannique sont impuissants. Dés lors Nathaniel et lui partent pour Prague afin d’essayer d’en savoir plus sur le monstre. Une ville où les périls qu’ils affronteront seront encore plus terribles que ceux qui les guettaient dans la capitale de l’Angleterre. Et tandis qu’une ombre menaçante déploie sinistrement ces ailes sur ce monde délicieusement uchronique, la trace d’une présence maléfique en rapport avec les tragiques événements du manoir Lovelace dans le premier épisode de la série se précise dangereusement. Une suite attendue qui confirme le talent du premier volume en mettant en scène un Bartiméus, idéal dans le rôle du anti-héros, et un jeune apprenti sorcier à côté duquel le Harry Potter de Rowling apparaît bien édulcoré.
Les autres titres de la série :
1.L’amulette de Samarcande
2.L’œil du golem
3.La porte de Ptolémée

mardi 2 décembre 2008

WOLFE Gene Rodman (Usa)
Né en 1931 à New York, Gene Wolfe a commencé à écrire en 1965, sans pour cela abandonner son métier d’ingénieur. Considéré comme l’un des meilleurs stylistes du genre, il est connu pour son écriture riche en images d’une grande profondeur, ainsi que pour l’influence de sa foi catholique sur une partie de son œuvre. Auteur de nombreuses nouvelles et romans il a écrit dans le domaine de la fantasy des cycles remarquables comme celui du « Long soleil de Teur » et du « Chevalier-Mage »
◊ Le mage (Roman) High Fantasy / Univers parallèles
Le Livre de poche-Fantasy 27029, 3/2008 — 832 p., 8 € — Ser. : Le chevalier-mage 2 — Wizard knight 2.The wizard, Tor, 11/2004 — Tr. : Pierre-Paul Durastanti — Couv. : Laurent Beauvallet — Crit. : www.actusf.com (Arkady Knight)
Précédente publication : Calmann Lévy-Fantasy, 10/2006 — 508 p., 22,50 € — Couv. : Binjamin Carré
→ Egaré en pleine forêt, un jeune américain s’est retrouvé transporté dans le monde magique de Mythgarth où cohabitent tant bien que mal humains et créatures légendaires. Transféré dans un corps d’adulte par Dsiri, la reine des AElfes de Mousse, il est devenu un preux chevalier sous le nom d’Able du Grand Cœur. Dans le premier épisode de cette série, intitulé Le chevalier, nous avons vu comment, après une lutte féroce contre le dragon Grengarm, il était parvenu à s’emparer d’Eterne, la Mère des Epées qui commande aux fantômes de ceux qui l’on un jour brandie. A présent revenu du Pays des Morts, après un long exil, il est désormais dépositaire d’immenses pouvoirs qu’il va devoir apprendre à utiliser s’il veut protéger Mythgarth des multiples dangers qui le menacent. Et parmi eux, le plus pressant semble être l’invasion imminente des Géants du Givre. Pour mériter son titre de mage, Able du Grand Cœur devra la repousser, tout restaurant l’ordre au sein des Sept Mondes. Au cour du second opus de ce passionnant diptyque nous suivrons donc tout d’abord la suite de la mission de pacification conduite par le baron Béhil dans le Jotun, le pays des Angrelins, les fils de Angr, la Géante de l’Hiver et du Surcyn Lothur. Une mission guère couronnée de succès, en dépit du mariage de la fille de Béhil avec le roi des Angrelins, car ce dernier a été victime d’une tentative d’assassinat. Pendant ce temps Able, de retour du Sciel où l’avait emporté une valkyrie après son combat avec le dragon, s’efforce toujours de rencontrer le roi Arnthor, qui règne sur le royaume de Célidon, et à qui il doit porter un message que lui a confié Dsiri, sa dame de cœur. Jouant en virtuose de son écriture impressionnante d’aisance, Gene Wolfe surfe allègrement sur la thématique de deux genres souvent évoqués dans les œuvres de fantasy, la mythologie nordique et le roman courtois. Il intègre ainsi avec bonheur la thématique des héros antique plongés dans l’univers des légendes à celle des chansons de geste moyenâgeuse où la magie n’était plus qu’un souvenir se diluant dans le rationnel d’un code de conduite strictement édicté et scrupuleusement observé. Ce faisant il renouvelle avec une surprenant allégresse le genre tout entier, imposant une mythologie inédite plus proche de celle des Chroniques de Narnia de Lewis que du Tolkien du Seigneur des Anneaux.
