mercredi 23 décembre 2009

BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique
◊ Le sommeil du dragon (Roman) Mythologie Nordique / Mythologie celtique / Dragons
Belfond, 6/2009 — 343 p ., 20 € — Ser. : La malédiction de l’anneau 2 — Couv. : Didier Graffet
Critiques :
www.mythologica.net (Deuskin) ; www.noosfere.com (Yoann Berjaud) ; www.phenix-web.net (Véronique de Laet)
→ Dans ce second tome de sa splendide série inspirée des légendes nordiques et celtiques, Edouard Brasey nous propose de suivre l’histoire sous le regard du géant Fafnir qui, aveuglé par l’anneau maléfique que le rusé Loki lui offrit en cadeau tua son propre père, qui avait lui-même perdu la raison, et aveuglé par l’éclat maléfique de l’anneau se transforma en gigantesque dragon. Désormais tapis au sommet des montagnes de Gnitaheid, le dragon gardien du trésor et de l’anneau des Nibelung rêve de puis des siècles de Celui-qui-vient et qui doit le tuer. Lui ne connaît pas encore son nom, mais le lecteur ne tardera pas à l’apprendre en suivant la jeunesse de Siegfried, le descendant d’Odin, le dieu suprême. Après la mort de ses parents, les jumeaux Siegmund et Sieglinde, tués par Hunding, l’homme-chien, il sera élevé par le géant Regin dans une sombre forêt, à l’écart des hommes. Auprès de cet être rustre et peureux pour qui il n’a guère d’estime Siegfried s’initie à la puissance de la nature, apprennant à faire corps avec elle dans la plus pure tradition animique à base de communion avec les racines de la terre, de fusion avec les éléments de l’univers, d’apprentissage de la métamorphose et de découverte de langages obscurs ainsi que d’animaux de pouvoir. Ce n’est qu’après avoir quitté Regin qu’il rencontrera les hommes et lui, que ne connaît ni le bien ni le mal, se laissera facilement séduire par le goût des armes et des batailles, car son coeur est animé d’un puissant désir de vengeance envers Hunding, qui a fait de lui un orphelin. Dés lors, s’inscrivant dans les prédictions des Nornes, Urn, Verlandi et Skuld, qui lui annoncent un avenir de héros, il se lance dans une fascinante aventure qui le conduira à affronter le terrible Fafnir. Porteur dans son être à la fois de l’héritage céleste d’Odin et des influences telluriques de Loki, le géni du feu, il se trouvera sans cesse écartelé entre ces deux appartenances. Pourtant, depuis que l’Asgard est condamné, en dépit des pathétiques efforts d’Odin, c’est sur lui et sur sa descendance que repose l’espoir de bâtir en Midgard, la terre des hommes, un royaume où survivrait une parcelle de l’étincelle divine des dieux Asgardiens. Ainsi se dressera devant lui un parcours digne des plus grands héros de la Fantasy, avec cape d’invisibilité, destrier magique, anneau maudit, trésors fabuleux et ennemis surnaturels. Un périple où il devra garder son cœur pur d’homme libre pour espérer un jour retrouver celle qui l’attend, la walkyrie Brunehilde endormie sur son rocher entouré de flammes. Mais ceux qui connaissent la tétralogie de Wagner savent que le destin est implacable avec un héros de cette trempe soumis à son tour à la fameuse malédiction de l’anneau et que son séjour dans ce monde n’est qu’un écho de la tragédie qui déchire les dieux parmi lesquels Odin tente désespérément d’échapper aux arrêts du Destin, alors que Loki continue d’ourdir ses plans machiavéliques qui doivent conduire au Ragnarok, le fameux Crépuscule des Dieux, l’une des originalité majeure de la mythologie nordique par rapport aux autres croyances qui ensemencent la Terre depuis l’aube des temps. Un deuxième tome parcouru d’un souffle épique qui, tout en nous permettrant d’entrer dans l’intimité des dieux et des passions qui les dévorent, nous invite à partager un condensé de celles des humains qui, parfois, rejoignent les émotions divines et où transparaît désir, peur, violence, trahison, fureur et amour, nous aidant ainsi petit à petit à mieux comprendre les rouages de ce récit légendaire, plein d’aventure et de fureur, mais aussi de poésie et d’enchantement. Le second tome d’une série prévue à l’origine en quatre volumes, qui devrait cependant se terminer avec le troisième titre (Le trésor du Rhin) afin de mieux condenser l’action et de ne pas encombre la lecture par des personnages morts depuis longtemps lorsque se déroulerait l’histoire de la fin des dieux lors du très attendu Ragnarök venant boucler le cycle, ce quatrième tome devait s’intituler Le brasier des dieux dont le projet de couverture figure sur le signet offert par les éditions Belfond en promotion avec ce second tome, donc un signet à réserver aux collectionneurs. Néanmoins, en trois ou quatre volumes, cette série s’affirme comme l’une des grandes réussites de la Fantasy francophone méritant de figurer auprès des meilleurs créateurs d’univers du domaine anglo-saxon.