Les autres titres de la série :
1.Le chevalier
2.Le mage

dimanche 30 novembre 2008

PATERSON Katherine (Usa)
Née en Chine, à Qing Jiang où es parents étaient missionnaires, le 31 octobre 1932, Katherine Paterson rejoignit les Usa après 1940. Jeune fille solitaire, elle se tourna très vite vers l’écriture. Ayant étudié la Bible et l’enseignement chrétien à la Presbysterian School, elle séjourna au Japon, avant de revenir aux Etats-Unis pour enseigner dans une église presbytérienne et écrire des romans, dont celui qui lui valut la renommée internationale : « Le royaume de la rivière » ou « Le secret de Térabithia »
◊ Le secret de Térabithia (Roman) Féerie / Univers parallèles Livre de poche Jeunesse-Catalogue 1299, 1/2008 — 188 p., 4.90 € — Bridge to Terabithia, Crowell éditions, 1977 — Tr. : Caroline Westberg — Couv. : d’après l’affiche du film
Précédente publication :
● Rageot Cascade, 9/1992 sous le titre « Le royaume de la rivière » — 183 p., 7,68 € — Couv. : Christian Heinrich — ill. : Maïte Laboudigue
● Hachette Jeunesse-Hors collection, 3/2007 — 524 p., 15,90 € — Couv. : d’après l’affiche du film
Adaptation cinématographique : Le secret de Térabithia (Brige to Terabithia)
● 1985 pour la télévison — Réalisateur : Eric Till — Avec : Annette O’Toole, Julian Coutts, Julie Baulieu — Sortie DVD : 11/2003
● 03/2007 — Réalisateur : Gabor Csupo — Scénario : Katherine Paterson (Livre), David L. Paterson & Jeff Stockwell — Avec : Josh Hutcherson, AnnaSophia Robb (1h36mn) — Sortie DVD : 10/2007
→ Alors qu’il rêvait de devenir le plus grand sprinter du collège, à la rentré scolaire, Jess est battu par Leslie, une fille. Loin d’en éprouver de la colère, il est plutôt intrigué par cette élève qui assume sa marginalité. Peu à peu, les jeunes gens se rapprochent et finissent par imaginer un monde magique, le royaume de Térabithia, dont ils sont roi et reine. Là-bas, dans cet univers imaginaire situé en pleine forêt ils vivent de nombreuse d’aventures auprès de créatures issues tout droit de leur imaginaire débordant d’inventivité. Un livre devenu un classique de la littérature pour la jeunesse, qui a été adapté deux fois au cinéma, en 1985 et en 2007, cette dernière fois scénarisé par son fils David, à qui le livre était dédié.
FUNKE Cornelia (Allemagne)
Née en 1958, à Dorstein, en Allemagne, Cornelia Funke a été éducatrice, tout en suivant des cours de graphisme. Depuis 1987, elle se consacre entièrement à l’écriture de romans pour la jeunesse, qu’elle illustre parfois elle-même
◊ Le prince des voleurs (Roman) Magie
Le Livre de poche Jeunesse-Catalogue 1241, 3/2008 — 509 p., 6.50 € — Herr der diebe, Cecilie Dressler Verlag, Hambourg, 2000 — Tr. : Marie-Claude Auger-Gougeat — Couv. : Jean-François Martin
Précédentes publications :
● Hachette Jeunessse-Hors collection, 3/2003 — 436 p., 12 €—Couv. : Jean-François Martin — ill. : l’auteur
● Livre de poche Jeunesse-Aventures 1241, 5/2006— 509 p., 6.50 € — Couv. : Jean-François Martin (légèrement différente)
→ Cornelia Funke voulait écrire des histoires que les enfants et leurs parents aimeraient dans le monde entier, et elle y est parvenu avec ce roman. Il raconte les aventures de Prosper, 12 ans, et de son petit frère Bo, 5 ans, qui, devenus orphelins, ont quitté Hambourg pour aller à Venise, la ville qui plaisait tant à leur mère. Là, perdus dans les ruelles glacées de la cité des Doges, ils sont recueillis par une bande de gamins des rues qui se cachent dans un cinéma abandonné. Ceux-ci, tels les enfants de la Cour des Miracles, survivent grâce aux larcins de leur chef, le fascinant Scipio, appelé le Prince des Voleurs. Ayant très tôt décelé les talents de négociateurs de Prosper, ce dernier lui confie les objets précieux qu’il a dérobé afin que le jeune garçon les écoule auprès du redoutable antiquaire Barbarossa. Mais Victor Gerz, un détective engagé par leur tante pour les retrouver, leur permet de découvrir la vérité sur Scipio qui n’a en fait rien du Robin des Bois qu’il paraît car, en réalité fils d’un