Les autres titres de la série :
1.Les chants de la Walkyrie
2.Le sommeil du dragon
3.Le trésor du Rhin
BRASEY Edouard (Fr)
Site :
www.edouardbrasey.com
Blog: http://blogs-livres.com/edouard-brasey
Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes français de l’univers de la féerie, au même titre que l’elficologue Pierre Dubois, Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. Après de brillantes études, il a tout d’abord collaboré à des périodiques tels que Lire et l’Expansion avant de se consacrer entièrement à sa vocation de conteur. Une heureuse initiative puisque, depuis lors, on retrouve sa signature sur de nombreux ouvrages consacrés aux territoires de l’imaginaire comme « La petite encyclopédie du merveilleux » au Pré aux Clercs déclinés désormais sous formes de fascicules avec figurines aux éditions Del Prado, « Démons et merveilles » au Chêne, « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » chez Filipacchi, ou « Le bestiaire fabuleux » aux éditions Pygmalion, pour n’en citer que quelques uns. Outre ces livres, la plupart abondamment illustrés, il est également l’auteur d’une tétralogie romanesque, « La malédiction de l’anneau » publiée chez Belfond, qui revisite avec maestria le flamboyant imaginaire de la mythologie nordique.
◊ Traite de Faërie de Ismaël Mérindol, suivi d’autres recueils fameux de féerie et d’elficologie
(Essai) Féerie
Le Pré aux Clercs- Fantasy, 5/2009 — 464 p., 19 € — Couv. : Elodie Saracco
→ Dans la passionnante préface qui ouvre ce livre, Edouard Brasey commence par nous expliquer comment il est devenu elficologue, c'est-à-dire spécialiste de la science des elfes et de tout ce qui touche de prés ou de loin à l’ensemble du Petit Peuple (elfes, fées, nains, gnomes, ondines, et autres créatures surnaturelles). Il en vient donc à mentionner le fameux Traite de faërie d’Ismaël Mérindol, qu’il consulta une première fois par hasard dans la Bibliothèque Nationale de Prague. Un ouvrage publié en 1466 qui, à la connaissance d’Edouard Brasey, est le premier texte paru traitant d’elficologie. C’est ce fascinant traité qu’il a pris le soin de traduire, au prix de maintes difficultés car il était rédigé en un mélange de patois les plus divers, et de nous restituer, du moins dans ce qui avait survécu aux terribles inondations de la capitale hongroise. C’est ainsi qu’au fil des pages Ismaël Mérindol nous conte son parcours initiatique dans le monde de la Faërie, de sa mystérieuse naissance à son installation dans la bonne vieille ville de Prague, en passant par ses diverses rencontres avec le Petit Peuple, de ses amours avec une nymphe et du fameux cercle des fées inféodé, bien entendu, à la relativité du temps féérique. Pour compléter ces précieuses informations Edouard Brasey a eu la bonne idée d’ajouter à cet ouvrage la reproduction d’autres traités célèbres tels que : Le comte de Gabalis ou entretien sur les sciences secrètes de l’abbé Montfaucon de Villars (1670), La République mystérieuse des elfes, faunes, fées et autres semblables de Robert Kirk (1691), Le sylphe amoureux d’un auteur anonyme (1730), ainsi que des extraits des Esprits Elémentaires de Karl Grün. A noter la présentation sur papier parchemin de ce gros livres format 13 x 18 à la solide couverture cartonnée dont les pages s’ornent de multiples illustrations portant sur le monde de la faërie tels qu’on l’imaginait durant le XIX° siècle.
COLLECTIF
◊ Le conte, les savoirs (Revue) Féerie
Ellug-Féeries 6, 7/2009 — 284 p, 19 €
→ Dans le domaine universitaire, comme pour l’ensemble du domaine littéraire, la Fantasy a exercé depuis ces dernières années ses profitables ravages au cœur même de nos campus. Professeurs, élèves, et chercheurs en tous genres se sont penchés sur le berceau du merveilleux avec la bienveillante attention des trois marraines fées de La Belle au bois dormant. Et c’est ainsi qu’on a vu émerger des spécialistes éclairés, tels que Vincent Ferré, le défricheur du monde tolkiennien, ou Anne Besson, l’arpenteuse de mythes, pour ne citer qu’eux. Parmi les productions qui touchent à ce cadre particulier, je m’attarderai sur la sixième livraison de la revue Féeries, une publication des éditions Ellug, maison d’édition de l’Université Stendhal de Grenoble, qui a déjà bien souvent arpenté notre domaine de prédilection, notamment à travers ses ouvrages consacrés aux Territoires de l’Imaginaire. Intitulé « Le conte, les savoirs », ce recueil nous présente une suite d’interventions qui s’efforcent de décortiquer les multiples représentations du conte à travers les époques et les œuvres. Pour ceux qui n’ont pas peur de se creuser un instant les méninges en explorant quelques racines du merveilleux, je vous en livre ici le sommaire : « Que peuvent les savoirs pour le conte, et le conte pour le savoir ? » (Aurélia Gaillard) – « La science illuministe du merveilleux : entre roman véritable et roman de magie » (Yves Citton) – « Le jeu de l’anecdote et du conte dans les Mémoires du duc de Saint-Simon » (Marc Hersant) – « La réfraction des sciences dans le conte de fées (Anne Defrance) » – « Fées cartésiennes et fées newtoniennes : science et merveilleux dans les contes de deux librettistes de Rameau » (Françoise Gevrey) – « Charles Tiphaigne et la génération dans Amilec, ou la graine d’homme » (Philippe Vincent) – « Une leçon de magie économique : féerie, économie et politique dans l’Histoire du Prince Titi de Saint-Hyacynthe » (Aurélia Gaillard) – « L’économiste (Jean-François Melon) et le conteur (Thémuseul de Saint-Hyacinthe) analyse comparée » (Magali Fourgnaud) – « Le savoir d’un conte moins conte que les autres : le Sans Parangon de Préchac et les limites de l’absolutisme (Hall Bjornstad)" – « Tapis volants des Mille et une nuits » (Jean-Paul Sermain) – « Du conte oriental comme encyclopédie narrative : dépôts de savoir et matière de fiction dans les contes de Gueullette » (Jean-François Perrin). Dernière information, on peut se procurer ce numéro, les précédents, et le suivant (Le conte et la fable) à l’adresse suivante : Ellug – Université Stendhal, B.P. 25, 38040 Grenoble Cedex 9 (prix public 19 €).

mardi 22 décembre 2009

GAIMAN Neil (Gb)
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaimain vit actuellement aux Etats-Unis où il a situé le cadre de sa série « American Gods » Il s’est illustré dans la littérature pour enfants et dans le fantastique et de nombreuses de ses œuvres ont été adaptées en Bd, comme « The sandman » ou au cinéma, pour le féerique « Stardust »
◊ Des choses fragiles et autres merveilles (Recueil)
Au Diable Vauvert, 4/2009 — 504 p .22 € — Fragile things, Hodder Headline, 9/2006 — Tr. : Michel Pagel — Couv. : Olivier Fontvieille — Sommaire (Vo) :
A study in esmerald - The fairy reel - October in the chair - The hidden chamber - Forbidden brides of the faceless slaves in the secret house of the night of dread desire - The flints of memory lane - Cosing time, going wodwo - Better grounds - Oher people - Kepsakes and treasures - God boys deserve favours - Srange little girls - Harlequin valentine - Locks - The problem of Susan - Instructions - My life - Feeders and eaters - Diseasemaker's croup - Goliath - Pages from a journal found in a shoebox left in a greyhound bus somewhere between Tulsa, Oklahoma and Louisville, Kentucky - How to talk to girls at parties - The day the saucers came - Sunbird - Inventing Aladdin - The monarch of the Glen
Critiques : www.cafardcosmique.com (Mr.C) ; www.phenix-web.net (Chris de Savoie) ; www.yozone.fr (Hervé Thiellement)
→ Comme dans Miroirs et fumée, l’autre recueil de nouvelles de Gaiman publié en France, ce dernier nous explique en quelques phrases le contexte de chacun des 27 textes réunis dans ce recueil, qui vont de la novella au poème court et embrase tout le talent de ce conteur hors pair. Comme Isaac Asimov l’avait fait pour ses nombreux recueils de nouvelles, Nail Gaiman nous fait pénétrer dans les affres de la gestation de ses œuvres, nous confiant du bout de la plume comment ses histoires naissent, évoluent, et meurent parfois. Humour, mélancolie, sarcasmes, roman noir, merveilleux et fantastique sont au programme de ce véritable exercice de style qui se conclut par une interview inédite de l’auteur en fin de volume. Des histoires qui mettent en scène des personnages hors du commun qui partent à l’aventure et finissent, pour certains, par accomplir des merveilles, contribuant à décrire tout le long de leurs parcours ces fameuses choses fragiles, apparemment anodines et éphémères, qui finissent pourtant par marquer les esprits d’une empreinte indélébile. Au cœur du riche sommaire proposé, on piochera Une étude en vert qui marie l’univers d’H.P. Lovecraft à celui de Sherlock Holmes, Les épouses interdites, qui fut refusé un peu partout… avant d’obtenir le prix Locus, L’oiseau-soleil, un hommage aux textes de R.A. Lafferty, et dans le domaine qui nous intéresse, deux textes : Le problème de Susan, tout d’abord, variation sur le Monde de Narnia de C.S. Lewis, où Gaiman s’attarde sur le personnage de Susan, seule survivante de quatre gamins à la fin de La dernière bataille, et aussi la plus éloignée du symbolisme chrétien qui imprègne l’ensemble du cycle ; Le monarque de la vallée que l’on a déjà pu lire dans l’anthologie Legend II de Robert Silverberg, Pygmalion 2005 & J'Ai Lu 2008) sorte de novella qui nous permet de retrouver Ombre, le héros du roman Américan Gods, ici confronté à des êtres mythiques dans un sinistre château écossais. Un recueil qui servira de passerelle idéale pour les rares lecteurs qui ne connaissent pas encore cet auteur à qui nous devons des perles comme Coraline, Neverwhere, Stardust et American Gods, autant d’œuvre où transparaît sa prose de jongleurs de mots faisant de lui l’un des écrivains les plus originaux de sa génération capable de tirer de situations banales les plus extravagants délires et de nous emmener aux limites même de l’imagination sans nous laisser le temps d’entrevoir que nous avons depuis longtemps quitté les berges de la rassurante réalité. Un recueil qui a reçu en France le Grand Prix de l’Imaginaire 2009.