noble tyrannique, il se contente de dévaliser sa propre demeure. Déçus Propser et Bo décident de travailler pour leur propre compte. Leur première mission les entraîne dans la demeure d’Ida Spavento, une célèbre photographe, afin de récupérer une aile en bois qu’ils doivent rapporter à un mystérieux Comte. Ida les surprend, mais elle accepte de les aider, car elle sait que cet objet appartient à un ancien manège se trouvant dans l’orphelinat où elle a été élevée. Ils rapportent donc le précieux objet au Comte et ils le suivent jusqu’à une île gardée par d’énormes chiens. Propser et Scipio déjouent cependant leur surveillance et arrivent jusqu’au fameux manège. Le Comte leur révèle alors que celui-ci a la propriété de viellir les enfants et de rajeunir les adultes. Scipio en profite aussitôt pour réaliser son rêve le plus cher : devenir un jeune homme. Par contre le perfide Barbarossa, redevenu enfant sans l’avoir désiré, ne les inquiètera plus. D’autant plus que Prosper et Bo vont désormais être chaperonnés par Victor le détective et Ida la photographe qui semblent s’entendre à merveille. Un roman à la Dickens empreint d’une ambiance magique portant en lui le faisceau d’influences que revendique Cornelia Funcke avouant avoir trouvé sa propre musique à travers les lectures d’auteurs tels que Maupassant, Tolkein, T.H. White, Kipling, Margaret Atwood, Michael Ondaatje et… Dickens, bien entendu.
FUNKE Cornelia (Allemagne)
Née en 1958, à Dorstein, en Allemagne, Cornelia Funke a été éducatrice, tout en suivant des cours de graphisme. Depuis 1987, elle se consacre entièrement à l’écriture de romans pour la jeunesse, qu’elle illustre parfois elle-même
◊ Le Cavalier du dragon (Roman) Jeunesse / Féerie / Dragons
Le Livre de poche Jeunesse-Catalogue 1295, 3/2008 — 572 p., 6,20 €— Drachenreiter, Cecilie Dressler Verlag, Hambourg, 1997 — Tr. : Marie-Claude Auger — Couv. : Arnaud Cremet
Précédentes oublications :
● Hachette-Hors Collection, 9/2005 — 523 p., 15 € — Couv. : Arnaud Cremet — ill. : l’auteur — Crit. : www.actusf.com (Nathalie Ruas)
● Le Livre de poche Jeunesse-Aventure 1295, 6/2007 — 572 p., 6,20 € — Couv. : Arnaud Cremet (légèrement différente)
→ Alors que les hommes menacent d’envahir le pays des dragons argentés, ceux-ci, réunis en conseil, cherchent où ils pourraient fuir, les humains les ayant acculés dans les coins les plus reculés du monde siècle après siècle. Une ancienne légende parle bien d’un lieu appelé La lisière du ciel, un endroit entouré de montagnes si hautes qu’elles atteignent le ciel et où les dragons trouveraient refuge pour toujours, mais personne ne veut y croire. Personne sauf Long, le plus jeune de tous les dragons argentés. Accompagnée de Fleur-de-Souffre, une jeune kobolde très rusée qui n’a pas sa langue dans sa poche, il part donc à la recherche de ce lieu mythique. Il faut d’abord une halte dans la grande ville où le rat Gilbert Grizzqueue leur fournira une carte pour poursuivre leur voyage, mais où ils font également la connaissance de Ben, un jeune garçon qui se joint à leur folle équipée. Mais, alors que leur voyage débute à peine, Barbe de Pierre, un nain des roches avec qui ils ont lié connaissance, dévoile leur présence à Ortimore, le terrible dragon doré, une créature métallique qui a juré la perte de tous les dragons argentés. Celui-ci charge alors Fil de Fer, l’homoncule à son service, de se joindre à Long et à ses amis pour qu’ils les conduisent vers la Lisière du ciel, ce fameux repaire où ils comptent trouver les derniers dragons argentés afin de les détruire. Sans savoir qu’ils emmènent désormais un espion avec eux, Long et ses amis poursuivent leur quête qui les entraîne à la rencontre de monstres marins et de créatures étranges dans une avalanche de péripéties dignes des meilleurs romans initiatiques. Une nouvelle réussite de cet auteur allemand installée aux Etats-Unis dont les éditions Hachette nous avaient déjà offert Cœur d’Encre et Le prince des voleurs, également repris au Livre de poche Jeunesse.