lundi 21 décembre 2009

COOPER Louise (Usa)
Louise Cooper est une écrivain britannique née en 1952 dans le Hertfordshire et décédée en 2009 des suites d’une hémorragie cérébrale. Dans le domaine de la Fantasy, on retiendra essentiellement le cycle de 6 volumes (les trilogies du « Maître du temps » et de « La porte du Chaos ») qu’elle consacra à Tarod, un dieu équivoque évoluant à la frontière de l’Ordre et du Chaos
◊ La vengeresse (Roman) High Fantasy /Univers parallèles
Bragelonne-Fantasy, 3/2009 — 397 p., 22 € — Ser. : Les portes du chaos 3 — Chaos gates 3.The avenger, Bantam-Spectra, 2/1992 — Tr. : Benjamin Kuntzner — Couv. : Liu Dong Zi
→ Après L’imposteur et L’usurpatrice Louise Cooper, qui vient malheureusement de nous quitter à l’âge de 57 ans, termine avec brio sa Trilogie des Portes du Chaos. Comme son compatriote britannique Michael Moorcock, Louise Cooper mettait en avant dans ses œuvres l’affrontement éternel entre l’Ordre et le Chaos, deux puissances antagonistes, mais néanmoins nécessaires pour maintenir l’équilibre du monde. Dans ce troisième et dernier opus on assiste à la montée en puissance d’Ygorla l’Usurpatrice, nouvelle impératrice du monde des mortels. Désormais en possession de la pierre d’âme de l’un des sept Dieux du Chaos, elle s’est établie dans la Péninsule de l’Etoile, le bastion des Initiés, et, à la tête d’une immense armée de morts et d’esclaves elle s’apprête à traverser la Porte du Chaos désormais ouverte, et ainsi à atteindre le royaume des Dieux. Des divinités qui entendent bien contrecarrer ses dessins. Dans ce but Tarod et Ailind, respectivement dieu du Chaos et de l'Ordre s'incarneront en personne dans la Péninsule de l'Etoile. Un combat mené en commun contre l'Usurpatrice, qui ne les empêchera pas de tenter de mener à bien leurs propres projets, notamment pour Ailind détruire les principes de l’Equilibre créés par les Dieux du Chaos. Tandis que le figure emblématique de Tarod embrase littéralement les pages de ce roman, nous sommes également invités à suivre les destinées de deux mortels, Strann le ménestrel et Karuth l’adepte confrontés à un cruel dilemme : se soumettre à Ygorla la démente ou à la tyrannie des dieux. La fin en apothéose d’une trilogie, en vérité second cycle d’une série mettant en scène le charismatique Tarod et dont le premier volet était la trilogie du Maître du temps (Linitié, Le paria, Le Maître) également publiée par les éditions Bragelonne.
Les autres titres de la série :
1.L’imposteur
2.L’usurpatrice
3.La vengeresse
FRIEDMAN Celia S. (Usa)
Créatrice de costumes durant plus de vingt ans cette romancière américaine née en 1957, décida de se consacrer à la Fantasy où elle rencontra la célébrité, notamment à travers l’écriture de sa « Trilogie des Magisters »
◊ Festin d’âmes (Roman) Aventures Fantasy / Magie
Bragelonne-Fantasy, 4/2009 — 473 p., 22 € — Série : La trilogie des Magisters 1 — The Magister trilogy 1.Feast of souls, Daw, 2007 — Tr. : Jean-Claude Mallé — Couv. : Jean-Sébastien Rossbach
→ Dans l’univers dépeint par Celia S. Friedman, les Magisters, des êtres parvenus au sommet de l’échelle de la magie, sous le prétexte de conseiller les rois tirent en vérité les ficelles des marionnettes que sont devenus ces derniers entre leurs mains, faisant et défaisant les royaumes au gré de leur volonté. Cependant, leurs pouvoirs ne sont pas innés. En effet, afin d’exercer leur magie, ils doivent extirper l’énergie vitale d’un malheureux sur lequel ils ont jeté leur dévolu. Cet être avec qui ils sont liés est appelé consort, et ils le délaissent pour en chercher un autre lorsque son âme est totalement consumée, abandonnant ainsi une coquille vide qui ne leur sert plus de combustible. Et voilà que l’un d’entre eux, oubliant toute prudence a choisi comme victime Andovan, le fils du haut roi Danton. Pour sauver sa progéniture, le monarque a sommé les Magisters, d’ordinaire solitaires, de s’unir afin de triompher de la mystérieuse maladie dont est atteint le prince. Un prince qui n’hésite pas à partir sur les routes à la recherche de celui qui le tue à petit feu. Ce voyage lui permettra de croiser le chemin de Kamala. Cette jeune fille, prostituée par sa mère lorsqu’elle était enfant, a fait le rude apprentissage de la vie de la pire manière. Modelé par la misère et par la cruauté humaine elle a cependant réussi à s’extirper de la fange où elle croupissait en tapant à la porte d’Ethanus, un ancien Magister qui a quitté l’ordre pou des raisons mystérieuses. Grâce à son enseignement Kamala est devenue la première femme Magister. Bientôt traquée par les autres membres de l’ordre, elle devra compter sur les extraordinaires talents de transformations échus à sa caste pour se dissimuler à travers le vaste monde et rencontrera ainsi Andoran à qui elle pourrait être étroitement lié. Cependant greffées au parcours de ces deux êtres d’exception, d’autres intrigues font leur chemin dans ce roman foisonnant de péripéties. C’est d’abord l’arrivée d’un nouveau Magister à la cour de Danton, bientôt suivi par des changements radicaux dans l’attitude du monarque qui a perdu toute sa bienveillance pour se transformer en tyran. Mais c’est également la réapparition de monstres de légendes que l’on croyait à jamais disparu, semant terreur et désolation sur de nombreux villages qui succombent face à leur démoniaque engeance. On le voit, un livre où l’on se s’ennuie guère, qui nous permet de redécouvrir cet auteur déjà publié en France chez l’Atalante avec L’aube du soleil noir (traduction en 2 volumes du premier tome d’une trilogie), un titre qui ne lui a pas valu une reconnaissance immédiate de la part du lectorat français. Cette fois elle a l’occasion de se rattraper avec le début de cette trilogie mariant à la fois le souffle épique des romans tels que la série du Trône de fer de George R.R. Martin à la création de prédateurs psychiques, symbolisés par les sinistres Magisters aux capes noires surgissant au cœur de la nuit pour dévorer l’énergie vitale de leurs consorts, qui ravira les adeptes de récits vampiriques.
Les autres titres de la série :
1.Festin d’âmes
2.Les ailes de la colère
GEE Emily (Nouvelle-Zélande)
Pseudo = Emily May

Auteur néo-zélandais qui parcourut le monde pendant quelques années, avec des escales en Chine, au Moyen Orient et en Scandinavie, avant de se lancer dans l’écriture à travers un roman original « La voleuse sans ombre » qui lui a valu une reconnaissance immédiate dans le domaine de la Fantasy
◊ La voleuse sans ombre (Roman) Dark Fantasy
Bragelonne-Fantasy, 2/2009 — 384p., 20 €— Thief with no shadow, Solaris, UK 2007 — Tr. : Benjamin Kuntzer — Couv. : Larry Rostant
Critiques:
www.khimaira-magazine.com (Fabien Martinet) ; www.lefantastique.net (Denis Labbé)
→ Melke et son frère Hantje sont des spectres, entendez des voleurs capables de se rendre invisibles pour accomplir leurs multiples larcins. Toutefois, ils ont renoncé à utiliser ce don magique, refusant d’accomplir des forfaits qui feraient d’eux de véritables spectres. Cependant, Hantje déroge à cette règle et se fait prendre en voulant dérober le Trésor appartenant aux salamandres, créatures monstrueuses dotés de la parole, appartenant à la race des êtres supérieurs avec, les lamies, les griffons et les psaarons, chacune d’elle associée à un élément. Avides de souffrances et collectionneuses de bijoux ces dernières exigent de Melke, en échange de la libération de son frère, qu’elle s’empare d’un mystérieux collier en possession de Bastian et de Lilian la guérisseuse, les descendants de la prestigieuse famille Sal Vere aujourd’hui réduite à la misère. Melke, faisant taire sa conscience, s’acquitte de sa tache et récupère un Hantje plus mort que vif, car il a du subir les sévices des cruelles Salamandres. Mais, ce faisant, elle vient de causer la perte de Bastian et Liana. En effet le collier a été dérobé par un ancêtre des San Vere à un psaaron, féroce créature de l’eau. Ce dernier a maudit la famille Sal Vere et, tous les ans, vient voir ses descendants afin de récupérer son bien. Si ce n’est pas le cas, il punit. Bastian, qui redoute le sort que le psaaron pourrait réserver à sœur, part sur les traces de Melke aidé par son chien Endal avec qui il a le pouvoir de communiquer. Mise au courant des funestes conséquences qu’à entraîné ce vol, Melke décide d’aller reprendre le collier aux Salamandres, ce qui, bien sûr, ne sera pas une mince affaire. Le premier roman d’un auteur néo-zélandais basé sur une intrigue originale sans magiciens, sorciers, elfes ou autres créatures mythiques que l’on rencontre habituellement dans les univers de la Fantasy. Toutefois, la magie y est omniprésente et sombre à souhait, tout autant que la connotation sexuelle du récit accompagnée de scènes de violence qui frisent parfois e sado-masochisme. A noter qu’il s’agit d’un one shot, ce qui est suffisamment rare à une époque où les auteurs de Fantasy déclinent plus facilement leur œuvres en séries et en cycles.