Sur Cornelia Funke
► « Cornelia Funke et l’âge d’or » interview traduite par Nak à propos de Cœur d’encre sur le site http://www.elbakin.net/ 9/2008.
BONDOUX Anne-Laure (Fr)
Née en 1971 à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, Anne-Laure Bondoux, après de brillantes études à la faculté de lettres de Nanterre, intègre l’équipe de Bayard Presse où elle apparaît au sommaire de divers magazines pour la jeunesse de cet éditeur, tels que j’Aime Lire, Astrapi, Je Bouquine. Puis elle décide de prendre son indépendance et de vivre de sa plume, ce qui entraîne la publication de roman chez d’autres éditeurs, comme par exemple Hachette Jeunesse avec « La princetta et du capitaine »
◊ La princetta et le capitaine (Roman) Aventures Fantasy
Le Livre de poche Jeunesse-Catalogue 1263, 3/2008 — 572 p., 6.50 € — Couv. : Charlotte Gastaut
Précédente publication :
● Hachette Jeunesse-Hors collection, 5/2004 — 524 p., 15,90 € — Couv. : Rebecca Dautremer
● Livre de poche Jeunesse-Aventures 1008, 8/2004 — 189 p., 4.90 € — Couv. : Charlotte Gastaut
→ Héritière du trône de Galnicie, Malva, 16 ans, refuse l’union forcée avec le prince d’Andemark. Avec la complicité de l’Archonte, son perfide précepteur qui veut s’emparer de la couronne à sa place, elle s’enfuit du palais et s’embarque sur un bateau. Mais celui-ci fait naufrage et elle se retrouve prisonnière d’une bande de barbares. Dans le même temps, le jeune Orfeus Mc Boot a quitté précipitamment la Galnicie où son pirate de père vient de mourir. Bientôt les destins de ces deux héros vont se croiser nous entraînant dans une aventure pleine de rebondissements où, avec six compagnons d’infortune ils se lancent dans un voyage initiatique au-delà du monde connu, véritable odyssée parsemée d’embûches, de terrible rencontres et de tumultueuses batailles. Le premier tome d’une série parcourue par le souffle épique de l’aventure que Marie-Laure Bondoux a mis plus d’un an à écrire en se concentrant sur la psychologie des personnages et les rebondissements de l’action, tout en nourrissant son imaginaire de souvenirs de lectures tels que Ulysse, Robinson Crusoe, Le baron de Munchhausen, l’Ile au trésor ou Le tour du monde en 80 jours.