dimanche 20 décembre 2009

DRAKE David Allen (Usa)
Né en 1945, David Drake est diplômé de l’université de Iowa en histoire et en latin. Ses études ont été interrompues par sa participation au conflit vietnamien dont il s’inspira plus tard pour de nombreux romans de SF à thématique militaire comme la série Hammer’s Slammer. Avocat, chauffeur de bus, il est aussi cofondateur de Carcosa Press, et se lança en 1997 dans une ambitieuse série de Fantasy, « Le seigneur des Isles »
◊ La reine des démons (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 4/2009 — 573 p., 25 € — Ser. : Le seigneur des Isles 2 — Lord of the isles 2.Queen of demons, Tor, 8/1998 — Tr. : Mathilde Roger — Couv. : Sarry Long
→ Basée sur des éléments de la religions sumérienne, ainsi que des technologies médiévales fruit de ses études universitaires en histoire, la série de David Drake se poursuit avec un nouvel épisode où les forces du Mal tenteront à nouveau de semer le trouble dans cet archipel d’îles plongeant leurs racines au sein de la Mer Intérieure. Comme dans la série du Trône de fer de Robert Jordan, que l’éditeur mentionne en quatrième de couverture, l’intrigue se développe autour d’un faisceau de personnages dont le lecteur est invité à suivre les tumultueuses aventures. C’est ainsi que l’on retrouve Garric qui, au fil des épreuves, devra prouver au monde qu’il est digne de ceindre un jour la couronne. Sharina, de son côté, s’efforce de conquérir son indépendance en dépit des multiples embûches semées sur son chemin. Gashel, de son côté, se verra entraîné dans une opération de sauvetage qui a pour objet la libération d’une princesse tombée aux mains d’un maléfique sorcier. Enfin, Ilna testera les limites de sa magie et aura le redoutable privilège de décider au bénéfice de qui elle pourra l’utiliser. Emportés dans un tourbillon de combat qu’ils auront à mener chacun de leurs côtés, ces héros en devenir suivront une sorte de parcours initiatique qui leur permettra de découvrir leur force mais qui leur révélera aussi leurs faiblesses. Tous cependant seront amenés à lutter contre de redoutables ennemis. Car, même si l’Homme au Manteau, le magicien vieux de mille ans, a été vaincu dans le premier épisode du cycle, cette fois ils devront lutter contre une nouvelle menace symbolisée par un roi et une reine avides de pouvoirs qui sont fermement décidés à s’emparer de toutes les terres connus. De quoi entraîner le lecteur dans une avalanche de péripéties imprégnées du souffle de la magie qui fera le bonheur des amateurs de Fantasy épique assurés de poursuivre cette aventure mouvementée dans les mois à venir puisque plusieurs autres ouvrages de la série sont déjà sortis aux Usa et n’attendent plus que leur traduction par les efficientes éditions Bragelonne.
Les autres titres de la série :
1.Le seigneur des Isles
2.La reine des démons
WEIS Margaret & HICKMAN Tracy (Usa)
WEIS Margaret Baldwin
Pseudo de Edith Baldwin
Née en 1948 à Independence, dans le Missouri, Margaret Weis obtint un diplôme de littérature dans l’université du Missouri, dans la ville de Columbia. Puis elle devint journaliste et publia son premier livre, « Frank et Jesse James » en 1981. Un peu plus tard, après un déménagement, elle devient rédactrice en chef chez TSR Inc., les créateurs du jeu de rôle « Donjons & Dragons ». C’est un peu plus tard qu’avec Tracy Hickman elle publie les premiers romans du cycle de la série « Chroniques de Lancedragon » qui se vendirent à plus de vingt millions d’exemplaires à travers le monde. Elle enchaîna ensuite avec d’autres séries de Fantasy écrites en collaboration avec Hickman, puis avec son ex-époux Don Perrin, ou sur son seul nom, comme celle de « Dragonvarld ». Des contrats de films sont en discussion pour plusieurs de ses romans, notamment pour les « Chroniques » qui devraient être adaptées en dessin animé
HICKMAN Tracy (Usa)
Pseudo de Tracy Raye Hickman
Né à Salt Lake City, dans l’Utah, aux Etats-Unis, en 1955, Tracy Hickman est un mormon convaincu. Marié avec Laura Curtis depuis 1977, il a réalisé avec elles de nombreux jeux de la série « Donjons & Dragons », ainsi que le roman « Mystic warrior » en 2004. Mais sa collaboration la plus marquante est celle qui l’amena à écrire avec Margaret Weis les premiers romans de la série « Dragonlance » qui furent suivis d’autres trilogies situées dans le même univers, ainsi que d’autres cycles de fantasy tels que celui des « Portes de la mort », de « L’épée noire » et de « La rose du prophète »
◊ Dragons d’une lune disparue (Roman) High Fantasy / Dragons / Voyages dans le temps Brafelonne-Milady, 5/2009 — 467 p., 21,50 € — Ser. : La guerre des âmes 3 — Dragons of a vanished moon, Wizards of the Coast, 2002 — Tr. : Michèle Zachayus (nouvelle traduction) — Couv. : Matt Stawicki — Cartes : Dennis Kauth Précédentes publications :
● Fleuve Noir Lancedragon HS Grand Format, 6/2003 — 348 p., 17 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki — Cartes : Dennis Kauth
● Fleuve Noir Lancedragon 67, 10/2005 — 544 p., 6 € — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Matt Stawicki — Cartes : Dennis Kauth
Critiques : Science-Fiction Magazine 38 (Mad Dog)
→ Mina la guerrière toute acquise à la cause de Takhisis, la reine des ténèbres, met l’Ansalonie à feu et à sang à la tête de son armée de morts-vivants animée par la magie noir de l’ambitieux sorcier Dalamar le Noir. Devant elle les cités tombent les unes après les autres et leurs habitants s’inclinent avec dévotion devant la jeune femme porte-parole flamboyant du règne de l’Unique qu’elle veut imposer sur Krynn à la force de l’épée. Un Krynn qui a vu la Guerre du Chaos se terminer mais, qui, à la suite d’une anomalie temporelle, s’est trouvé propulsé dans une dimension parallèle, laissant derrière lui l’ensemble de ses dieux, à l’exception de Takhisis comptant sur le paravent du culte de l’Unique pour étendre sa domination sur l’ensemble des peuples humains et non-humains. Mais des héros se dressent pour lui barrer le chemin. Parmi eux le Chevalier Solamique Gérard uth Mondar, associé bon gré mal gré au célèbre kender Tasslehoff Racle-Pieds, éternel voyageur temporel, qui se croyait revenu au temps de la Guerre de la Lance, au neveu de Raistlin, le magicien Palin Majere, et à Odila le guide de Miroir le dragon gardien de la Citadelle de Lumière. Mais l’avance des Cheveliers Noirs, des fantassins de Nerraka, et celle des Minotaure, le peuple de Galdar, fidèle protecteur de Mina l’élue de l’Unique, est quasi irrésistible. Pourtant, alors qu’ils sont sur le point de prendre la ville de Sanction, les draconiens, de redoutables reptiles ailés aux armures et écailles caractéristiques vinrent joindre leurs forces à celle des humains et des elfes. L’affrontement final eut toutefois lieu dans un autre pli temporel, une gigantesque arêne où les dieux des Ténèbres et de la Lumière réunis ont convoqué les principaux belligérants. Un lieu destiné à voir le triomphe de Takhisis à qui Mina avait offert son enveloppe mortelle après avoir brisée une Lancedragon, prouvant par ce geste que les ennemis de l’Unique étaient définitivement vaincus. Mais Paladine, le frère de Takhisis, s’interposa, et le Jugement du Livre priva la Reine des Ténèbres, de sa divinité. Devenue une simple mortelle elle fut tuée par un débris de la LanceDragon lancé par Silvanoshei, le Roi des Elfes. Mina au désespoir, après avoir châtié le meurtrier, partit avec la dépouille de Takhisis, qu’elle emmena au Temple de Duerghast où plus personne ne là retrouva. Dés lors les Chevaliers Solamiques allaient pouvoir s’allier aux elfes pour permetre à ces derniers de reconquérir le Silvanesti, leur territoire, envahi par les Minotaures. Ainsi débuta le Cinquième Age, l’Age des Mortels tandis que les héros de jadis, Tanis, Tika, Sturm, Lunedor, Rivebise s’apprpetaient à vivre une nouvelle étape de la migration de leurs âmes. Un roman présenté en grand format qui continue le formidable cycle de LanceDragon, tout en clôturant la partie consacrée à la Guerre des Ames où le célèbre kender Tasslehoff fait un tour dans un avenir pour le moins déroutant. Il est à noter à ce sujet que la nouvelle traduction Milady ne reprend pas le Rapport sur l’ordre de création et la progression des âmes transmis par l’étrange elfe Valthonis à Tracy Hickman et Matthew L. Martin proposé en fin des volumes des précédentes éditions du Fleuve Noir.