Georgia BYING (Gb)
Née en 1965 dans la région de Winchester, en Angleterre, Georgia Byng entama d’abord une carrière d’actrice, avant de s’intéresser à la bande dessinée, puis à la littérature pour la jeunesse où elle rencontra le succès avec sa série fantastique « Molly Moon »
◊ Molly Moon et le livre magique de l’hypnose (Roman) Jeunesse / Magie
Le Livre de poche Jeunesse-Catalogue 1175, 3/2008 — Ser.: Molly Moon 1 — Molly Moon’s incredible book of hypnotism, Macmillan Children’s Books, 2002 — Tr. : Pascale Jusforgues — Cov. : Pascale Desmullier — Ill. : David Roberts
Précédente publication :
● Albin Michel-Wiz, 5/2003 — 368 p., 14,50 € — Cov. : Pascale Desmullier — Ill. : David Roberts
● Le Livre de Poche Jeunesse-Mondes Imaginaires 1157, 9/2005— Cov. : Pascale Desmullier (légèrement différente) — Ill. : David Roberts
→ Débutant dans l’ambiance sinistre de l’orphelinat d’Harwick House, où la pauvre Molly Moon est la souffre-douleur d’une bibliothécaire acariâtre et de camarades toujours occupés à la tourmenter, ce livre se poursuit comme un roman d’apprentissage dans la plus pure tradition des succès hollywoodiens où une jeune héroïne bourrée de bons sentiments parviendra à vaincre l’adversité par le truchement d’une découverte ou d’une talent inattendu. Ici ce sera celui de l’hypnose révélé par la mise à jour d’un livre mystérieux que convoitaient également la sinistre bibliothécaire et l’inquiétant Docteur Logan. Un livre qu’elle découvre dans la bibliothèque municipale de Briersville, où elle s’est réfugiée après sa fuite du pensionnat. En vérité, il s’agit d’un manuel d’hypnose, qu’elle parvient rapidement à maîtriser après quelques exercices pratiques. Etant parvenue grâce à ses nouveaux pouvoirs à ensorceler ses ennemis, elle part pour New York où elle devient la vedette d’un show télévisé. Mais ceux qui veulent retrouver le livre sont vite sur sa piste. Elle devra de nouveau s’en débarrasser avant de retrouver Rocky, son seul ami de l’orphelinat, pour espérer retourner à Harwick House afin de radicalement changer le sort des malheureux pensionnaires.
Les autres titres de la série :
1.Molly Moon et le livre magique de l’hypnose
2.Molly Moon arrête le temps
3.Molly Moon et le maharadjah
4.Molly Moon et la machine à lire les pensées
LAGERLÖF Selma (Suède)
Née à Marbacka, petit village suédois du Wärland, en 1858, Selma Lagerlöf fut la première femme en 1909 à recevoir le Prix Nobel de Littérature. Quelques temps institutrice, elle se consacra à littérature parle biais d’une écriture imprégnée d’un romantisme naïf et fantastique qui puise son inspiration dans les légendes de son enfance. Le succès de son chef-d’œuvre pour la jeunesse « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » (1906-1907) lui permit de réaliser son rêve : racheter le domaine familial qui avait du être vendu à cause des difficultés financières que traversait sa famille. Elle est décédée le 16 mars 1940
◊ Le merveilleux voyage de Nils Holgersson (Roman) Merveilleux
Livre de poche Jeunesse-Contes et Légendes 1157, 3/2008 — 315 p., 4.90 € — Tr. : Marc de Gouvernain & Lena Grumbach — Couv. : Olivier Tallec
Précédente publication : Le Livre de Poche Jeunesse-Contes et merveilles 1157, 4/2002 — Couv. : Olivier Tallec (legèrement différente)
→ Une nouvelle adaptation de l’un des plus célèbres récits de la littérature mondiale. On y raconte l’histoire de Nils, un petit garçon suédois qui, pour avoir joué un mauvais tour à un nain, se retrouve réduit à la taille d’un lutin. Dés lors, il lui est impossible de s’opposer au départ de Martin, le jar de la ferme, qui veut accompagner avec les oies sauvages en partance pour leur migration hivernale. En désespoir de cause, Nils s’accroche à son cou et s’envole avec lui, partant dés lors pour un fabuleux voyage à travers la Suède qui, depuis des générations fait le bonheur d’une ribambelle de jeunes lecteurs à travers le monde.

samedi 29 novembre 2008

CASSABOIS Jacques (Fr)
Né dans le Jura en 1947, Jacques Cassabois s’intéresse depuis longtemps aux textes fondateurs et aux héros mythiques. Il a publié de nombreux ouvrages pour les adolescents et les adultes qui s’inscrivent dans la tradition du légendaire du monde entier
◊ Le joueur de flûte de Hamelin: Six contes du temps jadis (Recueil de conte) Féerie
Livre de poche Jeunesse-Contes et Légendes 1355, 3/2008 — 157 p., 4.90 € — Couv. : Eric Puybaret
→ Une bande de rats mystérieusement ensorcelés par un joueur de flûte, et des enfants qui suivront bientôt à cause de l’ingratitude des habitants de Hamelin. Un jeune orphelin et sa bourse toujours pleine. Une petite fille à la recherche de sept frères perdus. Un ogre affamé qui veut dévorer son futur gendre. Six contes venus du temps jadis que nous restitue Jacques Cassabois, experte ne matière de légendaire.