Les autres titres de la série :
1.Dragons d’un coucher de soleil
2.Dragons d’une étoile perdue
3.Dragons d’une lune disparue
SALVATORE R(obert) A(nthony) (Usa)
Robert Anthony Salvatore est né en 1959 à Léominster dans le Massassuchetts, aux Etats-Unis. Il est surtout connu en tant qu’écrivain de Fantasy et, en particulier, par sa contribution à la série des « Royaumes Oubliés », notamment avec le cycle d’Ombre-Terre et de la Légende de Drizzt Do’Urden.
◊ Serviteur du cristal (Roman) High Fantasy
Bragelonne-Milady, 4/2009 — 326 p., 19.50 € — Ser. : Mercenaires 1 — Sellsword 1.Servant of the shard, Wizard of the Coast, 2009 — Tr. : Michèle Zachayus & Sébastien Baert — Couv. : Todd Lockwood — Carte : Denis Kauth
Précédentes publications :
● Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés Grand Format, 11/2003 sous le titre Les ailes noires de la mort — 244 p., 16 € — Ser. La séquence d’Ombre-Terre 6 — Wizard of the Coast, 10/2000 — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Todd Lockwood
● Fleuve Noir-Les Royaumes Oubliés 82, 7/2006 sous le titre Les ailes noires de la mort — 352 p., 8 € — Ser. La séquence d’Ombre-Terre 6 — Wizard of the Coast, 10/2000 — Tr. : Michèle Zachayus — Couv. : Todd Lockwood
→ Situé chronologiquement juste après les événements narrés dans L’Epine dorsale du monde ce roman se focalise sur le personnage de l’ancien ennemi juré de Drizzt Do’Urden, le héros privilégié de la Séquence d’Ombre-Terre, le célèbre tueur Artémis Entreri, qui a su se faire une place au soleil dans la cité de Calimport. D’intrigues en machinations, il en est devenu le maître occulte. Une situation privilégiée bientôt compromise par l’arrivée de l’elfe noir Jarlaxle. Accompagné de ses mercenaires celui-ci est sorti de ses tunnels sousterrains pour s’enrichir à la surface. Une entente tacite est d’abord conclue entre les deux prédateurs Mais, très vite, des dissensions larvées commencent à miner ce tandem contre nature dans une ville devenue trop petite pour deux gredins de leur envergure. Néanmoins, une étrange amitié continue de les unir, jusqu’à ce que Jarlaxle entre en possession de l’Eclat de Cristal, une relique magique qui pervertit insidieusement l’esprit de son détenteur. Atteint par une folie de grandeur démesurée le chef des Drows menace de détruire l’équilibre des pouvoirs mis en place dans Calimport. Face à l’imminence du péril Entreri se devait de réagir mais, contrairement à son habitude, il préféra s’attaquer au redoutable artefact plutôt que de se débarrasser de son nouvel ennemi. Une résolution qui allait entraîner les deux adversaires dans une fascinante aventure dont Crenshinibon, l’entité maléfique habitant l’Eclat de Cristal, allait devenir le principal protagoniste. Pour le détruire Entreri et Jarlaxle eurent l’idée de l’amener dans la grotte du dragon rouge Hephaestus où il devait être plongé dans des ténèbres magiques avant que le monstrueux cracheur de feu consumme avec ses flammes les esprits des liches enfermés en son sein, sources d’un pernicieux pouvoir. A cette fin ils allaient bénéficier de l’aide de guerriers nains, de celle du magicien humain Cadderly, et de sa compagne, la jeune femme moine Danica . Toutefois le sorcier Drow Rai’gy, désireux de s’emparer de l’artefact, pour accroître ses pouvoirs magiques et dominer le monde, se dressera sur leur route, où apparaîtra également Yharaskrik, l’illithid tentaculaire l’un des flageleurs mentaux qui hantaient le domaine des elfes noirs, ainsi que Kimmuriel, le principal lieutenant de Jarlaxle, devenu chef de sa redoutable compagnie de Bregan d’Aerthe depuis que le drow était entré en contact avec le fameux Eclat de Cristal. Autant de rencontres qui entraîneront le lecteur dans un tourbillon d’aventures où plane l’ombre de Drizzt Do’Urden, nous conduisant vers un farouche affrontement final qui concretisera l’alliance de circonstance d’Artemis Entreri, le tueur presque repenti et de Jarlaxle Banere, troisième fils de matrone Baerne, naguère sacrifiée à la déesse Loth par sa propre mère et ses sœurs. La suite des aventures des célèbres elfes noirs créés par R.A. Salvatore, propageant à la surface du monde la noirceur de leur magie souterraine, et se mêlant à des humains ayant souvent rien à leur envier pour ce qui est de la duplicité et de l’ardeur au combat.
Les autres titres de la série :
1.Les ailes noires de la mort
Serviteur du cristal
2.La promesse du roi-sorcier
3.La route du patriarche